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mercredi 28 février 2018
Phasmes
La photo du mois

Presque un mois que les phasmes ont fait leur entrée dans Faune-Guyane et quel succès ! Ces insectes sont très difficiles à voir et l’équipe du GEPOG / ASPER ne s’attendait pas à voir autant de données en moins d’un mois. Merci à tous !

Déjà 6 espèces ! Stratocles tessulatus récolte la palme de l’abondance et ce n’est pas vraiment étonnant. En effet si la plupart des espèces de Phasmatodea tentent de passer inaperçues pour éviter de se faire manger, Stratocles tessulatus est sans doute le seul phasme de Guyane qui utilise des couleurs aposématiques jaune et noire pour convaincre ses prédateurs qu’il est impropre à la consommation (voir la photo de Quentin D’Orchymont).

Ainsi c’est le seul phasme qui peut se balader en pleine journée sans craindre les prédateurs. On peut les voir facilement, souvent par groupe, sur les pieds de Cecropia. Résultat : il est observé beaucoup plus souvent, et ce, bien que ce ne soit pas forcément le phasme le plus abondant de Guyane.

Des outils d’identification des phasmes de Guyane sont en cours d’élaboration. En attendant n’hésitez pas à continuer de m’envoyer vos photos.

Toni Jourdan, pour Faune-Guyane

 

Stratocles tessulatus, Saint-Laurent-du-Maroni, 11/02/2018 © Q. D’Orchymont

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 21 février 2018
Oiseaux
Combien de Faucons pèlerins à Cayenne ?

Le Faucon pèlerin (Falco peregrinus) ne se reproduit pas en Amérique du Sud, excepté sur la côte Pacifique et dans le sud de l’Argentine : visible en Guyane d’octobre à avril, il nous vient du Canada et des Etats-Unis pour passer ici la mauvaise saison. Il est fréquent de l’observer au repos sur un pylône ou sur une corniche d’immeuble, ou bien chasser les limicoles sur la côte ou les chauves-souris au-dessus des toits.

Mais combien d’individus hivernent ainsi dans l’agglomération de Cayenne (et ailleurs) ?

En 2011-2012, les observations avaient permis de dénombrer au moins une dizaine d’individus sur l’île de Cayenne, pour une population hivernante globale estimée à près de 500 individus. Ces valeurs méritent d’être actualisées et si possible affinées. Il serait intéressant de faire les mêmes recherches à Kourou et à Saint-Laurent, par exemple.

Pour faciliter ce travail, il est bon de savoir que chaque oiseau a ses habitudes, utilisant les mêmes perchoirs tout au long de la saison et même d’année en année si l’oiseau a survécu entre temps. L’un des individus de Cayenne est ainsi connu depuis 7 ans au moins. Il affectionne les positions dominantes : pylônes ou antennes, immeubles, grues de chantiers, grands arbres morts, voire des perchoirs bas mais isolés sur la côte… Les sites de repos ne sont généralement pas les mêmes que les postes de guet pour la chasse. En cas d’observation, il est donc important de noter précisément le lieu, l’heure et le type d’activité. L’âge (immature ou adulte) est aussi une information utile.

Olivier Claessens et Gil Jacotot

 

Faucon pèlerin (Falco peregrinus, sous-espèce tundrius) mâle adulte, Cayenne le 26/02/2012 © M. Giraud-Audine

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 14 février 2018
Mammifères
Tatous : avis de recherche

Roxane Schaub continue son étude sur les tatous et leurs maladies, à l’institut Pasteur. Le matériel est rare, aussi, si vous trouvez un tatou mort sur la route, ayez le réflexe de l’appeler sans tarder ! Pour cela, mettez son numéro dans votre répertoire téléphonique : 06 94 31 89 66. Et bien sûr, n’oubliez pas de signaler votre découverte sur Faune-Guyane !

Merci pour votre contribution.

 

Olivier Claessens et Roxane Schaub

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 7 février 2018
Phasmes
NOUVEAU : les Phasmes font leur entrée sur Faune-Guyane !

La famille Faune-Guyane continue de s’agrandir :

A partir de ce jour les Phasmes font leur entrée sur Faune-Guyane, sous la responsabilité de l’association ASPER qui rejoint donc les partenaires du GEPOG au sein du Comité de Pilotage. Elle y sera représentée par Toni Jourdan.

Une cinquantaine d’espèces de phasmes ont été répertoriées en Guyane, et d’autres sont en cours de description. Les représentants d’ASPER mettront prochainement à votre disposition des outils d’aide à l’identification et assureront la validation des données. Comme pour les libellules, des photos seront obligatoires pour chaque donnée saisie.

Phasmes, Odonates : deux raisons de plus de contribuer à Faune-Guyane.

Bonnes observations, et surtout bonne saisie sur Faune-Guyane !

Olivier Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 4 février 2018
Odonates
Les Odonates ouverts à tous sur Faune-Guyane !

Depuis 2014, vous avez la possibilité de saisir sur Faune-Guyane vos observations de libellules. Vous deviez toutefois pour cela vous signaler auprès d’un administrateur de la base pour avoir accès à ce groupe taxonomique. Cette période transitoire était nécessaire pour s’assurer que le taux d’erreurs n’était pas trop élevé et que la validation des données se faisait correctement.

Depuis le 31 janvier, les Odonates sont désormais accessibles à tous !

N’hésitez plus à signaler vos observations et à consulter les données et la galerie de photos de Faune-Guyane. Seule condition : sauf exceptions, les données saisies doivent impérativement être accompagnées de photos permettant de vérifier l’identité de la bête.

Le meilleur outil d’aide à l’identification des libellules de Guyane reste à ce jour le site de Denis Gaschignard. En attendant un guide auquel certains travaillent…

Olivier Claessens

 

Zenithoptera fasciata, Eskol le 22/12/2017 © O. Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
 
jeudi 1 février 2018
Consultation multicritères : du nouveau !

Faune-Guyane permet de signaler ses observations, d’archiver ses propres observations, mais aussi de consulter les observations des autres contributeurs. On peut ainsi faire des recherches sur une espèce, voir la liste des espèces observées sur un lieu donné et/ou à une période définie.

Jusqu’à présent, cette « consultation multicritères » était réservée aux personnes ayant fourni au moins 30 observations sur un mois. Pour les autres la consultation était limitée aux 15 derniers jours. L’objectif de cette mesure restrictive était d’une part de promouvoir la saisie de données (initialement limitées aux oiseaux) sur Faune-Guyane à son lancement, d’autre part de favoriser ceux qui contribuaient activement à la base de données. Un échange de bons procédés en quelque sorte : « plus on donne, plus on peut consulter ».

Le Comité de Pilotage de Faune-Guyane, réuni les 9 décembre et  20 janvier derniers, a décidé de supprimer ce quota, suivant ainsi l’exemple de la majorité des sites VisioNature. Désormais, chacun peut accéder librement à l’ensemble de la base et faire les recherches indépendamment de la date et de son niveau de contribution.

Il s’agit d’une mesure importante qui répond à une demande de beaucoup d’observateurs. En effet, s’il est aisé de noter 30 oiseaux dans le mois, il n’en va pas de même pour les autres groupes faunistiques présents sur Faune-Guyane, dont les observations sont plus difficiles et moins fréquentes.

Nous souhaitons ainsi rétablir l’égalité pour tous les naturalistes de Guyane et espérons favoriser ainsi l’arrivée de nouveaux observateurs. Nous espérons également que chacun jouera le jeu en contribuant à l’œuvre collective que constitue Faune-Guyane, en échange de cet accès élargi.

Bonne consultation à tous.

Olivier Claessens, pour Faune-Guyane

 

Polychrus marmoratus, Saint-Laurent-du-Maroni le 25/12/2013 © H. Breton

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 31 janvier 2018
Oiseaux
La photo du mois

Les râles et marouettes sont parmi les oiseaux les plus difficiles à observer. Vivant pour la plupart dans des milieux à végétation dense, extrêmement discrets et furtifs, ils sortent rarement à découvert. De ce fait, ils sont souvent méconnus à tous points de vue.

La Marouette à sourcils blancs (Porzana flaviventer) n’est connue en Guyane que depuis 2005, avec des observations épisodiques à Awala-Yalimapo et dans les rizières de Mana. Sa découverte en février 2017 par Alain Pataud et Bruno Lebrun au marais Leblond aux portes de Cayenne a été une heureuse surprise, permettant à de nombreux observateurs et photographes de faire connaissance avec ce beau rallidé.

Mais le statut de ces oiseaux restait incertain : l’espèce était-elle nicheuse ou seulement de passage en Guyane ?

L’observation par Gil Jacotot de deux poussins au marais Leblond est donc doublement exceptionnelle, en confirmant le statut reproducteur de l’espèce et en apportant des éléments inédits sur sa biologie. Ces photos sont des documents rares qui récompensent l’opiniâtreté de l’observateur, qui aurait pu se contenter de ses observations et photos précédentes de l’adulte.

Olivier Claessens

 

Poussin de Marouette à sourcils blancs (Porzana flaviventer), le 28/01/2018 © G. Jacotot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mardi 23 janvier 2018
Oiseaux
La migration de l’Hirondelle noire

L’Hirondelle noire (Progne subis) est l’un des oiseaux les plus populaires et les plus étudiés sur ses lieux de reproduction en Amérique du Nord. Dès le début du 20ème siècle elle avait presque totalement abandonné les sites de nidification naturels pour adopter les nichoirs artificiels abondamment mis à sa disposition. En revanche, son aire d’hivernage reste étonnamment méconnue.

