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samedi 21 novembre 2020
Odonates
L’Anax porte-selle, un grand migrateur à rechercher !
Au sein du vaste groupe des odonates, il est une espèce qui se distingue par l'ampleur de ses mouvements migratoires : l’Anax porte-selle, Anax ephippiger.
 
Originaire d’Afrique, d’Asie et d’Europe du sud, cette grande libellule est aisément reconnaissable à sa « selle » bleue à la base de l’abdomen qui détonne par rapport à sa coloration globale brun jaunâtre. Une partie de ses populations ont pour habitude de parcourir de très grandes distances,
notamment entre l’Europe et l’Afrique subsaharienne, mais des individus pionniers ont été observés jusqu’en Ecosse ou en Scandinavie, et même jusqu’en Islande où elle est la seule espèce de libellule connue, au cours d’années d’« invasions ».
 
Peu de temps après être devenue très régulière en Europe en provenance d’Afrique tropicale, sans doute une conséquence du réchauffement climatique, l’espèce semble être passée à la vitesse supérieure puisqu’elle a été observée pour la première fois sur le continent américain en 2002. C’est en Guyane qu’a eu lieu cette grande première, non loin du bourg de Sinnamary (Machet & Duquef 2004) ! Depuis, les observations sont devenues de plus en plus régulières, notamment dans les Antilles, comme le montre la carte ci-dessous extraite de l'article de Hedlund et al. (2020) :
 
https://cdnfiles1.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/Odonates/Hedlundetal2020Anaxephippiger.jpg
 
La reproduction de l’espèce ayant été prouvée récemment à Curaçao (Hedlund et al. 2020), on peut s’interroger : pourquoi ne se reproduirait-elle pas en Guyane étant donné que c’est ici qu’elle a été observée pour la première fois ? Depuis le début du mois, une observation faite au lycée de Matiti et une autre probable dans les savanes d’Organabo viennent nous rappeler que c’est le moment de rechercher cette rareté, qui devrait pouvoir se rencontrer jusqu’en mars au vu des dates des autres données américaines.
 
L’Anax porte-selle affectionne pour sa reproduction les petites pièces d’eau peu profondes en milieu ouvert : les savanes, friches et autres pâtures humides pourraient lui convenir. En migration, on peut potentiellement l’observer sur l’ensemble de la bande littorale. Alors ouvrez l’œil, et n’oubliez pas de prendre des photos même si l’espèce est facile à identifier !
 
Pour plus d’informations sur le statut de cette espèce sur le continent américain, n’hésitez pas à consulter l’article à ce sujet paru cette année dans l’International Journal of Odonatology !
 
Julien Piolain
 
Références :
  • Machet, P. & Duquef, M. (2004). Un visiteur inattendu et de taille ! … Hemianax ephippiger (Burmeister 1839) capturé à la Guyane française. Martinia 20 (3) : 121–124.
  • Hedlund, J., Ehrnsten, E., Hayward, C., Lehmann, P. & Hayward, A. (2020). New records of the Paleotropical migrant Hemianax ephippiger in the Caribbean and a review of its status in the Neotropics. International Journal of Odonatology, DOI: 10.1080/13887890.2020.1787237.
 
Anax porte-selle (Anax ephippiger), Rémire-Montjoly 12/02/2019 © E. Sansault

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 15 novembre 2020
Nouveau : Atlas critique de la Guyane

Le CNRS vient d'éditer un Atlas critique de la Guyane. Sous la direction de Matthieu Noucher et Laurent Polidori, cet ouvrage collectif et pluridisciplinaire de 335 pages offre une vision nouvelle et originale de la Guyane d'hier et d'aujourd'hui, en confrontant les données et les points de vue et en bousculant au passage quelques idées reçues. Géographie, histoire, anthropologie, sociologie, langues, écologie, botanique, archéologie... sont ainsi revisitées et expliquées à l'aide de cartes historiques ou contemporaines. 85 scientifiques, spécialistes dans leur domaine, ont participé à l'écriture des chapitres, tous passionnants. 

Ce patchwork cartographique aborde des thèmes cruciaux comme les frontières, l'évolution du littoral, la circulation des personnes, l'orpaillage, la forêt, la biodiversité, la toponymie, le foncier, l'urbanisme, les relations géopolitiques... Tandis que les deux derniers chapitres "Imaginer - la Guyane par les cartes" et "Oublier - le blanc des cartes" réinterrogent le pouvoir des cartes jusque dans leurs suppositions ou omissions.
 
Les données de Faune-Guyane ont été utilisées dans cet atlas pour illustrer l'évolution dans l'espace et au cours du temps de l'effort de collecte de données naturalistes. Les auteurs envisagent désormais d'aller plus loin dans cette analyse qui nous concerne directement. A suivre donc ! 
 

