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dimanche 21 octobre 2018
Oiseaux
Chants et duos chez les tinamous

Les chants profonds, mélodieux et quelque peu énigmatiques des tinamous sont un élément incontournable de l’ambiance sonore de la forêt guyanaise. Le fait est que ces oiseaux discrets sont plus souvent entendus qu’observés. Pour cette raison, beaucoup de choses restent à apprendre à leur sujet. C’est particulièrement vrai pour le Tinamou rubigineux Crypturellus brevirostris, une espèce rare et méconnue.

Dans un article paru ce mois-ci, on apprend que ce tinamou produit en réalité deux types de chants : un chant « primaire », celui entendu le plus fréquemment, et un chant « secondaire », plus rare, habituellement émis en réponse au premier, et qui ressemble au chant du Tinamou cendré. Il s’agit vraisemblablement d’un duo produit par les deux membres d’un couple. Personne ne sait encore si le chant primaire du Tinamou rubigineux est produit par le mâle ou par la femelle.

L’article décrit par la même occasion la production de duos chez les autres tinamous du genre Crypturellus et en particulier chez le Tinamou varié (C. variegatus), le Tinamou cendré (C. cinereus) et le Tinamou soui (C. soui). Chez le Tinamou varié par exemple, le chant primaire est celui de la femelle. C’est moins évident pour le Tinamou soui dont les vocalisations sont plus variées, et pour le Tinamou cendré dont on ne connait qu’un seul type de chant.

Enfin, plusieurs observations en Guyane font état d’un Tinamou rubigineux répondant au chant d’un Tinamou varié, un comportement étonnant et inexpliqué qui semble relativement fréquent chez cette espèce.

Olivier Claessens

 

Référence :

Boesman P, Claessens O., Costa T. V. V., Pelletier V., Ingels J. & Renaudier A. 2018. Songs of Rusty Tinamou Crypturellus brevirostris and dueting in Crypturellus species. Bulletin of the British Ornithologists’ Club 138: 69-78. http://www.bioone.org/doi/pdf/10.25226/bboc.v137i4.2018.a2

 

Tinamou rubigineux Crypturellus brevirostris © V.Rufray (photo extraite de la photothèque du GEPOG)

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 14 octobre 2018
Oiseaux
Mission Mamilihpan 2018

Le Parc Amazonien de Guyane vient de réaliser une mission d’inventaire pluridisciplinaire sur l’inselberg Mamilihpan, dit « Roche Susky », au nord des monts Tumuc-Humac (commune de Maripasoula).

L’inselberg Mamilihpan est connu pour ses peintures rupestres uniques en Guyane. Les objectifs principaux de cette mission étaient d’étudier les vestiges archéologiques et d’évaluer l’intérêt écologique du site, qui n’avait jamais été exploré sur ce plan. Cette mission s’est déroulée du 1er au 11 octobre et réunissait des archéologues (Olivier Huard et Oscar Fuentes/DAC), des spécialistes des habitats (Olivier Brunaux/ONF et Stéphane Guitet/PAG), une botaniste (Sophie Gonzalez/Herbier de Guyane), un entomologue (Eddy Poirier/SEAG), des ornithologues (Olivier Claessens/GEPOG et Tapinkili Anaiman/PAG), un chiroptérologue (Jérémie Tribot/GEPOG), un guide local (Wataïman Nanuk/association Kasiwe-Kunawa), un journaliste photographe (Pierre-Olivier Jay/Une Saison en Guyane), et enfin le responsable de la mission (Denis Lenganay/PAG).

S’il est trop tôt pour en dresser le bilan complet et précis, cette mission a tenu ses promesses. Sur le plan ornithologique, plusieurs espèces très rares en Guyane ont été observées, photographiées et/ou enregistrées, et des preuves de reproduction apportées, comme pour le Martinet montagnard (Aeronautes montivagus) (2ème donnée en Guyane), l’Ermite d'Auguste (Phaethornis augusti), le Tyranneau nain (Phyllomyias griseiceps) (3ème donnée en Guyane), le Tyran sociable (Myiozetetes similis) (4ème localité en Guyane). De nombreuses autres espèces peu communes ou à répartition restreinte ont été contactées. Enfin, une importante population de Coqs-de-roche (Rupicole rupicola) a été découverte, nichant dans les chaos rocheux au pied de l’inselberg.

Toutes les données seront à retrouver sur Faune-Guyane très bientôt…

Olivier Claessens

 

Tyranneau nain (Phyllomyias griseiceps), l’une des espèces découvertes sur l’inselberg Mamilihpan, photographié pour la 1ère fois en Guyane, 10/10/2018 © O. Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 7 octobre 2018
Oiseaux
A propos de noms d’oiseaux

Quel est le point commun entre le Tyran mélodieux et le Tyranneau vif ? Hormis le fait qu’ils appartiennent à la même famille des Tyrannidés, leur nom français leur a été donné par des ornithologues guyanais – c’est assez rare pour le rappeler.

Tous deux étaient considérés auparavant comme de simples sous-espèces. Elevés au rang d’espèces à part entière, celles-ci n’avaient alors pas de nom français officiel. Ainsi, le Tyranneau vif (Zimmerius acer) était jusqu’en 2008 traité comme une sous-espèce du Tyranneau à petits pieds (Zimmerius gracilipes). C’est sous ce nom qu’il était présenté dans Oiseaux de Guyane (Tostain et al. 1992). Le nom « Tyranneau vif » a été proposé par Alexandre Renaudier et moi-même à Normand David, qui travaillait alors à la mise à jour des noms français des oiseaux du monde et qui a sans difficulté retenu cette proposition. Pourquoi « vif » ? Ce qualificatif rappelle l’attitude et le comportement qui caractérisent ce tyranneau : toujours en mouvement, alerte, bien dressé sur ses pattes et la tête haute, ce qui lui donne une allure bien à lui. Il est aussi la traduction du mot latin « acer », qui signifie « acéré, pointu », autrement dit « vif » au sens de « aiguisé ».

Quant au Tyran mélodieux (Sirystes subcanescens), il est issu de la division de l’ancien Tyran siffleur (Sirystes sibilator) en 4 espèces distinctes, l’une (S. subcanescens) occupant le plateau des Guyanes et le nord-est de l’Amazonie, tandis que le vrai Tyran siffleur est confiné au sud de l’Amazone. Le CHG s’étant emparé de la question de lui trouver un nom, le choix de « Tyran mélodieux » (une proposition d’Alexandre Vinot) s’est rapidement imposé face aux autres solutions envisagées mais beaucoup moins satisfaisantes. Une référence à ses vocalisations bien sûr, dans le même registre que « siffleur ».

Dans un premier temps, les auteurs du HBW Alive ont ignoré le choix du CHG, qui leur avait pourtant été signalé. Ils ont préféré nommer la nouvelle espèce « Tyran de Todd », comme en anglais (Todd’s Tyrant), du nom de son descripteur Walter Edmond Clyde Todd (1874-1969). Ce n’est que récemment que ce nom a été changé en « Tyran mélodieux », reconnaissant ainsi la légitimité des ornithologues guyanais dans le choix de noms français qu’ils sont les seuls au monde à utiliser !

Olivier Claessens

 

Tyran mélodieux (Sirystes subcanescens), piste de Moutouchi, 25/09/2016 © G. Cantaloube

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 30 septembre 2018
Oiseaux
La photo du mois

Le Faucon aplomado (Falco femoralis) est un visiteur très rare en Guyane, qui n’est pas vu ici chaque année. Ce magnifique faucon est largement réparti du Mexique à la Terre de Feu, à l’exception du bloc forestier amazonien.

L’origine géographique des Faucons aplomado vus en Guyane est incertaine : si les individus observés en août et septembre, majoritaires, sont vraisemblablement issus des populations migratrices du sud du continent, les observations en février ou en décembre pourraient concerner des oiseaux en provenance du Venezuela ou de pays voisins.

C’est un chasseur d’oiseaux qui fréquente les milieux ouverts, voire désertiques. A l’exception d’un individu qui avait stationné à Maripasoula en 2012, les rares observations en Guyane sont localisées sur la côte, notamment dans les rizières de Mana, riches en proies potentielles. C’est là que Paul Lenrumé a eu la chance de l’observer et de le photographier au début du mois.

Olivier Claessens

 

Faucon aplomado (Falco femoralis), rizières de Mana le 8 septembre 2018 © P. Lenrumé

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 19 septembre 2018
Oiseaux
Les parulines sont de retour !

Si d’un point de vue climatique la saison sèche semble longue et uniforme vue de Guyane, septembre marque toutefois un tournant d’un point de vue ornithologique : les espèces « hivernantes » d’origine australe nous quittent, remplacées par les migrateurs et hivernants boréaux. Parmi ces derniers, les parulines figurent en bonne place : insectivores, la plupart des espèces se reproduisant en Amérique du Nord migrent à l’automne pour passer l’hiver en Amérique du Sud ou aux Antilles. Quelques-unes seulement atteignent la Guyane.

La première Paruline jaune (Setophaga aestiva) de la saison a été repérée aujourd’hui à Cayenne par Quentin d’Orchymont.