L’Hirondelle noire a été identifiée avec certitude une seule fois en Guyane : un mâle adulte présent à Kourou les 19 et 21 novembre 2008 (A. Vinot, données homologuées).

Entre 2011 et 2014, 28 individus ont été équipés de balises GPS sur leurs lieux de reproduction en Pennsylvanie par la Purple Martin Conservation Association. Une vidéo sur Internet montre de manière spectaculaire leurs migrations jusqu’en Amazonie où elles ont passé l’hiver, et leur retour vers leur région d’origine.

Cette vidéo est riche de surprises et d’enseignements à toutes les étapes du cycle. On y découvre notamment de fréquents épisodes de rétro-migration, un erratisme hivernal pour plusieurs individus, un surprenant glissement vers le sud juste avant la remontée printanière, une vitesse de migration stupéfiante de la part de certains oiseaux notamment lors de la migration prénuptiale. Et au moins l’un d’eux est passé en Guyane avant de remonter vers le nord…

Olivier Claessens

sur une info d’Olivier Tostain

(voir la vidéo) Dance of the Migrating Martins

Hirondelle noire (Progne subis) (source Wikipedia)

posté par Olivier Claessens/gepog
 
lundi 15 janvier 2018
Oiseaux
En 2018, faites des listes !

Pour saisir vos observations sur Faune-Guyane, trois options s’offrent à vous :

http://files.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/modedemploi/pictosaisieLD.gif- la saisie sur le lieu-dit : peu précise, à éviter sauf cas particulier…

http://files.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/modedemploi/pictosaisieprcise.gif- la saisie d’une observation précise : à privilégier, car elle permet de pointer précisément sur la carte le lieu de l’observation (et l’habitat utilisé par l’oiseau). Elle permet aussi de vérifier sur la carte que l’on a choisi le bon lieu-dit…

http://files.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/modedemploi/pictosaisieformulaire.gif- la saisie par liste complète ou « formulaire journalier » : le top du top ! Elle consiste à noter toutes les espèces contactées sur le site et sur un laps de temps défini par vous, pouvant aller de 5 minutes à 2 heures (limites recommandées). L’application mobile NaturaList est particulièrement adaptée à la saisie par liste, et facilite par ailleurs la localisation précise.

Les experts d’une trentaine de pays réunis l’année dernière sont unanimes : la saisie de listes est celle qui apporte le plus d’informations et qui permet les analyses les plus poussées. Elle présente en effet deux avantages :

1°) on connait l’effort (la durée) d’observation,

2°) toutes les espèces identifiées ont été notées, autrement dit une espèce non notée est une espèce absente dans le laps de temps d’observation. Et ça change tout !

Bien entendu, les observations saisies de manière classique restent utiles ! Mais chaque fois que vous observez sans trop vous déplacer pendant au moins 5 minutes, choisissez l’option « saisie par liste » ou par « formulaire journalier ».

La France est très en retard dans la compilation de listes complètes par rapport aux autres pays. En Guyane, un seul observateur utilise de manière régulière et depuis le début ce mode de saisie ! Alors, à l’heure des bonnes résolutions pour 2018, tous à nos listes !

Olivier Claessens, pour Faune-Guyane

d’après une actualité publiée sur Faune-France.org

 

Moucherolle pie (Fluvicola pica), Cayenne 07/01/2018 © G. Jacotot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 10 janvier 2018
Oiseaux
Publication : Océanite de Swinhoe

Le 5 juin dernier, nous vous annoncions la capture exceptionnelle d’un Océanite de Swinhoe (Oceanodroma monorhis) sur l’île du Grand Connétable, qui constituait la première donnée de cet oiseau pélagique pour l’Amérique du Sud (voir l’actualité du 5 juin 2017).

Une publication scientifique relatant cette découverte et détaillant les critères d’identification de l’espèce vient de sortir dans la revue Revista Brasileira de Ornitologia - Brazilian Journal of Ornithology. Cet article (en anglais, à télécharger ci-dessous) fait également la synthèse des autres observations d’Océanite de Swinhoe en dehors de son aire de nidification actuellement connue en mer Jaune et en mer du Japon et pose la question de l’origine de ces oiseaux.

Référence :

Flood R.L., Simon J., Tribot J. & K. Pineau 2017. A Swinhoe's Storm-petrel (Hydrobates monorhis) in French Guiana: the first record for South America. Revista Brasileira de Ornitologia 25(3): 227-231.

 

Océanite de Swinhoe (Oceanodroma monorhis), île du Grand Connétable 25/05/2017 © J. Tribot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
jeudi 4 janvier 2018
2017 en quelques chiffres

Faune-Guyane en 2017, ce sont :

  • 848 observateurs inscrits, dont 145 nouveaux contributeurs ;
  • 80527 nouvelles données, soit une progression de 21 %, supérieure à celle des autres années !
  • dont 67134 observations d’oiseaux, 
  •          5723 observations de mammifères terrestres
  •          3649 observations d'amphibiens
  •          2233 observations de reptiles
  •            677 observations d’odonates (belle progression)
  •            499 observations de chiroptères
  •            361 observations de poissons et 270 observations de mammifères marins.

Au 31 décembre 2017, la base rassemblait 465 209 données. Chaque donnée contribue à améliorer nos connaissances sur la répartition, le statut, la phénologie et la biologie des espèces, pour une meilleure protection de la nature guyanaise. Merci à tous pour vos efforts et votre partage !

L’année 2018 s’annonce riche avec plusieurs nouveautés sur Faune-Guyane, dont nous nous ferons l’écho ici.

Toute l’équipe de Faune-Guyane vous souhaite d’excellentes observations naturalistes en 2018 !

 

Olivier Claessens, pour Faune-Guyane

 

Planiplax phoenicura, Saint-Laurent-du-Maroni, 01/10/2017 © G. Cantaloube

posté par Olivier Claessens/gepog
 
lundi 1 janvier 2018
Mammifères
La photo du mois de décembre

Le Pian à oreilles noires (Didelphis marsupialis) est une bête mal-aimée. Plus souvent vu sous forme de cadavre sur la route que dans son comportement, il est rare qu’il soit mis à l’honneur.

Cette photo du mois, prise par Jean-Claude Varlez, est donc une juste réparation envers un animal si proche de nous qu’il est trop souvent négligé, voire méprisé. Résistera-t-il à l’augmentation du trafic routier ? Saura-t-il s’adapter à l’urbanisation croissante de nos villes ?

On peut compter sur l’intelligence de ce marsupial opportuniste pour toujours tirer profit de l’homme. En attendant, ne nous y trompons pas… c’est lui qui nous surveille !

Olivier Claessens

 

Pian à oreilles noires (Didelphis marsupialis), Kourou 26/10/2017 © J.-C. Varlez

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mardi 26 décembre 2017
Oiseaux
Du rouge pour Noël

Les oiseaux comme les observateurs ont leurs habitudes, il suffit qu’elles coïncident pour que les données affluent. Mais que les uns ou les autres changent de site de prédilection, et voilà qu’une espèce peu commune devient soudain plus rare en apparence.

Le Tangara vermillon, un hivernant rare mais régulier en Guyane, est l’un de ceux-là. La découverte de quelques individus à Cayenne en 2010 a suscité une brusque recrudescence d’observations pendant 4 ans. Puis, le départ d’observateurs assidus, la disparition de la mangrove derrière l’IRD ou peut-être le changement d’habitudes de ces oiseaux ont fait chuter le nombre de données annuelles.

Au moins un mâle adulte et une femelle adulte peuvent être observés en ce moment à Montabo. Mais d’autres séjournent certainement dans d’autres quartiers, dans d’autres jardins, sur la bande côtière mais aussi dans l’intérieur (il y a plusieurs observations à Saül). Vous avez jusqu’à début mars pour les trouver, avant qu’ils ne repartent vers l’Amérique du Nord. Par chance, le mâle ne passe pas inaperçu !

Olivier Claessens

 

Tangara vermillon (Piranga rubra), Montabo 26/12/2017 © Olivier Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 20 décembre 2017
Oiseaux
Un ibijau inattendu à Cayenne !

Le 6 décembre dernier, un ibijau blessé était trouvé sur le parking de l’hôpital de Cayenne et amené au GEPOG par deux sympathisants. Enorme surprise pour ceux qui l’ont réceptionné : il s’agissait d’un Ibijau à ailes blanches (Nyctibius leucopterus) !

L’oiseau ayant une aile démise, certainement à la suite d’un choc, n’a pas survécu. Mais si l’histoire se finit mal pour lui, cette découverte est exceptionnelle à plus d’un titre.

Connue depuis le début du XIXe siècle grâce à deux spécimens en provenance de la forêt atlantique du sud-est du Brésil, l’espèce ne fut redécouverte qu’à la fin des années 1980 en Amazonie (région de Manaus) (Cohn-Haft 1993). Il est aujourd’hui connu du Pérou à la Guyane française. Les premières données en Guyane datent de 1995 (Claessens et al. 2005, Deville et al. 2010), à la suite de quoi l’Ibijau à ailes blanches a été observé dans plus de 20 localités (données du Comité d’Homologation de Guyane). Il s’agit d’un oiseau forestier qui, s’il tolère la forêt secondaire ou fragmentée, reste cantonné au bloc forestier.

