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samedi 18 janvier 2020
Poissons
Synthèse des connaissances sur les raies et requins en Guyane

Depuis quelques années, les acteurs locaux s’accordent sur le fait qu’il existe un manque évident de connaissances sur les raies et requins en Guyane. Suite à ce constat et au vu de l'impossibilité d'évaluer les statuts régionaux UICN de ces poissons, le GEPOG, en tant que gestionnaire de la Réserve Naturelle de l'Ile du Grand-Connétable, a mené une revue bibliographique et une mise à jour de la liste des espèces.

Ce travail réalisé entre septembre 2018 et avril 2019 a permis de compiler un grand nombre d'informations et de données et de faire le point sur les enjeux et menaces qui pèsent sur les espèces présentes dans les eaux guyanaises. Au vu des statuts de conservation préoccupants de certains élasmobranches, des propositions d’actions ont également été listées. Un document de synthèse a été rédigé et est disponible ci-dessous ainsi que dans l’espace de téléchargement sur le site internet de la Réserve Naturelle de l’Ile du Grand-Connétable.

Les prises accessoires dans les filets de pêche ou les palangres et le commerce illégal des ailerons sont les principales causes du déclin de ces animaux qui figurent aujourd’hui parmi les plus menacés au monde. En décembre 2019, une mise à jour de la liste rouge mondiale de l’UICN est venue confirmer ce constat en faisant passer de 4 à 6 le nombre d’espèces présentes en Guyane considérées comme en danger critique d’extinction.

Vous pouvez participer à l’amélioration des connaissances sur les raies et requins en Guyane en saisissant vos observations sur Faune-Guyane ou sur l’application mobile OBSenMER téléchargeable gratuitement sur Google Play et l’App Store.

Margot Vanhoucke

 

Requin soyeux (Carcharhinus falciformis) photographié au large de la Guyane lors de la campagne Greenpeace 2019
(©Pierre Baelen/Campagne Greenpeace 2019)

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 11 janvier 2020
Comment rendre vos contributions encore meilleures en 2020 ?

Merci encore à tous les contributeurs qui font le succès de Faune-Guyane. Vos observations constituent un trésor inestimable pour faire avancer la connaissance et la protection des espèces et de leurs habitats. Mais sont-elles optimales ?

Voici 10 résolutions afin que vos contributions à Faune-Guyane soient encore meilleures en 2020.

1. Transmettre des listes complètes

La saisie d'observations par listes complètes est la formule recommandée, car c'est la seule qui permette de faire des analyses statistiques spatio-temporelles. Elle n'est possible que pour les oiseaux sur le site internet Faune-Guyane, mais disponible pour tous les groupes sur NaturaList. Ca tombe bien, car il n'y a rien de plus simple avec l'application mobile : au démarrage d'une session d'observation, cliquez simplement sur l'icône "Saisie d'une liste" au lieu du "+", l'horloge et le GPS de votre téléphone s'occupent du reste ! Pensez tout de même à clore la liste à la fin de la session pour arrêter le chronomètre... Sur Faune-Guyane, la saisie d'une liste est un peu différente de la saisie d'observations ponctuelles : n'hésitez pas à contacter olivier.claessens@gepog.org pour quelques conseils qui faciliteront votre prise en main de l'outil.

Si vous ne l'avez encore jamais fait, envoyez vos premières listes en 2020 ! Mieux, pourquoi ne pas tenter de transmettre au moins une liste par sortie, ou même une liste par jour tout au long de l'année ? 5 minutes à un endroit suffisent.

2. Saisir des observations précises

La précision d'une donnée vaut toujours mieux que l'approximation, surtout en matière de localisation. Si l'animal était dans une savane, ou dans un secteur boisé proche d'une zone ouverte ou bâtie, il est très important que la donnée soit bien placée. De même, les études qui portent sur un site particulier (études d'impact en vue d'un aménagement, plan de gestion d'une zone protégée par exemple) ne prennent en compte que les observations situées dans un périmètre précis : sur Faune-Guyane, même pour un animal à grand rayon d'action, utilisez toujours "le pointeur rouge" ! Même avec NaturaList, il est souvent nécessaire de vérifier a posteriori (après synchronisation des données sur Faune-Guyane) que chacune est bien située.

