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jeudi 23 avril 2020
Oiseaux
Confinés… 1 mois !

L'opération "Confinés mais aux aguets" a débuté le samedi 21 mars. Un mois après, où en sommes-nous ?

Rappelons le principe : puisque le confinement nous empêche d'aller traquer l'oiseau rare sur nos lieux d'observation favoris, voyons ce que la nature nous offre à voir depuis chez nous. C'est l'occasion d'améliorer l'inventaire des oiseaux de nos jardins ou quartiers, souvent négligés. Et pour que ces observations soient les plus utiles possible, elles doivent être saisies sous forme de "listes complète" estampillées du code étude [ACasa].

Si le démarrage a été plutôt lent, le bilan à J+1 mois est encourageant : 16 observateurs ont joué le jeu en saisissant un total de 134 listes. Trois d'entre eux ont saisi plus de 20 listes, tandis que les autres en ont saisi de 1 à 10. Plusieurs observateurs ont utilisé le code [ACasa] pour des observations individuelles, hors liste, et trois d'entre eux n'ont saisi aucune liste : on peut penser qu'un mode d'emploi leur aurait permis de saisir ces observations sous forme de liste. Nous tâcherons d'y remédier, en attendant vous pouvez vous référer à ces tutoriels de Faune-France : saisie sur l'ordinateur ou saisie avec NaturaList.

Conformément au principe d'ACasa, ces observations proviennent bien pour la plupart du domicile de la personne, cependant deux observateurs ont utilisé le code [ACasa] pour des observations lors de leur promenade quotidienne ; ces dernières ne sont pas prises en compte ici. Les 16 localités [ACasa] se situent à Rémire-Montjoly (4 sites dont 2 sur le même lieu-dit), Cayenne, Kourou (3 sites), Macouria, Matoury et Saint-Laurent-du-Maroni (2 sites chacune).

Venons-en aux oiseaux : les listes [ACasa] totalisent 165 espèces (dont 2 "indéterminées"). Six sites dépassent 50 espèces, et l'un dépasse même les 100 espèces observées depuis le jardin !

Pas de surprise du côté des espèces les plus fréquentes dans nos jardins : le Merle leucomèle et le Tyran quiquivi ont été notées sur la totalité des 16 sites, le Tangara évêque et le Tangara des palmiers dans 15 sites sur 16, suivis juste derrière par le Tangara à bec d'argent (14 sites). Seulement 22 espèces (13 %) ont été vues dans plus de la moitié des sites. Il serait fastidieux d'énumérer les espèces remarquables observées, mais la plus inattendue est sans doute le Flamant des Caraïbes, aperçu en vol à Rémire !

On nous annonce la fin du confinement à partir du 11 mai, nous dresserons alors un bilan plus complet de cette opération inédite. D'ici là, restez confinés mais toujours aux aguets !

Bonnes observations !

Olivier Claessens

 

Sporophile bouveron Sporophila lineola, l'une des 165 espèces "ACasa" (Rémire, 04/04/2020 © V. Rufray)

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 18 avril 2020
Oiseaux
Des oiseaux qui ont le sens de la famille

En dépit des observations récentes à Kourou, la Gallinule d'Amérique (Gallinula galeata) n'est pas un oiseau commun en Guyane. Elle était même considérée très rare et sa reproduction n'était pas certaine jusqu'à la découverte inattendue d'une population nicheuse dans un marais côtier de la région d'Iracoubo en 2007 par Olivier Tostain, Pascal Studer et Jean-Jacques Vacquier (voir le Rapport du CHG 2010-2011). Depuis, la nidification a été prouvée en 2011 et 2012 à Guatemala, et depuis 2017 seulement sur les lacs de Kourou.

Les variations d'effectifs sur ces derniers sites reflètent des déplacements des oiseaux liés probablement à la qualité fluctuante du milieu. Celle-ci semble optimale depuis le début de l'année puisque le nombre d'individus ne cesse d'augmenter et que les reproductions s'y succèdent.