Comment cet oiseau forestier s’est-il retrouvé en plein Cayenne, et d’où venait-il ? Les collines boisées de l’île de Cayenne pourraient-elles abriter des Ibijaux à ailes blanches ? Ou cette observation trahit-elle des capacités de dispersion insoupçonnées ?

Les Ibijaux à ailes blanches de Guyane et d’Amazonie appartiennent vraisemblablement à une espèce encore non décrite, distincte de celle du sud-est du Brésil. Il n’en existe à ce jour qu’un seul spécimen, provenant de Manaus. L’infortuné ibijau de l’hôpital de Cayenne revêt donc une importance toute particulière. Précieusement conservé, il sera envoyé à Paris pour rejoindre les collections scientifiques du MNHN.

Olivier Claessens

 

Références :

Claessens O., Pelletier V. & Ingels J. 2005. First records of White-winged Potoo Nyctibius leucopterusfor French Guiana. Alauda 73: 61-68.

Cohn-Haft M. 1993. Rediscovery of the White-winged Potoo (Nyctibius leucopterus). The Auk 110: 391-394.

Deville T., Claessens O. & Renaudier A. 2010. White-winged Potoo Nyctibius leucopterus: the first photos of a near-mythical bird. Neotropical Birding 6: 72-75.

 

Ibijau à ailes blanches, Cayenne 06/12/2017 © Quentin d’Orchymont

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mardi 12 décembre 2017
Mammifères
Liste des Mammifères de Guyane française

La Liste des Mammifères de Guyane française a été mise à jour par François Catzeflis (Université de Montpellier).

Depuis la précédente version de 2015, de nombreux changements (nomenclature, découverte de nouvelles espèces, synonymies..) sont intervenus, soulignant ainsi le dynamisme de la taxonomie et de la systématique et illustrant les efforts des naturalistes sur le terrain. Ainsi, la nouvelle liste comporte :

- 3 nouvelles espèces de chauves-souris,

- 3 nouvelles espèces de rongeurs,

- une deuxième espèce de Lamentin,

- et intègre le fait que les tatous à neuf bandes de Guyane sont une espèce distincte de Dasypus novemcinctus.

Cette liste inclut également les Mammifères marins.

Vous pouvez la télécharger ci-dessous. Elle est également en ligne et téléchargeable sur le site de l’association KWATA et sur celui de la SFEPM.

 

Olivier Claessens & François Catzeflis

Souris pygmée Oligoryzomys messorius, l’une des nouvelles espèces de la liste 2017 des Mammifères de Guyane © S. Barrioz

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 2 décembre 2017
Oiseaux
La photo du mois

La Réserve Naturelle de l’Ile du Grand Connétable se distingue une fois de plus cette année par l’accueil d’un migrateur rare !

On ne connaissait que 2 observations de Hibou des marais en Guyane, mentionnées dans l’ouvrage Oiseaux de Guyane (Tostain et al. 1992) : la première en juillet 1978 à Kourou, la seconde en juin 1984 sur l’aéroport de Rochambeau. L’observation d’un individu sur l’île du Grand Connétable le 10 novembre 2017 est donc exceptionnelle !

Le Hibou des marais Asio flammeus possède une vaste répartition dans les régions septentrionales d’Europe, d’Asie et d’Amérique, où il est migrateur, mais aussi en Amérique du Sud où il est réputé sédentaire de la Colombie au Guyana (sous-espèce pallidicaudus) et du sud du Brésil jusqu’en Patagonie. Habitant des milieux ouverts (toundra, marais, tourbières, savanes…), il évite donc le bloc amazonien. Il n’existe qu’une seule donnée confirmée au Suriname, en 2005.

Il est en revanche connu pour ses déplacements erratiques de grande ampleur en réponse aux fluctuations de ses proies, principalement des rongeurs. Qu’il vienne du Venezuela ou du sud du continent, la Guyane française est manifestement une destination marginale pour ce hibou.

Olivier Claessens

 

Hibou des marais Asio flammeus, RN du Grand Connétable 10/11/2017 © K. Pineau/RNC

posté par Olivier Claessens/gepog
 
vendredi 17 novembre 2017
Mammifères
Pourquoi les paresseux descendent-ils au sol ?

Arboricole par excellence, le paresseux passe la quasi-totalité de son temps dans les arbres, et ne descend qu’une fois par semaine pour faire ses besoins. Ce manège est intrigant, puisque lorsqu’il descend, il devient très vulnérable face aux prédateurs. Cette descente est de plus très coûteuse en énergie. Pourquoi alors ne pas déféquer depuis son arbre ?

Le paresseux ne vit en fait pas tout seul dans son arbre. Posés sur son pelage, se trouvent des papillons. Et lorsque le paresseux descend pour se soulager, ils en profitent : pour les spécimens qui s’apprêtent à pondre, la crotte du paresseux est idéale pour permettre aux papillons de se nourrir lorsque les larves auront éclos.

Cette association avec les papillons, compliquée par l'intervention d'algues colonisant la fourrure, permettrait à leur hôte par une symbiose complexe d'obtenir des bienfaits nutritionnels cachés. En effet, les poils du paresseux, qui contiennent de l'azote sont également conçus de façon à retenir l’eau de pluie. Avec ces deux éléments, le milieu est idéal pour permettre le développement de certaines algues. Ainsi, en se léchant pour se nettoyer, le paresseux mange ces algues particulièrement riches en glucides et en lipides digestes. Elles viennent naturellement compléter son alimentation en feuilles peu énergétiques.

Et plus les paresseux hébergent de papillons, plus les taux d'azote seraient importants, et plus les algues seraient nombreuses, offrant une source alimentaire plus importante. Les liens entre azote, algues et papillons sont encore peu clairs. L'azote pourrait provenir des crottes des papillons. Il pourrait aussi venir des crottes du paresseux et être ramené sur l'animal par les lépidoptères. Quant aux algues, elles ne serviraient pas forcément qu'à nourrir le paresseux. Elle pourrait aussi permettre de le défendre contre les prédateurs, en augmentant le camouflage.

Ce paresseux à trois doigts qui cherche à reprendre de la hauteur a été photographié dans la savane Césarée par Julien Bonnaud le 20/09/2017.

 

Benoit de Thoisy, pour Faune-Guyane

 

Paresseux à trois doigts Bradypus tridactylus, savane Césarée 20/09/2017 © Julien Bonnaud

posté par Olivier Claessens/gepog
 
lundi 13 novembre 2017
Oiseaux
La photo du mois d’octobre

La Sterne arctique est un oiseau rare en Guyane. Ses migrations de l’Arctique à l’Antarctique qui l’ont rendue célèbre la font passer annuellement au large de la Guyane, cependant elle reste essentiellement pélagique et elle est rarement vue près des côtes. Les premières observations en Guyane ont été réalisées seulement en 2011 depuis la plateforme d’exploration pétrolière de la société Tullow Oil au large de Cayenne (par Johan Chevalier) puis à l’occasion des missions d’inventaire pélagiques menées par le GEPOG (voir le rapport du CHG pour les années 2010-2011).

L’observation par Paul Lenrumé dans le Mahury est donc doublement exceptionnelle (sous réserve d’homologation par le CHG).

 

Sterne arctique (Sterna paradisaea), dégrad des Cannes 22/10/2017 © Paul Lenrumé

posté par Olivier Claessens/gepog
 
vendredi 20 octobre 2017
Mammifères marins
REMMOA : Recensement de la grande faune marine de Guyane

Les scientifiques du programme REMMOA (REcensement des Mammifères marins et autre Mégafaune pélagique par Observation Aérienne) étaient de retour en Guyane au mois d'octobre, après leur premier passage en 2008. Financé par l’Agence Française pour la Biodiversité (AFB) et mis en œuvre par l’observatoire PELAGIS de l’Université de La Rochelle, REMMOA est un programme national qui vise à améliorer nos connaissances sur les populations de mammifères et oiseaux marins, les raies, requins et tortues marines des espaces océaniques ultramarins. En effet, avec 11 millions de km², la France possède la deuxième plus grande ZEE (Zone Économique Exclusive) mondiale après les États-Unis.

Pendant deux semaines, deux avions et une dizaine d’observateurs ont survolé les eaux guyanaises à faible vitesse (180 km/h) et à faible altitude (200 m) afin de référencer et cartographier la grande faune marine présente sur notre territoire. Engagé depuis plusieurs années dans l’étude et la conservation de la faune marine guyanaise, le GEPOG est partenaire de ces inventaires à grande échelle.

Malgré les nombreuses idées reçues sur nos eaux guyanaises (turbides et pauvres), l’étude a une nouvelle fois démontré que notre territoire n’est pas uniquement tourné vers la forêt ! Lors des 90 heures de survol effectués, une quinzaine d’espèces de cétacés a été observée, telles que la Sotalie (Sotalia guianensis), le Grand Dauphin (Tursiops truncatus), le Dauphin tacheté pantropical (Stenella attenuata), le Dauphin à long bec (Stenella longirostris), le Grand Cachalot (Physeter macrocephalus), l’Orque (Orcinus orca) ou encore la Baleine à bosse (Megaptera novaeangliae).

