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dimanche 27 septembre 2020
Oiseaux
Une nouvelle espèce d’oiseau pour la Guyane

L’année 2020, comme les précédentes, est prolifique d’un point de vue ornithologique. Si l'observation de migrateurs rares tels que le Courlis corlieu eurasiatique (Numenius phaeopus phaeopus) ou le Goéland d’Amérique (Larus smithsonianus) est toujours possible, la découverte d'une nouvelle espèce potentiellement nicheuse en Guyane est plus exceptionnelle, comme l’Elénie verdâtre (Myiopagis viridicata) (voir l'actualité du 3 mai 2020). Cette fois-ci, c'est un pic qui vient s'ajouter à la liste des oiseaux de Guyane.

Le 16/09/2020, un Picumne de Cayenne (Picumnus minutissimus) de type femelle a été observé, photographié et enregistré le long de la piste Paul Isnard à environ 10 km au nord de Citron dans l’intérieur ouest guyanais. Il se distingue notamment par son poitrail et son ventre écailleux, par contre, son chant est extrêmement similaire à celui du Picumne frangé (Picumnus cirratus) que l’on rencontre sur quelques localités à Awala et Mana. Cette donnée doit encore être validée par le Comité d'Homologation de Guyane, mais cette homologation fait peu de doute grâce aux documents qui l'accompagnent.

La Guyane enregistre donc sa 18ème espèce de pic et la 3ème parmi les picumnes.

L’observation a été faite sur un flat très dégradé depuis longtemps par l’activité minière. Ce secteur en friche est caractérisé par une végétation arbustive et herbacée dense avec des zones à la fois humides par la présence d’anciennes barranques d'orpaillage et sèches avec de la latérite à nue. Cet habitat accueille un cortège avifaunistique plutôt caractéristique des milieux ouverts et semi-ouverts du littoral avec des espèces souvent peu exigeantes. Mais on y trouve également des espèces rares comme le Jacamar brun ou le Synallaxe de McConnell. 

Malgré son nom, le Picumne de Cayenne est considéré comme endémique du Suriname, les anciennes données au Guyana et en Guyane n'étant pas assez documentées pour être retenues. Au Suriname, l’espèce est commune, observée principalement autour de Paramaribo avec quelques données sporadiques dans les terres, autour du lac Brokopondo notamment. Elle fréquente des habitats variés et assez ordinaires : boisements secondaires, mangroves, ripisylves, zones cultivées et dégradés, etc. Ce pic est réputé sédentaire et est en mesure de nicher à toutes les périodes de l’année. Avec une répartition globale aussi restreinte, l’espèce est évaluée « quasi menacée » sur la liste rouge mondiale de l’IUCN.

Il est difficile d’interpréter cette donnée guyanaise isolée. Ce pic pourrait-il être un nicheur rare de l’Ouest guyanais ou était-il en erratisme depuis le Suriname ? La seconde option semble plus crédible à l’heure actuelle.

Une chose est sûre, il faut être très vigilant lorsque l’on entend un chant de type Picumne frangé, il pourrait s’agir d’un Picumne de Cayenne ou même d’un Picumne à ventre blanc (Picumnus spilogaster).

Paul Lenrumé

 

Picumne de Cayenne (Picumnus minutissimus), piste de Paul Isnard 16/09/2020 © P. Lenrumé/Biotope

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 19 septembre 2020
Oiseaux
Où passent donc les Petits Chevaliers ?