Des 4 parulines nord-américaines migratrices régulières en Guyane, la Paruline jaune est la première à se montrer chez nous, c’est aussi la plus commune (ceci expliquant peut-être sa détection plus précoce, par le simple jeu des probabilités). Les autres espèces : Paruline rayée (Setophaga striata), Paruline flamboyante (Setophaga ruticilla) et Paruline des ruisseaux (Parkesia noveborancensis), sont notées habituellement à partir du mois d’octobre seulement. Elles repartiront en mars ou en avril vers leurs zones de reproduction septentrionales.

Dans une liste d’observations, cliquez sur le pictogramme à côté du nom d’espèce pour afficher le diagramme annuel des dates d’observation.

Olivier Claessens

Paruline jaune (Setophaga aestiva) © O. Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 16 septembre 2018
Oiseaux
Encore une nouvelle espèce d’oiseau en Guyane !

Après le Milan noir photographié par Quentin d’Orchymont début mai aux Îles du Salut, et le Héron pourpré découvert fin mai dans les marais de Kaw par l’équipe de la Réserve naturelle de Kaw-Roura, la liste des oiseaux observés en Guyane s’enrichit à nouveau d’une espèce originaire de l’Ancien Monde !

Le 8 Septembre dernier, deux Ibis falcinelles (Plegadis falcinellus) ont été photographiés dans les rizières de Mana, se nourrissant en compagnie d’Ardéidés. Le lendemain, un seul individu était observé au même endroit.

Cet ibis a une répartition cosmopolite puisqu’il peut désormais être observé sur tous les continents. On le trouve de façon sporadique en Europe méridionale et orientale, également dispersé en Asie centrale mais aussi en Australie, aux Philippines, en Afrique et sur le continent Américain.

L’Amérique du Nord a été ralliée par l’espèce dans les années 1880 par voie naturelle a priori et il s’est véritablement implanté sur la côte atlantique depuis les années 1940. Sa répartition littorale s’étend désormais de la Louisiane au Canada. Cette espèce est aussi présente dans les Caraïbes où elle semble en expansion. Enfin, le continent sud-américain est lui aussi doucement colonisé (probablement lié à l’expansion en Amérique du Nord), comme en témoignent des observations régulières en Colombie et un statut localement commun au Venezuela.

Ainsi, il semble vraisemblable que les Ibis falcinelles observés en Guyane soient eux aussi issus des populations d’Amérique du Nord ou des Caraïbes. Toutefois, comme leurs prédécesseurs des années 1800, il arrive encore que des oiseaux effectuent des trajets transatlantiques puisqu’en septembre 2013 un individu bagué au Parc national de Doñana en Espagne a été observé aux Bermudes. L’origine des deux oiseaux de Mana demeure donc incertaine.

C’est la quatrième espèce d’oiseau ajoutée à la liste depuis le début de l’année puisque, en plus des deux mentionnées au début de cette note, Vincent Rufray a photographié un Océanite à ventre noir (Fregetta tropica) au large en juin. Toutes ces données doivent être homologuées par le CHG, avant que ces espèces puissent intégrer la liste officielle des oiseaux de Guyane.

 

Référence :

Matheu, E., del Hoyo, J., Kirwan, G.M., Garcia, E.F.J. & Boesman, P. (2018). Glossy Ibis (Plegadis falcinellus). In: del Hoyo, J., Elliott, A., Sargatal, J., Christie, D.A. & de Juana, E. (eds.). Handbook of the Birds of the World Alive. Lynx Edicions, Barcelona. (https://www.hbw.com/node/52775, consulté 10 September 2018).

 

Paul Lenrumé, pour Faune-Guyane

 

Ibis falcinelle (Plegadis falcinellus), rizières de Mana le 8/09/2018 © P. Lenrumé

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mardi 11 septembre 2018
Jean-Pierre Policard nous a quittés

Jean-Pierre Policard est décédé soudainement le 2 août 2018, dans sa chambre d’hôtel en Louisiane.

Les naturalistes guyanais perdent un ami fidèle et singulier, un défenseur inconditionnel de la nature et de la langue française, qui n’hésitait pas à bousculer ses interlocuteurs en affirmant avec force ses convictions. Le monde enseignant de Kourou perd lui aussi une figure importante et engagée, estimée de ses collègues autant que des élèves et de leurs parents.

Ses contributions à Faune-Guyane étaient variées bien que plus particulièrement tournées vers les oiseaux et les libellules, ses deux groupes de prédilection. Il a ainsi apporté 165 observations d’Odonates, qui concernent 63 espèces. Discret et méfiant envers Internet, il préférait l’anonymat et signait ses observations et ses messages de ses initiales, J.-P.P.

Le GEPOG proposera vendredi 14 septembre une soirée spéciale consacrée à un thème qui lui tenait à cœur et sur lequel il avait mené de nombreuses recherches : l’origine des noms d’oiseaux.

Jean-Pierre sera inhumé dans une dizaine de jours dans son village familial de Neung-sur-Beuvron, dans le Loir-et-Cher. La cérémonie laïque sera ouverte aux amis, des messages pourront être lus à cette occasion : merci d’envoyer vos témoignages à olivier.claessens@gepog.org. Nous essayons aussi de rassembler les souvenirs de lui : si vous avez des photos, vous pouvez nous les envoyer.

Un Livre d’or est ouvert au GEPOG jusqu’à vendredi soir, pour recueillir vos témoignages et souvenirs. Il sera remis à sa famille lors des obsèques.

Olivier Claessens & Nyls de Pracontal

 

Diastatops obscura, photographié par Jean-Pierre Policard (Matiti, le 08/02/2018)

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 9 septembre 2018
Oiseaux
A la recherche de l’oiseau-cloche

L’Araponga blanc (Procnias albus) est un cotinga spectaculaire à double titre. Spectaculaire par son plumage immaculé, il l’est aussi pas son chant qui porte à plus d’un kilomètre et qui lui a valu son autre nom d’Oiseau-cloche.

L’Araponga se reproduit sur les contreforts des reliefs de plus de 500 m d’altitude. Là, les mâles se rassemblent en leks diffus pour chanter et parader, au début de la saison des pluies. Sa répartition en Guyane est donc très morcelée et limitée à quelques zones montagneuses difficiles d’accès. Bien qu’il aime chanter depuis un perchoir dégagé dépassant de la canopée, et malgré sa blancheur qui tranche avec le vert de la végétation, il reste difficile à voir.

Cependant, la saison sèche et la pénurie de fruits dans ces régions amènent les Araponga, comme d’autres oiseaux habitant les forêts d’altitude, à se disperser en plaine jusque sur la bande côtière. On peut alors avoir la chance d’entendre l’oiseau-cloche en des endroits où il est normalement absent, comme à Macouria où Anne Delobel a pu l’enregistrer hier.

Olivier Claessens

Araponga blanc (Procnias albus), Mont Itoupé © G. Feuillet/PAG

(photo extraite du site du GEPOG)

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 1 septembre 2018
Oiseaux
La photo du mois

Le Jacana noir (Jacana jacana) est un limicole atypique, dont les comportements liés à la reproduction recèlent bien des surprises. Polyandrie, rôles inversés, infanticides… : autant de singularités décrites dans Portraits d’Oiseaux Guyanais.

Le nid des jacanas est un frêle amas d’herbes et de feuilles, posé sur la végétation flottante. En cas de risque de submersion, les jacanas déplacent les oeufs vers un endroit plus sec, en les faisant rouler avec le bec. Les poussins nidifuges comme ceux de tous les limicoles éclosent de manière synchrone et s’alimentent seuls, mais sont encore couvés par le mâle matin et soir et en cas de pluie pendant plusieurs semaines.

La photo de Roland Jantot illustre une autre capacité étonnante des jacanas, celle de transporter leurs poussins sous leur aile. Ce comportement peu banal, connu cependant chez tous les jacanas, n’est pas sans rappeler celui du Grébifoulque d’Amérique (Heliornis fulica), un autre oiseau guyanais extraordinaire !

 

Jacana noir Jacana jacana, pripri de Yiyi le 8/08/2018 © R. Jantot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 25 août 2018
Oiseaux
2018, une année à coulicous !

Comme nous le disions il y a tout juste un an (actu du 18/08/2017), il y a des années à coulicous, et des années sans.

Pour les deux coulicous migrateurs d’origine australe, le Coulicou de Vieillot (Coccyzus melacoryphus) et le Coulicou d’Euler (Coccyzus euleri), l’année 2017 avait tenu ses promesses. Il semble que l’année 2018 soit encore une bonne année pour ces deux espèces : alors que la saison n’est pas achevée, Faune-Guyane renferme déjà 6 observations de Coulicou de Vieillot (au moins 8 individus), toutes le long de la route de Guatemala. Quant au Coulicou d’Euler, beaucoup plus rare, c’est des environs de Saint-Georges que vient la bonne surprise : 5 individus contactés du 12 au 14 août, et 2 autres les 23 et 24 août, au cours de missions en forêt sur deux sites distincts.

Ces oiseaux très furtifs, d’observation difficile, se détectent le plus souvent par leurs chants et cris : tendez l’oreille !

Un dernier rappel : les observations des trois espèces de coulicous migrateurs sont soumises à homologation par le CHG : une photo, un enregistrement audio ou une fiche descriptive sont nécessaires pour valider les données.