Concernant les poissons, une très grande concentration de Raies manta (Manta birostris) a été constatée non loin des côtes. Quelques Poissons lunes (Mola mola) ont également été observés ainsi que plusieurs espèces de requins, comme le Requin tigre (Galeocerdo cuvier), les requins marteaux (Sphyrnidae spp.) ou encore le mythique Requin baleine (Rhincodon typus).

Les oiseaux sont aussi concernés par cet inventaire, mais l’identification jusqu'à l'espèce reste compliquée en avion. Notons néanmoins les classiques sternes (Sterne royale et Sterne de Cayenne) et la Mouette atricille. Quelques oiseaux plus rares ont aussi été aperçus au large comme des océanites, des labbes, des puffins ou encore le Fou masqué.

Ces premiers résultats ont été présentés lors d’une soirée GEPOG exceptionnelle le 11 octobre dernier.

Toutes ces observations viennent ainsi confirmer les conclusions du précédent passage de REMMOA en 2008 et les autres inventaires réalisés jusqu'à présent au large (inventaire pélagique du GEPOG en 2011-2012 par exemple) : les eaux guyanaises abritent une importante densité et diversité d'espèces marines !

 

Antoine Baglan, pour Faune-Guyane

 

Orque (Orcinus orca) au large de la Guyane, mission REMMOA, octobre 2017 © A. Baglan/AFB/PELAGIS/GEPOG

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 15 octobre 2017
Oiseaux
Les Visiteurs

Avec la saison sèche revient le temps des migrateurs d’origine boréale. Sur les 730 espèces d’oiseaux recensées en Guyane, seulement 53 (7 %) sont des migrateurs réguliers venant d’Amérique du Nord.

Les Parulines jaunes sont de retour depuis le 11 septembre (premières signalées par Roland Jantot), mais les données restent peu nombreuses. Les autres parulines (striée, flamboyante, des ruisseaux, à gorge orangée…) se font désirer…

Le passage des limicoles battait son plein en septembre, mais il reste bien actif en octobre. C’est le moment de chercher le rare Bécasseau d’Alaska dans les bandes de Bécasseaux semipalmés… Bonne chance ! N’oubliez pas que beaucoup de limicoles sont bagués à l’aide de petits drapeaux colorés et numérotés ("flags"): ces informations (si possible accompagnées de photos) nous permettent de suivre les migrations de ces individus année après année.

Enfin, les Faucons pèlerins sont eux aussi de retour. Celui qui a ses habitudes avenue Voltaire à Cayenne est attendu vers la fin du mois, mais les premiers oiseaux cette année ont été vus à Cayenne par Valérie Ménoret dès le 6 octobre (une date record !). Plusieurs individus hivernent à Cayenne : à vous de découvrir leurs gîtes quotidiens !

Olivier Claessens

                                 

Tournepierre à collier Arenaria interpres bagué, Cayenne 05/02/2015 © P. Ingremeau

posté par Olivier Claessens/gepog
 
lundi 2 octobre 2017
Mammifères
La photo du mois

C’est une aventure pas banale et assez effrayante qu’ont vécue Mathias Fernandez et ses compagnons le 11 septembre dernier.

Si le jaguar ne craint pas l’homme, les attaques sur des personnes sont heureusement rarissimes et le plus souvent le fait de femelles croyant leur progéniture menacée.

Rencontrer un jaguar est le rêve de tout naturaliste qui vient en Guyane ou en Amazonie. Mais pas si près !

 

Jaguar (Panthera onca), Mapaou 11/09/2017 © M. Fernandez

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mardi 12 septembre 2017
Mammifères
Enquête : les Murinae (rats, souris) invasifs en Guyane

Dans le cadre de l’écriture d’une synthèse sur le statut des trois espèces invasives de rongeurs (la Souris grise Mus musculus, le Rat noir Rattus rattus, le Rat d'égouts Rattus norvegicus) en Guyane, François Catzeflis recherche le maximum de données inédites concernant ces 3 espèces :

- des observations "fiables" (attention: la distinction des deux espèces de rats est délicate), avec photos si possible, sinon avec brève description mentionnant les caractères qui permettent de ne pas confondre avec une espèce indigène ;

- des données de reproduction (par exemple: nid de Rats noirs dans la maison des Pripris de Yiyi) ;

- des données de comportement (par exemple: des Rats d’égout effectuent de la prédation sur les poussins de telle ou telle espèce de sterne), etc.

Merci de signaler ces observations sur Faune-Guyane ; elles seront transmises à François Catzeflis. Vous pouvez aussi les lui envoyer personnellement, sans oublier toutefois Faune-Guyane…

Des données "négatives" sont également intéressantes, du genre : "les Souris grises n'ont jamais été vues ou capturées dans le carbet de la Reserve Trésor sauf une fois en juin 2010" ou encore "à Matoury mon chat me ramène régulièrement des petits rongeurs (Zygodontomys brevicauda, Hylaeamys megacephalus) mais jamais une Souris grise ".

La carte jointe montre l'état des connaissances à partir des bases de données de François Catzeflis (spécimens ; biopsies et typage moléculaire ; observations antérieures à 2017).

Merci par avance !

francois.catzeflis@univ-montp2.fr

Rat noir (Rattus rattus), Macouria 11/01/2015 © V. Tanqueray

 

posté par Olivier Claessens/gepog
 
vendredi 1 septembre 2017
Mammifères
La photo du mois

Le Saki à face pâle (Pithecia pithecia) est le plus discret des singes guyanais. Bien qu'il soit répandu à travers le bloc forestier et jusque sur ses marges secondarisées et morcelées, il est rarement observé. Jamais abondant, il vit en petits groupes familiaux qui évoluent dans les strates moyennes du sous-bois. Les rencontres avec ce singe sont presque toujours furtives : son agilité et sa méfiance sont aussi grandes que sa discrétion et il a tôt fait de disparaître en quelques bonds silencieux dans les frondaisons.

C'est donc une chance quand on peut l'observer à loisir, comme cette femelle photographiée par Audrey Canziani au Bagne des Annamites.

 

Saki à face pâle Pithecia pithecia, Bagne des Annamites 29/08/2017 © A. Canziani

posté par Olivier Claessens/gepog
 
vendredi 18 août 2017
Oiseaux
Coulicous d'Euler et de Vieillot : ouvrons l'œil…

Les coulicous migrateurs sont des oiseaux fantasques : il y a des années avec, et des années sans. Cela s'applique autant au Coulicou de Vieillot (Coccyzus melacorhyphus) et au Coulicou d'Euler (Coccyzus euleri), migrateurs austraux présents en Guyane entre juillet et septembre, qu'au Coulicou à bec jaune (Coccyzus americanus), migrateur boréal qui passe en Guyane de mars à mai et en octobre-novembre.

Cette forte variabilité d'abondance que l'on observe en Guyane n'a semble-t-il pas été constatée dans les autres pays, mais je serais surpris qu'elle n'ait pas lieu. Les coulicous ont une alimentation spécialisée, composée principalement de chenilles urticantes, et on peut facilement imaginer que des fluctuations d'abondance de ces dernières (dans leur aire de reproduction ou sur les routes de migration et zones d'hivernage, dont fait partie la Guyane) soient à l'origine de ces variations. Cette hypothèse reste cependant à étayer…

Toujours est-il que ces oiseaux ont été particulièrement rares en Guyane ces dernières années. Or, Brice de la Croix vient d'observer un probable Coulicou d'Euler sur la crique Kounana à Roura. Cette observation pourrait en appeler d'autres : 2017 sera-t-elle une année à Coulicous d'Euler ?

Pour rencontrer cette espèce rare et méconnue, il faut aller sur les pistes forestières et être attentif au chant ou aux cris caractéristiques du coulicou. Ces oiseaux réagissent très bien à la repasse. Les cris trahissent parfois la présence de plusieurs individus. Une nidification occasionnelle n'est pas à exclure, comme on l'a vu à Guatemala en 2013.

Le Coulicou de Vieillot quant à lui se rencontre plutôt dans les milieux semi-ouverts du littoral, plus particulièrement dans les zones humides.

Dans tous les cas, en cas d'observation d'un coulicou, n'oubliez pas que ces trois espèces sont difficiles à identifier (voir le document ci-dessous) et soumises à homologation : une photo, un enregistrement ou à défaut une bonne description seront nécessaires pour valider la donnée. Seul le Coulicou manioc (Coccyzus minor), sédentaire, est visible toute l'année en Guyane et non soumis à homologation.

Bonne chance !

Olivier Claessens

 

Bibliographie :

Claessens O., Brammer F.P., Deville T. & Renaudier A. 2011. First documented records of Pearly-breasted Cuckoo Coccyzus euleri for French Guiana, and an overlooked specimen from Ecuador. Bulletin of the British Ornithologists’ Club 131: 128-133.

Claessens O., Giraud-Audine M., Royer F. & Sénécaux L. 2017. What is the breeding range and breeding season of Pearly-breasted Cuckoo Coccyzus euleri? New records and breeding in French Guiana. Bulletin of the British Ornithologists’ Club 137: 3-11.

 

Coulicou d'Euler (Coccyzus euleri), route de Guatemala 01/09/2013 © M. Giraud-Audine

Document à télécharger :  Identification_des_coulicous-6710.pdf
posté par Olivier Claessens/gepog
 
mardi 15 août 2017
Oiseaux
Vient de paraître : Neotropical Owls – Diversity and Conservation

Deux ans après une première version numérique, l'ouvrage Neotropical Owls – Diversity and Conservation (en anglais) vient d'être édité. Il détaille la situation de tous les rapaces nocturnes d'Amérique du Sud, pays par pays.

