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samedi 22 février 2020
Oiseaux
Café des sciences le 28/02/2020 : le paludisme aviaire chez les colibris

Ne manquez pas le Café des sciences du vendredi 28 février 2020 à 18h30, au Café de la Gare à Cayenne (avenue Léopold Héder), en partenariat avec la Canopée des Sciences.

Depuis plusieurs années, Borja Milá, chercheur au Muséum national d'histoire naturelle de Madrid, travaille sur les oiseaux de la réserve naturelle des Nouragues. Il s'intéresse actuellement à leurs défenses immunitaires, plus particulièrement à l'infection des colibris par le parasite responsable du paludisme aviaire. Contre toute attente, ces derniers sont très largement infectés. Comment survivent-ils ?

Sa conférence sera précédée d'une présentation de la Réserve naturelle des Nouragues par Jennifer Devillechabrolle, conservatrice de cette réserve cogérée par le GEPOG et par l'ONF.

Une soirée qui s'annonce passionnante !

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 15 février 2020
Faune-Guyane : ce qui va changer en 2020

Cette année Faune-Guyane s'apprête à faire peau neuve : une nouvelle interface plus sobre, plus moderne ; de nouvelles fonctionnalités ; des possibilités de consultation et de restitution étendues et facilitées, afin que les données toujours plus nombreuses puissent servir encore mieux la connaissance et la conservation de la biodiversité guyanaise.

Pourquoi ces changements ?

Faune-Guyane est née en 2012 sous l'égide de la LPO dans le cadre du programme Life+ CapDom ("Conservation de l'avifaune prioritaire des DOM"). En dépit de son succès grandissant qui lui permet de rassembler aujourd'hui, grâce à vous tous, plus de 660 000 données naturalistes de qualité, de nombreuses fonctionnalités initialement prévues n'ont pu être mises en place et les perspectives d'amélioration du site dans sa version actuelle sont limitées.

Dans le cadre d'un nouveau programme Life ultra-marin, le Life Biodiv'OM, la LPO et la société Biolovision s'apprêtent à donner naissance à deux nouveaux portails Visionature : Faune-Antilles et Faune-Océan indien, qui seront affiliés à Faune-France, lequel fédère depuis deux ans toutes les plateformes Visionature de métropole. Huit ans après son lancement, Faune-Guyane va bénéficier de ce nouvel élan pour se mettre à niveau. En s'alignant sur Faune-France, Faune-Guyane bénéficiera automatiquement de toutes les fonctionnalités actuelles et de tous les développements futurs du portail national.

Faune-Guyane restera Faune-Guyane malgré le changement d'apparence qui le fera ressembler aux autres portails. Afin d'affirmer son identité au sein de la grande famille Faune-France, la création d'un logo pour Faune-Guyane est à l'étude. Il sera coloré, attractif et évocateur de la diversité de la faune guyanaise. Il remplacera le logo du Life+ CapDom qui, cinq ans après l'achèvement du programme, ne sera plus obligé de figurer en première ligne.

Enfin parallèlement à ces changements, le Comité de pilotage de Faune-Guyane, qui réunit les associations partenaires dans la gestion des données, étudie la possibilité d'ouvrir Faune-Guyane à de nouveaux groupes d'invertébrés. Si vous êtes spécialiste d'un groupe taxonomique non représenté aujourd'hui sur Faune-Guyane, merci de vous faire connaître auprès de moi ou d'un autre membre du Comité de pilotage.

Nous reviendrons en temps utile sur chacun de ces sujets !

Bonnes observations et bonne saisie sur Faune-Guyane !

Olivier Claessens

 

Singe-écureuil commun, Saimiri sciureus (Guatemala, 05/02/2020) © Marine Perrier

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mardi 11 février 2020
Oiseaux
La photo du mois de janvier

Les parulines (famille des Parulidae) sont des passereaux insectivores, homologues américains des fauvettes européennes. Si les espèces tropicales sont sédentaires (comme la Paruline équatoriale Geothlypis aequinoctialis ou la Paruline des rives Phaeothlypis rivularis), les parulines nord-américaines sont migratrices, contraintes de gagner pour l'hiver des régions bénéficiant d'un climat plus propice à leur régime alimentaire.