Documents utiles :

A lire aussi :

  • Claessens O., Brammer F.P., Deville T. & Renaudier A. 2011. First documented records of Pearly-breasted Cuckoo Coccyzus euleri for French Guiana, and an overlooked specimen from Ecuador. Bulletin of the British Ornithologists’ Club 131: 128-133.
  • Claessens O., Giraud-Audine M., Royer F. & Sénécaux L. 2017. What is the breeding range and breeding season of Pearly-breasted Cuckoo Coccyzus euleri? New records and breeding in French Guiana. Bulletin of the British Ornithologists’ Club 137: 3-11.

Bonnes observations !

Olivier Claessens

 

Coulicou de Vieillot Coccyzus melacoryphus, Guatemala le 12/08/2018 © J.-C. Varlez

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 11 août 2018
Faune-France : 1 an et 10 millions de données naturalistes !

Avec seulement 6 ans ½ d’existence, votre plateforme naturaliste préférée, Faune-Guyane, est encore toute jeune dans la grande famille des sites VisioNature. Nous pouvons nous enorgueillir de rassembler, grâce à vous tous, plus de 500 000 données produites par plusieurs centaines de contributeurs plus ou moins réguliers (voir notre actualité du 1er mai 2018).

Mais que dire de Faune-France ? En juillet 2017, plusieurs dizaines d'associations naturalistes de métropole ont choisi de réunir leurs bases de données régionales pour créer, sous l'égide de la LPO, un portail participatif national, offrant ainsi une vision instantanée globale de la répartition des espèces, de leurs mouvements et de leur biologie. Un an après, Faune-France rassemble 10 millions de données naturalistes produites par plus de 20 000 observateurs !

Le savez-vous ? Votre identifiant sur Faune-Guyane vous permet de vous connecter aussi à tous les sites VisioNature, dont Faune-France. Je vous invite ainsi à lire l’actualité du 13/07/2018 sur Faune-France consacrée à cet anniversaire. Chiffres mis à part, et toutes proportions gardées, les commentaires pourraient s’appliquer tout aussi bien à Faune-Guyane

Bonne continuation !

Olivier Claessens        

 

Echasse blanche (Himantopus himantopus) dans l’Aude, la 10 millionième donnée de Faune-France (© B. Sauphanor / www.faune-france.org).

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 4 août 2018
Comment citer Faune-Guyane ?

C’est une question que se posent tous ceux, chercheurs, étudiants, journalistes, blogueurs ou webmasters qui, dans un article ou un rapport, font référence à Faune-Guyane ou utilisent les données qu’elle contient.

Il y a plusieurs façons de citer Faune-Guyane, selon que l’on fait référence au projet dans son ensemble ou à une observation particulière issue de la plateforme.

Les formules recommandées sont dans le Mode d’emploi, rubrique Citer Faune-Guyane.

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 1 août 2018
Reptiles
La photo du mois

La Peltocéphale d’Amazonie (Peltocephalus dumerilianus) est une tortue fluviatile très discrète qui fréquente également les marais côtiers. Sa répartition connue en Guyane s’étend de l’île de Cayenne à l’ouest (de rares individus ont été observés dans la crique Fouillée et le lac Maran à Matoury) à la rivière de Kaw à l’est. En juin 2015, un cadavre avait été découvert, échoué sur une plage de Rémire. Cette espèce est considérée En Danger dans les listes rouges nationales pour la Guyane depuis 2017.

Fin juillet 2018, Timothé Le Pape nous a offert une précieuse observation de cette grande tortue aquatique... sur la route des plages. Inutile d'aller bien loin pour observer des espèces menacées !

Maël Dewynter

pour Faune-Guyane

 

Peltocéphale d’Amazonie (Peltocephalus dumerilianus), Rémire-Montjoly le 30/07/2018 © T. Le Pape

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 15 juillet 2018
Oiseaux
Les Oiseaux de Guyane, par Tanguy Deville

L’ouvrage Les OISEAUX de GUYANE, de Tanguy Deville, est paru aux éditions Biotope.

Pendant près de dix ans, Tanguy a observé et surtout photographié les oiseaux en grimpant au plus près d’eux, dans la canopée de la forêt guyanaise. Il nous offre ici le fruit de son travail et de ses connaissances, à travers des textes aussi précis et documentés que clairs et agréables à lire, richement illustrés de photographies somptueuses et inédites. Les uns et les autres ne sont pas dénués de poésie, ponctués d’extraits imagés de ses carnets de terrain, sans sacrifier à la rigueur scientifique.

A partir d’exemples précis, l’auteur nous dévoile toute la diversité des formes, des couleurs, des comportements, de l’écologie des oiseaux de Guyane. Son propos dépasse l’horizon vert de la canopée pour aborder tous les aspects essentiels de la vie de l’oiseau : reproduction, alimentation, parades, migrations, relations interspécifiques…

Un seul reproche, à l’adresse de l’éditeur : la banalité du titre passe-partout qu’il a imposé reflète bien mal le sujet réel et l’originalité de cet ouvrage hors du commun, qui bénéficie par ailleurs d’une édition de grande qualité.

Un magnifique cadeau à faire et à se faire !

Olivier Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 1 juillet 2018
Phasmes
La photo du mois

Prexaspes lateralis fait partie des nombreux phasmes ailés de Guyane. L'espèce, connue du Brésil, a été trouvée par l'équipe d'ASPER à Saül (2013), St-Laurent-du-Maroni (2015) en passant par Bélizon (2017). Son statut taxonomique est en cours de révision.

La femelle photographiée ci-dessous a été trouvée sur la piste de St-Elie par Marine Perrier, la principale contributrice de Faune-Guyane pour les phasmes (51 observations de 11 espèces différentes !). Il s’agit ici de la première donnée de Prexaspes lateralis sur Faune-Guyane.

A propos des phasmes

De 6 espèces répertoriées en février, nous voilà à 15 en ce mois de juin ! L'intérêt des sciences participatives pour la contribution à la connaissance de la biodiversité fait plus que jamais ses preuves. A l'heure où il est facile de sortir son téléphone pour prendre une photo, il vous suffit de trouver la bonne personne pour l'identification : les spécialistes, validateurs sur Faune-Guyane, sont à votre disposition pour ça !

Nous attendons donc vos photos de phasmes !

Toni Jourdan

toni.jourdan@asper.org

 

Prexaspes lateralis femelle, piste de St-Elie le 08/06/2018 © Marine Perrier

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 23 juin 2018
Oiseaux
Les espèces exotiques sur Faune-Guyane

Un Grand Eclectus (Eclectus roratus) se montre depuis début mars aux abords de la plage de Montabo. Très bruyant, il aurait été repéré également dans un jardin de Rémire.

Ce perroquet originaire d’Australie et des îles indonésiennes est évidemment échappé de captivité. Peut-être a-t-il été relâché volontairement par ses propriétaires croyant ainsi bien faire. Pour l’instant en tout cas, il ne semble pas être accompagné de congénères.

Il est néanmoins important de signaler sur Faune-Guyane de tels oiseaux exotiques échappés de captivité, car si leur nombre augmente ils sont susceptibles un jour de se reproduire et de donner naissance à une population établie. Ces espèces feraient alors partie intégrante de l’avifaune guyanaise. Elles peuvent également devenir invasives et engendrer de graves déséquilibres dans la faune locale, comme c’est le cas de la Trachémyde écrite ou Tortue de Floride (Trachemys scripta) par exemple. Les données de Faune-Guyane seront alors des témoignages précieux permettant de retracer l’historique de la présence de ces espèces en Guyane.

Pour l’heure, seulement trois espèces d’oiseaux exotiques échappées ont été signalées en Guyane : la Perruche ondulée (Melopsittacus undulatus), l’Euplecte vorabé (Euplectes afer) et le Diamant mandarin (Taeniopygia guttata), auxquels s’ajoute donc désormais le Grand Eclectus (Eclectus roratus).

Si vous souhaitez signaler d’autres espèces échappées non disponibles à la saisie (à la seule condition que les individus observés soient parfaitement libres et intégrés à leur environnement), il vous suffit de me les signaler afin que je permette la saisie de ces espèces.

Olivier Claessens

 

Grand Eclectus (Eclectus roratus), Cayenne le 8/06/2018, © S. Allam

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 16 juin 2018
Oiseaux
La migration des Courlis corlieux américains

Découvrez les périples accomplis par 4 Courlis corlieux américains (ou Courlis hudsoniens, Numenius phaeopus hudsonicus) équipés de balises GPS, et apprenez-en davantage sur les actions menées pour la conservation des limicoles sur l’ensemble des voies de migrations entre l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud par le « Réseau de réserves pour les oiseaux de rivage dans l'hémisphère occidental » (RRORHO, ou WHSRN, pour Western Hemisphere Shorebird Reserve Network),animé par le Manomet's Shorebird Recovery Program.

Une présentation interactive somptueuse à découvrir ici.

Le Courlis corlieu est l’un des 10 limicoles migrateurs menacés en Guyane, classé « vulnérable » (VU) en Guyane et « quasi menacé » (NT) mondialement.

Olivier Claessens, avec l’aide de Kévin Pineau

 

Courlis corlieu (Numenius phaeopus hudsonicus), Cayenne le 11/11/2016 © O. Tostain

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 9 juin 2018
Oiseaux
Le Petit-duc du Roraima est une vraie espèce !