Alors, saisie par liste ou localisation précise ? Les deux ne sont pas incompatibles, même si c'est un peu plus long. L'enjeu en vaut la peine !

3. Ne pas oublier le code nidification

Les cycles et les détails de la reproduction sont encore mal connus pour beaucoup d'oiseaux guyanais. Ces observations sont donc précieuses et permettent d'améliorer nos connaissances ; elles peuvent être utilisées dans des publications spécifiques. Pour éviter qu'elles ne soient perdues dans un volume sans cesse croissant de données, il est indispensable que le code nidification soit renseigné : c'est ce code qui permettra de filtrer les données pour retrouver facilement celles qui concernent la reproduction, depuis un chant (code 3) jusqu'à un nid occupé (code 18). Les commentaires sont toujours utiles, à condition que le code ne soit pas laissé vide !

4. Renseigner le comportement de l'animal

La date, le lieu, l'espèce, l'effectif et le nom de l'observateur sont les seuls éléments obligatoires d'une donnée naturaliste. Mais d'autres informations peuvent être utiles : le comportement de l'animal, son âge, son sexe, un indice de reproduction, de quoi il se nourrissait… Ces informations sont certes anecdotiques, mais cumulées elles fournissent des renseignements précieux et parfois inédits sur la biologie des espèces. Ainsi, les données de prédation collectées sur Faune-Guyane ont déjà été utilisées dans des articles scientifiques ou des chapitres d'ouvrages publiés.

Cependant, comme pour le code nidification, tous ces détails ne peuvent être exploités que si on peut les retrouver facilement. C'est la fonction des cases à cocher. Le commentaire permet de préciser les choses mais ne suffit pas.

Parmi les comportements proposés pour les oiseaux, il en est trois qui sont particulièrement intéressants : "se nourrit" pour toute information relative au régime ou au comportement alimentaire ; "migration active" pour des  oiseaux en vol migratoire ; "dortoir/reposoir" pour des oiseaux au repos (voir le point suivant).

5. Utiliser à bon escient les détails sexe/âge et le comportement

En plus du comportement, il est possible de préciser (selon le groupe zoologique) le nombre d'individus par classe d'âge et/ou de sexe ainsi que les conditions de l'observation. Malheureusement, tous ces détails sont souvent mal utilisés car mal compris. Par exemple, un "dortoir" ou un "reposoir" ont un sens précis : il ne faut pas confondre un simple perchoir (momentané) avec un "reposoir" (qui désigne un rassemblement prolongé et dense d'oiseaux – mouettes, sternes, limicoles notamment, généralement pendant une marée haute). De même, ne précisez le sexe et l'âge des oiseaux que lorsque vous avez pu les reconnaître à partir de critères objectifs et fiables.

6. Accompagner ses observations de photos

Les photos permettent d'illustrer et  d'appuyer une observation ; elles facilitent la validation des données (et permettent parfois de déceler des erreurs de saisie ou d'identification) et l'homologation des espèces rares ; elles sont même indispensables pour les insectes où les risques d'erreur sont grands, et pour les amphibiens quand l'observation est la première sur sa localité, faute de quoi la donnée ne pourra être acceptée !

7. Ne pas négliger les espèces communes

Tout naturaliste est heureux de voir une espèce nouvelle pour lui. Pour certains c'est même le principal moteur de leur activité, et elle est respectable. Les espèces rares apportent un piment particulier à nos sorties. Il ne faut pas pour autant négliger les espèces communes. D'abord, parce que celui qui ne chercherait que des espèces rares serait souvent déçu. Ensuite parce que ces espèces communes sont celles qui constituent le coeur de la faune qui nous entoure ; par leur présence (ou leur absence) elles témoignent de la qualité de notre environnement immédiat. Bien que communes, elles ne sont pas toujours bien connues et il est toujours possible de réaliser des observations originales. Enfin, les données de Faune-Guyane se doivent de refléter avec le moins de biais possible l'abondance et la répartition des espèces, même les plus communes !