Les photos de Marine Perrier et de Roland Jantot illustrent par ailleurs un comportement intéressant, fréquent chez les gallinules mais peu répandu par ailleurs au sein de la famille des Rallidés : la reproduction coopérative ou reproduction communautaire. Dans certaines conditions, les jeunes de la première nichée restent sur le territoire parental et participent à l'élevage des nichées suivantes. En pourvoyant à l'alimentation et à la protection de leurs cadets, ces oiseaux auxiliaires ("helpers") permettent aux adultes de limiter leur investissement et ainsi d'élever un plus grand nombre de jeunes, éventuellement de se reproduire à nouveau plus rapidement. L'avantage pour les auxiliaires est moins évident et a fait l'objet de nombreuses hypothèses, synthétisées dans l'ouvrage de Koenig & Dickinson (2004) : apprentissage, possibilité de rester plus longtemps sur un site favorable, accès privilégié à tout ou partie du territoire parental ou à un territoire voisin, attractivité de ce site pour d'éventuels partenaires, etc.

La reproduction coopérative a été décrite chez environ 350 espèces d'oiseaux appartenant à des familles diverses à travers le monde, particulièrement dans les régions tropicales (Griesser et al. 2017). Parmi les oiseaux de Guyane, outre la Gallinule d'Amérique, les cas les plus connus sont les anis, l'Hoazin huppé et le Pic à chevron d'or.

Olivier Claessens

Références :

Koenig, W. D. & Dickinson, J. L. (2004). Ecology and Evolution of Cooperative Breeding in Birds. Cambridge.

Griesser, M., Drobniak, S.M., Nakagawa, S., Botero, C.A. (2017). Family living sets the stage for cooperative breeding and ecological resilience in birds. PLoS Biol 15(6): e2000483. https://doi.org/10.1371/journal.pbio.2000483

 

Gallinule d'Amérique (Gallinula galeata), Kourou, 14/03/2020 © R. Jantot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
lundi 13 avril 2020
"Confinés mais aux aguets" : bilan après 3 semaines

Pour cette 3ème semaine où vous êtes "Confinés mais aux aguets", 20 nouvelles listes [ACasa] ont été saisies ; leur nombre s'élève désormais à 88. Avec un nouvel observateur basé à Kourou, vous êtes désormais 14 observateurs à transmettre des listes complètes avec le code étude [ACasa]. Au cours de la semaine, 122 espèces d'oiseaux dont 14 nouvelles (dont un "Faucon indéterminé") ont été notées dans ces listes, pour atteindre donc un total de 148 espèces d'oiseaux vues depuis chez vous. Seules les "listes complètes" sont prises en compte dans ce bilan.

Parmi les nouveautés, citons le Colibri tout-vert et la Sturnelle militaire à Macouria, le Dacnis bleu à Cayenne et à Saint-Laurent, la Buse à queue courte, l'Onoré rayé et le Tyran des savanes à Rémire, le Todirostre à front gris et le Trogon à queue blanche à Saint-Laurent encore.

Les espèces les plus fréquentes quant à elles ne changent pas. Seulement 13 espèces ont été notées dans plus de la moitié des listes.

Prochain bilan après 1 mois de confinement : pourrons-nous atteindre les 20 observateurs et les 200 espèces [ACasa] ?

 

http://files.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/Amphibiens/LeptodactylusfuscusCounamama261019M.Perrierfg39413.jpg

Leptodactyle galonné (Leptodactylus fuscus), Iracoubo, 26/10/2019 © M. Perrier

Concernant les amphibiens, 6 observateurs ont utilisé le code étude [7] "Nature de nos villes", version batracologique de [ACasa] : 2 à Cayenne, 3 à Rémire, 1 à Saint-Laurent. Ce ne sont pas moins de 18 espèces d'amphibiens qui ont été contactées dans ces 6 jardins, pour un total de 60 observations. Aucune espèce n'a été notée dans les 6 sites suivis. Le Crapaud bœuf (Rhinella marina), le Leptodactyle galonné (Leptodactylus fuscus), la Scinax des maisons (Scinax ruber), et la Rainette ponctuée (Boana punctata) ont été notées sur 4 sites, et l'Hylode de Johnstone (Eleutherodactylus johnstonei) seulement dans 3 sites.