La première quinzaine de septembre constitue le pic de passage des Petits Chevaliers (Tringa flavipes) en Guyane. La Guyane accueille quelques milliers d'individus chaque année (entre 2000 et 10000 d'après les données rassemblées dans Faune-Guyane), mais la plupart n'y passent pas l'hiver.

http://files.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/Oiseaux/HistogrammeTringaflavipes190920.jpg

Ce chevalier accuse une baisse dramatique de ses populations, de 75 % en 10 ans d'après les comptages aériens menés au Suriname (principale zone d'hivernage de l'espèce) entre 2000 et 2008. Ce déclin, qui est constaté aussi sur l'ensemble de ses zones d'hivernage et de reproduction, vaut au Petit Chevalier d'être classé en catégorie CR ("en danger critique d'extinction") en Guyane, même s'il reste "non menacé" mondialement au regard des critères de l'UICN. Il fait l'objet d'une "préoccupation nationale" aux Etats-Unis.

Pour mieux comprendre les raisons de ce déclin, des Petits Chevaliers sont bagués chaque année aux Etats-Unis et au Canada, et certains sont équipés de bagues de couleur et de balises.

A ce jour, aucun Petit Chevalier bagué n'a été revu en Guyane, malgré l'appel déjà lancé l'année dernière (actualité du 16/03/2019). Qui sera le premier à en signaler ? Même si le gros du passage annuel est passé, il n'est pas trop tard pour contribuer à l'étude américaine, en portant une attention particulière aux Petits Chevaliers.

Olivier Claessens

 

Petit Chevalier (Tringa flavipes) bagué (© Zak Pohlen/USFWS)

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 16 septembre 2020
Mammifères
On cherche encore des tatous !

Depuis maintenant 3 ans, Roxane Schaub travaille à l'Institut Pasteur sur les maladies transmises par les tatous. Vous avez déjà été sollicités pour participer à cette étude, et nombreux à y répondre. Merci !

Roxane continue son étude, mais les tatous se font rares. Il ne lui reste que quelques mois pour atteindre le nombre d'échantillons souhaité.

Si vous trouvez un tatou mort sur la route, merci d'appeler immédiatement Roxane au 06 94 31 89 66. Elle viendra le récupérer ! Pensez à enregistrer son numéro dans votre répertoire téléphonique pour ne pas être pris au dépourvu. Et bien sûr, n’oubliez pas de mettre votre découverte sur Faune-Guyane (en cochant la case "l'animal est mort") !

Merci pour votre contribution.

Olivier Claessens et Roxane Schaub

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 12 septembre 2020
Oiseaux
Septembre : le chassé-croisé des hirondelles

Sur la carte des migrations d'oiseaux américains, la Guyane occupe une place privilégiée : par sa position géographique, elle accueille aussi bien des migrateurs venus du Nord, comme les limicoles ou les parulines nord-américaines, que des migrateurs venus du Sud, comme le Coulicou de Vieillot ou le Tyran des savanes. Ayant des calendriers de reproduction inversés pour s'adapter au rythme des saisons dans leur hémisphère respectif, ces deux catégories de migrateurs qui viennent passer la mauvaise saison sous les tropiques vont se croiser en Guyane à l'automne, les uns fraîchement arrivés après avoir quitté leurs zones de reproduction boréales, quand les autres s'apprêtent à retourner dans leurs contrées australes pour s'y reproduire à leur tour.

L'affaire se complique quand la même espèce possède une population résidente en Guyane, présente toute l'année, et des populations migratrices originaires du Nord ou du Sud qui se mêlent aux oiseaux locaux pendant une partie de l'année. C'est le cas du Viréo aux yeux rouges (qui possède des populations migratrices en Amérique du Nord), du Tyran mélancolique, ou encore des Hirondelles tapères et chalybées (qui possèdent tous trois des populations migratrices en Amérique du Sud). Concernant ces dernières, des différences subtiles de plumage permettent, quand on les voit de près, de distinguer les migrateurs des oiseaux locaux, ce qui n'est pas le cas pour le tyran ou le viréo.

