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mercredi 11 décembre 2019
Oiseaux
Merlin arrive en Guyane !

Vous avez rêvé d’un outil interactif d’aide à l’identification des oiseaux, avec des images et des sons de (presque) toutes les espèces de Guyane, Suriname et Guyana ? Merlin l’a fait !

http://files.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/Merlinexemple.jpg

Merlin est une application mobile développée par le Cornell Lab of Ornithology. Répondez à trois questions simples : quelle est la taille de l’oiseau, quelles sont ses couleurs dominantes, est-il en vol, perché dans un arbre, au sol ou sur une mangeoire ? Merlin vous propose une liste des espèces les plus probables en fonction de la localisation. Vous n’avez plus qu’à faire défiler les photos jusqu’à trouver celle qui correspond à votre oiseau !

Et si vous ne le trouvez pas parmi les propositions, vous pouvez toujours explorer la liste complète des espèces connues dans région, lire les textes et écouter les enregistrements (très bons) disponibles pour chacune.

Les réponses de Merlin se basent sur les observations signalées dans eBird (la base de données participative américaine et mondiale développée par le Cornell Lab). Elles s’affineront donc avec les nouvelles observations qui sont encore peu nombreuses pour la Guyane, d’où les lacunes et failles actuelles de l’outil. De plus les textes et photos concernent l’espèce dans son ensemble et ne s’appliquent pas toujours à la sous-espèce guyanaise et au contexte régional.

Merlin reste une formidable ressource qui deviendra votre compagnon de terrain et le complément idéal de NaturaList ! D’autant plus qu’une version française sera bientôt disponible… (pour l’heure, seuls les noms d’espèces sont en français, ce qui satisfera déjà plus d’un ornitho guyanais).

Et n’oubliez pas de saisir vos observations dans Faune-Guyane ou sur NaturaList !

Olivier Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 8 décembre 2019
Oiseaux
Consultation publique : modification de la liste des oiseaux protégés en Guyane

Mobilisons-nous pour le maintien de la liste des oiseaux protégés en Guyane !

L’arrêté ministériel du 25 mars 2015 fixe la liste des espèces d’oiseaux protégés en Guyane. Fruit de concertations entre experts et différents acteurs concernés, tenant compte des connaissances les plus récentes (à la date de son élaboration) sur le statut des espèces, cet arrêté constitue un immense progrès en faveur de la protection des oiseaux par rapport à la situation antérieure. A côté des espèces protégées (articles 2 et 3), sont également désignées celles qui sont chassables mais dont le commerce et la détention restent interdits (article 4). Ainsi, toutes les espèces connues en Guyane à la date de sa parution ont un statut juridique.

Un nouveau projet d’arrêté ministériel vient menacer l’équilibre trouvé en 2015 et remet en cause la protection des oiseaux en Guyane.

Sous la pression des chasseurs de métropole, cet arrêté modificatif de celui de 2015 prévoit de déclasser deux espèces de canards : le Canard souchet et le Canard pilet. Ces deux espèces sont aujourd’hui chassables mais leur détention est interdite en Guyane.

Cette demande est justifiée par le fait que les chasseurs de métropole qui utilisent des appelants de ces deux espèces (pour la chasse à la hutte) doivent désormais, parce qu’elles sont partiellement protégées en Guyane, déclarer ces oiseaux captifs, une déclaration assortie d’une taxe.

Une consultation publique est ouverte jusqu’au 25 décembre : afin de ne pas laisser aux chasseurs de métropole le monopole de la parole, nous vous invitons à manifester votre désapprobation vis-à-vis de ce projet d’arrêté modificatif. Attention, pour que votre avis puisse être pris en considération, veillez à :

- argumenter votre avis ;
- rester poli ;
- ne pas recopier textuellement une réponse toute faite. Inspirez-vous au besoin des arguments développés ci-dessous ou sur ornithoguyane (par exemple), en les reformulant.

Même si ces oiseaux sont accidentels en Guyane (moins d’1 donnée par an) et aujourd’hui déjà chassables, ce projet d’arrêté pose plusieurs problèmes.