A cette occasion, le chapitre Owls of French Guiana (par O. Claessens, N. de Pracontal et J. Ingels) a été entièrement révisé, mis à jour et complété de données inédites. Il dresse désormais un tableau quasi exhaustif de nos connaissances sur le statut, la répartition, l'écologie (habitats, alimentation) et la reproduction des 13 espèces de chouettes et hiboux de Guyane.

Pour ce travail, les données de Faune-Guyane ont été largement exploitées. C'est donc grâce aux contributions de tous les observateurs que ce chapitre a pu être écrit. Cet exemple illustre parfaitement l'intérêt et la valeur de toutes vos observations transmises sur Faune-Guyane. Merci à tous !

L'ouvrage relié est disponible auprès de l'éditeur Springer Verlag ou sur les sites de vente en ligne au modeste prix de 126 £ (146 $, ou 116 € selon les sites). Il existe aussi en version électronique. Le contrat passé avec l'éditeur nous interdit de mettre en ligne sur Faune-Guyane le chapitre Owls of French Guiana, mais nous pouvons l'envoyer individuellement (en pdf) à tous ceux qui en feront la demande.

Olivier Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
 
jeudi 3 août 2017
Oiseaux
La rareté des espèces

Le niveau de rareté des espèces d'oiseaux a été entièrement revu et mis à jour sur Faune-Guyane. Il est indiqué par un code couleur sur le nom de l'espèce : très rare, rare, peu fréquente, commune, très commune, échappée, ou encore jamais observée en Guyane.

Ces notions sont cependant toutes relatives : la rareté réelle (qui peut résulter d'une densité faible mais homogène, comme celle de la Harpie huppée, ou d'un habitat réduit ou dispersé, comme celui du Tyranneau barbu) et la rareté des observations (qui peut résulter du comportement de l'oiseau ou de la répartition des observateurs) sont deux choses différentes qui influent sur notre perception du statut d'une espèce.

Ces statuts doivent donc être pris avec précaution et non comme des valeurs fermes et définitives. Entre "rare" et "peu fréquente", ou entre "peu fréquente" et "commune", la frontière est floue et sujette à interprétation. Ces niveaux de rareté affichés, qui pourront être affinés par la suite, peuvent donc donner lieu à d'interminables débats. Ils n'ont pas d'autre prétention que de donner une idée, généralement juste, de la fréquence de chaque espèce et de la probabilité de l'observer.

Certaines espèces rares sont soumises à homologation : signalées par le pictogramme Donnée à soumettre au CHG, elles doivent faire l'objet d'une fiche descriptive envoyée au CHG (à moins que la donnée soit accompagnée d'une photo ou d'un enregistrement). Leur liste a aussi été mise à jour.

Bonnes observations ! Et n'oubliez pas que toutes les espèces, même les plus communes, sont intéressantes et doivent être notées sur Faune-Guyane

Olivier Claessens

 

Tyranneau barbu (Polystictus pectoralis), une espèce rare en Guyane © Gil Jacotot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
lundi 31 juillet 2017
Oiseaux
La photo du mois

Les éperviers sont parmi les oiseaux les plus difficiles à observer en Guyane. Observer et photographier une scène de prédation est encore plus exceptionnel, car ils ajoutent à leur rareté (réelle ou apparente) une extrême discrétion.

L'Epervier nain n'échappe pas à la règle. Peu d'informations ont été publiées sur son régime alimentaire ; la photo de Roland Jantot d'un mâle (probable) d'Epervier nain venant de capturer un Manakin tijé revêt donc un intérêt particulier.

Faune-Guyane contient désormais 4 données avec proies identifiées pour cet épervier. Outre ce Manakin tijé, il s'agit d'un Merle leucomèle (Vincent Tanqueray), d'un Tangara à crête fauve (Laetitia Proux), d'un Cabézon tacheté (Philippe Gaucher), auxquels s'ajoutent quelques colibris indéterminés (Frédéric Royer, Alexandre Vinot) et une attaque sur un Tangara des palmiers (Alexandre Vinot).

Olivier Claessens

 

Epervier nain (Accipiter superciliosus), Macouria, 27/07/2017 © R. Jantot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 22 juillet 2017
Oiseaux
MOTUS livre ses premiers résultats en Guyane

A l'automne 2016, Yves AUBRY, de l'Environnement Canada, est venu en Guyane pour installer des antennes réceptrices dans le cadre du projet MOTUS. Il s'agit d'un système de suivi de la petite faune par un réseau de stations de télémétrie automatisées et coordonnées, mis en place par Etudes d'Oiseaux Canada. Les animaux (oiseaux, chiroptères et même gros papillons migrateurs) sont équipés d'émetteurs miniaturisés dont les signaux peuvent être captés par des antennes réceptrices dispersées sur tout le continent américain.

Quatre antennes ont ainsi été déployées le long de la côte guyanaise, en partenariat avec le GEPOG, afin de suivre les déplacements des limicoles équipés en Amérique du Nord : à Cayenne, à Kourou, dans les rizières de Mana et dans la réserve naturelle de l'Amana à Awala-Yalimapo. Les premières données enregistrées par le site de Cayenne viennent d'être analysées.

On apprend ainsi que 9 oiseaux équipés au Canada ont été détectés à Cayenne entre les 29 septembre 2016 et 29 juin 2017 :

- 3 Bécasseaux maubèches juvéniles bagués à Mingan (Québec) par l'équipe d'Yves Aubry les 1, 4 et 29 septembre respectivement et signaux captés ensemble le 4 ou 5 novembre ;

- 2 Courlis corlieux marqués par Diana Hamilton (Nouveau Brunswick, Canada) et contactés, l'un par deux fois début octobre 2016, l'autre début janvier 2017 ;

- 2 Bécasseaux semipalmés contactés le 11 octobre et le 7 janvier respectivement ;

- les deux derniers oiseaux n'ont pas encore été identifiés.

Nous attendons les résultats des antennes de Kourou, Mana et Awala-Yalimapo. A suivre !

 

Olivier Claessens

 

Courlis corlieu (Numenius phaeopus hudsonicus) © O. Tostain

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 1 juillet 2017
Mammifères marins
La photo du mois

Actuellement, Faune-Guyane ne permet pas de saisir des observations en mer loin au large, une situation qui sera, nous l'espérons, corrigée un jour. C'est pourquoi cette donnée, comme d'autres, n'y figure pas encore. Cette Photo du mois constitue donc une exception à la règle qui veut que seules des photos et observations entrées dans la base peuvent être sélectionnées.

Le 10 juin 2017, lors d’une sortie en mer menée par l’équipe de la Réserve Naturelle de l’Ile du Grand-Connétable accompagnée de bénévoles du GEPOG, un groupe de Dauphins communs a été rencontré !

Le groupe, composé de moins de dix individus, a été observé à environ 25 km au large des Ilets de Cayenne sur des profondeurs d’une trentaine de mètres. Une observation plutôt rare dans cette zone où les eaux sont encore turbides et sous l’influence des fleuves. Jusque-là, seulement 6 observations de Delphinus delphis avaient été effectuées en Guyane et localisées dans des eaux plus claires au large des Iles du Salut et sur le plateau continental (E. Hansen, 2003 ; Inventaires pélagiques du GEPOG, 2011-2012).

Ce dauphin a une forme hydrodynamique et les individus se reconnaissent en mer au motif en sablier présent sur les flancs de couleurs ocre et gris pâle. Les animaux mesurent entre 1,9 et 2,5 mètres pour un poids variant entre 80 et 230 kg.

Une nouvelle observation qui vient donc enrichir la base de données sur les mammifères marins présents en Guyane et qui encourage les experts à en savoir plus sur ces espèces !

 

Amandine Bordin

référente "Mammifères marins" pour Faune-Guyane

 

Dauphin commun, Delphinus delphis, 10/06/2017 (© A. Bordin/RNNC)

posté par Olivier Claessens/gepog
 
jeudi 29 juin 2017
La Liste rouge des espèces menacées en Guyane

L'UICN-France et le Muséum National d'Histoire Naturelle viennent de publier (le 21 juin dernier) la Liste rouge régionale des vertébrés menacés en Guyane. Cette Liste rouge concerne les poissons d'eau douce, les amphibiens et reptiles, les oiseaux, les chiroptères, les mammifères terrestres non volants et les mammifères marins, soit 1520 espèces au total. L'évaluation de la situation de chacune d'entre elles a nécessité deux ans de travail et s'est appuyée en grande partie sur les données de Faune-Guyane.

166 espèces se révèlent menacées (catégories CR "en danger critique", EN "en danger" ou VU "vulnérable"), soit 11% du total. Cette proportion varie selon les groupes, de 3% chez les poissons à 16% chez les mammifères marins.

Les principales menaces pesant sur les vertébrés de Guyane sont la destruction ou l'altération de leur habitat, en particulier celle des savanes et des forêts littorales, les projets miniers ou de barrages hydroélectriques, ainsi que les chantiers d'orpaillage clandestins avec la pollution des cours d'eau qui les accompagne, la chasse ou la pêche côtière. Par ailleurs la situation reste mal connue pour de nombreuses espèces forestières qui ont été classées en catégorie DD ("données insuffisantes") et qui méritent notre vigilance en même temps qu'un effort particulier d'étude.

