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samedi 17 août 2019
Merci à vous tous !

Ce 17 août 2019, l’on dénombre pas moins de 1011 comptes d’utilisateurs inscrits sur Faune-Guyane ! Chaque mois, une dizaine de nouveaux contributeurs (11 en moyenne) rejoignent Faune-Guyane. Bienvenue à eux !

Bien sûr, tous ne correspondent pas des contributeurs actifs ou réguliers. Certains utilisateurs possèdent également plusieurs comptes, soit pour distinguer leur activité professionnelle / privée, soit suite à un changement d’adresse email, parfois même suite à une mauvaise prise en main de l’outil (double inscription par erreur). Cependant, leur nombre est faible.

Le nombre de données accumulées par l’ensemble des contributeurs dépasse désormais 617 000.

70 utilisateurs ont saisi plus de 1000 données, et 15 d’entre eux ont plus de 10 000 données à leur actif. Ces records ne diminuent pas pour autant la valeur des contributions plus modestes, car l’intérêt des contributions ne tient pas seulement à leur nombre : chaque observation transmise sur Faune-Guyane apporte sa pierre à la connaissance globale des espèces. Ainsi, une donnée assortie d’un code nidification, une observation relative à l’alimentation, ou une liste complète (en un lieu et sur un laps de temps déterminé) même si elle ne comporte que des oiseaux communs, constituent des apports significatifs.

Merci donc à vous tous qui participez à cet effort !

Olivier Claessens

 

Sporophile petit-louis (Sporophila minuta) © Hervé Breton

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 14 août 2019
Chauves-souris
Une découverte exceptionnelle

Lors d'une mission d'étude d'impact sur le Centre Spatial Guyanais, le bureau d'études Biotope a découvert le 29 juillet 2019 une colonie de chiroptères exceptionnelle dans un ancien bunker du pas de tir de la fusée Diamant. Cette colonie regroupe au moins 3 espèces de Ptéronotes et compte plus de 20 000 individus, ce qui en fait la plus grande colonie connue de chiroptères en Guyane !

Egalement, c'est la première fois qu'une colonie du Ptéronote à dos nu (Pteronotus gymnonotus) est trouvée en Guyane. Fort heureusement, cette colonie n'est a priori pas menacée par les projets du centre spatial, mais des précautions devront être prises assurément.

Vincent Rufray        

 

Ptéronote à dos nu (Pteronotus gymnonotus), CSG, 29/07/2019 © V. Rufray/Biotope

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 10 août 2019
Oiseaux
Traitements anti-moustiques : les oiseaux ne sont pas épargnés

En juin et juillet dernier, une campagne de traitements anti-moustiques a été menée à Kourou par les autorités sanitaires pour lutter contre une épidémie naissante de dengue. S’ils sont indéniablement utiles pour la santé publique, ces traitements ne sont pas non plus sans effet sur l’environnement : risques de pollution des cours d’eau et des zones humides, destruction des insectes non ciblés, mortalité directe ou indirecte de la petite faune, notamment insectivore…

Les oiseaux ne sont pas épargnés, comme en témoigne l’observation de Marine Perrier, qui a découvert 4 cadavres de passereaux (dont une Elénie de Gaimard le 19 juillet) dans les jours qui ont suivi le traitement. Un Engoulevent minime, découvert le 12 juillet par Hervé Breton, pourrait bien être une autre victime collatérale de ces traitements.

Ce nombre peut paraître faible, tant en valeur absolue qu’eu égard aux bénéfices de l’opération pour la santé humaine. Il n’en est pas moins symptomatique d’un phénomène qui passe certainement en grande partie inaperçu. Quelle est son ampleur réelle et quel peut être son impact à moyen ou long terme sur les populations d’oiseaux de nos villes ?

L’observatoire mortalité de Faune-Guyane peut apporter des réponses, à condition de signaler avec régularité les cas observés tout au long de l’année, quelles qu’en soient les causes. Sans oublier de cocher la case « l’animal est mort » et de renseigner le module de mortalité qui s’ouvre.

Merci à tous pour votre vigilance.

Olivier Claessens

 

Engoulevent minime Chordeiles acutipennis, trouvé mort à Kourou le 12/07/2019 © H. Breton

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 3 août 2019
Oiseaux
La photo du mois de juillet

Le Cassique huppé (Psarocolius decumanus) est un oiseau commun dans tous les milieux ouverts de la bande littorale, en particulier dans les abattis et pâturages entre Cayenne et Saint-Laurent-du-Maroni ; il est plus rare et localisé dans l’intérieur, principalement le long des grands fleuves et dans les zones ouvertes comme Saül (voir la carte des observations sur Faune-Guyane). Il est remplacé dans le bloc forestier par le Cassique vert (P. viridis).

Comme ce dernier, le Cassique huppé est polygyne, chaque colonie correspondant à un harem tenu par un seul mâle. Les colonies de Cassique huppé sont le plus souvent établies sur des palmiers isolés et composées d’une dizaine de nids tout au plus. Les femelles d’une colonie se reproduisent de façon synchrone, et pourvoient à la construction des nids, à l’incubation et au nourrissage des jeunes, le mâle quant à lui se contentant de garder la colonie. Le chant s’accompagne d’une parade visuelle spectaculaire, magnifiquement illustrée par cette photo d’Olivier Tostain.