Cependant, rien n'est simple chez les hirondelles. Deux espèces, l'une, l'Hirondelle noire (Progne subis) habitant l'Amérique du Nord, l'autre, l'Hirondelle gracieuse (Progne elegans) habitant l'Amérique du Sud, choisissent de venir passer la mauvaise saison dans notre région, à tour de rôle. En juillet, une hirondelle entièrement noire a toutes les chances d'être une Hirondelle gracieuse ; en janvier, il y a fort à parier qu'il s'agisse d'une Hirondelle noire. Mais à l'inter-saison, les deux espèces peuvent théoriquement se rencontrer sous nos latitudes. Et quasiment rien ne permet de les distinguer avec certitude. Un vrai casse-tête pour les observateurs… et pour les membres du Comité d'homologation de Guyane (CHG) qui a la tâche de faire le tri parmi les données.

Deux autres espèces très rares dont l'aire d'hivernage est encore inconnue viennent peut-être s'inviter dans la danse : l'Hirondelle à ventre blanc (Progne dominicensis), des Antilles, et l'Hirondelle de Cuba (Progne cryptoleuca). Une fois leur nidification terminée, on ne sait quasiment rien d'elles.

Avec l'Hirondelle rustique (Hirundo rustica) au moins, les choses semblaient claires : se reproduisant en Amérique du Nord, ses populations survolent la Guyane à l'automne pour rallier leurs quartiers d'hiver situés dans le sud du continent. Elles repassent en mars-avril, sur le chemin du retour. C'est même l'une des rares espèces dont on peut observer en Guyane la migration active, qui se déroule exclusivement le jour. Du moins, c'était clair… jusqu'à ce que quelques individus décident de s'installer en Argentine et d'y fonder une population aujourd'hui florissante, dont les routes de migration se sont inversées et qui sont susceptibles de séjourner en Guyane durant l'hiver austral (voir l'actualité du 7/06/2020). Dès lors, les Hirondelles rustiques que l'on observe en août et septembre sont-elles des individus du Nord, en route vers leurs quartiers d'hiver, ou des individus argentins (beaucoup moins nombreux), qui repartent chez eux ?

Une hirondelle en Guyane ne fait pas forcément le printemps !

Olivier Claessens

 

Hirondelle gracieuse (Progne elegans), Guatemala, 18/09/2019 © M. Giraud-Audine

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 5 septembre 2020
Oiseaux
La photo du mois d'août

La famille des Furnariidae (grimpars, sclérures, anabates, synallaxes…) rassemble des oiseaux aux tons bruns et roux, des groupes d'espèces morphologiquement très homogènes, souvent difficiles à voir. Parmi eux, les grimpars ont la réputation d'être difficiles à identifier tant ils se ressemblent et rebutent bien des observateurs.

Des 16 espèces de grimpars présentes en Guyane, le Grimpar nasican (Nasica longirostris) est à coup sûr le plus beau et le plus spectaculaire. Sa grande taille, sa gorge blanche, son bec ivoire démesuré et son profil reptilien lui donnent une allure unique et inconfondable. C'est aussi le plus rare et le plus localisé en Guyane : on ne le connait que le long de la crique Gabriel et dans la savane Angélique à l'est de Roura, où sa population n'excède pas quelques dizaines de couples. Il est ici en limite de sa répartition, essentiellement amazonienne et qui évite en grande partie le plateau des Guyanes.

S'il n'est pas très dur à voir quand on visite son territoire, il ne se laisse pas souvent observer dans de bonnes conditions. La série de photos (à découvrir ici et ici) rapportées par Quentin Uriot est exceptionnelle pour la Guyane et rend particulièrement justice à la beauté de l'oiseau.

Olivier Claessens

 

Grimpar nasican (Nasica longirostris), lac Pali, 30/08/2020 © Q. Uriot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 30 août 2020
NaturaList : pensez aux cartes hors-ligne !

L'application mobile NaturaList vous permet de saisir vos données directement sur le terrain et de les transférer vers Faune-Guyane d'un seul clic. Elle facilite grandement la saisie des observations sous forme de listes (un mode de saisie à privilégier autant que possible).