 

L'Onoré rayé (Tigrisoma lineatum) s'invite parfois dans les jardins (Rémire, 22/01/2018 © Q. d'Orchymont)

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 11 avril 2020
Oiseaux
Suivi des parades de bécassines dans les savanes guyanaises

Un suivi des parades nuptiales des deux espèces de bécassines nicheuses en Guyane (Bécassine géante et Bécassine de Magellan) a été mis en place en ce début d’année 2020. Pour ces espèces très peu étudiées, ce suivi devrait permettre d'améliorer nos connaissances sur :

- la répartition, les habitats précis et les effectifs de ces espèces en nidification (le suivi des parades étant le meilleur moyen d’inventorier ces espèces si discrètes) ;
- la phénologie de reproduction ;
- le déroulement des parades nuptiales ;
- le répertoire vocal ;
- l’impact de la météorologie sur les parades.

Le protocole mis en place est simple. Il s’agit d’effectuer un point d’écoute fixe et discret (pour que l’activité de parade se déroule le plus naturellement possible sans perturbation) dans la savane ciblée. Le soir, il faut être au point d’écoute à 18h45 et au moins jusqu’à 19h30 si possible tandis qu’il faut commencer à 5h45 le matin jusqu’à l’arrêt de l’activité vocale.

http://files.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/savanedeTrouPoissonsIracoubo021211O.Claessens4135w.jpg

Savane de Trou-Poissons © O. Claessens

 

Du 26/01 au 20/03, 21 points d’écoute (20 le soir et un le matin) ont été effectués sur 15 secteurs de savanes (dont trois sur la vaste savane de Trou-Poissons, soit seulement 13 savanes en réalité). Les savanes suivies sont localisées presque exclusivement dans le secteur Macouria – Montsinéry-Tonnégrande - Roura. Un passage tardif a été fait sur Trou-Poissons mi-mars. Au total, un minimum de 20 individus de Bécassine de Magellan et 22 individus de Bécassine géante a été entendu en parade. Le comptage est difficile dans les grandes savanes car beaucoup d’individus volent durant les parades et il faut donc être prudent à ne pas faire de doublons. Ainsi, dans les savanes assez vastes comme celle du Tour de l’île et du carrefour du Galion, les effectifs sont assurément sous-évalués. 

Je m’attendais à contacter moins de Bécassines géantes que de Magellan et c’est finalement l’inverse. Les Magellan ont été entendues sur 7 des 15 (46%) secteurs de savanes contre 11 des 15 (73%) secteurs pour la géante. Par contre, lorsque la Magellan est présente sur une savane, elle l’est en plus grand nombre que la géante. Ces tendances devront être confirmées la saison prochaine avec un suivi commençant plus tôt dans l’année.

C’est au carrefour du Galion (savane côté ouest) que les effectifs entendus sont les plus élevés avec au moins 5 Bécassines de Magellan et 4 Bécassines géantes le 26/02.

Dès le début du suivi fin-janvier, les deux espèces étaient actives. Ensuite, l’activité a été très intense tout au long du mois de février. Les parades de Magellan ont décliné de façon significative entre fin-février et mi-mars tandis que cela est moins marqué pour la géante qui commence possiblement à parader plus tard en saison (à vérifier la saison prochaine). La superficie des savanes, et donc le nombre d’individus présents, jouent assurément un rôle sur l’intensité et la durée des vocalisations de parades. Le suivi a été interrompu plus précocement que prévu à cause de la crise que nous traversons actuellement mais il est clair que nous étions proches de la fin de la période de parade. A ce jour, les bécassines doivent être majoritairement en train de couver et de nourrir les jeunes pour certaines (surtout pour la Magellan).

Le suivi 2020 est donc partiel. Le suivi sera réitéré la saison prochaine en commençant dès le début de la saison des pluies soit au moins un mois plus tôt et prolongé jusqu’à ce qu’aucune vocalisation ne soit entendue. Une synthèse précise sera produite à l'issue de la saison prochaine avec beaucoup plus d’éléments et d’hypothèses.

Si des personnes souhaitent participer au prochain suivi, elles peuvent évidemment me contacter. L’étude serait d’autant plus consistante.