Sur la soixantaine d'espèces de parulines nord-américaines, bien peu cependant atteignent la Guyane : la plupart s'arrêtent en Amérique centrale ou aux Antilles, ou choisissent une route plus occidentale les conduisant vers le nord des Andes ou l'ouest de l'Amazonie. Six espèces seulement ont été confirmées à ce jour en Guyane, dont quatre sont des hivernantes régulières : la Paruline jaune (Setophaga aestiva) est de loin la plus commune ; la Paruline des ruisseaux (Parkesia noveboracensis), la Paruline rayée (Setophaga striata) et la Paruline flamboyante (Setophaga ruticilla) sont observées chaque année en petits nombres, mais elles sont sans doute plus abondantes qu'elles n'en ont l'air, passant inaperçues au sein de la mangrove. Quant à la Paruline à gorge orangée (Setophaga fusca) et la Paruline orangée (Protonotaria citrea), elles sont beaucoup plus rares et n'ont fourni chacune que quelques observations en Guyane.

Comme pour beaucoup d'oiseaux migrateurs, les jeunes et les femelles migrent plus loin que les mâles adultes, ce qui explique que ces derniers soient rarement vus dans notre région, comme ce splendide mâle de Paruline flamboyante photographié par Alexandre Vinot.

Olivier Claessens

 

Paruline flamboyante (Setophaga ruticilla), Guatemala, 2/01/2020 © A. Vinot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
lundi 3 février 2020
Inventaire participatif des crevettes d'eau douce

ONIKHA, en partenariat avec Johan Chevalier, le laboratoire EDB et l’Office de l’Eau de Guyane, réalise un inventaire des crevettes d’eau douce de Guyane.

Vous êtes un brillant crevettologue ? Un gourmet amateur de décapodes ? Un curieux de nature ?

Vous avez observé ou collecté des crevettes, des chevrettes, des ouassous dans un fleuve, une crique ou un pripri ?

Vous pourrez bientôt saisir vos observations de crevettes sur Faune-Guyane !

En attendant, envoyez vos photos et contactez-nous sur :

                Facebook : Crevettes de Guyane

                Mail : crevettesdeguyane@gmail.com

Un livret illustré des crevettes de Guyane et une invitation à la présentation des résultats seront remis en fin de programme aux contributions significatives !

 

Simon Clavier
ONIKHA
Conseil et expertise des masses d’eau tropicales
PK 9 Route de Degrad Saramaca, 97310 Kourou
Tel : 06 80 35 98 81
www.onikha.fr

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 25 janvier 2020
Les savanes de Guyane : importance, biodiversité et enjeux de conservation

Jusqu'à une date récente, les savanes de Guyane avaient peu retenu l'attention des naturalistes, plus attirés par la forêt tropicale et son extraordinaire richesse. En dépit de leur faible surface (moins de 1 % de la superficie de la Guyane), les savanes recèlent cependant une faune et une flore diversifiées, spécialisées et surtout très menacées : parmi les espèces spécialistes des savanes, 81 % des oiseaux, 80 % des reptiles et 100 % des amphibiens figurent sur la Liste rouge des espèces menacées de Guyane.

De 2010 à 2015, le GEPOG avec l'aide de nombreux partenaires s'est penché sur ces habitats rares et fragiles, dans le cadre du programme Life+ Cap DOM. Piloté par Anna Stier, un important travail pluridisciplinaire d'étude, de sensibilisation et de conservation a été mené. Parallèlement à la description des différents micro-habitats, de la flore et de la faune, l'histoire et l'anthropologie ont été explorées afin de mieux comprendre les usages et perceptions passés et actuels des savanes guyanaises ainsi que les enjeux de conservation qui leur sont liés.

Les fruits de ce travail sont aujourd'hui publiés dans un article de synthèse de la revue Tropical Conservation Science (à télécharger ci-dessous) :

Stier A., de Carvalho W. D., Rostain S., Catzeflis F., Claessens O., Dewynter M., McKey D., Mustin K., Palisse M. and de Thoisy B. (2020). The Amazonian Savannas of French Guiana: Cultural and Social Importance, Biodiversity, and Conservation Challenges. Tropical Conservation Science 13: 1-21.

L'étude et la protection des savanes de Guyane se poursuivent aujourd'hui à travers le programme Life Biodiv'OM et plusieurs projets ornithologiques portés par le GEPOG.