Nous ne manquerons pas de revenir plus en détails sur ces résultats.

Ceux-ci constituent désormais une base scientifique pour orienter les stratégies de conservation. Ils permettent d’établir des priorités d’actions pour les espèces menacées et les milieux naturels les plus sensibles, et contribuent à orienter les efforts de connaissance pour les espèces les plus méconnues.

Ce travail impulsé et soutenu par la DEAL Guyane a été mis en œuvre grâce aux associations et structures de référence sur le territoire (GEPOG, Kwata, Biotope, Hydreco et OSL). Il s’inscrit dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, portée par le Comité français de l’UICN et le MNHN.

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 17 juin 2017
Amphibiens
L’identification des rainettes du genre Scinax

Scinax ! Un nom compliqué pour un groupe de rainettes un peu obscur. A première vue, l'identification des rainettes du genre Scinax est un vrai défi pour les naturalistes. Mais finalement, on en revient toujours au bon vieux jeu des 7 erreurs ! Cette nouvelle clé illustrée vous permettra d'explorer les différences parfois subtiles entre les espèces. Vous pourrez ainsi renseigner vos données en toute confiance sur Faune-Guyane. Si vous avez un doute, pas de problème : contactez-nous sur le forum Herpetoguyane.

Un détail d'importance cependant : en grec, Scinax signifie "rapide". Bonne chance !

Maël Dewynter

posté par Olivier Claessens/gepog
 
lundi 5 juin 2017
Oiseaux
Une première pour l'Amérique du Sud !

Le 25 mai 2017, l'équipe de la Réserve Naturelle de l'île du Grand Connétable s'est encore distinguée. Jonathan Simon, élève de BTS GPN au Lycée Agricole de Matiti, en stage à la Réserve, a eu un bon réflexe en capturant un océanite venu se poser à ses pieds après avoir heurté le toit du carbet, à la tombée de la nuit. A l'examen de l'oiseau en main, surprise : celui-ci ne présentait aucune trace de blanc sur le croupion.

Peu d'espèces parmi les océanites possèdent ce critère. D'autres particularités de plumage le distinguaient de l'Océanite culblanc (Oceanodroma leucorhoa), l'espèce la plus courante au large de la Guyane. La biométrie et les photos envoyées à des spécialistes français et américains de ces oiseaux pélagiques ont permis de confirmer les premiers soupçons : il s'agissait bel et bien d'un Océanite de Swinhoe (Oceanodroma monorhis), une espèce encore inconnue en Amérique du Sud !

L'Océanite de Swinhoe est relativement commun dans l'Océan Indien et le Pacifique ouest, ses rares colonies de reproduction connues à ce jour se trouvant sur des îles de la mer du Japon. Cependant, des observations répétées dans l'Atlantique nord depuis les années 1990 laissent penser à l'existence d'une population encore inconnue, notamment dans l'archipel des Îles Selvagens au large du Portugal (Bretagnolle et al. 1991, Silva et al. 2016).

 

Références :

Silva M.C., Matias R., Ferreira V., Paulo Catry P. & Granadeiro J.P. (2016). Searching for a breeding population of Swinhoe’s Storm-petrel at Selvagem Grande, NE Atlantic, with a molecular characterization of occurring birds and relationships within the Hydrobatinae. Journal of Ornithology 157: 117-123. DOI 10.1007/s10336-015-1257-7.

Bretagnolle V., Carruthers M., Cubitt M., Bioret F. & Cuillandre J.P. (1991). Six captures of a dark-rumped, fork-tailed storm-petrel in the northeastern Atlantic. Ibis 133(4): 351-356.

 

Océanite de Swinhoe (Oceanodroma monorhis), île du Grand Connétable 25/05/2017 © Jérémie Tribot/RNNC

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 31 mai 2017
Amphibiens
La photo du mois

Les Leptodactyles du groupe L. podicipinus sont un véritable casse-tête pour les batrachologues.

Grâce aux études génétiques du CNRS Guyane, on sait que 4 espèces sont présentes en Guyane. Trois d'entre elles sont relativement bien connues (critères morphologiques, coloration, chant), mais une espèce demeurait mystérieuse car elle n'avait jamais été observée dans la nature. L'unique preuve de sa présence en Guyane provenait de l'ADN de jeunes spécimens collectés des années auparavant et associés à une localité peu précise : "Kaw"...

Le 20 mai 2017, grâce à la vigilance de l'équipe de la RN de Kaw-Roura, nous avons eu la première mention guyanaise bien documentée (une localité précise, un auteur, une date et des photos) de cette espèce mystérieuse : son nom provisoire - barbare - est : Leptodactylus sp.4 gr. podicipinus E "litto. Est"... Un grand pas en avant, donc. Mais tout reste à faire : enregistrer son chant et apprendre à bien la reconnaître pour étudier sa répartition afin de connaître son statut de conservation... Au boulot !

Maël Dewynter, pour Faune-Guyane

 

Leptodactylus sp.4 gr. podicipinus E "litto. Est" © M. Dewynter

posté par Olivier Claessens/gepog
 
vendredi 19 mai 2017
Oiseaux
Comptage des Onorés agamis

Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de conservation du Héron agami (élaboré en 2015 par Anna Stier et James A. Kushlan pour le GEPOG et le groupe HeronConservation de l'UICN), les deux colonies connues en Guyane ont fait l'objet d'un recensement, le 26 avril et le 5 mai derniers. Sur la première, au sud de Maripasoula, une trentaine de nids ont été dénombrés. Sur la seconde, au cœur des marais de Kaw, 1663 nids ont pu être comptés, soit légèrement plus qu'en 2016.

Rappelons que les marais de Kaw hébergent la deuxième plus grosse colonie connue d'Onorés agamis, récemment détrônée par une colonie découverte au Pérou. Elle est suivie depuis 2008 par le GEPOG, avec le concours de la réserve naturelle de Kaw-Roura. La colonie de Maripasoula, redécouverte en 2015 seulement, est quant à elle suivie depuis l’année dernière par les agents du Parc Amazonien de Guyane.

Bravo à tous les acteurs pour ces suivis essentiels à la connaissance et à la conservation d'une espèce superbe et méconnue !

Olivier Claessens et Anna Stier

 

Pour en savoir plus :

http://www.gepog.org/Life-Cap-DOM/H%C3%A9ron-agami

http://www.heronconservation.org/working-groups/agami-heron-working-group/

 

Onorés agamis (Agamia agami), marais de Kaw, 5/05/2017 © O. Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
 
lundi 1 mai 2017
Oiseaux
La photo du mois

A l'exception du Coq-de-roche, la reproduction des Cotingidés est encore très mal connue. Le Cotinga ouette (Phoenicircus carnifex) est un oiseau endémique du plateau des Guyanes. Bien qu'il s'agisse d'une espèce assez commune, son nid a été décrit pour la première fois en Amapá en 2015 seulement (par Gomes et al., Wilson Journal of Ornithology vol. 127, 2015).

Le 9 avril 2017 au cours d'une étude d'impact au sud d'Apatou, Vincent Rufray et Julien Bonnaud (Biotope) découvraient une femelle de Cotinga ouette sur son nid, couvant deux poussins.

Le nid photographié à Apatou semble en tous points conforme à celui décrit au Brésil. Cette découverte n'en demeure pas moins remarquable et mériterait assurément une publication dans une revue ornithologique.

Olivier Claessens, pour Faune-Guyane

 

Cotinga ouette (Phoenicircus carnifex) sur son nid. Apatou, mine Espérance © Julien Bonnaud/Biotope

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 23 avril 2017
Mammifères
Les mammifères des savanes de Guyane

Dans un article récemment mis en ligne sur le site www.savanes.fr et disponible ci-dessous, François Catzéflis fait le point sur les mammifères vivant dans les savanes du Plateau des Guyanes, avec un focus sur les rongeurs et marsupiaux des savanes de Sinnamary.

Ces derniers ont été inventoriés à travers l'analyse des pelotes de réjection de Chouettes effraies nichant dans l'ancien château d'eau de Sinnamary : grâce à son régime éclectique et opportuniste, la Chouette effraie est un auxiliaire précieux pour le mammalogiste.

Si vous aussi, vous connaissez un gîte occupé par cette espèce (ou par tout autre rapace nocturne), signalez-le sur faune-guyane et n'hésitez pas à collecter et à nous transmettre les pelotes trouvées ! (L'option "donnée protégée" vous permet de le faire en toute confiance, si vous craignez pour la sécurité ou la tranquillité des oiseaux).

Olivier Claessens, pour Faune-Guyane

 

Le Rat des savanes d’Alston (Sigmodon alstoni), une espèce caractéristique des savanes du Plateau des Guyanes. © Keliane da Cruz Castro.

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 16 avril 2017
Oiseaux
Antriade turdoïde ou Antriade olivâtre ?

L'Antriade turdoïde (Schiffornis turdina), tel qu'on le connaissait jusqu'à l'année dernière, possédait une vaste répartition allant de l'Amérique centrale au Brésil et du Pérou à la Guyane.

Deux études (Nyari 2007, Donegan et al. 2011) basées sur des analyses morphologiques, bioacoustiques et génétiques, ont montré que "Schiffornis turdina" renfermait en fait au moins 5 espèces distinctes, et que les oiseaux du plateau des Guyane se différenciaient nettement des autres, notamment de ceux d'Amazonie.