- Le déclassement de ces espèces créerait un vide juridique que l’arrêté de 2015 visait à combler puisqu’elles ne figureraient plus dans aucun article. Or, ces espèces existent en Guyane, les preuves (photos) sont sur Faune-Guyane ([Canard souchet], [Canard pilet]), les rayer de la liste n’a donc aucun sens ni fondement.

- L’obligation de déclaration et la taxe associée ne concernent pas les chasseurs de Guyane, puisque (fort heureusement) les pratiques de chasse sont différentes ici de celles de la métropole. On peut voir à travers ce projet d’arrêté la tentation de la part des associations de chasseurs de métropole d’importer en Guyane certaines pratiques contestables, ce qui serait désastreux (pour les oiseaux comme pour les chasseurs guyanais).

- Il n’est pas acceptable que les préoccupations des chasseurs de métropole, qui ne sont pas concernés par l’arrêté de 2015, viennent interférer dans la réglementation de la chasse en Guyane et dans la gestion des espèces guyanaises.

- Cette mesure vise à faire plaisir à certains chasseurs de métropole. Que ces derniers soient contraints de déclarer leurs oiseaux captifs et de payer une taxe, n’est pas le problème de la Guyane, ni celui des chasseurs guyanais et les oiseaux en Guyane ne doivent pas en faire les frais.

Le CNPN a émis un avis défavorable à ce projet d’arrêté.

On connait la bienveillance et l’écoute dont bénéficient (depuis toujours) les chasseurs en France de la part du Ministère de l’écologie. Ceux-ci essaient aujourd’hui de s’immiscer dans la gestion des espèces guyanaises et d’imposer leurs vues rétrogrades dans la réglementation de la chasse qui se met difficilement en place en Guyane. Il y a tout lieu de craindre que ce projet d’arrêté modificatif ne soit qu’un premier pas vers une remise en cause plus globale de l’arrêté de 2015. Mobilisons-nous pour éviter un tel recul !

Olivier Claessens

 

Canard pilet (Anas acuta), Kourou, 27/12/2012 © M. Giraud-Audine

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 1 décembre 2019
Reptiles
La photo du mois

La découverte d'une ponte de serpent, souvent bien dissimulée dans la litière, est un évènement rare. Mais la découverte d'une ponte au moment précis de l'éclosion peut être qualifiée de "gros coup de chance". Il faut croire qu'Elodie Courtois et Maël Dewynter étaient chanceux ce jour-là en mettant à jour 9 œufs d'Atractus badius et un nouveau-né lové à proximité immédiate. Ils ont ainsi pu assister à la naissance d'un deuxième serpenteau dont on voit pointer le nez à travers la membrane souple de l’œuf.

La plupart des serpents de Guyane sont ovipares - ils pondent des œufs - et il semble que la fin de la saison sèche soit propice aux naissances. En indiquant l'âge des serpents dans Faune-Guyane, nous serons un jour en mesure de mieux connaître la phénologie de la reproduction des serpents guyanais.

 

Atractus faux-corail (Atractus badius), Haut Courcibo, 20/11/2019 © M. Dewynter

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 1 décembre 2019
ALERTE Biolovision (résolu)

Il y a une semaine, Biolovision nous alertait sur un bug qui affectait les données consultées depuis un smartphone.

Ce problème qui provenait de Google a été résolu en début de semaine : lisez ci-dessous le message reçu de Gaëtan Delanoye le 27/11.

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On a mis en ligne une solution de contournement du problème tôt lundi matin.

Le taux de suppression des données est revenu à la normale (1-2%) et nous n’avons plus reçu de plainte.

Je pense que le problème est résolu mais je confirme que cela impacte potentiellement énormément de sites dans le monde. Google devrait définitivement corriger ce problème rapidement.

Notez aussi que si vous aviez l’habitude d’ouvrir une donnée dans une page annexe (clic droit, puis « ouvrir dans une nouvelle page »), ce n’est plus possible. La modification que j’ai fait empêche le navigateur de suivre un lien automatiquement ce qui empêche aussi de le faire manuellement. Il n’y a malheureusement pas d’autres solutions pour contourner ce problème sans retomber sur le bug de Google.