Voir aussi le site internet dédié aux savanes de Guyane : https://www.savanes.fr/

Olivier Claessens

 

Savane des Pères, Kourou (27/02/2011) © O. Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 18 janvier 2020
Poissons
Synthèse des connaissances sur les raies et requins en Guyane

Depuis quelques années, les acteurs locaux s’accordent sur le fait qu’il existe un manque évident de connaissances sur les raies et requins en Guyane. Suite à ce constat et au vu de l'impossibilité d'évaluer les statuts régionaux UICN de ces poissons, le GEPOG, en tant que gestionnaire de la Réserve Naturelle de l'Ile du Grand-Connétable, a mené une revue bibliographique et une mise à jour de la liste des espèces.

Ce travail réalisé entre septembre 2018 et avril 2019 a permis de compiler un grand nombre d'informations et de données et de faire le point sur les enjeux et menaces qui pèsent sur les espèces présentes dans les eaux guyanaises. Au vu des statuts de conservation préoccupants de certains élasmobranches, des propositions d’actions ont également été listées. Un document de synthèse a été rédigé et est disponible ci-dessous ainsi que dans l’espace de téléchargement sur le site internet de la Réserve Naturelle de l’Ile du Grand-Connétable.

Les prises accessoires dans les filets de pêche ou les palangres et le commerce illégal des ailerons sont les principales causes du déclin de ces animaux qui figurent aujourd’hui parmi les plus menacés au monde. En décembre 2019, une mise à jour de la liste rouge mondiale de l’UICN est venue confirmer ce constat en faisant passer de 4 à 6 le nombre d’espèces présentes en Guyane considérées comme en danger critique d’extinction.

Vous pouvez participer à l’amélioration des connaissances sur les raies et requins en Guyane en saisissant vos observations sur Faune-Guyane ou sur l’application mobile OBSenMER téléchargeable gratuitement sur Google Play et l’App Store.

Margot Vanhoucke

 

Requin soyeux (Carcharhinus falciformis) photographié au large de la Guyane lors de la campagne Greenpeace 2019
(©Pierre Baelen/Campagne Greenpeace 2019)

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 11 janvier 2020
Comment rendre vos contributions encore meilleures en 2020 ?

Merci encore à tous les contributeurs qui font le succès de Faune-Guyane. Vos observations constituent un trésor inestimable pour faire avancer la connaissance et la protection des espèces et de leurs habitats. Mais sont-elles optimales ?

Voici 10 résolutions afin que vos contributions à Faune-Guyane soient encore meilleures en 2020.

1. Transmettre des listes complètes

La saisie d'observations par listes complètes est la formule recommandée, car c'est la seule qui permette de faire des analyses statistiques spatio-temporelles. Elle n'est possible que pour les oiseaux sur le site internet Faune-Guyane, mais disponible pour tous les groupes sur NaturaList. Ca tombe bien, car il n'y a rien de plus simple avec l'application mobile : au démarrage d'une session d'observation, cliquez simplement sur l'icône "Saisie d'une liste" au lieu du "+", l'horloge et le GPS de votre téléphone s'occupent du reste ! Pensez tout de même à clore la liste à la fin de la session pour arrêter le chronomètre... Sur Faune-Guyane, la saisie d'une liste est un peu différente de la saisie d'observations ponctuelles : n'hésitez pas à contacter olivier.claessens@gepog.org pour quelques conseils qui faciliteront votre prise en main de l'outil.

Si vous ne l'avez encore jamais fait, envoyez vos premières listes en 2020 ! Mieux, pourquoi ne pas tenter de transmettre au moins une liste par sortie, ou même une liste par jour tout au long de l'année ? 5 minutes à un endroit suffisent.

2. Saisir des observations précises

La précision d'une donnée vaut toujours mieux que l'approximation, surtout en matière de localisation. Si l'animal était dans une savane, ou dans un secteur boisé proche d'une zone ouverte ou bâtie, il est très important que la donnée soit bien placée. De même, les études qui portent sur un site particulier (études d'impact en vue d'un aménagement, plan de gestion d'une zone protégée par exemple) ne prennent en compte que les observations situées dans un périmètre précis : sur Faune-Guyane, même pour un animal à grand rayon d'action, utilisez toujours "le pointeur rouge" ! Même avec NaturaList, il est souvent nécessaire de vérifier a posteriori (après synchronisation des données sur Faune-Guyane) que chacune est bien située.