 

Cassique huppé Psarocolius decumanus, Kourou, 4/07/2019 © O. Tostain

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 28 juillet 2019
Chauves-souris
Mouches parasites des chiroptères de Guyane

En Guyane française, des collectes de parasites externes ont été effectuées sur 204 individus de chauves-souris appartenant à 37 espèces, chauves-souris capturées par divers naturalistes et biologistes entre 2005 et 2012. La majorité des parasites récoltés étaient des mouches Streblidae (Diptera), dont 813 spécimens examinés se sont avérés appartenir à 46 espèces (15 genres différents) et à 6 taxons nouveaux en attente d’être décrits.

Avant cette publication de Graciolli, Guerrero & Catzeflis (2019) (à télécharger ci-dessous), seulement 12 espèces de mouches Streblidae étaient connues de Guyane française (Guerrero, 1997). Ce travail réalisé grâce à la contribution des chiroptérologues de Guyane apporte donc une augmentation de 380 % de la biodiversité des mouches ectoparasites de chauves-souris de Guyane.

François Catzeflis

 

Référence :

Graciolli G., Guerrero R. & Catzeflis F. 2019. Streblid bat flies (Diptera) and other ectoparasites on bats (Mammalia: Chiroptera) from French Guiana. Biota Neotropica 19(4): e20180724. http://dx.doi.org/10.1590/1676-0611-BN-2018-0724.

 

Pteronotus rubiginosus parasité par la mouche Trichobius caecus Edwards, 1918, capturé à Gaa Kaba (commune de Grand Santi) par Marguerite Delaval le 22 septembre 2010.

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 7 juillet 2019
Oiseaux
Les toucans se mettent au parfum !

Les parfums attirent-ils les toucans ? Prudents, les auteurs de cet étonnant article préfèrent poser la question, sans tirer de conclusion. Pourtant les résultats de leur étude sont éloquents.

Depuis 2011, les chercheurs de la Wildlife Conservation Society ont utilisé deux parfums commerciaux (Chanel N°5 et Calvin Klein Obsession for Men) pour attirer les félins devant leurs pièges photographiques, dans le cadre d’un suivi individuel des animaux dans deux espaces protégés de Bolivie. La méthode s’est avérée particulièrement efficace, permettant d’obtenir un grand nombre de clichés, non seulement de mammifères, mais aussi d’oiseaux, dont plusieurs espèces de toucans et d’araçaris.

Alors qu’aucun toucan n’avait été photographié en 10 ans de piégeage photographique sans parfum, 550 photos de 4 espèces ont été obtenues en 45 occasions au cours des 6 années d’utilisation de parfum. Le Toucan à bec rouge (Ramphastos tucanus) a été l’espèce la plus fréquente, suivi du Toucan vitellin (R. vitellinus). Les oiseaux se sont approchés à moins de 3 m dans 29 % des cas, à moins de 30 cm dans 29 % des cas, et jusqu’au contact avec le parfum dans 42 % des cas. Des observations inattendues qui ouvrent une voie nouvelle pour l’étude de ces oiseaux particulièrement méfiants.

Le résumé de l’étude ne dit pas lequel des deux parfums les toucans ont préféré, ni si mâles et femelles ont manifesté la même attirance !

Pour en savoir plus, lire l’article complet (bientôt disponible sur demande).

Olivier Claessens                                               

Référence :

Viscarra, M.E., Ayala, G.M., and Wallace R.B. 2019. ¿Atraen los perfumes a los tucanes? [Do perfumes attract toucans?] Ornitología Neotropical 30: 45-50 (en espagnol, avec résumé anglais).

 

Toucan à bec rouge (Ramphastos tucanus) © M. Dechelle

posté par Olivier Claessens/gepog
 
jeudi 4 juillet 2019
Oiseaux
La photo du mois de juin

Le GEPOG vient d’effectuer le recensement annuel des hérons nicheurs de la fameuse colonie de la Savane Angélique, au cœur des marais de Kaw. Depuis 2015 en effet, le plan de conservation de l’Onoré agami (Agamia agami) prévoit un suivi régulier des effectifs nicheurs dans chaque pays occupé par cette espèce menacée. La colonie de la Savane Angélique est l’une des plus importantes au monde connues à ce jour.

Cette année au moins 3000 Onorés agamis ont été dénombrés, à tous les stades de nidification. Mais aussi au moins 80 Savacous huppés, 50 Grandes Aigrettes et autant d’Anhingas d'Amérique, au moins 50 Cormorans vigua, 30 Héron cocoi et bien d’autres…

Retrouvez tous les détails et les photos de la mission par Sylvain Uriot en suivant ce lien.