Merci à Brice De La Croix et Hugo Foxonet d’avoir participé au suivi 2020.

Bon courage à tous en cette période difficile.

Paul Lenrumé

 

Bécassine géante (Gallinago undulata), savane Marivat © M. Dewynter

posté par Olivier Claessens/gepog
 
lundi 6 avril 2020
"Confinés mais aux aguets" : bilan à J+15

Après deux semaines de "Confinés mais aux aguets", voici un nouveau bilan de l'opération.

  • "Tous les oiseaux de mon jardin" (code étude [ACasa])

Vous êtes désormais 13 observateurs à avoir transmis des listes [ACasa]. En deux semaines, 59 listes ont été saisies, qui totalisent 1194 données et 3215 oiseaux comptés. On dénombre 4 participants à Rémire-Montjoly, 3 à Cayenne, 2 à Saint-Laurent et à Kourou, 1 à Matoury et à Macouria ; cette dernière rejoint donc le cercle des communes participantes.

Ces observations depuis vos domiciles et transmises par listes concernent 135 espèces d'oiseaux. Les plus fréquentes restent le Tyran quiquivi et le Merle leucomèle, notés sur les 13 sites, suivis de près par le Merle à lunettes, le Tangara à bec d'argent, le Tangara évêque, le Troglodyte familier (11 sites) et le Tangara des palmiers (10 sites). Le nombre d'espèces notées par liste varie de 5 à 44, avec une moyenne de 20 espèces. Quant au nombre d'espèces par site ou par commune, il est difficile à comparer en raison des différences d'effort. Un observateur se démarque des autres avec pas moins de 90 espèces observées depuis son jardin extraordinaire ! Mais des "scores" de 57 espèces à Rémire, ou 54 espèces à Cayenne, sont remarquables également et témoignent de la richesse de notre environnement immédiat, même en milieu urbain. Six espèces ont été ajoutées à la liste ces trois derniers jours : Aigle tyran, Martinet de Cayenne, Petit Piaye, Pic de Cassin, Sporophile à ventre châtain, Urubu à tête jaune.

Enfin, si le nombre de listes transmises ne montre pas de progression franche par rapport à la période qui a précédé le confinement, plusieurs observateurs qui n'étaient pas familiers de ce mode de saisie l'ont adopté pour participer à l'opération : bravo, continuez !

  • "Reptiles et amphibiens : vive la pluie" (code étude [7] "Nature de nos villes").

Plusieurs observateurs ayant signalé l'impossibilité d'appliquer le code étude [7] "Nature de nos villes" aux reptiles et aux mammifères, nous ne parlerons donc que des amphibiens. Depuis le 21 mars, lancement de l'opération, 4 observateurs ont participé soit 2 de plus que la première semaine… mais sur un total de 9 sites : on s'écarte un peu de la philosophie de l'opération qui visait à encourager l'inventaire des amphibiens du jardin ! Ceux-ci se situent à Cayenne, Rémire-Montjoly et Saint-Laurent-du-Maroni. Les 52 données ainsi collectées représentent 20 % du total durant la période, soit deux fois plus que la première semaine.

Trois dates concentrent l'essentiel des observations : les 29, 30 mars et 5 avril, ce qui reflète vraisemblablement l'activité des amphibiens liée aux pluies. Jusqu'à 10 espèces de grenouilles ont été trouvées dans le même jardin à Rémire, pour un total de 16 espèces signalées avec le code étude [7] "Nature de nos villes".

L'opération continue : soyez prudents, restez chez vous mais "aux aguets" !

Olivier Claessens

 

Forestier, le Pic de Cassin (Veniliornis cassini) s'invite rarement dans les jardins © S. Uriot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 4 avril 2020
Reptiles
La photo du mois de mars

L'Imantode à nuque tatouée (Imantodes cenchoa) est une couleuvre arboricole commune en Guyane. On peut le rencontrer dans tous types de forêt, depuis la forêt primaire de l'intérieur jusqu'aux forêts littorales. Les 195 données de Faune-Guyane se répartissent sur l'ensemble du territoire ; cependant, il semble absent des monts boisés de Cayenne et de Rémire à l'exception du Rorota.