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Je n’ai pas eu d’écho d’utilisateurs de Faune-Guyane qui auraient été victimes de ce dysfonctionnement, qui, faut-il le rappeler, ne vous empêchait pas de transmettre en toute sécurité vos observations !

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 23 novembre 2019
ALERTE Biolovision : duplication/suppression de données

Nous reproduisons ici un message reçu de l'équipe Biolovision :

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Depuis quelques jours, nous recevons des plaintes de gens qui disent que des données ont été supprimées et/ou dupliquées à leur insu.

Après investigation détaillées de quelques cas, il s’avère que dans 100% des cas, ces opérations ont été déclenchée par la personne elle-même (avec le même ordinateur, même IP). Il n’y a donc pas de piratage de mot de passe ou du genre.

Je pense donc que c’est lié à un clic par inadvertance sur un de ces boutons :

affiché après chaque donnée.

J’ai aussi analysé les stats et j’ai constaté que depuis le 20 Novembre le taux de suppression de donnée quotidienne est passé de 1-2% à 2-3%. C’est pas énorme mais c’est quand même significatif.

Comme nous n’avons pas fait de mise à jour de code depuis 10 jours, cela ne peut pas être lié à un bug dans notre logiciel.

Donc, je pense de plus en plus que c’est lié à une mise à jour d’un navigateur (lequel, tel est la question). J’imagine par exemple un nouveau comportement qui augmenterait la zone sensible au « touch » autour des petites icônes pour faciliter l’usage d’un site web non designé pour le mobile comme les portails locaux.

Je dis ça parce que cela semble concerner seulement des gens utilisant un navigateur web via Android (c’est pas lié à l’app).

Je n’arrive pas à reproduire un tel comportement sur aucun de mes appareils de tests mais peut-être que vous arrivez ou vous pouvez demander à ceux qui se plaindrait de la chose ce qu’ils utilisent et ce qu’ils font avec. Cela nous aiderait sans doute.

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Soyez donc vigilants et si vous constatez la moindre anomalie avec vos données merci de m'en informer sans délai, avec le maximum de détails sur les circonstances de l'incident. Je transfèrerai vos informations à Biolovision (NB: sachez toutefois que je serai absent du 25 au 29/11).

Merci.

Olivier Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
 
jeudi 21 novembre 2019
Mammifères
A la recherche des loutres à Petit Saut

La société canadienne Triton se prépare à exploiter le bois immergé sur la retenue de Petit Saut. L'un des nombreux enjeux environnementaux sera la perturbation de la faune, dont les loutres géantes, bien présentes tout au moins sur l'amont de la retenue.

Dans ce cadre, nous voudrions essayer la détection de zones fréquentées par les loutres géantes à l'aide de drone. Cela nécessitera un travail de validation (résolution des images, vitesse de déplacement) et de confirmation sur le terrain (par bateau) des zones.  

Afin de gagner du temps, et de s'éviter de devoir parcourir des centaines de kilomètres de berges du barrage à la recherche d'indices de présence, nous sommes à la recherche de terriers récents (les "catiches") de loutres.

Lors de vos balades, si vous avez déjà vu, ou avez connaissance de catiches, les coordonnée GPS nous seraient extrêmement utiles : elles nous permettront d'orienter géographiquement nos tests drone / bateau.

Vous pouvez envoyer vos observations directement à benoit@kwata.net, mais n'oubliez pas de les saisir sur Faune-Guyane, avec la localisation précise ! Vous avez la possibilité de les mettre en données protégées pour garantir leur confidentialité...

En vous remerciant,

Benoit de Thoisy

 

Loutre géante (Pteronura brasiliensis), lac de Petit Saut © Thibaut Ferrieux

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 16 novembre 2019
Oiseaux
La Paruline rayée, un passereau migrateur exceptionnel à l’échelle mondiale

La Paruline rayée (Setophaga striataest un petit passereau migrateur d’origine boréale. Elle niche au Canada, en Alaska et hiverne dans le nord de l’Amérique du Sud (Colombie, Venezuela, Equateur, nord du Pérou, nord-ouest du Brésil, Guyana et Suriname et Guyane sur la frange littorale). Dans notre département, elle semble être en limite est de sa répartition hivernale.