Alors, saisie par liste ou localisation précise ? Les deux ne sont pas incompatibles, même si c'est un peu plus long. L'enjeu en vaut la peine !

3. Ne pas oublier le code nidification

Les cycles et les détails de la reproduction sont encore mal connus pour beaucoup d'oiseaux guyanais. Ces observations sont donc précieuses et permettent d'améliorer nos connaissances ; elles peuvent être utilisées dans des publications spécifiques. Pour éviter qu'elles ne soient perdues dans un volume sans cesse croissant de données, il est indispensable que le code nidification soit renseigné : c'est ce code qui permettra de filtrer les données pour retrouver facilement celles qui concernent la reproduction, depuis un chant (code 3) jusqu'à un nid occupé (code 18). Les commentaires sont toujours utiles, à condition que le code ne soit pas laissé vide !

4. Renseigner le comportement de l'animal

La date, le lieu, l'espèce, l'effectif et le nom de l'observateur sont les seuls éléments obligatoires d'une donnée naturaliste. Mais d'autres informations peuvent être utiles : le comportement de l'animal, son âge, son sexe, un indice de reproduction, de quoi il se nourrissait… Ces informations sont certes anecdotiques, mais cumulées elles fournissent des renseignements précieux et parfois inédits sur la biologie des espèces. Ainsi, les données de prédation collectées sur Faune-Guyane ont déjà été utilisées dans des articles scientifiques ou des chapitres d'ouvrages publiés.

Cependant, comme pour le code nidification, tous ces détails ne peuvent être exploités que si on peut les retrouver facilement. C'est la fonction des cases à cocher. Le commentaire permet de préciser les choses mais ne suffit pas.

Parmi les comportements proposés pour les oiseaux, il en est trois qui sont particulièrement intéressants : "se nourrit" pour toute information relative au régime ou au comportement alimentaire ; "migration active" pour des  oiseaux en vol migratoire ; "dortoir/reposoir" pour des oiseaux au repos (voir le point suivant).

5. Utiliser à bon escient les détails sexe/âge et le comportement

En plus du comportement, il est possible de préciser (selon le groupe zoologique) le nombre d'individus par classe d'âge et/ou de sexe ainsi que les conditions de l'observation. Malheureusement, tous ces détails sont souvent mal utilisés car mal compris. Par exemple, un "dortoir" ou un "reposoir" ont un sens précis : il ne faut pas confondre un simple perchoir (momentané) avec un "reposoir" (qui désigne un rassemblement prolongé et dense d'oiseaux – mouettes, sternes, limicoles notamment, généralement pendant une marée haute). De même, ne précisez le sexe et l'âge des oiseaux que lorsque vous avez pu les reconnaître à partir de critères objectifs et fiables.

6. Accompagner ses observations de photos

Les photos permettent d'illustrer et  d'appuyer une observation ; elles facilitent la validation des données (et permettent parfois de déceler des erreurs de saisie ou d'identification) et l'homologation des espèces rares ; elles sont même indispensables pour les insectes où les risques d'erreur sont grands, et pour les amphibiens quand l'observation est la première sur sa localité, faute de quoi la donnée ne pourra être acceptée !

7. Ne pas négliger les espèces communes

Tout naturaliste est heureux de voir une espèce nouvelle pour lui. Pour certains c'est même le principal moteur de leur activité, et elle est respectable. Les espèces rares apportent un piment particulier à nos sorties. Il ne faut pas pour autant négliger les espèces communes. D'abord, parce que celui qui ne chercherait que des espèces rares serait souvent déçu. Ensuite parce que ces espèces communes sont celles qui constituent le coeur de la faune qui nous entoure ; par leur présence (ou leur absence) elles témoignent de la qualité de notre environnement immédiat. Bien que communes, elles ne sont pas toujours bien connues et il est toujours possible de réaliser des observations originales. Enfin, les données de Faune-Guyane se doivent de refléter avec le moins de biais possible l'abondance et la répartition des espèces, même les plus communes !