Après des années d’hésitation, le SACC a enfin reconnu le Petit-duc du Roraima (Megascops roraimae) comme une espèce à part entière.

Il est vrai que la phylogénie (les liens de parenté) des petits-ducs sud-américains est un vrai casse-tête. En l’occurrence, le Petit-duc du Roraima était jusqu’à présent considéré par les uns comme une sous-espèce du Petit-duc guatémaltèque (M. guatemalae, c’était l’option retenue par le SACC et par conséquent dans notre liste 2018 des oiseaux de Guyane), par les autres comme une sous-espèce du Petit-duc vermiculé (M. vermiculatus, option retenue par le HBW Alive), et ces deux-là parfois considérés comme des sous-espèces l’un de l’autre ! Chacun présentant de multiples autres sous-espèces plus ou moins bien différenciées.

Considérant la répartition de ces deux espèces, le rattachement de notre Petit-duc du Roraima à l’une ou à l’autre semblait assez incohérent : le premier se rencontre dans la moitié nord de l’Amérique centrale, le second dans la moitié sud de l’Amérique centrale et dans les Andes, alors que notre Petit-duc du Roraima est confiné aux reliefs du plateau des Guyanes. Trop de zones d’ombres subsistaient toutefois dans la génétique des diverses populations, dans leur répartition précise et dans leurs vocalisations respectives.

Une meilleure connaissance des chants, des analyses génétiques plus complètes au sein du genre et l’évidence de leur séparation géographique ont fini par emporter la décision du SACC, pour une fois en avance sur le HBW : il s’agit bien d’espèces distinctes ! Megascops roraimae englobant aussi la sous-espèce andine du Petit-duc vermiculé.

Ce changement taxonomique sera pris en compte dans la liste 2019 des oiseaux de Guyane. Ce qui ne change rien au nom français de cette (sous)-espèce.

Pour rappel, le Petit-duc du Roraima n’a été découvert en Guyane qu’en 2009 et il n’y est encore connu que dans une dizaine de localités, majoritairement dans le quart nord-est du département. Son chant ressemble à celui de la Chevêchette d’Amazonie (Glaucidium hardyi), avec une tonalité légèrement moins aigüe. Ses observations sont bien sûr soumises à homologation par le CHG.

Olivier Claessens

 

Petit-duc du Roraima (Megascops roraimae), RN Trésor, 12/07/2016 © S. Uriot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 3 juin 2018
Distance à un lieu-dit : problème résolu

Le 22 avril, nous évoquions le problème de la distance limite à un lieu-dit, si faible qu’elle vous empêchait parfois de saisir vos observations de manière précise.

Ce problème est désormais solvable : en attendant un traitement global du problème par Biolovision, il m’est possible de modifier cette distance limite, au cas par cas en fonction des besoins.

N’hésitez pas à me contacter par téléphone ou par mail si vous êtes confronté à ce problème, ou si vous devez corriger la localisation de données saisies dernièrement. Dans la plupart des cas je pourrai y remédier en direct, sinon je le ferai dans les plus brefs délais.

Et n’oubliez pas : une localisation précise de la donnée est toujours préférable à une saisie au lieu-dit !

En vous remerciant pour votre patience et votre compréhension,

Bonne saisie !

 

Olivier Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
 
jeudi 31 mai 2018
Oiseaux
La photo du mois

Le Paroare rougecap Paroaria gularis est un oiseau très rare en Guyane : celui photographié par François Jeanne sur la Crique Gabriel le 20 mai ne constitue que la troisième observation et la première photo de l’espèce en Guyane.

Ce magnifique cardinal fréquente les bords de rivières calmes et autres zones humides. Il se rencontre dans le bassin de l’Amazone jusqu’au Pérou, mais aussi localement au Venezuela, au Guyana et au Suriname. Le statut des oiseaux observés en Guyane est inconnu, mais il s’agit vraisemblablement d’individus en dispersion issus des pays voisins.

Paroare rougecap (Paroaria gularis), crique Gabriel, le 20/05/2018 © F. Jeanne

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 26 mai 2018
Oiseaux
Encore une nouvelle espèce en Guyane !

Deux semaines à peine après le Milan noir, un autre migrateur européen vient se montrer de ce côté-ci de l’Atlantique : un Héron pourpré a été observé dans le marais de Kaw par les agents du PNRG affectés à la Réserve naturelle de Kaw-Roura, le 23 mai 2018.

Le Héron pourpré (Ardea purpurea) se reproduit çà et là en Europe et dans le nord de l’Afrique, et passe l’hiver tout comme le Milan noir en Afrique subsaharienne. D’autres sous-espèces habitent les régions tropicales d’Afrique et d’Asie.

Des Hérons pourprés ont déjà été observés dans l’archipel brésilien de Fernando do Noronha, ainsi qu’à Trinidad. L’oiseau découvert à Kaw est donc, une fois de plus, le premier sur le continent sud-américain !

L’apparition simultanée de ces deux migrateurs transsahariens en Guyane laisse penser qu’ils ont pu être déroutés par les alizés ou par une tempête tropicale au cours de leur migration.

Olivier Claessens

 

Héron pourpré Ardea purpurea, marais de Kaw le 23/05/2018 © V. Bertus/RNKR

posté par Olivier Claessens/gepog
 
lundi 21 mai 2018
Oiseaux
Un Milan noir en Guyane !

La Guyane n’en finit pas d’attirer les migrateurs européens. Le dernier en date : un Milan noir (Milvus migrans) observé par Quentin d’Orchymont sur l’Île Royale le 10 mai dernier.

Le Milan noir n’est pas une nouveauté pour l’Amérique du Sud : un individu avait été photographié sur les rochers de Saint-Pierre et Saint-Paul (un archipel brésilien au milieu de l’Atlantique) en mars-avril 2014, et un autre à Trinidad en novembre de la même année. Mais l’oiseau guyanais est le premier sur le continent sud-américain (sous réserve d’homologation par le CHG). L’espèce a aussi été observée en Guadeloupe et sur plusieurs autres îles antillaises.

Strictement migratrices, les populations européennes hivernent au sud du Sahara et regagnent les zones de reproduction entre mars et mai.

Cet oiseau est peut-être encore sur les îles du Salut, à moins qu’il ait déjà rejoint la côte : ouvrez l’œil !

Olivier Claessens

 

Milan noir (Milvus migrans), Île Royale, 10/05/2018 © Q. d’Orchymont

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 5 mai 2018
Oiseaux
Les Onorés agamis de la Savane Angélique

Le 24 avril a eu lieu le recensement annuel de la colonie d’ardéidés de la Savane Angélique, dans la réserve naturelle de Kaw-Roura. A cette occasion, au moins 4000 adultes et au moins 1800 nids d’Onorés agamis ont été dénombrés, ainsi qu’une vingtaine de couples d’Anhingas d’Amérique, de Hérons cocois, de Grandes Aigrettes, des Cormorans viguas et quelques Savacous huppés (ces derniers s’installant plus tard). Au total 63 espèces d’oiseaux ont été inventoriées par Sylvain Uriot et ses collègues, de même que 16 espèces d’Odonates et quelques Caïmans noirs.

La mare de la Savane Angélique est un site d’importance majeure pour toutes ces espèces. Un film de Luc Rillon (2006) retrace la découverte fortuite de cette colonie d’ardéidés et surtout l’écologie complexe de la mare.

La coordination du suivi et celle du Groupe de travail international sur le Héron agami sont assurées par Anna Stier pour le GEPOG. Contact : anna.stier@gepog.org.

 

Onoré agami (Agamia agami), Savane Angélique 24/04/2018 © Sylvain Uriot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
jeudi 3 mai 2018
Oiseaux
La photo du mois d’avril

Le Faucon émerillon est un hivernant boréal peu commun en Guyane, qui représente la limite sud de sa répartition hivernale. Les individus hivernant en Guyane appartiennent à la sous-espèce columbarius, qui se reproduit au Canada et dans le nord des USA. Les observations se concentrent sur la bande côtière, le Faucon émerillon aimant les espaces ouverts où il chasse les petits oiseaux (passereaux, bécasseaux…).

Hormis une donnée précoce le 10 septembre 2010 (par Sylvain Uriot) dans les rizières de Mana, les 132 observations rapportées dans Faune-Guyane se répartissent essentiellement entre fin octobre et début avril.

L’individu magnifiquement photographié par Michel Giraud-Audine le 15 avril et revu jusqu’au 18 avril, est à ce jour le plus tardif observé en Guyane.

 

Faucon émerillon (Falco columbarius), Guatemala, 15/04/2018 © M. Giraud-Audine

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mardi 1 mai 2018
500 000 !

500 000 : c'est le nombre d’observations rassemblées dans Faune-Guyane. La 500 000ème donnée est une observation d’Ani à bec lisse par Vincent Tanqueray, ce 1er mai. Elle a été saisie aujourd’hui à 11h37, via l’appli mobile NaturaList.

La photo en revanche est de Jean-Claude Varlez, le 22 avril dernier.

Faut-il le rappeler, Faune-Guyane existe depuis novembre 2011 grâce au programme Life+ CapDOM, en partenariat avec la LPO. Portée par le GEPOG, Faune-Guyane est partagée avec Kwata, le Groupe Chiroptères de Guyane, la Société Herpétologique de France, l’association ASPER.