Cette Paruline est présente en Guyane de fin octobre (29/10/2017, date la plus précoce sur Faune-Guyane) à fin avril (20/04/2014, date la plus tardive sur Faune-Guyane). Elle fréquente les mangroves et les formations secondaires du littoral. Elle semble assez rare mais fait partie des espèces probablement largement sous-détectées. La première Paruline rayée de la saison a été observée le 14 novembre par Hugo Foxonet.

La miniaturisation des engins de géolocalisation permet désormais d’équiper des passereaux et de suivre leurs trajets migratoires avec une précision jusqu’ici inégalée.

Comme pressenti, la Paruline rayée effectue un trajet migratoire extraordinaire pour un passereau de seulement 12 grammes. Les individus nichant en Alaska parcourent plus de 20 000 km/an.

Ils commencent par traverser le continent américain d’est en ouest pour rallier la côte de l’océan Atlantique au Canada ou au nord-est des Etats-Unis. Ce trajet se fait en 18 jours environ pour les individus nichant dans l’extrême ouest de l’Alaska.

Arrivés sur la côte, ils font une halte migratoire d’environ un mois et s’engraissent jusqu’à doubler leur masse (environ 25 g). En effet, l’énergie est stockée sous forme de graisse. Ensuite vient la partie la plus périlleuse du voyage.

Ils effectuent un vol non-stop de 2 250 km à 3 400 km pendant 2 jours et demi à 3 jours au-dessus de l’océan (comme de nombreux limicoles hivernant en Guyane) ! Pour arriver enfin sur les zones d’hivernage en Amérique du Sud.

Le trajet de remontée prénuptiale se fait davantage par les terres car le vent dominant est défavorable à un nouveau vol transocéanique.

Durant toute cette épopée migratoire, ils doivent faire face aux risques de prédation des rapaces et chats domestiques, éviter les collisions avec les vitres, buildings, les lignes à haute-tensions et autres structures humaines, faire face à la disparition et à la dégradation des habitats utilisés lors des haltes migratoires mais aussi affronter l’océan en période de cyclones ! Rien que ça…

Parmi les passereaux à l’échelle mondiale, seul le Traquet motteux (Oenanthe oenanthe) semble faire un trajet migratoire encore plus remarquable. En effet, les nicheurs d’Alaska, du Canada et du Groenland hivernent en Afrique subsaharienne. Notons que ce passereau est plus grand et pèse plus de 25 grammes en moyenne (avant engraissement).

Paul Lenrumé

 

Source : http://www.sci-news.com/biology/blackpoll-warbler-migration-07008.html

Référence : William V. DeLuca et al. (2019). A boreal songbird’s 20,000 km migration across North America and the Atlantic Ocean. Ecology, published online March 19, 2019; doi: 10.1002/ecy.2651.

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 9 novembre 2019
Oiseaux
L’évêque de Guyane n’est pas bleu-noir

L’Evêque bleu-noir (Cyanoloxia cyanoides) est un passereau des sous-bois humides, répandu en forêt primaire ou secondaire, parfois même dans les bosquets résiduels entre les abattis.

Suite à plusieurs études génétiques qui ont confirmé la divergence des populations amazoniennes par rapport à celles d’Amérique centrale et des Andes, deux espèces sont désormais reconnues : le nom Evêque bleu-noir (Cyanoloxia cyanoides sensu stricto) étant réservé à l’espèce d’Amérique centrale, celle d’Amazonie et de Guyane s’appelle désormais Evêque de Rothschild (Cyanoloxia rothschildii). Outre l’ADN, elle se distingue de l’autre par la coloration et par le chant.

L’Evêque de Rothschild est ainsi nommé en l’honneur de Lord Lionel Walter Rothschild (1868-1937), membre de la célèbre famille de banquiers mais plus intéressé par la zoologie que par les affaires, qui a constitué au cours de sa vie la plus grosse collection naturaliste privée. Elle contenait quelques 300 000 oiseaux du monde entier, 200 000 œufs, plus de 2 millions de papillons… Lord Walter Rothschild était notamment spécialiste des casoars qu’il étudiait dans son zoo privé de Tring. En 1831 il fut contraint de vendre la majeure partie de sa collection ornithologique à l’American Museum of Natural History.