L'utilisation de NaturaList en Guyane a souffert longtemps de la mauvaise couverture du réseau Internet mobile : il faut en effet être connecté à Internet pour afficher un fond de carte détaillé. Pour y remédier, il suffit de télécharger à l'avance les cartes des secteurs où l'on prévoit d'aller observer. Cette option est devenue possible en Guyane depuis que NaturaList utilise par défaut OpenStreetMap en remplacement du fond cartographique Google pour lequel nous n'avions pas les droits nécessaires.

Pour installer les cartes hors-ligne sur votre smartphone, cliquez sur le symbole "couches empilées" en haut à gauche de l'écran.

http://files.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/modedemploi/NaturaListcarteshors-ligne1b.jpg

Descendez jusqu'aux Préférences, puis Localisation, et sélectionnez l'option Cartes hors-ligne.

http://files.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/modedemploi/NaturaListcarteshors-ligne2b.jpg              http://files.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/modedemploi/NaturaListcarteshors-ligne3b.jpg

Sélectionnez la couche OpenStreetMap (au besoin, cliquez sur le petit triangle à droite pour afficher les couches disponibles), puis cliquez sur Ajouter un lieu.

http://files.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/modedemploi/NaturaListcarteshors-ligne4b.jpg

Déplacez la carte et zoomez sur le secteur voulu, puis cliquez sur Télécharger.

http://files.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/modedemploi/NaturaListcarteshors-ligne5b.jpg

La carte ainsi téléchargée s'affichera automatiquement quand vous serez sur le terrain, dans la zone couverte par la carte. Vous pouvez installer ainsi plusieurs cartes à l'avance pour les endroits où vous allez régulièrement.

Vous pouvez retrouver ce tuto sous le menu Mode d'emploi / Saisir.

Olivier Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 16 août 2020
Oiseaux
Enquête Tyranneau barbu

Le Tyranneau barbu (Polystictus pectoralis) n'est connu actuellement en Guyane que dans moins de 10 localités, réparties sur les communes de Kourou, Sinnamary et Iracoubo. Sa population est ainsi estimée inférieure à 150 couples. L'une de nos espèces nicheuses les plus rares, le Tyranneau barbu est le porte-drapeau de tout un cortège d'espèces dépendantes des dernières savanes sèches de Guyane, et toutes menacées comme lui.

Afin d'améliorer nos connaissances sur cette espèce discrète et si possible découvrir de nouveaux sites de présence, le GEPOG entreprend avec le soutien du CSG et de l'OFB une vaste enquête de terrain dans laquelle la participation de tous les ornithologues guyanais est souhaitée. Cette enquête s'étalera jusqu'en juin 2021. Durant un an, des sorties de prospection ciblée seront organisées afin de couvrir au mieux l'ensemble des sites favorables. Les observateurs peuvent aussi participer individuellement. Toutes les observations aussi précises que possible sont à mettre sur Faune-Guyane.

Le document PDF à télécharger ci-dessous présente l'espèce, l'étude, ses objectifs et ses méthodes, ainsi qu'une liste de sites à visiter par commune. Merci d'en prendre connaissance et de suivre les recommandations afin que les observations puissent être valorisées au maximum. Vous pouvez aussi le retrouver dans le menu de gauche, rubrique Oiseaux / Enquête Tyranneau barbu.

Pour participer à cette étude et pour tout renseignement complémentaire, signalez-vous à olivier.claessens@gepog.org.

Merci

Olivier Claessens

Tyranneau barbu (Polystictus pectoralis) © Roland Jantot

Document à télécharger :  Presentation_Enquete_Tyranneau_barbu-3028.pdf
posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 9 août 2020
Oiseaux
Le Milan bleuâtre, un rapace migrateur ?

C'est une observation inédite qu'a réalisée Hugo Foxonet le 8 juillet 2020 à Papaïchton : un groupe d'au moins 55 Milans bleuâtres en vol très haut, manifestement en migration active.