Mais surtout, Faune-Guyane existe grâce à vous tous, observateurs, et aux comités de validation qui veillent au quotidien à la qualité et à la fiabilité des données.

Bravo à tous !

Olivier Claessens

 

Ani à bec lisse (Crotophaga ani) © Jean-Claude Varlez

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 22 avril 2018
Distance à un lieu-dit

Depuis plusieurs semaines, vous rencontrez peut-être des difficultés pour la saisie d’observations dans des sites éloignés. Un message d’erreur s’affiche :

Le marqueur est trop éloigné d'un lieu-dit pour être lié, merci de contacter un administrateur du site.

Auparavant, on pouvait saisir une observation jusqu'à 5 km d'un lieu-dit. Biolovision a ramené cette distance à 750 m pour tous les sites Visionature sans tenir compte de notre avis : une telle distance oblige à multiplier les lieux-dits, chose souvent impossible en Guyane faute de toponymes et d’éléments du paysage permettant d’identifier les lieux-dits.

Ce problème aurait dû être réglé facilement et rapidement en revenant à la situation initiale… La demande pressante en a été faite auprès de Biolovision, mais cela risque de prendre encore quelques semaines.

Si vous êtes dans ce cas, merci de me le signaler en m’indiquant les coordonnées ou le lieu précis de vos observations.

Dans certains cas, la création d’un nouveau lieu-dit s’avèrera peut-être pertinente. Toute suggestion en ce sens (avec coordonnées et suggestion de nom pour le nouveau lieu-dit) est bienvenue.

A défaut, je recommande de positionner vos données sur le lieu-dit existant le plus proche, en ajoutant une remarque du type « localisation à corriger » afin de pouvoir revenir dessus quand le positionnement précis sera de nouveau possible... Nous vous tiendrons informés de l’évolution de la situation.

Merci pour votre compréhension et pour votre aide.

Olivier Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
 
jeudi 19 avril 2018
Oiseaux
Le Martin-pêcheur à ventre roux vole-t-il sur le dos ?

Sur le forum d’ornithologie néotropicale NEOORN, David Whitacre pose la question suivante :

Avez-vous déjà observé un Martin-pêcheur à ventre roux (Megaceryle torquata) voler sur le dos ?

La question peut paraître saugrenue, toutefois d’autres oiseaux sont capables d’une telle performance et en sont même familiers : en Europe, le plus connu est le Grand Corbeau.

Un autre ornithologue, Tim Brush, témoigne avoir effectivement observé ce comportement de la part d’un Martin-pêcheur à ventre roux au Texas, cependant le contexte (parade nuptiale ?) demeure incertain.

Si vous aussi, vous avez la chance d’observer cet étonnant comportement, quelle que soit l’espèce, n’hésitez pas à le signaler sur Faune-Guyane, sans omettre une description détaillée du comportement et du contexte. Nous transmettrons votre témoignage à David Whitacre.

Olivier Claessens

 

Martin-pêcheur à ventre roux (Megaceryle torquata) © Florence Lierman

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 8 avril 2018
Oiseaux
Liste 2018 des oiseaux de Guyane

La liste des oiseaux de Guyane est actualisée chaque année par le Comité d'Homologation de Guyane (CHG).

La Liste 2018 des oiseaux de Guyane compte désormais 730 espèces, avec 2 nouvelles espèces par rapport à la version précédente :

- l’Océanite de Swinhoe (Oceanodroma monorhis) ;

- l’Organiste chlorotique (Euphonia chlorotica).

Trois espèces passent en catégorie A, ayant été observées en 2017 pour la première fois depuis 1992 au moins.

Tous les détails sont donnés dans l’introduction de la liste.

Les espèces dont la catégorie est suivie d’un astérisque (*) et signalées dans Faune-Guyane par le pictogramme http://files.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/modedemploi/CHG.jpg sont soumises à homologation, ainsi que toute espèce ne figurant pas dans cette liste. Une fiche type peut être téléchargée ici, à renvoyer au secrétariat du CHG dont l’adresse figure ci-dessous. Les données saisies sur Faune-Guyane sont dispensées de fiche si elles sont accompagnées de photos ou d'enregistrements audio ; pour les autres l’envoi au CHG d’une fiche descriptive reste nécessaire.

Merci à tous les observateurs.

 

Comité d'homologation de Guyane

Secrétaire : Olivier Claessens

comite.homologation.guyane@gmail.com

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 1 avril 2018
Oiseaux
La photo du mois de mars

L’un des oiseaux les plus menacés de Guyane, le Tyranneau barbu n’est connu que dans quelques savanes du centre littoral. Sa population est estimée à moins de 150 individus adultes. Comme plusieurs autres espèces inféodées à cet habitat rare et lui-même très menacé, il est donc classé « en danger critique d’extinction » (catégorie CR) dans la Liste rouge des vertébrés de Guyane (UICN-France, MNHN, GEPOG, Kwata, Biotope, Hydreco & OSL 2017).

Les belles photos de ce passereau très petit et difficile à observer, vivant dans un habitat peu couru par les photographes guyanais, sont peu nombreuses. Celles de Paul Lenrumé sont à ce titre remarquables et bienvenues !

 

Tyranneau barbu (Polystictus pectoralis), savane de Trou Poissons, 18/03/2018 © P. Lenrumé

posté par Olivier Claessens/gepog
 
vendredi 23 mars 2018
Le module mortalité évolue

Même si l’on préfère observer et signaler un animal vivant, les animaux morts peuvent eux aussi constituer des données naturalistes intéressantes : présence de l’espèce dans une localité particulière, causes de la mortalité, variations au cours du temps, fréquence et localisation des accidents impliquant la faune, par exemple.

Lorsque vous cochez la case « l’animal est mort », un module spécial s’ouvre permettant de préciser les causes de mortalité. Ce module mortalité vient de faire peau neuve.

Ce module s’applique désormais de la même manière à un animal mort ou blessé. Les causes de blessure ou de mortalité peuvent être renseignées de manière beaucoup plus précise, qu’elles soient naturelles (chute du nid, intempéries, prédation…) ou d’origine humaine (chasse, collision, capture intentionnelle ou accidentelle, etc.).

Enfin, par la même occasion ce module mortalité est désormais disponible sur l’application mobile Naturalist.

Comme pour le « code nidification » (anciennement « code atlas »), cocher la case « L’animal est mort ou blessé » est essentiel pour permettre de retrouver ces informations et les analyser. Que l’animal soit blessé ou mort, et même si vous ne renseignez pas tous les détails, n’oubliez pas de cocher cette case !

Merci, et bonnes observations !

Olivier Claessens

 

Grison (Galictis vittata) tué par collision avec un véhicule le 25/03/2016 © O. Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mardi 20 mars 2018
Oiseaux
En France, le déclin alarmant des oiseaux des champs

Le journal Le Monde se fait l’écho dans son édition d’aujourd’hui des résultats de deux études menées par le Muséum National d’Histoire Naturelle et par le CNRS. Indépendamment l’une de l’autre et faisant appel à des protocoles différents, ces deux études aboutissent au même constat alarmant : en 15 ans, 30 % des oiseaux des campagnes françaises ont disparu, une tendance qui touche l’ensemble des pays de l’Union Européenne.

Le Muséum se base pour cela sur les résultats du STOC-EPS, dont les points sont répartis sur tout le territoire. Les chercheurs du CNRS ont utilisé quant à eux un suivi mené depuis plus de 20 ans dans les plaines agricoles des Deux-Sèvres.

Ce déclin est particulièrement marqué depuis les années 2008-2009, une période qui correspond, entre autres, à la fin des jachères imposées par la politique agricole commune, à la flambée des cours du blé, à un usage accru des nitrates et à la généralisation des insecticides néonicotinoïdes. Et le rythme de disparition des oiseaux s’est encore intensifié ces deux dernières années.

Ce constat fait écho à celui publié l’an dernier par une équipe allemande, qui a mis en évidence une régression des populations d’insectes volants de 80 % sur l’ensemble du pays, jusque dans les zones protégées (Hallmann et al. 2017). Une régression corrélée elle aussi à l’évolution des pratiques agricoles et qui se répercute sur l’ensemble de la chaîne alimentaire. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, ces résultats inquiétants doivent être extrapolés à tous les pays d’Europe.

La disparition des oiseaux des champs n’est que la part observable de dégradations plus profondes de l’environnement, touchant tous les compartiments de l’écosystème. Les mesures prises dans certains pays comme les Pays-Bas, la Suède et le Royaume-Uni sont restées sans effet tangible. Et les chercheurs de conclure : « Pour enrayer le déclin de la biodiversité dans les campagnes, c’est tout le modèle agricole qu’il faut changer ».

Sources :

Le Mondeédition du 21/03/2018.

Hallmann C.A., Sorg M., Jongejans E, Siepel H., Hofland N., Schwan H., et al. (2017). More than 75 percent decline over 27 years in total flying insect biomass in protected areas. PLoS ONE 12 (10): e0185809. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0185809.