De nombreuses espèces portent son nom mais l’Evêque de Rothschild est le seul oiseau guyanais dans ce cas. Les américains ont préféré lui donner le nom anglais « Amazonian Grosbeak ».

Ce changement de nom aurait dû intervenir dans notre liste des oiseaux de Guyane dès 2019, mais la révision taxonomique par le SACC m’avait échappé. Merci à Quentin Uriot pour avoir détecté cet oubli. Nous attendrons donc l’édition de la liste 2020 pour mettre à jour le nom de l’espèce dans Faune-Guyane. D’ici là, il vous reste quelques mois pour observer et signaler des Evêques bleu-noir, profitez-en !

Olivier Claessens

 

"Evêque de Rothschild" Cyanoloxia (cyanoides) rothschildii © Sylvain Uriot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 2 novembre 2019
Oiseaux
La photo du mois d’octobre

Si le Grand-duc d’Amérique (Bubo virginianus) possède une très large répartition sur les deux continents américains, depuis les régions boréales d’Amérique du Nord jusqu’en Argentine, il est un oiseau rare en Guyane, localisé sur une étroite frange côtière. Il habite ici principalement la vieille mangrove et le cordon boisé littoral, allant chasser dans les pâturages et les marais en retrait de ce cordon. La route de Guatemala, ainsi que les lisières autour de Mana et le village d’Awala sont des lieux d’observation classiques. Les données plus dans l’intérieur et au sein du bloc forestier, comme à Petit Saut, sont sujettes à caution.

Son régime alimentaire est très éclectique, allant des jeunes tortues luths à l’émergence jusqu’aux rapaces diurnes prélevés la nuit sur leur nid. La virulence des autres rapaces à son égard, quand ils le croisent, en dit long sur ses redoutables capacités de prédation.

Quant à la Buse à queue barrée (Buteo albonotatus), c’est également un oiseau rare des lisières de savanes, classée « en danger » sur la liste rouge des oiseaux de Guyane, tout comme le Grand-duc. C’est une espèce globalement assez mal connue comparée à d’autres, et son statut en Guyane (répartition précise, effectifs, reproduction…) ne fait pas exception. On l’observe régulièrement dans les rizières de Mana, où elle vient chasser les rongeurs, lézards et petits oiseaux en se faisant passer pour un urubu. Sa silhouette, son plumage et son comportement relèvent en effet d’un mimétisme très réussi, qui trompent aisément ses proies… ainsi que l’observateur non averti !

Réunir les deux espèces sur une même photo relève de l’exploit ! Cette photo de Grégory Cantaloube y parvient tout en illustrant un intéressant comportement de défense anti-prédateur.

Olivier Claessens

 

Grand-duc d’Amérique (Bubo virginianus) et Buse à queue barrée (Buteo albonotatus), rizières de Mana le 21/10/2019 © G. Cantaloube

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 26 octobre 2019
Phasmes
Les Phasmes de Guyane s’invitent à La Canopée des Sciences

Le 5 novembre prochain Toni Jourdan, référent pour le groupe des phasmes sur Faune-Guyane, et la Canopée des Sciences vous invitent à un Café des Sciences consacré aux phasmes de Guyane, ces as du camouflage. Qui sont-ils, que connait-on des phasmes guyanais ? Toni nous parlera des travaux de l’association ASPER en Guyane et dans les Antilles et de la contribution de Faune-Guyane à la connaissance de ces surprenants insectes.

Pour tout savoir sur les phasmes de Guyane, rendez-vous au Café de la Gare (rue Léopold Heder à Cayenne) le mardi 5 novembre à 18h30 !

posté par Olivier Claessens/gepog
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GEPOG : 431 route d'Attila Cabassou, 97354 Rémire-Montjoly / 05.94.29.46.96 / association@gepog.org «VisioNature est un outil développé avec la collaboration du réseau LPO. Grâce aux technologies Internet, débutants, amateurs et professionnels naturalistes peuvent partager en temps réel leur découverte et ainsi améliorer la connaissance et la protection de la faune»
Biolovision Sàrl (Switzerland), 2003-2019