Ainsi l'Antriade turdoïde au sens strict n'existe que dans le sud de l'Amazonie, tandis qu'une nouvelle espèce habite le plateau des Guyanes : l'Antriade olivâtre (Schiffornis olivacea).

Notons au passage que cette séparation n'épouse pas les anciennes sous-espèces, puisque la sous-espèce wallacii à laquelle les oiseaux guyanais appartenaient se trouve désormais rattachée à Schiffornis turdina sensu stricto, un taxon sud-amazonien.

En résumé : l'Antriade turdoïde, Schiffornis turdina, n'existe pas en Guyane. Nous devrons désormais parler de l'Antriade olivâtre, Schiffornis olivacea.

Ce changement a été acté récemment par le SACC qui a introduit Schiffornis olivacea et 3 autres nouvelles espèces, au côté de Schiffornis turdina dans la liste des oiseaux d'Amérique du Sud.

La liste 2017 des oiseaux de Guyane venant d'être diffusée, il faudra attendre 2018 pour que ce changement soit pris en compte en Guyane. Cela nous laisse le temps de nous y habituer…

Olivier Claessens, pour Faune-Guyane

 

Références:

Donegan, T.M., Quevedo, A., McMullan, M. & Salaman, P. 2011. Revision of the status of bird species occurring or reported in Colombia 2011. Conservación Colombiana 15: 4-21.

Nyári, Á. S. 2007. Phylogeographic patterns, molecular and vocal differentiation, and species limits in Schiffornis turdina (Aves). Molecular Phylogenetics & Evolution 44: 154-164.

 

Antriade olivâtre (Schiffornis olivacea), réserve des Nouragues, 16/10/2013 © S. Uriot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 9 avril 2017
Oiseaux
Formulaires : oui, mais pas via l'application mobile !

Il y a quelques jours on vous expliquait l'utilité des formulaires pour l'exploitation statistique des données saisies.

Grâce à Vincent Tanqueray qui le premier a testé l'outil en Guyane, un bug s'est fait jour sur l'appli mobile NaturaList, concernant ces formulaires : les créneaux horaires s'enregistrent selon l'heure de métropole, soit avec un décalage de 4-5 heures par rapport à l'heure réelle d'observation !

Ce défaut sera corrigé dès que possible par l'équipe de Biolovision, mais cela nécessite de revoir entièrement l'application, ce qui risque de prendre du temps… d'autant plus qu'une nouvelle version de NaturaList vient d'être mise en service.

En attendant, nous vous demandons de ne pas utiliser les formulaires sur votre mobile, jusqu'à nouvel ordre.

En revanche vous pouvez continuer à utiliser NaturaList pour vos observations courantes. Et les formulaires restent l'option recommandée si vous saisissez sur Faune-Guyane, depuis un ordinateur. Ces formulaires seront prochainement plus faciles d'utilisation, grâce au paramétrage des listes d'espèces.

Bonnes observations, et bonne saisie !

 

Olivier Claessens, pour Faune-Guyane

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 5 avril 2017
Oiseaux
Un article sur le Coulicou d'Euler

Des quatre espèces de coulicous visibles en Guyane, le Coulicou d'Euler (Coccyzus euleri) est le plus rare et le moins bien connu. Il semble être un migrateur austral, se reproduisant dans le sud du Brésil et le nord de l'Argentine et hivernant dans toute l'Amazonie jusqu'au nord du continent qu'il atteint exceptionnellement. Sa présence en Guyane n'a été confirmée qu'en 2009, et le Comité d'Homologation de Guyane n'a enregistré que 8 données depuis cette date.

En août 2013, découvert par Lydie Sénécaux et Frédéric Royer, un couple a cependant niché sur la route de Guatemala. La nidification a pu être suivie par plusieurs observateurs jusqu'à la disparition des oiseaux, suite à la prédation probable des œufs.

Cet évènement exceptionnel a donné lieu à une publication scientifique, qui pose la question de la répartition et du statut réel de l'espèce en Amérique du Sud à la lumière des rares cas de reproduction répertoriés.

Cet article qui vient d'être publié vous est proposé ci-dessous. L'ensemble de la revue peut également être téléchargé sur http://boc-online.org/bulletin/bulletin-index/bulletin-137.

Olivier Claessens

 

Coulicou d'Euler (Coccyzus euleri), Guatemala, 25/08/2013 © M. Giraud-Audine

posté par Olivier Claessens/gepog
 
vendredi 31 mars 2017
Mammifères marins
La photo du mois

Incroyable découverte le 24 mars au matin lors d'une sortie de l'équipe de la Réserve Naturelle de l'île du Grand Connétable : un Cachalot pygmée (Kogia breviceps) était échoué encore vivant sur la vasière bordant le chenal du Mahury. A l'approche du bateau, il a réussi à se dégager seul pour regagner l'embouchure… Quatre jours plus tard il était hélas retrouvé mort sur une plage du Mahury. Des prélèvements ont été effectués par le Réseau Echouages de Guyane.

Le "Kogia" est une espèce pélagique qui est extrêmement difficile à observer en mer. Les observations concernent la plupart du temps des animaux échoués. Il est connu au Brésil, au Guyana et au Suriname mais n'avait jamais été observé en Guyane. Cette découverte représente donc une première donnée pour le territoire.

Avec le Cachalot pygmée, la Guyane compte donc désormais 22 espèces de cétacés.

N'hésitez pas à contacter le Réseau Echouages de Guyane si vous observez un mammifère marin ou une tortue marine mort ou en détresse : https://www.facebook.com/R%C3%A9seau-Echouages-de-Guyane-637473336394345/?fref=ts.

 

Olivier Claessens et Amandine Bordin, pour Faune-Guyane

 

Cachalot pygmée (Kogia breviceps), embouchure du Mahury, 24/03/2017 © A. Bordin/RNNC

posté par Olivier Claessens/gepog
 
vendredi 31 mars 2017
Oiseaux
Oiseaux : vers une meilleure collecte des données !

Faune-Guyane permet la saisie de vos observations selon plusieurs modes.

Quel est le mode le plus pertinent ? Les scientifiques et statisticiens de 17 pays, dont les Etats-Unis, réunis à Namur il y a deux semaines, sont unanimes. Toutes les données sont intéressantes, quel que soit leur mode de collecte, mais les plus valorisables sont les données collectées par "listes complètes" au cours d'un pas de temps connu : celles qui émanent de formulaires journaliers.

Pourquoi ? Les "listes d'espèces complètes" donnent des informations sur TOUTES LES ESPECES PRESENTES (ou du moins toutes celles détectées) mais aussi sur TOUTES LES ESPECES ABSENTES (ou non détectées).

Dans le mode de saisie "espèce après espèce", il est impossible de savoir si une absence de donnée traduit une absence effective de l'oiseau ou une absence de saisie. En outre, il y a un biais important avec ce mode de collecte de données : les espèces les plus communes et les plus répandues sont moins fréquemment notées que les espèces rares ou peu fréquentes.

Dès lors, il devient difficile, voire impossible, de faire des études fiables sur la phénologie, la répartition, la détectabilité par unité de temps ou selon les habitats, de constituer des modèles prédictifs d'évolution, d'évaluer les fréquences, les densités et les effectifs. 

Que faire ? Si vous avez un mode de saisie qui vous convient et répond à vos attentes, continuez à l'utiliser. Si vous souhaitez que vos observations soient plus valorisables au plan local, régional, national et européen, alors il convient de se tourner, au moins partiellement, vers la saisie par formulaires journaliers sur un pas de temps de 5 minutes au moins. Dans ce contexte, la saisie sur le terrain via NaturaList devient l'outil le plus efficace car il permet 1) un pointage précis de chaque oiseau ou groupe d'oiseaux ; 2) la réalisation d'un inventaire complet sur un site (en cochant : j'ai noté toutes les espèces). La saisie sur ordinateur demeure possible mais implique que les observations soient toutes notées sur le vif, dans un carnet, lors de votre inventaire.

Bonnes observations,

"News reprise de faune-charente-maritime.org"

posté par Nyls de Pracontal
 
mercredi 22 mars 2017
Oiseaux
Attention : un urubu à tête jaune n'en est pas forcément un !

Deux espèces d'urubus présents en Guyane ont la tête jaune, et le nom porté par l'Urubu à tête jaune au sens spécifique du terme (qui s'écrit avec une majuscule) (Cathartes burrovianus) est trompeur. En effet, la couleur de sa tête est plutôt orangée, mêlé de gris bleuté. Tandis que le Grand Urubu (Cathartes melambrotus) a la tête jaune vif !

C'est ce que vient de confirmer un article récent, basé sur des observations au Guyana :

Graves, Gary R. (2016) : Head color and caruncles of sympatric Cathartes vultures (Aves: Cathartidae) in Guyana and their possible function in intra- and interspecific signaling. Proceedings of the Biological Society of Washington 129(1): 66-75 (téléchargeable ici).

Ce critère (valable uniquement chez les adultes) demeure subtil et nécessite une bonne lumière. Il sera donc utilement et facilement confirmé par l'observation du dessous de l'aile : chez l'Urubu à tête jaune comme chez l'Urubu à tête rouge Cathartes aura, toutes les rémiges sont de la même teinte grise argentée, tandis que chez le Grand Urubu une zone plus sombre est visible au milieu de l'aile (au niveau des rémiges primaires internes). Mais attention ! Ces rémiges ne sont pas vraiment noires, et de tout près et si l'aile est vue parfaitement par-dessous (comme sur la photo ci-dessous) le contraste s'estompe… Paradoxalement, ce critère des ailes est plus sûr de loin et sous un angle fermé.