 

Linotte mélodieuse (Carduelis cannabina) © P. Dalous (Wikipedia, Creative Commons)

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 11 mars 2018
Mammifères
Homme et jaguar : comment cohabiter

Pour construire sa maison ou son carbet, faire son abattis ou ouvrir de nouveaux pâturages, l’homme empiète de plus en plus sur la forêt guyanaise, augmentant les risques de rencontre avec le jaguar. Ce dernier n’ayant pas peur de l’homme, voyant son territoire de chasse se réduire et s’appauvrir, est alors tenté de se rapprocher des habitations et des proies faciles que représentent les animaux domestiques. On constate effectivement en Guyane une augmentation des attaques de jaguars sur les chiens ou le bétail depuis quelques années.

Le phénomène ne pouvant que prendre de l’ampleur dans le futur, il devient donc urgent d’apprendre à vivre avec le jaguar pour éviter que ces confrontations ne se transforment en drames, au détriment du prédateur et des animaux domestiques.

C’est pourquoi l’ONCFS vient de publier un excellent Guide de Coexistence Homme – Jaguar, écrit par Rachel Berzins et joliment illustré par Carole Pourcher, Rachel Berzins et Anne Saunier.

Ce guide aborde avec des mots simples les aspects essentiels de la biologie, de la conservation et de la connaissance des grands félins guyanais, et ceux de leur coexistence avec l’homme et ses animaux domestiques.

Actuellement diffusé dans les boîtes à lettres dans les zones rurales, ce guide est également disponible dans toutes les administrations, à l’ONCFS et auprès des associations naturalistes comme le GEPOG et Kwata. Vous pouvez aussi le télécharger au format pdf sur le site de la DEAL, ainsi que ci-dessous.

Olivier Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 28 février 2018
Phasmes
La photo du mois

Presque un mois que les phasmes ont fait leur entrée dans Faune-Guyane et quel succès ! Ces insectes sont très difficiles à voir et l’équipe du GEPOG / ASPER ne s’attendait pas à voir autant de données en moins d’un mois. Merci à tous !

Déjà 6 espèces ! Stratocles tessulatus récolte la palme de l’abondance et ce n’est pas vraiment étonnant. En effet si la plupart des espèces de Phasmatodea tentent de passer inaperçues pour éviter de se faire manger, Stratocles tessulatus est sans doute le seul phasme de Guyane qui utilise des couleurs aposématiques jaune et noire pour convaincre ses prédateurs qu’il est impropre à la consommation (voir la photo de Quentin D’Orchymont).

Ainsi c’est le seul phasme qui peut se balader en pleine journée sans craindre les prédateurs. On peut les voir facilement, souvent par groupe, sur les pieds de Cecropia. Résultat : il est observé beaucoup plus souvent, et ce, bien que ce ne soit pas forcément le phasme le plus abondant de Guyane.

Des outils d’identification des phasmes de Guyane sont en cours d’élaboration. En attendant n’hésitez pas à continuer de m’envoyer vos photos.

Toni Jourdan, pour Faune-Guyane

 

Stratocles tessulatus, Saint-Laurent-du-Maroni, 11/02/2018 © Q. D’Orchymont

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 21 février 2018
Oiseaux
Combien de Faucons pèlerins à Cayenne ?

Le Faucon pèlerin (Falco peregrinus) ne se reproduit pas en Amérique du Sud, excepté sur la côte Pacifique et dans le sud de l’Argentine : visible en Guyane d’octobre à avril, il nous vient du Canada et des Etats-Unis pour passer ici la mauvaise saison. Il est fréquent de l’observer au repos sur un pylône ou sur une corniche d’immeuble, ou bien chasser les limicoles sur la côte ou les chauves-souris au-dessus des toits.

Mais combien d’individus hivernent ainsi dans l’agglomération de Cayenne (et ailleurs) ?

En 2011-2012, les observations avaient permis de dénombrer au moins une dizaine d’individus sur l’île de Cayenne, pour une population hivernante globale estimée à près de 500 individus. Ces valeurs méritent d’être actualisées et si possible affinées. Il serait intéressant de faire les mêmes recherches à Kourou et à Saint-Laurent, par exemple.

Pour faciliter ce travail, il est bon de savoir que chaque oiseau a ses habitudes, utilisant les mêmes perchoirs tout au long de la saison et même d’année en année si l’oiseau a survécu entre temps. L’un des individus de Cayenne est ainsi connu depuis 7 ans au moins. Il affectionne les positions dominantes : pylônes ou antennes, immeubles, grues de chantiers, grands arbres morts, voire des perchoirs bas mais isolés sur la côte… Les sites de repos ne sont généralement pas les mêmes que les postes de guet pour la chasse. En cas d’observation, il est donc important de noter précisément le lieu, l’heure et le type d’activité. L’âge (immature ou adulte) est aussi une information utile.

Olivier Claessens et Gil Jacotot

 

Faucon pèlerin (Falco peregrinus, sous-espèce tundrius) mâle adulte, Cayenne le 26/02/2012 © M. Giraud-Audine

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 14 février 2018
Mammifères
Tatous : avis de recherche

Roxane Schaub continue son étude sur les tatous et leurs maladies, à l’institut Pasteur. Le matériel est rare, aussi, si vous trouvez un tatou mort sur la route, ayez le réflexe de l’appeler sans tarder ! Pour cela, mettez son numéro dans votre répertoire téléphonique : 06 94 31 89 66. Et bien sûr, n’oubliez pas de signaler votre découverte sur Faune-Guyane !

Merci pour votre contribution.

 

Olivier Claessens et Roxane Schaub

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 7 février 2018
Phasmes
NOUVEAU : les Phasmes font leur entrée sur Faune-Guyane !

La famille Faune-Guyane continue de s’agrandir :

A partir de ce jour les Phasmes font leur entrée sur Faune-Guyane, sous la responsabilité de l’association ASPER qui rejoint donc les partenaires du GEPOG au sein du Comité de Pilotage. Elle y sera représentée par Toni Jourdan.

Une cinquantaine d’espèces de phasmes ont été répertoriées en Guyane, et d’autres sont en cours de description. Les représentants d’ASPER mettront prochainement à votre disposition des outils d’aide à l’identification et assureront la validation des données. Comme pour les libellules, des photos seront obligatoires pour chaque donnée saisie.

Phasmes, Odonates : deux raisons de plus de contribuer à Faune-Guyane.

Bonnes observations, et surtout bonne saisie sur Faune-Guyane !

Olivier Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 4 février 2018
Odonates
Les Odonates ouverts à tous sur Faune-Guyane !

Depuis 2014, vous avez la possibilité de saisir sur Faune-Guyane vos observations de libellules. Vous deviez toutefois pour cela vous signaler auprès d’un administrateur de la base pour avoir accès à ce groupe taxonomique. Cette période transitoire était nécessaire pour s’assurer que le taux d’erreurs n’était pas trop élevé et que la validation des données se faisait correctement.

Depuis le 31 janvier, les Odonates sont désormais accessibles à tous !

N’hésitez plus à signaler vos observations et à consulter les données et la galerie de photos de Faune-Guyane. Seule condition : sauf exceptions, les données saisies doivent impérativement être accompagnées de photos permettant de vérifier l’identité de la bête.

Le meilleur outil d’aide à l’identification des libellules de Guyane reste à ce jour le site de Denis Gaschignard. En attendant un guide auquel certains travaillent…

Olivier Claessens

 

Zenithoptera fasciata, Eskol le 22/12/2017 © O. Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
 
jeudi 1 février 2018
Consultation multicritères : du nouveau !

Faune-Guyane permet de signaler ses observations, d’archiver ses propres observations, mais aussi de consulter les observations des autres contributeurs. On peut ainsi faire des recherches sur une espèce, voir la liste des espèces observées sur un lieu donné et/ou à une période définie.

Jusqu’à présent, cette « consultation multicritères » était réservée aux personnes ayant fourni au moins 30 observations sur un mois. Pour les autres la consultation était limitée aux 15 derniers jours. L’objectif de cette mesure restrictive était d’une part de promouvoir la saisie de données (initialement limitées aux oiseaux) sur Faune-Guyane à son lancement, d’autre part de favoriser ceux qui contribuaient activement à la base de données. Un échange de bons procédés en quelque sorte : « plus on donne, plus on peut consulter ».

Le Comité de Pilotage de Faune-Guyane, réuni les 9 décembre et  20 janvier derniers, a décidé de supprimer ce quota, suivant ainsi l’exemple de la majorité des sites VisioNature. Désormais, chacun peut accéder librement à l’ensemble de la base et faire les recherches indépendamment de la date et de son niveau de contribution.

Il s’agit d’une mesure importante qui répond à une demande de beaucoup d’observateurs. En effet, s’il est aisé de noter 30 oiseaux dans le mois, il n’en va pas de même pour les autres groupes faunistiques présents sur Faune-Guyane, dont les observations sont plus difficiles et moins fréquentes.

Nous souhaitons ainsi rétablir l’égalité pour tous les naturalistes de Guyane et espérons favoriser ainsi l’arrivée de nouveaux observateurs. Nous espérons également que chacun jouera le jeu en contribuant à l’œuvre collective que constitue Faune-Guyane, en échange de cet accès élargi.

Bonne consultation à tous.