8. Sortir des sentiers battus

Il est très intéressant d'aller régulièrement au même endroit : le suivi régulier et sur le long terme d'un site nous apporte une connaissance inégalée sur les espèces qui le fréquentent et leurs variations au cours du temps (surtout si les observations sont transmises sous forme de listes complètes). Mais il est tout aussi utile d'aller prospecter de nouveaux sites, où l'on manque encore d'observations : ces nouvelles données inédites affinent nos connaissances sur la répartition et le statut des espèces, c'est souvent l'occasion de faire des découvertes inattendues. Même tout près des villes les zones encore vierges de données naturalistes ne manquent pas, aiguisez votre âme d'explorateur !

9. Signaler les animaux morts sur les routes

L'enquête "mortalité routière" continue. Elle permet de désigner les portions de routes les plus accidentogènes pour la faune, et les espèces les plus sensibles au trafic routier. Elle permet souvent de détecter la présence d'espèces là où on ne les avait pas observées. N'oubliez pas de cocher la case "l'animal est mort" afin que ces données soient facilement accessibles !

10. Répondre rapidement aux demandes de vérification et accepter de corriger sa donnée

La validation des données est la clé et la force de Faune-Guyane, qui garantit la qualité et la fiabilité des observations. Une donnée atypique n'est pas forcément fausse, mais elle mérite au minimum des précisions et une attention particulière. Pour chaque groupe faunistique, les validateurs sont des spécialistes qui s'assurent que les données soient justes et correctement saisies. Leur travail, long et parfois fastidieux, est entièrement bénévole. Faites-leur confiance et acceptez leurs questions et leurs remarques !

 

Voilà, vous n'avez plus qu'à choisir parmi toutes ces résolutions laquelle (ou lesquelles) vous allez faire vôtre(s) pour 2020.

A vos jumelles, à vos carnets ou smartphones, et excellente année naturaliste avec Faune-Guyane !

Olivier Claessens

 

Bécarde cendrée juvénile © Thomas Requillart

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 4 janvier 2020
L'année 2019 sur Faune-Guyane

Le bilan 2019 sur Faune-Guyane pourrait se résumer en deux phrases : "bravo aux herpétos !" et "courage les ornithos !". Ce bilan est en effet contrasté selon les groupes taxonomiques.

On note tout d'abord une progression spectaculaire du nombre de données relatives aux amphibiens (+178 %), aux reptiles (+183 %) et aux chiroptères (+382 %). Les odonates et les phasmes continuent sur leur lancée.

http://files.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/BilanFaune-Guyane2019saufoiseaux.jpg

http://files.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/BilanFaune-Guyane2019toustaxons.jpg

 

Cette progression ne suffit toutefois pas à compenser la baisse des oiseaux : seulement 63 622 données en 2019, contre 74 190 en 2018. Les raisons de ce tassement apparent sont probablement multiples et nécessiteraient une analyse fine. Aurions-nous atteint nos limites pour le volume d'observations annuelles ?

Le nombre total de données saisies en 2019 (94 758 données) est donc à peu près égal à celui saisi en 2018. Globalement, le 31 décembre 2019 à minuit, Faune-Guyane rassemblait 653 265 données naturalistes, dont 566 799 observations d'oiseaux (87 %).

En 2019 également, 30 % des données ornithologiques ont été transmises sous forme de listes, soit près de 19 300 listes fournies par 22 observateurs, en net progrès. Ce mode de saisie (disponible pour tous les groupes sur NaturaList, mais seulement pour les oiseaux sur Faune-Guyane) est recommandé car c'est celui qui permet de faire des analyses précises de phénologie (variations temporelles d'abondance ou de présence/absence).

Le menu des statistiques sur Faune-Guyane s'enrichit par ailleurs de deux nouveautés :

- la progression temporelle du nombre de listes transmises ;

- la fréquentation par commune. Ce graphique nous apprend par exemple que pour les oiseaux, Kourou est la commune qui rassemble le plus de données (94 897 au 4/01/2020) et aussi le plus grand nombre d'espèces observées (656). Cayenne n'arrive qu'en 5ème position du nombre d'observations collectées (41 947) mais en 16ème position pour le nombre d'espèces (400), des nombres qu'il faut évidemment rapporter à la superficie et à la qualité des habitats des communes.