8. Sortir des sentiers battus

Il est très intéressant d'aller régulièrement au même endroit : le suivi régulier et sur le long terme d'un site nous apporte une connaissance inégalée sur les espèces qui le fréquentent et leurs variations au cours du temps (surtout si les observations sont transmises sous forme de listes complètes). Mais il est tout aussi utile d'aller prospecter de nouveaux sites, où l'on manque encore d'observations : ces nouvelles données inédites affinent nos connaissances sur la répartition et le statut des espèces, c'est souvent l'occasion de faire des découvertes inattendues. Même tout près des villes les zones encore vierges de données naturalistes ne manquent pas, aiguisez votre âme d'explorateur !

9. Signaler les animaux morts sur les routes

L'enquête "mortalité routière" continue. Elle permet de désigner les portions de routes les plus accidentogènes pour la faune, et les espèces les plus sensibles au trafic routier. Elle permet souvent de détecter la présence d'espèces là où on ne les avait pas observées. N'oubliez pas de cocher la case "l'animal est mort" afin que ces données soient facilement accessibles !

10. Répondre rapidement aux demandes de vérification et accepter de corriger sa donnée

La validation des données est la clé et la force de Faune-Guyane, qui garantit la qualité et la fiabilité des observations. Une donnée atypique n'est pas forcément fausse, mais elle mérite au minimum des précisions et une attention particulière. Pour chaque groupe faunistique, les validateurs sont des spécialistes qui s'assurent que les données soient justes et correctement saisies. Leur travail, long et parfois fastidieux, est entièrement bénévole. Faites-leur confiance et acceptez leurs questions et leurs remarques !

 

Voilà, vous n'avez plus qu'à choisir parmi toutes ces résolutions laquelle (ou lesquelles) vous allez faire vôtre(s) pour 2020.

A vos jumelles, à vos carnets ou smartphones, et excellente année naturaliste avec Faune-Guyane !

Olivier Claessens

 

Bécarde cendrée juvénile © Thomas Requillart

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 4 janvier 2020
L'année 2019 sur Faune-Guyane

Le bilan 2019 sur Faune-Guyane pourrait se résumer en deux phrases : "bravo aux herpétos !" et "courage les ornithos !". Ce bilan est en effet contrasté selon les groupes taxonomiques.

On note tout d'abord une progression spectaculaire du nombre de données relatives aux amphibiens (+178 %), aux reptiles (+183 %) et aux chiroptères (+382 %). Les odonates et les phasmes continuent sur leur lancée.

http://files.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/BilanFaune-Guyane2019saufoiseaux.jpg

http://files.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/BilanFaune-Guyane2019toustaxons.jpg

 

Cette progression ne suffit toutefois pas à compenser la baisse des oiseaux : seulement 63 622 données en 2019, contre 74 190 en 2018. Les raisons de ce tassement apparent sont probablement multiples et nécessiteraient une analyse fine. Aurions-nous atteint nos limites pour le volume d'observations annuelles ?

Le nombre total de données saisies en 2019 (94 758 données) est donc à peu près égal à celui saisi en 2018. Globalement, le 31 décembre 2019 à minuit, Faune-Guyane rassemblait 653 265 données naturalistes, dont 566 799 observations d'oiseaux (87 %).

En 2019 également, 30 % des données ornithologiques ont été transmises sous forme de listes, soit près de 19 300 listes fournies par 22 observateurs, en net progrès. Ce mode de saisie (disponible pour tous les groupes sur NaturaList, mais seulement pour les oiseaux sur Faune-Guyane) est recommandé car c'est celui qui permet de faire des analyses précises de phénologie (variations temporelles d'abondance ou de présence/absence).

Le menu des statistiques sur Faune-Guyane s'enrichit par ailleurs de deux nouveautés :

- la progression temporelle du nombre de listes transmises ;

- la fréquentation par commune. Ce graphique nous apprend par exemple que pour les oiseaux, Kourou est la commune qui rassemble le plus de données (94 897 au 4/01/2020) et aussi le plus grand nombre d'espèces observées (656). Cayenne n'arrive qu'en 5ème position du nombre d'observations collectées (41 947) mais en 16ème position pour le nombre d'espèces (400), des nombres qu'il faut évidemment rapporter à la superficie et à la qualité des habitats des communes.

Enfin, 58 actualités vous ont été proposées en 2019. Nous tâcherons de garder ce rythme !

L'année 2020 sera celle du changement pour Faune-Guyane : une nouvelle interface, de nouvelles possibilités de saisie et une consultation facilitée. Nous en reparlerons…

En attendant, bravo et merci à tous les contributeurs, belles observations et bonne saisie en 2020 !