Lent et peu agressif, de mœurs nocturnes, l'Imantode à nuque tatouée se nourrit de petits lézards (anolis) et d'amphibiens.

Les reptiles sont rarement mis à l'honneur dans cette rubrique : l'élégance de la bête et l'esthétique de la photo d'Eric Sansault justifient pleinement le choix de cette dernière comme photo du mois.

Olivier Claessens

 

Imantode à nuque tatouée (Imantodes cenchoa), RNR Trésor, 7/03/2020 © E. Sansault

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mardi 31 mars 2020
"Confinés mais aux aguets" : premier bilan à J+8

Une semaine après le lancement de l'opération "Confinés mais aux aguets", les naturalistes guyanais ont-ils répondu à l'appel ?

Trois enquêtes ont été proposées :

  • "Tous les oiseaux de mon jardin" : il s'agit de faire des listes complètes (sur un laps de temps déterminé) des oiseaux contactés depuis chez soi. Ces listes sont marquées du code étude [ACasa].

En une semaine (jusqu'au dimanche 29 mars inclus), seulement 7 observateurs ont saisi des listes [ACasa], qui totalisent 603 données. Ces listes se situent à Cayenne (13 listes / 3 sites), Saint-Laurent (7), Rémire-Montjoly (6), Matoury (3), Kourou (1). Malgré l'effort de ces observateurs, le nombre total de listes saisies au mois de mars était dimanche soir identique à celui de mars 2019 !

Concernant [ACasa] 108 espèces ont été notées, les plus fréquentes étant le Tyran quiquivi, le Troglodyte familier et le Merle leucomèle, trois espèces anthropophiles notées dans chacun des 7 sites participants. Sept autres espèces ont été notées dans 6 sites, dont les trois tangaras (à bec d'argent, des palmiers, évêque). Des espèces plus rares ou inattendues ont été signalées, en particulier à Saint-Laurent où le jardin en question bénéficie d'une situation particulièrement favorable : Buse à queue barrée, Caracara cheriway, Tinamou soui, Colibri Jacobin… Mais on remarque aussi le Caïque à queue courte et le Faucon pèlerin à Cayenne, le Pic jaune et le Râle de Cayenne à Rémire-Montjoly, l'Alapi de Buffon et le Troglodyte à face pâle à Matoury.

La notion de "liste complète" a pu en rebuter certains. Elle ne devrait pas, car une liste est "complète" dès lors qu'on a pris soin de noter tous les oiseaux identifiés durant la séance d'observation qui peut durer de 5 minutes à 2 heures selon votre envie. Pour toute question pratique sur les listes, contactez-moi !

  • "Reptiles et amphibiens : vive la pluie" : il s'agit de signaler, photo à l'appui, les grenouilles qui chantent le soir dans le jardin, avec la localisation précise. Les données doivent avoir le code étude [7] "Nature de nos villes".

Sur les 149 données d'amphibiens recueillies durant cette semaine, 15 portent le code étude [7], mais seulement deux observateurs ont participé, à Rémire-Montjoly et à Saint-Laurent-du Maroni. Neuf espèces ont été notées, ce qui n'est pas si mal. La pluie annoncée s'est faite attendre : on verra dans une semaine ce qu'il en est.

  • "Je ne suis pas seul dans mon jardin" : il s'agit de toutes les autres observations faites chez vous, en utilisant le même code étude [7] "Nature de nos villes".

Là encore, seulement 4 données de mammifères (à Cayenne et Rémire) et 1 donnée de reptile sont estampillées "Nature de nos villes"… Difficile dans ces conditions de mesurer l'effet de l'opération.

Le confinement se prolonge et avec lui l'opération "Confinés mais aux aguets" : il n'est pas trop tard pour participer et faire grimper les scores. A vos jumelles, à vos claviers !