Enfin, 58 actualités vous ont été proposées en 2019. Nous tâcherons de garder ce rythme !

L'année 2020 sera celle du changement pour Faune-Guyane : une nouvelle interface, de nouvelles possibilités de saisie et une consultation facilitée. Nous en reparlerons…

En attendant, bravo et merci à tous les contributeurs, belles observations et bonne saisie en 2020 !

Olivier Claessens

 

Evolution du nombre d'observations annuelles, tous taxons
(en vignette : Cératophrys cornu Ceratophrys cornuta, 17/12/2019 © B. Villette)

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mardi 31 décembre 2019
Oiseaux
La photo du mois

La famille des Cotingidés rassemble quelques-uns parmi les plus spectaculaires oiseaux de Guyane. Spectaculaires et originaux : la plupart d'entre eux possèdent des plumages extravagants, avec des ornementations ou des excroissances de peau. Les cotingas avec leur plumage brillamment coloré sont presque classiques, quand les autres membres de la famille rivalisent d'excentricité : la tonsure de la Coracine chauve, la coiffure "à l'iroquoise" du Coq-de-roche orange, et celle en ombrelle – un peu plus loin de nous, en Amazonie – de la Coracine ornée (Cephalopterus ornatus), ne sont que quelques exemples.

La Coracine à col-nu (Gymnoderus foetidus) n'est pas en reste avec ses excroissances de peau nue bleutée. Il est rare malheureusement de pouvoir l'admirer comme sur cette magnifique photo de Sylvain Uriot. Cette coracine peu commune se rencontre sur la bande littorale, principalement dans les forêts marécageuses le long des rivières. Sa grande taille, sa tête fine et son vol chaloupé permettent de la reconnaître facilement quand elle se déplace, souvent en petit groupe, au-dessus des arbres ou quand elle traverse un espace dégagé.

Tous ces ornements, plus développés chez les mâles, jouent probablement un rôle lors des parades nuptiales. Au milieu de cet étalage d'excentricités, le Piauhau hurleur fait exception, avec son plumage austère (si ce n'est des rémiges de forme spéciale, qui ne se remarquent guère). Il se rattrape par la voix, l'une des plus puissantes parmi les passereaux. Il n'est surpassé dans ce domaine que par l'Araponga blanc… un autre membre remarquable de la famille des Cotingidés !

Cette "photo du mois" vient clore une année riche en observations remarquables et en images sur Faune-Guyane. Qu'elles soient exceptionnelles ou plus ordinaires, qu'elles viennent appuyer une identification, documenter un comportement ou simplement illustrer l'observation, toutes ces données et toutes ces photos contribuent à enrichir Faune-Guyane. Bravo à tous et bonnes observations en 2020 !

Olivier Claessens, pour le Comité de Pilotage de Faune-Guyane

 

Coracine à col-nu (Gymnoderus foetidus), Stoupan, 23/12/2019 © Sylvain Uriot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
vendredi 27 décembre 2019
Oiseaux
Une prédation spectaculaire

Etre témoin d’une scène de chasse d’un grand prédateur est une chance qui n’arrive pas souvent. Sylvain Uriot a eu la chance d’assister à une prédation spectaculaire de la part d’un Aigle noir-et-blanc (Spizaetus melanoleucus) sur une Buse à gros bec (Rupornis magnirostris). La buse se tenait au milieu ou en bordure d’une troupe de singes-écureuils (Saïmiri sciureus) quand l’aigle a surgi et s’est jeté au milieu de la troupe. Mais c’est la buse qu’il a capturée, atterrissant comme il a pu dans une fourche de l’arbre d’où il a fini par s’extraire en emportant sa proie.