Olivier Claessens, pour Faune-Guyane

 

Polychrus marmoratus, Saint-Laurent-du-Maroni le 25/12/2013 © H. Breton

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 31 janvier 2018
Oiseaux
La photo du mois

Les râles et marouettes sont parmi les oiseaux les plus difficiles à observer. Vivant pour la plupart dans des milieux à végétation dense, extrêmement discrets et furtifs, ils sortent rarement à découvert. De ce fait, ils sont souvent méconnus à tous points de vue.

La Marouette à sourcils blancs (Porzana flaviventer) n’est connue en Guyane que depuis 2005, avec des observations épisodiques à Awala-Yalimapo et dans les rizières de Mana. Sa découverte en février 2017 par Alain Pataud et Bruno Lebrun au marais Leblond aux portes de Cayenne a été une heureuse surprise, permettant à de nombreux observateurs et photographes de faire connaissance avec ce beau rallidé.

Mais le statut de ces oiseaux restait incertain : l’espèce était-elle nicheuse ou seulement de passage en Guyane ?

L’observation par Gil Jacotot de deux poussins au marais Leblond est donc doublement exceptionnelle, en confirmant le statut reproducteur de l’espèce et en apportant des éléments inédits sur sa biologie. Ces photos sont des documents rares qui récompensent l’opiniâtreté de l’observateur, qui aurait pu se contenter de ses observations et photos précédentes de l’adulte.

Olivier Claessens

 

Poussin de Marouette à sourcils blancs (Porzana flaviventer), le 28/01/2018 © G. Jacotot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mardi 23 janvier 2018
Oiseaux
La migration de l’Hirondelle noire

L’Hirondelle noire (Progne subis) est l’un des oiseaux les plus populaires et les plus étudiés sur ses lieux de reproduction en Amérique du Nord. Dès le début du 20ème siècle elle avait presque totalement abandonné les sites de nidification naturels pour adopter les nichoirs artificiels abondamment mis à sa disposition. En revanche, son aire d’hivernage reste étonnamment méconnue.

L’Hirondelle noire a été identifiée avec certitude une seule fois en Guyane : un mâle adulte présent à Kourou les 19 et 21 novembre 2008 (A. Vinot, données homologuées).

Entre 2011 et 2014, 28 individus ont été équipés de balises GPS sur leurs lieux de reproduction en Pennsylvanie par la Purple Martin Conservation Association. Une vidéo sur Internet montre de manière spectaculaire leurs migrations jusqu’en Amazonie où elles ont passé l’hiver, et leur retour vers leur région d’origine.

Cette vidéo est riche de surprises et d’enseignements à toutes les étapes du cycle. On y découvre notamment de fréquents épisodes de rétro-migration, un erratisme hivernal pour plusieurs individus, un surprenant glissement vers le sud juste avant la remontée printanière, une vitesse de migration stupéfiante de la part de certains oiseaux notamment lors de la migration prénuptiale. Et au moins l’un d’eux est passé en Guyane avant de remonter vers le nord…

Olivier Claessens

sur une info d’Olivier Tostain

(voir la vidéo) Dance of the Migrating Martins

Hirondelle noire (Progne subis) (source Wikipedia)

posté par Olivier Claessens/gepog
 
lundi 15 janvier 2018
Oiseaux
En 2018, faites des listes !

Pour saisir vos observations sur Faune-Guyane, trois options s’offrent à vous :

http://files.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/modedemploi/pictosaisieLD.gif- la saisie sur le lieu-dit : peu précise, à éviter sauf cas particulier…

http://files.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/modedemploi/pictosaisieprcise.gif- la saisie d’une observation précise : à privilégier, car elle permet de pointer précisément sur la carte le lieu de l’observation (et l’habitat utilisé par l’oiseau). Elle permet aussi de vérifier sur la carte que l’on a choisi le bon lieu-dit…

http://files.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/modedemploi/pictosaisieformulaire.gif- la saisie par liste complète ou « formulaire journalier » : le top du top ! Elle consiste à noter toutes les espèces contactées sur le site et sur un laps de temps défini par vous, pouvant aller de 5 minutes à 2 heures (limites recommandées). L’application mobile NaturaList est particulièrement adaptée à la saisie par liste, et facilite par ailleurs la localisation précise.

Les experts d’une trentaine de pays réunis l’année dernière sont unanimes : la saisie de listes est celle qui apporte le plus d’informations et qui permet les analyses les plus poussées. Elle présente en effet deux avantages :

1°) on connait l’effort (la durée) d’observation,

2°) toutes les espèces identifiées ont été notées, autrement dit une espèce non notée est une espèce absente dans le laps de temps d’observation. Et ça change tout !

Bien entendu, les observations saisies de manière classique restent utiles ! Mais chaque fois que vous observez sans trop vous déplacer pendant au moins 5 minutes, choisissez l’option « saisie par liste » ou par « formulaire journalier ».

La France est très en retard dans la compilation de listes complètes par rapport aux autres pays. En Guyane, un seul observateur utilise de manière régulière et depuis le début ce mode de saisie ! Alors, à l’heure des bonnes résolutions pour 2018, tous à nos listes !

Olivier Claessens, pour Faune-Guyane

d’après une actualité publiée sur Faune-France.org

 

Moucherolle pie (Fluvicola pica), Cayenne 07/01/2018 © G. Jacotot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 10 janvier 2018
Oiseaux
Publication : Océanite de Swinhoe

Le 5 juin dernier, nous vous annoncions la capture exceptionnelle d’un Océanite de Swinhoe (Oceanodroma monorhis) sur l’île du Grand Connétable, qui constituait la première donnée de cet oiseau pélagique pour l’Amérique du Sud (voir l’actualité du 5 juin 2017).

Une publication scientifique relatant cette découverte et détaillant les critères d’identification de l’espèce vient de sortir dans la revue Revista Brasileira de Ornitologia - Brazilian Journal of Ornithology. Cet article (en anglais, à télécharger ci-dessous) fait également la synthèse des autres observations d’Océanite de Swinhoe en dehors de son aire de nidification actuellement connue en mer Jaune et en mer du Japon et pose la question de l’origine de ces oiseaux.

Référence :

Flood R.L., Simon J., Tribot J. & K. Pineau 2017. A Swinhoe's Storm-petrel (Hydrobates monorhis) in French Guiana: the first record for South America. Revista Brasileira de Ornitologia 25(3): 227-231.

 

Océanite de Swinhoe (Oceanodroma monorhis), île du Grand Connétable 25/05/2017 © J. Tribot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
jeudi 4 janvier 2018
2017 en quelques chiffres

Faune-Guyane en 2017, ce sont :

  • 848 observateurs inscrits, dont 145 nouveaux contributeurs ;
  • 80527 nouvelles données, soit une progression de 21 %, supérieure à celle des autres années !
  • dont 67134 observations d’oiseaux, 
  •          5723 observations de mammifères terrestres
  •          3649 observations d'amphibiens
  •          2233 observations de reptiles
  •            677 observations d’odonates (belle progression)
  •            499 observations de chiroptères
  •            361 observations de poissons et 270 observations de mammifères marins.

Au 31 décembre 2017, la base rassemblait 465 209 données. Chaque donnée contribue à améliorer nos connaissances sur la répartition, le statut, la phénologie et la biologie des espèces, pour une meilleure protection de la nature guyanaise. Merci à tous pour vos efforts et votre partage !

L’année 2018 s’annonce riche avec plusieurs nouveautés sur Faune-Guyane, dont nous nous ferons l’écho ici.

Toute l’équipe de Faune-Guyane vous souhaite d’excellentes observations naturalistes en 2018 !

 

Olivier Claessens, pour Faune-Guyane

 

Planiplax phoenicura, Saint-Laurent-du-Maroni, 01/10/2017 © G. Cantaloube

posté par Olivier Claessens/gepog
 
lundi 1 janvier 2018
Mammifères
La photo du mois de décembre

Le Pian à oreilles noires (Didelphis marsupialis) est une bête mal-aimée. Plus souvent vu sous forme de cadavre sur la route que dans son comportement, il est rare qu’il soit mis à l’honneur.

Cette photo du mois, prise par Jean-Claude Varlez, est donc une juste réparation envers un animal si proche de nous qu’il est trop souvent négligé, voire méprisé. Résistera-t-il à l’augmentation du trafic routier ? Saura-t-il s’adapter à l’urbanisation croissante de nos villes ?

On peut compter sur l’intelligence de ce marsupial opportuniste pour toujours tirer profit de l’homme. En attendant, ne nous y trompons pas… c’est lui qui nous surveille !

Olivier Claessens

 

Pian à oreilles noires (Didelphis marsupialis), Kourou 26/10/2017 © J.-C. Varlez

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mardi 26 décembre 2017
Oiseaux
Du rouge pour Noël

Les oiseaux comme les observateurs ont leurs habitudes, il suffit qu’elles coïncident pour que les données affluent. Mais que les uns ou les autres changent de site de prédilection, et voilà qu’une espèce peu commune devient soudain plus rare en apparence.

Le Tangara vermillon, un hivernant rare mais régulier en Guyane, est l’un de ceux-là. La découverte de quelques individus à Cayenne en 2010 a suscité une brusque recrudescence d’observations pendant 4 ans. Puis, le départ d’observateurs assidus, la disparition de la mangrove derrière l’IRD ou peut-être le changement d’habitudes de ces oiseaux ont fait chuter le nombre de données annuelles.