Le Milan bleuâtre (Ictinia plumbea) est présent toute l'année en Guyane, depuis les boisements côtiers jusque dans l'extrême Sud. La reproduction a été prouvée dans une dizaine de localités dispersées sur tout le territoire, de Macouria à Saül et au sud de Maripasoula.

Distribuée sur une grande partie de l'Amérique du Sud et centrale, l'espèce est réputée sédentaire sur la majeure partie de son aire de répartition. Seule les petites populations mexicaines et d'Amérique centrale désertent leurs zones de reproduction à l'automne pour passer l'hiver en Amérique du Sud. Au Panama, des groupes de migrateurs pouvant compter plusieurs centaines d'individus sont observés en août et septembre et au retour en février et mars (source : Birds of the World). Cependant, la zone d'hivernage de ces oiseaux n'est pas connue avec précision. A l'autre extrémité de l'aire de répartition, on pense qu'une partie de la population du nord de l'Argentine migre vers le nord durant l'hiver austral, mais de tels mouvements ne sont pas du tout documentés.

L'observation d'Hugo Foxonet est la première qui illustre le passage en Guyane de Milans bleuâtres migrateurs. La date et la direction de vol des oiseaux ne nous renseignent hélas pas avec certitude sur leur origine. A cette date, les oiseaux d'Amérique centrale sont encore sur leurs lieux de nidification, tout au plus peut-on supposer que les premiers oiseaux ayant niché précocement ou ayant échoué dans leur reproduction commencent peut-être à se disperser. Mais leur arrivée sur le plateau des Guyanes, s'ils parviennent jusqu'ici, n'est pas attendue avant septembre et le groupe observé était trop important pour pouvoir concerner de tels individus marginaux. La direction de vol du groupe observé n'évoque pas non plus une origine septentrionale.

Etait-on donc en présence d'individus provenant d'Argentine ou du sud du Brésil ? La date se situe en pleine saison d'hivernage pour cette population australe. Un erratisme hivernal est connu chez certaines espèces et est donc possible chez celle-ci, ce qui pourrait expliquer le déplacement observé. Mais on entre là dans le domaine de la spéculation.

La dernière hypothèse est que certains Milans bleuâtres se reproduisant sur le Plateau des Guyanes ou en Amazonie seraient capables de déplacements de grande ampleur plus ou moins réguliers, peut-être erratiques, en dehors de la saison de reproduction ; une hypothèse que rien à ce jour ne permet de confirmer. En Guyane, la nidification du Milan bleuâtre s'étale sur presque toute l'année.

La migration des oiseaux néotropicaux présente encore de grandes zones de mystère. La situation géographique et la topographie de la Guyane ne favorisent pas l'observation de la migration, excepté celle des limicoles côtiers. De manière générale les rapaces figurent parmi les espèces les moins étudiées en Amérique du Sud, une lacune qui pèse sur notre niveau de connaissance mais qui rend d'autant plus passionnante l'observation de ces oiseaux : avis aux amateurs !

Olivier Claessens

 

Milan bleuâtre (Ictinia plumbea), Iracoubo 18/01/2015 © P. Ingremeau

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mardi 4 août 2020
Mammifères
La photo du mois de juillet

Le choix du CoPil de Faune-Guyane pour le mois de juillet prouve une fois de plus que ce n'est pas la rareté de l'espèce qui fait la valeur d'une photo. Le Saïmiri ou Singe-écureuil commun (Saimiri sciureus) en effet est le singe le plus abondant sur la plaine littorale guyanaise. Il est commun notamment dans les forêts marécageuses, mais plus rare dans l'intérieur, par exemple dans les forêts dégradées le long des grandes rivières ou à Saül. Très sociable, il peut former des groupes conséquents qui dépassent parfois la centaine d'individus.

Il fallait à Marine Perrier des bons réflexes pour saisir "l'envol" de ce Saïmiri au Golf de l'Anse de Kourou. Photo parfaite !