Cette capture ne doit rien au hasard, car les rapaces ciblent leur proie avant même de déclencher l’attaque. Si l’Aigle noir-et-blanc se nourrit parfois de mammifères ou même de reptiles ou d’amphibiens, c’est avant tout un chasseur d’oiseaux, qui capture principalement des oiseaux de taille moyenne ou grande, parfois même plus gros que lui. On a sur Faune-Guyane une observation d’un individu ayant capturé une Aigrette neigeuse. La capture d’un dendrocygne a été signalée au Brésil (Wikiaves), de même que des attaques sur des Hoazins au Pérou ou sur des ortalides au Suriname (Global Raptor Information Network). La prédation sur d’autres rapaces et sur la Buse à gros bec en particulier n’avait semble-t-il jamais été signalée mais elle n’est pas surprenante de la part de ce chasseur impétueux.

Olivier Claessens

 

Aigle noir-et-blanc (Spizaetus melanoleucus) © Sylvain Uriot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 21 décembre 2019
A quoi servent les données de Faune-Guyane ?

Faune-Guyane est un site de stockage, d’archivage, et de gestion de données naturalistes. Pour beaucoup d’entre vous, c’est votre carnet de terrain, la mémoire de vos sorties et de vos observations. Mais Faune-Guyane est bien plus que ça : c’est un outil de connaissance et de protection de la nature guyanaise.

Les objectifs de Faune-Guyane sont clairement exprimés dans le Code de déontologie et de gestion, disponible sur le site (sous le menu Règles à respecter) :

  • la valorisation du patrimoine naturel guyanais,
  • l’amélioration de la connaissance régionale des espèces et de leur habitat,
  • la contribution à une meilleure protection de l’environnement sur le territoire.

En déposant vos données sur Faune-Guyane, vous acceptez que vos observations soient utilisées dans ce but, et éventuellement transmises à des tiers (chercheurs, associations, administrations, bureaux d’étude…) pour les besoins d’études particulières répondant aux mêmes objectifs. Dans ce cadre, les données protégées reçoivent un traitement spécial, puisqu’elles nécessitent votre accord explicite.

Le Comité de pilotage de Faune-Guyane, qui rassemble les représentants des associations partenaires, responsables d’un groupe taxonomique et co-gestionnaires de la base, reçoit les demandes d’utilisation nécessitant une extraction de données de la base, et veille au respect de ces objectifs.

Ainsi en 2019, 19 demandes d’utilisation ont été reçues, examinées et acceptées. Elles concernaient une ou plusieurs espèces, voire tout un groupe taxonomique, et avaient pour but le plus souvent une étude scientifique, un inventaire faunistique d’un lieu donné (hors études d’impact), ou la gestion d’un espace protégé.

 

Demandes d'utilisation des données reçues en 2019

http://files.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/UtilisationdesdonnesFGfig1211219.jpghttp://files.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/UtilisationdesdonnesFGfig2211219.jpg

Sur l’ensemble de la période 2012-2019, 76 demandes ont été examinées, 12 d’entre elles concernaient des études d’impact. On se souvient aussi de l’élaboration des Listes rouges qui s’est basée en grande partie sur les données de Faune-Guyane, sans lesquelles ce travail primordial n’aurait pu être réalisé.

C’est ainsi que Faune-Guyane répond à deux de ses objectifs, grâce à vous et à vos données déposées sur le site : l’amélioration des connaissances et la protection des espèces et de leurs habitats. Un effort doit encore être fait pour la valorisation du patrimoine naturel guyanais, à travers des synthèses et restitutions accessibles à tous. Les membres du Comité de pilotage et les validateurs de Faune-Guyane y travaillent !

Olivier Claessens

 

Trachycéphale Kunawalu (Trachycephalus resinifictrix) © Quentin Uriot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 14 décembre 2019
Mammifères
Avez-vous vu une biche des palétuviers ?

La Biche des palétuviers (Odocoileus cariacou) est une espèce classée « vulnérable » en Guyane, présente exclusivement sur la frange littorale. Or, cette zone est la plus soumise au développement humain et à l’anthropisation. Cependant, très peu de données viennent documenter la distribution de ce cervidé.