Au moins un mâle adulte et une femelle adulte peuvent être observés en ce moment à Montabo. Mais d’autres séjournent certainement dans d’autres quartiers, dans d’autres jardins, sur la bande côtière mais aussi dans l’intérieur (il y a plusieurs observations à Saül). Vous avez jusqu’à début mars pour les trouver, avant qu’ils ne repartent vers l’Amérique du Nord. Par chance, le mâle ne passe pas inaperçu !

Olivier Claessens

 

Tangara vermillon (Piranga rubra), Montabo 26/12/2017 © Olivier Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 20 décembre 2017
Oiseaux
Un ibijau inattendu à Cayenne !

Le 6 décembre dernier, un ibijau blessé était trouvé sur le parking de l’hôpital de Cayenne et amené au GEPOG par deux sympathisants. Enorme surprise pour ceux qui l’ont réceptionné : il s’agissait d’un Ibijau à ailes blanches (Nyctibius leucopterus) !

L’oiseau ayant une aile démise, certainement à la suite d’un choc, n’a pas survécu. Mais si l’histoire se finit mal pour lui, cette découverte est exceptionnelle à plus d’un titre.

Connue depuis le début du XIXe siècle grâce à deux spécimens en provenance de la forêt atlantique du sud-est du Brésil, l’espèce ne fut redécouverte qu’à la fin des années 1980 en Amazonie (région de Manaus) (Cohn-Haft 1993). Il est aujourd’hui connu du Pérou à la Guyane française. Les premières données en Guyane datent de 1995 (Claessens et al. 2005, Deville et al. 2010), à la suite de quoi l’Ibijau à ailes blanches a été observé dans plus de 20 localités (données du Comité d’Homologation de Guyane). Il s’agit d’un oiseau forestier qui, s’il tolère la forêt secondaire ou fragmentée, reste cantonné au bloc forestier.

Comment cet oiseau forestier s’est-il retrouvé en plein Cayenne, et d’où venait-il ? Les collines boisées de l’île de Cayenne pourraient-elles abriter des Ibijaux à ailes blanches ? Ou cette observation trahit-elle des capacités de dispersion insoupçonnées ?

Les Ibijaux à ailes blanches de Guyane et d’Amazonie appartiennent vraisemblablement à une espèce encore non décrite, distincte de celle du sud-est du Brésil. Il n’en existe à ce jour qu’un seul spécimen, provenant de Manaus. L’infortuné ibijau de l’hôpital de Cayenne revêt donc une importance toute particulière. Précieusement conservé, il sera envoyé à Paris pour rejoindre les collections scientifiques du MNHN.

Olivier Claessens

 

Références :

Claessens O., Pelletier V. & Ingels J. 2005. First records of White-winged Potoo Nyctibius leucopterusfor French Guiana. Alauda 73: 61-68.

Cohn-Haft M. 1993. Rediscovery of the White-winged Potoo (Nyctibius leucopterus). The Auk 110: 391-394.

Deville T., Claessens O. & Renaudier A. 2010. White-winged Potoo Nyctibius leucopterus: the first photos of a near-mythical bird. Neotropical Birding 6: 72-75.

 

Ibijau à ailes blanches, Cayenne 06/12/2017 © Quentin d’Orchymont

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mardi 12 décembre 2017
Mammifères
Liste des Mammifères de Guyane française

La Liste des Mammifères de Guyane française a été mise à jour par François Catzeflis (Université de Montpellier).

Depuis la précédente version de 2015, de nombreux changements (nomenclature, découverte de nouvelles espèces, synonymies..) sont intervenus, soulignant ainsi le dynamisme de la taxonomie et de la systématique et illustrant les efforts des naturalistes sur le terrain. Ainsi, la nouvelle liste comporte :

- 3 nouvelles espèces de chauves-souris,

- 3 nouvelles espèces de rongeurs,

- une deuxième espèce de Lamentin,

- et intègre le fait que les tatous à neuf bandes de Guyane sont une espèce distincte de Dasypus novemcinctus.

Cette liste inclut également les Mammifères marins.

Vous pouvez la télécharger ci-dessous. Elle est également en ligne et téléchargeable sur le site de l’association KWATA et sur celui de la SFEPM.

 

Olivier Claessens & François Catzeflis

Souris pygmée Oligoryzomys messorius, l’une des nouvelles espèces de la liste 2017 des Mammifères de Guyane © S. Barrioz

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 2 décembre 2017
Oiseaux
La photo du mois

La Réserve Naturelle de l’Ile du Grand Connétable se distingue une fois de plus cette année par l’accueil d’un migrateur rare !

On ne connaissait que 2 observations de Hibou des marais en Guyane, mentionnées dans l’ouvrage Oiseaux de Guyane (Tostain et al. 1992) : la première en juillet 1978 à Kourou, la seconde en juin 1984 sur l’aéroport de Rochambeau. L’observation d’un individu sur l’île du Grand Connétable le 10 novembre 2017 est donc exceptionnelle !

Le Hibou des marais Asio flammeus possède une vaste répartition dans les régions septentrionales d’Europe, d’Asie et d’Amérique, où il est migrateur, mais aussi en Amérique du Sud où il est réputé sédentaire de la Colombie au Guyana (sous-espèce pallidicaudus) et du sud du Brésil jusqu’en Patagonie. Habitant des milieux ouverts (toundra, marais, tourbières, savanes…), il évite donc le bloc amazonien. Il n’existe qu’une seule donnée confirmée au Suriname, en 2005.

Il est en revanche connu pour ses déplacements erratiques de grande ampleur en réponse aux fluctuations de ses proies, principalement des rongeurs. Qu’il vienne du Venezuela ou du sud du continent, la Guyane française est manifestement une destination marginale pour ce hibou.

Olivier Claessens

 

Hibou des marais Asio flammeus, RN du Grand Connétable 10/11/2017 © K. Pineau/RNC

posté par Olivier Claessens/gepog
 
vendredi 17 novembre 2017
Mammifères
Pourquoi les paresseux descendent-ils au sol ?

Arboricole par excellence, le paresseux passe la quasi-totalité de son temps dans les arbres, et ne descend qu’une fois par semaine pour faire ses besoins. Ce manège est intrigant, puisque lorsqu’il descend, il devient très vulnérable face aux prédateurs. Cette descente est de plus très coûteuse en énergie. Pourquoi alors ne pas déféquer depuis son arbre ?

Le paresseux ne vit en fait pas tout seul dans son arbre. Posés sur son pelage, se trouvent des papillons. Et lorsque le paresseux descend pour se soulager, ils en profitent : pour les spécimens qui s’apprêtent à pondre, la crotte du paresseux est idéale pour permettre aux papillons de se nourrir lorsque les larves auront éclos.

Cette association avec les papillons, compliquée par l'intervention d'algues colonisant la fourrure, permettrait à leur hôte par une symbiose complexe d'obtenir des bienfaits nutritionnels cachés. En effet, les poils du paresseux, qui contiennent de l'azote sont également conçus de façon à retenir l’eau de pluie. Avec ces deux éléments, le milieu est idéal pour permettre le développement de certaines algues. Ainsi, en se léchant pour se nettoyer, le paresseux mange ces algues particulièrement riches en glucides et en lipides digestes. Elles viennent naturellement compléter son alimentation en feuilles peu énergétiques.

Et plus les paresseux hébergent de papillons, plus les taux d'azote seraient importants, et plus les algues seraient nombreuses, offrant une source alimentaire plus importante. Les liens entre azote, algues et papillons sont encore peu clairs. L'azote pourrait provenir des crottes des papillons. Il pourrait aussi venir des crottes du paresseux et être ramené sur l'animal par les lépidoptères. Quant aux algues, elles ne serviraient pas forcément qu'à nourrir le paresseux. Elle pourrait aussi permettre de le défendre contre les prédateurs, en augmentant le camouflage.

Ce paresseux à trois doigts qui cherche à reprendre de la hauteur a été photographié dans la savane Césarée par Julien Bonnaud le 20/09/2017.

 

Benoit de Thoisy, pour Faune-Guyane

 

Paresseux à trois doigts Bradypus tridactylus, savane Césarée 20/09/2017 © Julien Bonnaud

posté par Olivier Claessens/gepog
 
lundi 13 novembre 2017
Oiseaux
La photo du mois d’octobre

La Sterne arctique est un oiseau rare en Guyane. Ses migrations de l’Arctique à l’Antarctique qui l’ont rendue célèbre la font passer annuellement au large de la Guyane, cependant elle reste essentiellement pélagique et elle est rarement vue près des côtes. Les premières observations en Guyane ont été réalisées seulement en 2011 depuis la plateforme d’exploration pétrolière de la société Tullow Oil au large de Cayenne (par Johan Chevalier) puis à l’occasion des missions d’inventaire pélagiques menées par le GEPOG (voir le rapport du CHG pour les années 2010-2011).

L’observation par Paul Lenrumé dans le Mahury est donc doublement exceptionnelle (sous réserve d’homologation par le CHG).

 

Sterne arctique (Sterna paradisaea), dégrad des Cannes 22/10/2017 © Paul Lenrumé

posté par Olivier Claessens/gepog
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