Olivier Claessens

 

Evolution du nombre d'observations annuelles, tous taxons
(en vignette : Cératophrys cornu Ceratophrys cornuta, 17/12/2019 © B. Villette)

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mardi 31 décembre 2019
Oiseaux
La photo du mois

La famille des Cotingidés rassemble quelques-uns parmi les plus spectaculaires oiseaux de Guyane. Spectaculaires et originaux : la plupart d'entre eux possèdent des plumages extravagants, avec des ornementations ou des excroissances de peau. Les cotingas avec leur plumage brillamment coloré sont presque classiques, quand les autres membres de la famille rivalisent d'excentricité : la tonsure de la Coracine chauve, la coiffure "à l'iroquoise" du Coq-de-roche orange, et celle en ombrelle – un peu plus loin de nous, en Amazonie – de la Coracine ornée (Cephalopterus ornatus), ne sont que quelques exemples.

La Coracine à col-nu (Gymnoderus foetidus) n'est pas en reste avec ses excroissances de peau nue bleutée. Il est rare malheureusement de pouvoir l'admirer comme sur cette magnifique photo de Sylvain Uriot. Cette coracine peu commune se rencontre sur la bande littorale, principalement dans les forêts marécageuses le long des rivières. Sa grande taille, sa tête fine et son vol chaloupé permettent de la reconnaître facilement quand elle se déplace, souvent en petit groupe, au-dessus des arbres ou quand elle traverse un espace dégagé.

Tous ces ornements, plus développés chez les mâles, jouent probablement un rôle lors des parades nuptiales. Au milieu de cet étalage d'excentricités, le Piauhau hurleur fait exception, avec son plumage austère (si ce n'est des rémiges de forme spéciale, qui ne se remarquent guère). Il se rattrape par la voix, l'une des plus puissantes parmi les passereaux. Il n'est surpassé dans ce domaine que par l'Araponga blanc… un autre membre remarquable de la famille des Cotingidés !

Cette "photo du mois" vient clore une année riche en observations remarquables et en images sur Faune-Guyane. Qu'elles soient exceptionnelles ou plus ordinaires, qu'elles viennent appuyer une identification, documenter un comportement ou simplement illustrer l'observation, toutes ces données et toutes ces photos contribuent à enrichir Faune-Guyane. Bravo à tous et bonnes observations en 2020 !

Olivier Claessens, pour le Comité de Pilotage de Faune-Guyane

 

Coracine à col-nu (Gymnoderus foetidus), Stoupan, 23/12/2019 © Sylvain Uriot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
vendredi 27 décembre 2019
Oiseaux
Une prédation spectaculaire

Etre témoin d’une scène de chasse d’un grand prédateur est une chance qui n’arrive pas souvent. Sylvain Uriot a eu la chance d’assister à une prédation spectaculaire de la part d’un Aigle noir-et-blanc (Spizaetus melanoleucus) sur une Buse à gros bec (Rupornis magnirostris). La buse se tenait au milieu ou en bordure d’une troupe de singes-écureuils (Saïmiri sciureus) quand l’aigle a surgi et s’est jeté au milieu de la troupe. Mais c’est la buse qu’il a capturée, atterrissant comme il a pu dans une fourche de l’arbre d’où il a fini par s’extraire en emportant sa proie.

Cette capture ne doit rien au hasard, car les rapaces ciblent leur proie avant même de déclencher l’attaque. Si l’Aigle noir-et-blanc se nourrit parfois de mammifères ou même de reptiles ou d’amphibiens, c’est avant tout un chasseur d’oiseaux, qui capture principalement des oiseaux de taille moyenne ou grande, parfois même plus gros que lui. On a sur Faune-Guyane une observation d’un individu ayant capturé une Aigrette neigeuse. La capture d’un dendrocygne a été signalée au Brésil (Wikiaves), de même que des attaques sur des Hoazins au Pérou ou sur des ortalides au Suriname (Global Raptor Information Network). La prédation sur d’autres rapaces et sur la Buse à gros bec en particulier n’avait semble-t-il jamais été signalée mais elle n’est pas surprenante de la part de ce chasseur impétueux.

Olivier Claessens

 

Aigle noir-et-blanc (Spizaetus melanoleucus) © Sylvain Uriot

posté par Olivier Claessens/gepog
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