L’objectif du projet HABIPAT mené par l’ONCFS est d’enquêter sur la répartition et l’habitat de cette espèce, par l’utilisation de pièges-photographiques mais également par l’enquête auprès de potentiels observateurs.

Une meilleure connaissance de ses zones d’habitat principal permettra de proposer des mesures d’évitement, de réduction ou de compensation d’impact appropriées à son maintien dans le département guyanais.

Si lors de vos balades vous avez déjà vu ou si vous voyez cette espèce, la localisation des observations nous serait donc très utile ! Après avoir entré vos données sur Faune-Guyane, vous pouvez nous les communiquer à : biche.des.paletuviers@gmail.com.

Merci beaucoup pour votre contribution à la connaissance des espèces menacées de Guyane.

Manon Ghislain,
Chargée d’étude biologie-écologie biche des palétuviers ONCFS

 

Biche des palétuviers (Odocoileus cariacou) femelle et jeune © Carole Pourcher / ONCFS

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 11 décembre 2019
Oiseaux
Merlin arrive en Guyane !

Vous avez rêvé d’un outil interactif d’aide à l’identification des oiseaux, avec des images et des sons de (presque) toutes les espèces de Guyane, Suriname et Guyana ? Merlin l’a fait !

http://files.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/Merlinexemple.jpg

Merlin est une application mobile développée par le Cornell Lab of Ornithology. Répondez à trois questions simples : quelle est la taille de l’oiseau, quelles sont ses couleurs dominantes, est-il en vol, perché dans un arbre, au sol ou sur une mangeoire ? Merlin vous propose une liste des espèces les plus probables en fonction de la localisation. Vous n’avez plus qu’à faire défiler les photos jusqu’à trouver celle qui correspond à votre oiseau !

Et si vous ne le trouvez pas parmi les propositions, vous pouvez toujours explorer la liste complète des espèces connues dans région, lire les textes et écouter les enregistrements (très bons) disponibles pour chacune.

Les réponses de Merlin se basent sur les observations signalées dans eBird (la base de données participative américaine et mondiale développée par le Cornell Lab). Elles s’affineront donc avec les nouvelles observations qui sont encore peu nombreuses pour la Guyane, d’où les lacunes et failles actuelles de l’outil. De plus les textes et photos concernent l’espèce dans son ensemble et ne s’appliquent pas toujours à la sous-espèce guyanaise et au contexte régional.

Merlin reste une formidable ressource qui deviendra votre compagnon de terrain et le complément idéal de NaturaList ! D’autant plus qu’une version française sera bientôt disponible… (pour l’heure, seuls les noms d’espèces sont en français, ce qui satisfera déjà plus d’un ornitho guyanais).

Et n’oubliez pas de saisir vos observations dans Faune-Guyane ou sur NaturaList !

Olivier Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 8 décembre 2019
Oiseaux
Consultation publique : modification de la liste des oiseaux protégés en Guyane

Mobilisons-nous pour le maintien de la liste des oiseaux protégés en Guyane !

L’arrêté ministériel du 25 mars 2015 fixe la liste des espèces d’oiseaux protégés en Guyane. Fruit de concertations entre experts et différents acteurs concernés, tenant compte des connaissances les plus récentes (à la date de son élaboration) sur le statut des espèces, cet arrêté constitue un immense progrès en faveur de la protection des oiseaux par rapport à la situation antérieure. A côté des espèces protégées (articles 2 et 3), sont également désignées celles qui sont chassables mais dont le commerce et la détention restent interdits (article 4). Ainsi, toutes les espèces connues en Guyane à la date de sa parution ont un statut juridique.

Un nouveau projet d’arrêté ministériel vient menacer l’équilibre trouvé en 2015 et remet en cause la protection des oiseaux en Guyane.

Sous la pression des chasseurs de métropole, cet arrêté modificatif de celui de 2015 prévoit de déclasser deux espèces de canards : le Canard souchet et le Canard pilet. Ces deux espèces sont aujourd’hui chassables mais leur détention est interdite en Guyane.