 

Savacou huppé (Cochlearius cochlearius), savane Angélique, 25/06/2019 © S. Uriot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
lundi 10 juin 2019
Oiseaux
Le vanneau de Kourou

On le sait, les oiseaux migrateurs montrent une fidélité remarquable à leurs sites de halte ou d’hivernage. Le baguage, puis les suivis télémétriques par balise GPS, l’ont prouvé maintes fois, sur toutes sortes d’espèces. Les observations d’oiseaux rares permettent également de le vérifier, quand les individus sont si peu nombreux que la probabilité qu’ils viennent exactement au même endroit indépendamment les uns des autres est quasiment nulle. A moins que le site présente des qualités inégalées pour l’espèce en question…

Pour un Vanneau de Cayenne, le choix d’un parking asphalté comme site d’hivernage peut paraître incongru… mais manifestement pas pour celui qui fréquente le port de Pariacabo depuis maintenant 9 ans. En tout cas, ce site est suffisamment original pour que l’on soit certain qu’il s’agit bien du même oiseau, même s’il n’est pas bagué.

Voici donc ce Vanneau de Cayenne de retour… à Kourou, pour la 9ème année. Sa première apparition date de 2010, puis après trois années d’absence ou plutôt de non-observation (2011-2013) il est revenu chaque année depuis 2014 sur ce même parking. La durée apparente de son séjour est variable. Son arrivée a été remarquée entre mars (2017) et mai (2016, 2019), tandis que son séjour n’a jamais dépassé le mois de juillet. Juin est le seul mois où il a été vu chaque année.

Il se montre sur ce parking principalement matin et soir, et on ignore où il séjourne le reste du temps. De même, rien ne dit que durant les années ou les mois d’absence il n’était pas tout simplement sur un autre terrain du port de Pariacabo, mais hors de vue pour les observateurs.

Quoi qu’il en soit, merci à Jean-Claude Varlez et à Alexandre Vinot qui suivent ce site avec assiduité pour guetter le retour du Vanneau de Cayenne !

Olivier Claessens

 

Vanneau de Cayenne (Vanellus cayanus), port de Pariacabo, 20/06/2017 © O. Tostain

posté par Olivier Claessens/gepog
 
vendredi 31 mai 2019
Oiseaux
La photo du mois

Qu’est-ce qui peut bien pousser un araçari à venir titiller du bec un paresseux suspendu à sa branche ?

Il lui piquerait le pelage, on pourrait penser qu’il trouve des larves d’insectes dans cet écosystème ambulant (voir l’actualité du 17/11/2017). Aurait-il pris l’ongle du paresseux pour un ver ou une autre proie comestible ? Avait-il son nid à proximité, qu’il aurait ainsi cherché à protéger en délogeant l’intrus ?

Le 3 juillet 2016, j’ai observé de la même manière un Toucan ariel venir tirer les plumes de la queue d’un Milan de Cayenne perché au-dessus de lui. Si cette fois-là le toucan cherchait peut-être à faire déguerpir un prédateur potentiel (ce qui n’a pas manqué d’arriver), ce n’est certainement pas le cas d’un paresseux.

Un acte gratuit, donc ? Dans les deux cas, on est bien tenté d’y voir l’expression du caractère joueur des toucans, qui est avéré mais qui se manifeste habituellement entre eux (source HBW). Joueur et taquin, pourrait-on dire pour qualifier cet Araçari vert en poussant un peu loin l’anthropomorphisme.

Quoi qu’il en soit, bravo à Anne Delobel pour avoir su capturer cette scène insolite !

Olivier Claessens

 

Araçari vert (Pteroglossus viridis) et Paresseux à trois doigts, Guatemala, 24/05/2019 © A. Delobel

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 26 mai 2019
Oiseaux
L’Elanion perle niche-t-il déjà en Guyane ?

L’Elanion perle (Gampsonyx swainsoni) est encore très rare en Guyane, mais on peut s’attendre à ce que les observations deviennent plus régulières dans le futur, comme c’est le cas dans d’autres pays d’Amérique centrale ou du Sud. En effet ce petit rapace est associé aux espaces ouverts pourvus de grands arbres espacés, tels que les pâturages et autres zones déboisées. Les premières données (par Olivier Tostain) remontent à 1993 au Centre Spatial Guyanais, mais il a fallu ensuite attendre 2013 pour que l’espèce soit observée à nouveau en Guyane, et obtenir les premières photos par Michel Giraud-Audine.

La découverte récente de 2 Elanions perles par Anne Delobel constitue la 14ème observation en Guyane, mais seulement la 6ème donnée si l’on regroupe les observations multiples du même individu. C’est la première fois que 2 individus sont vus ensemble, cependant la répétition d’observations de mai 2013 à janvier 2014, et à nouveau en 2018 dans le secteur agricole de Wayabo au sud de Kourou est troublante. L’espèce pourrait bien y être établie, mais ces vastes pâturages sont hélas sous-prospectés par les ornithologues, car en grande partie inaccessibles.

Avec l’extension des pâturages et des défrichements agricoles, notamment dans la région de Kourou, toutes les conditions sont réunies pour que ce joli petit rapace devienne nicheur en Guyane, mais aussi pour que cet évènement passe inaperçu !

Olivier Claessens

 

Elanion perle (Gampsonyx swainsoni), Guatemala, 24/05/2019 © A. Delobel

posté par Olivier Claessens/gepog
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