Finalement, le Grand Urubu est bien plus fréquent en Guyane que l'Urubu à tête jaune. De nombreuses observations "d'Urubus à tête jaune" se sont avérées fausses, et beaucoup d'autres sont douteuses sans pouvoir être démenties avec certitude. De ce fait, la répartition fine de l'Urubu à tête jaune en Guyane est difficile à établir, mais il est indéniablement plus rare et plus localisé que l'autre.

Une attention particulière est donc demandée pour tout Urubu à tête jaune supposé, surtout s'il se trouve au sein du bloc forestier (même proche de la côte).

Bonne observations !

Olivier Claessens, pour Faune-Guyane

 

Grand Urubu (Cathartes melambrotus), RN1, 01/03/2017 © Jean-Claude Varlez

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 15 mars 2017
Oiseaux
Liste des oiseaux de Guyane

Le Comité d'Homologation de Guyane communique sa Liste 2017 des Oiseaux de Guyane.

Elle comporte 729 espèces d'oiseaux dont l'observation a été validée au moins une fois par le CHG grâce aux photos, enregistrements audio ou descriptions détaillées fournies par les observateurs.

Elle intègre aussi les derniers changements taxonomiques ou de systématique reconnus par le South American Classification Committee (SACC).

Pour toute information complémentaire :

Comité d'Homologation de Guyane

Secrétaire : Olivier Claessens

comite.homologation.guyane@gmail.com

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mardi 14 mars 2017
Oiseaux
La grande migration

Voici l’histoire d’un Bécasseau maubèche, équipé d’un GLS (https://www.sfecologie.org/regard/r55-geolocation-david-gremillet/) sur ses quartiers d’hivernage dans la baie de Sao Luis, au Brésil le 1er mars 2014.

77 jours après le déploiement du matériel, il quitte Panaquatira et vole non-stop pendant 99 heures pour parcourir 5400km et atteindre la Caroline du Nord aux Etats-Unis. Le 31 mai, il quitte cet Etat et stationne 9 jours dans la Baie du Delaware, haut lieu de rassemblement des Bécasseaux maubèches avant leurs remontées dans le grand nord sur leurs sites de reproduction. Il quitte enfin et très tardivement la Baie du Delaware le 9 juin et rejoint son site de nidification dans la toundra arctique au Nord de la Baie de Hudson au Canada. Après 10 jours comprenant la recherche d’un territoire et d’un partenaire, l’incubation débute mais échoue au bout de 9 jours. L’oiseau quitte alors son nid et stationne en Nouvel Ecosse, en face de St Pierre et Miquelon, et reconstitue ses réserves de graisse avant de rejoindre la Guyane le 13 août, non sans s’aventurer assez largement au milieu de l’océan, en parcourant 4500km. Après 10 jours passés sur les côtes de Guyane, il rejoindra, à quelques kilomètres près, son quartier d’hivernage au Brésil. Le 7 janvier 2015, le géolocateur émet son dernier signal (mémoire pleine ou fin de batterie)

Cette épopée, inlassablement répétée tous les ans, nous rappelle notre responsabilité à offrir à ces grands migrateurs des sites de repos et d'hivernage de bonne qualité (les réserves de Kaw-Roura, de l'Amana ou encore les rizières de Mana) pour que perdure une des plus belles aventures du monde animal.

Nyls de Pracontal, pour faune-guyane

posté par Nyls de Pracontal
 
jeudi 9 mars 2017
Oiseaux
Attention à la Colombe pygmée

La Colombe pygmée (Columbina minuta) est probablement un oiseau moins commun qu'il n'y parait. Elle affectionne les cordons littoraux sablonneux : pistes, villages, digues des rizières et abattis, et se rencontre rarement en ville ou dans les zones défrichées en lisière du bloc forestier. En raison de la ressemblance et de la très petite taille de la Colombe à queue noire (Columbina passerina), de nombreuses confusions viennent probablement brouiller la situation.

Le seul critère fiable n'est pas la taille, mais l'absence d'écaillures sur la tête et la poitrine de la Colombe pygmée.

Nous vous invitons par conséquent à y regarder à deux fois, chaque fois que vous pensez avoir affaire à une Colombe pygmée. Et des photos sont bienvenues dès lors que l'on se trouve en dehors des sites bien connus pour héberger l'espèce : Guatemala, Kourou (lac Bois Diable et littoral), Trou Poissons, Mana, Awala-Yalimapo… sites où la Colombe à queue noire reste cependant bien plus abondante.

A Cayenne, il n'y a que 3 observations enregistrées dans Faune-Guyane. Très récemment, Vincent Rufray a observé 2 individus se nourrissant de brisure de riz sur la pelouse de la Pointe des Amandiers, avec les pigeons et les tournepierres ! Si vous passez par là, soyez attentifs aux colombes et n'oubliez pas de les signaler à nouveau, photos à l'appui si possible !

Olivier Claessens, pour Faune-Guyane

 

Colombe pygmée (Columbina minuta), savane de Trou Poissons, déc. 2008 (© David Tauleigne)

posté par Olivier Claessens/gepog
 
lundi 6 mars 2017
Mammifères
A la recherche des Tatous

Plusieurs Tatous écrasés ont été rapportés sur faune-guyane dernièrement.

N'oubliez pas de prévenir Roxane (0694 31 89 66) aussitôt que possible pour qu'elle puisse effectuer des prélèvements dans le cadre de ses travaux. Merci pour elle !

Dans le cadre de recherches sur les tatous de Guyane et leurs maladies, nous relayons une information qui peut intéresser le réseau naturaliste.

Contact ;

Roxane Schaub - roxane.schaub@gmail.com

Etudiante Institut Pasteur, Université de Guyane et Centre hospitalier de Cayenne

Document à télécharger :  cidiiiwcn5e9z0158d1137e554dcf1-5448.jpg
posté par Nyls de Pracontal
 
lundi 6 mars 2017
400 000 données dans FG !

Bravo à toutes et tous, nous venons aujourd'hui de passer le cap des 400 000 données !

Maintenons l'exigence que nous nous fixons de collecter et d'archiver des données de qualité et poursuivons les efforts de prospections dans les sites peu fréquentés.

Bonnes observations à tous !

Nyls de Pracontal, pour faune-guyane

posté par Nyls de Pracontal
 
jeudi 2 mars 2017
Oiseaux
La photo du mois de février

La Grande Aigrette a un régime opportuniste et éclectique. Chassant tant dans les milieux secs (prairies, pelouses, labours) que dans l'eau, elle capture volontiers des invertébrés ou petits vertébrés terrestres. Les reptiles et notamment les lézards comme cet Ameive font régulièrement partie de son régime.

Cette belle photo de prédation, soulignée par un contre-jour parfaitement maîtrisé, a été prise par Christian Marty au marais Leblond.

Olivier Claessens, pour Faune-Guyane

 

Grande Aigrette Ardea alba, marais Leblond, 11/02/2017 © Christian Marty

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 22 février 2017
Oiseaux
Spatules rosées : un effectif record

Un survol de la côte entre Organabo et la Pointe Béhague le 17 février a permis de dénombrer au moins 198 Spatules rosées (Platalea ajaja), dont la moitié (102 exactement) sur le pourtour de la seule Pointe Béhague. Le reste de l'effectif était réparti de manière à peu près homogène sur le reste du littoral, en fonction de l'état de la mangrove. La veille, environ 50 individus étaient dénombrés sur le littoral de Mana. C'est donc un total d'au moins 250 Spatules rosées que la Guyane accueille en cette période de l'année.

La Pointe Béhague était déjà connue comme le bastion de la Spatule rosée en Guyane (voir Oiseaux de Guyane, Tostain et al. 1992), mais c'est la première fois qu'un comptage exhaustif est réalisé sur la totalité du littoral guyanais, et qu'il révèle un tel effectif. Celui-ci inclut vraisemblablement des individus en dispersion depuis le Brésil ou le Suriname.

Olivier Claessens

 

Spatule rosée, Platalea ajaja (Cayenne, 8/04/2011 © Johann Tascon)

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 18 février 2017
Amphibiens
L’identification des rainettes du genre Hypsiboas

Au mois de février, malgré quelques accalmies, les pluies ont repris de plus belle.

Tant sur le littoral qu'en forêt, c'est l'occasion d'observer les grandes rainettes du genre Hypsiboas. En Guyane, nous connaissons 12 espèces. Voici une clé d'identification illustrée que vous permettra de correctement identifier ces grandes rainettes. Soyez vigilants, la rainette des pripris (Hypsiboas raniceps) est menacée en Guyane : toute donnée sera précieuse pour sa conservation.

La correspondance entre les noms diffusés sur Faune-Guyane et cette clé n'est pas toujours évidente. En attendant que les deux nomenclatures soient harmonisées, n'hésitez pas à poser des questions sur le forum herpetoguyane pour bien saisir vos données.

Maël Dewynter

 

Rainette ponctuée (Hypsiboas punctatus), Matoury, septembre 2015 © M. Dewynter

posté par Olivier Claessens/gepog
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