Olivier Claessens

 

Le Merle leucomèle (Turdus leucomelas) fait partie des oiseaux familiers de nos jardins (© O. Claessens)

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 28 mars 2020
Amphibiens
Des grenouilles dans mon jardin… et des quizz sur les oiseaux
  • Avec le retour de la pluie, les amphibiens retrouvent leurs ardeurs. De nombreuses espèces fréquentent les herbes folles, les fossés et les bosquets autour de chez nous. Participez à l'opération "confinés mais aux aguets" en renseignant vos observations d'amphibiens de votre jardin, localisées précisément et accompagnées du code étude [7] "Nature de nos villes".

 

  • Par ailleurs, apprendre en s'amusant sans sortir de chez soi, c'est ce que vous propose le GEPOG pour tester vos connaissances sur les oiseaux de votre jardin.

http://files.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/Oiseaux/pictoQuizzoiseau.gif

Le premier quizz "Qui suis-je ?" vous permettra de progresser en douceur :

                >> Niveau débutant

                >> Niveau intermédiaire

                >> Niveau avancé

Restez en ligne ! D'autres quizz suivront chaque semaine, pendant toute la durée du confinement.

Et n'oubliez pas : l'interdiction de sortie n'empêche pas d'observer la faune qui nous entoure et surtout de transmettre nos observations, de préférence sous forme de listes pour les oiseaux avec le code étude [ACasa]. Restez "Confinés mais aux aguets" !

Olivier Claessens

Rainette ponctuée (Boana punctata) © M. Perrier

posté par Olivier Claessens/gepog
 
jeudi 26 mars 2020
Confinement : vos observations restent utiles !

Alors que les consignes de confinement deviennent plus strictes, l'opération "Confinés mais aux aguets" n'a jamais pris autant de sens !

Parce qu'on revoit chaque jour les mêmes oiseaux, l'on pense à tort que ces observations-là n'ont pas d'intérêt à être signalées. Ce qui bien sûr est faux : vous-même, vous savez que ces espèces sont présentes devant chez vous, mais si l'on interroge Faune-Guyane avec un niveau de zoom au niveau de votre jardin, de votre rue ou de votre quartier, que verra-t-on ? Quelle est la répartition fine  de ces espèces ? Sont-elles vraiment là et en nombre égal tous les jours de l'année ? Qu'en est-il dans d'autres jardins, d'autres environnements, d'autres communes ?

Pour nous aider à répondre à ces questions, un seul moyen : des "listes complètes" répétées, systématiques, quelle que soit leur durée (des listes courtes sont certes moins exhaustives, mais répétées souvent elles apportent plus d'information et permettent plus de statistiques qu'une liste unique très longue).

Sans oublier le code étude [ACasa] pour pouvoir mesurer l'effet du confinement sur les observations et le comparer avec celui de métropole !

Sur NaturaList, l'option "code étude" devrait normalement apparaître à la clôture de la liste. Si ce n'est pas le cas, il vous suffit, une fois les données synchronisées sur Faune-Guyane, d'éditer n'importe quelle donnée de la liste pour "modifier le formulaire" où vous pourrez renseigner le code étude [ACasa]. Il s'appliquera alors automatiquement à toutes les observations de la liste.

Pour les autres groupes zoologiques, vos observations isolées ou pas peuvent être marquées du code étude [7] "Nature de nos villes".

 

http://files.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/modedemploi/Codetudeformulaire.jpg

 

Bonnes observations confinées

Olivier Claessens

Tyran quiquivi (Pitangus sulphuratus) "a la casa" © O. Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 25 mars 2020
ATTENTION, ça va couper !

En raison d'une opération de maintenance programmée (remplacement des disques durs), Biolovision va être obligée de fermer momentanément tous ses serveurs. Cela concerne aussi Faune-Guyane.

Cette interruption de service interviendra à partir de ce soir 20h00, heure locale (minuit heure de Paris), au moins jusqu'à demain matin 06h00. Durant cette période, l'accès à Faune-Guyane sera donc impossible. Vos données collectées via NaturaList resteront sur vos téléphones jusqu'à ce que la synchronisation soit de nouveau possible.

A l'arrivée, Biolovision disposera de capacités de stockage et de traitement accrues, ce qui améliorera encore le fonctionnement de Faune-Guyane et des autres portails VisioNature.

En vous remerciant de votre compréhension,

Restez "confinés mais aux aguets" !

posté par Olivier Claessens/gepog
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