Cette demande est justifiée par le fait que les chasseurs de métropole qui utilisent des appelants de ces deux espèces (pour la chasse à la hutte) doivent désormais, parce qu’elles sont partiellement protégées en Guyane, déclarer ces oiseaux captifs, une déclaration assortie d’une taxe.

Une consultation publique est ouverte jusqu’au 25 décembre : afin de ne pas laisser aux chasseurs de métropole le monopole de la parole, nous vous invitons à manifester votre désapprobation vis-à-vis de ce projet d’arrêté modificatif. Attention, pour que votre avis puisse être pris en considération, veillez à :

- argumenter votre avis ;
- rester poli ;
- ne pas recopier textuellement une réponse toute faite. Inspirez-vous au besoin des arguments développés ci-dessous ou sur ornithoguyane (par exemple), en les reformulant.

Même si ces oiseaux sont accidentels en Guyane (moins d’1 donnée par an) et aujourd’hui déjà chassables, ce projet d’arrêté pose plusieurs problèmes.

- Le déclassement de ces espèces créerait un vide juridique que l’arrêté de 2015 visait à combler puisqu’elles ne figureraient plus dans aucun article. Or, ces espèces existent en Guyane, les preuves (photos) sont sur Faune-Guyane ([Canard souchet], [Canard pilet]), les rayer de la liste n’a donc aucun sens ni fondement.

- L’obligation de déclaration et la taxe associée ne concernent pas les chasseurs de Guyane, puisque (fort heureusement) les pratiques de chasse sont différentes ici de celles de la métropole. On peut voir à travers ce projet d’arrêté la tentation de la part des associations de chasseurs de métropole d’importer en Guyane certaines pratiques contestables, ce qui serait désastreux (pour les oiseaux comme pour les chasseurs guyanais).

- Il n’est pas acceptable que les préoccupations des chasseurs de métropole, qui ne sont pas concernés par l’arrêté de 2015, viennent interférer dans la réglementation de la chasse en Guyane et dans la gestion des espèces guyanaises.

- Cette mesure vise à faire plaisir à certains chasseurs de métropole. Que ces derniers soient contraints de déclarer leurs oiseaux captifs et de payer une taxe, n’est pas le problème de la Guyane, ni celui des chasseurs guyanais et les oiseaux en Guyane ne doivent pas en faire les frais.

Le CNPN a émis un avis défavorable à ce projet d’arrêté.

On connait la bienveillance et l’écoute dont bénéficient (depuis toujours) les chasseurs en France de la part du Ministère de l’écologie. Ceux-ci essaient aujourd’hui de s’immiscer dans la gestion des espèces guyanaises et d’imposer leurs vues rétrogrades dans la réglementation de la chasse qui se met difficilement en place en Guyane. Il y a tout lieu de craindre que ce projet d’arrêté modificatif ne soit qu’un premier pas vers une remise en cause plus globale de l’arrêté de 2015. Mobilisons-nous pour éviter un tel recul !

Olivier Claessens

 

Canard pilet (Anas acuta), Kourou, 27/12/2012 © M. Giraud-Audine

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 1 décembre 2019
Reptiles
La photo du mois

La découverte d'une ponte de serpent, souvent bien dissimulée dans la litière, est un évènement rare. Mais la découverte d'une ponte au moment précis de l'éclosion peut être qualifiée de "gros coup de chance". Il faut croire qu'Elodie Courtois et Maël Dewynter étaient chanceux ce jour-là en mettant à jour 9 œufs d'Atractus badius et un nouveau-né lové à proximité immédiate. Ils ont ainsi pu assister à la naissance d'un deuxième serpenteau dont on voit pointer le nez à travers la membrane souple de l’œuf.

La plupart des serpents de Guyane sont ovipares - ils pondent des œufs - et il semble que la fin de la saison sèche soit propice aux naissances. En indiquant l'âge des serpents dans Faune-Guyane, nous serons un jour en mesure de mieux connaître la phénologie de la reproduction des serpents guyanais.

 

Atractus faux-corail (Atractus badius), Haut Courcibo, 20/11/2019 © M. Dewynter

posté par Olivier Claessens/gepog
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