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Et une mention spéciale pour cet Ocelot pris au piège photo à l'ADNG (Saint-Laurent-du-Maroni), dans le cadre d'un projet pédagogique. La photo a été prise au mois de mars mais elle nous est parvenue en juillet.

Permettant d'inventorier les gros animaux difficiles à voir, d'étudier leurs densités ou leurs comportements, de distinguer et de dénombrer les individus, la technique du piège photo devient de plus en plus répandue et accessible. Si la "capture" d'un félin par ces appareils photo à déclenchement automatique n'est pas exceptionnelle, il n'en va pas de même d'un cliché où le félin en question transporte la proie qu'il vient de tuer, en l'occurrence un Quatre-yeux gris (Philander opossum). Un document exceptionnel ! Félicitations aux élèves et enseignants du collège Paule Berthelot de Javouhey, impliqués dans cette étude avec la fondation La Main A La Pâte.

Ocelot (Leopardus pardalis), ADNG, 21/03/2020 © ADNG / Collègue Paule Berthelot Javouhey

http://files.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/Mammifres/LeoparduspardalisADNG210320fg48081.jpg

Les pièges photo ou autres enregistreurs automatiques fournissent des données naturalistes que de simples observateurs seraient incapables de collecter. Il est donc utile de les traiter à part. En attendant le développement par Biolovision d'un module spécial permettant de signaler les données obtenues par des systèmes automatiques, n'oubliez pas de le signaler en remarque afin de pouvoir facilement trier ces données particulières.

Olivier Claessens

 

Singe-écureuil commun (Saimiri sciureus), Kourou, 21/07/2020 © M. Perrier

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 25 juillet 2020
Odonates
Les Argia de Guyane

Les Argia, de la famille des Coenagrionidae, appartiennent au sous-ordre des Zygoptères plus communément appelé demoiselles ou agrions. Ce genre comprend plus de 115 espèces réparties dans toutes les Amériques, mais est plus diversifié en région tropicale avec plus de la moitié des espèces en Amérique latine.

De taille moyenne, les Argia font partie de ce grand complexe d'espèces d'agrions bleu et noir qui restent généralement peu évidents à identifier. Elles se distinguent des autres genres par des ailes assez longues, des taches au-dessus des yeux et de longues épines sur les pattes. Pour la plupart peu fréquentes, elles affectionnent les bords des eaux courantes de fleuves et de petits ruisseaux à débit faible ou rapide, principalement en forêt.

Une récente publication de R. W. Garrison & N. Von Ellenrieder ("Damselflies of the genus Argia of the Guiana Shield (Odonata: Coenagrionidae)", Zootaxa, 2015) a décrit de nouvelles espèces sur le plateau des Guyanes, qui compte désormais 21 espèces. La taxonomie des Argia sur Faune-Guyane a été mise à jour en conséquence.

La répartition de certaines espèces est très étendue, comme Argia translata connue du sud du Canada jusqu’au nord de l’Argentine ou Argia occulata du Mexique à la Bolivie. D'autres au contraire sont connues uniquement du plateau des Guyanes, par exemple Argia deceptor et Argia palmata, deux espèces décrites en 2015. Pour cette dernière, les données sont très récentes et par conséquent elle n'est actuellement pas encore disponible à la saisie sur Faune-Guyane.

On dénombre moins de 150 données d'Argia sur Faune-Guyane dont aucune dans la moitié sud de la Guyane, ce qui ne permet pas encore de bien comprendre leur biologie et leur répartition sur le territoire. Actuellement en Guyane espèces de ce genre ont été recensées et probablement d'autres restent à découvrir.

 

Récemment réalisée, voici à votre disposition une fiche d’identification des Argia de Guyane.

Quentin Uriot

 

Argia fumigata, piste de Bélizon © Quentin Uriot

Document à télécharger :  Fiche_d-identification_des_Argia-4595.pdf
posté par Olivier Claessens/gepog
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