Conférence : "Guyane, d'autres cartes sont possibles". Mardi 17 novembre à l'Univesité de Guyane, Cayenne (18h-20h). Entrée libre.

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 7 novembre 2020
Faune-Guyane s'apprête à faire peau neuve

Nous l'évoquions dans une actualité le 15/02/2020 : l'évolution de Faune-Guyane pour devenir 100 % compatible avec Faune-France suit son cours. Le projet, approuvé par le Comité de pilotage, était annoncé de longue date mais il avait pris du retard sans que nous ayons d'informations très précises sur l'avancement des travaux.

Après plusieurs mois de travail en silence par les ingénieurs de Biolovision, la mutation de Faune-Guyane est désormais imminente: elle devrait intervenir dans les prochaines semaines, peut-être même dans les prochains jours !

Nous ne savons pas encore comment cela se traduira concrètement : il n'est pas certain que l'apparence du site change radicalement. Le changement consistera au minimum en l'apparition de nouvelles fonctionnalités, dont nous reparlerons le moment venu. A vrai dire, un certain nombre de changements plus ou moins perceptibles ont déjà eu lieu sur Faune-Guyane au cours des derniers mois, pour la plupart d'entre eux de manière totalement "indolore" pour les utilisateurs…

Ces changements devraient néanmoins rendre la saisie des données et surtout leur exploitation plus faciles, tout en réduisant considérablement les coûts et les difficultés de gestion du site pour Biolovision.

Olivier Claessens

 

Couresse faux-corail (Erythrolamprus aesculapii) s'apprêtant à muer, 25/03/2015 © D. Baudain

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 4 novembre 2020
Oiseaux
La photo du mois d'octobre

Le Sucrier à ventre jaune n'est pas un oiseau rare, mais il fallait le talent de Denis Faure pour immortaliser d'une façon aussi parfaite et non sans poésie l'instant fugitif de l'accouplement !

Merci à Denis de partager sur Faune-Guyane cette sublime photo, malgré la perte de qualité engendrée par la publication sur ce site. Une perte de qualité (relative) souvent déplorée, mais justifiée par le poids (lui aussi relatif) des photos sur les serveurs et l'optimisation de l'utilisation des ressources informatiques. Heureusement, cette perte est largement compensée par l'intérêt des photos publiées sur Faune-Guyane.

L'occasion pour nous de rappeler que la nidification de nombreuses espèces guyanaises est encore très mal connue : phénologie, description et situation du nid, nombre d'œufs ou de jeunes, durées d'incubation et de dépendance des jeunes, comportements… Toutes les observations sont donc précieuses, mais elles ne pourront être exploitées que si le code nidification est bien renseigné. Pensez-y !!!

Olivier Claessens

 

Sucriers à ventre jaune (Coereba flaveola), camp Patawa, 04/10/2020 © D.Faure

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 31 octobre 2020
Faune-Guyane s'agrandit !

Sur Faune-Guyane, la validation des données est la "clé de voûte" qui garantit la qualité de la base de données et la fiabilité des analyses qui pourront en être faites. C'est pourquoi l'élargissement de Faune-Guyane à de nouveaux groupes taxonomiques est très progressif : pour chaque nouveau groupe, nous devons pouvoir nous appuyer sur au moins un spécialiste qui s'engage à prendre en main la validation des données entrantes et l'animation du site.

Nous avons le plaisir de vous annoncer l'ouverture de trois nouveaux groupes d'invertébrés ! Dès ce dimanche 1er novembre, vous pouvez saisir sur Faune-Guyane ou sur NaturaList vos observations concernant :

  • les gastéropodes terrestres ("escargots") : référent et validateur Benoît Fontaine, avec l'aide d'Olivier Gargominy (MNHN).

       Clé d'identification des escargots de Guyane, à télécharger depuis Playstore sur votre mobile ou tablette : Biodiversiclés, puis télécharger la base "Escargots de Guyane". La clé est également consultable ici.

En attendant des outils semblables pour les mantes ou les scorpions, vos photos peuvent être envoyées directement à la personne référente, ou postées sur le groupe Facebook DFG – Détermination de la Faune de Guyane, où des spécialistes vous aideront à les identifier. L'identification n'est pas une fin en soi : n'oubliez pas de saisir ces observations sur Faune-Guyane !

Afin de permettre la validation des données une photo sera obligatoire, au moins dans un premier temps.

Comme cela s'est passé pour les groupes déjà ouverts, notamment les odonates, nous comptons sur l'émergence de nouveaux experts parmi les utilisateurs pour renforcer peu à peu les comités de validation et participer ainsi à ce travail primordial de contrôle de qualité.

Faune-Guyane s'enrichit donc, pour servir toujours mieux la connaissance et la protection de la biodiversité guyanaise.

Toute l'équipe de Faune-Guyane vous souhaite beaucoup de plaisir naturaliste !

Olivier Claessens, pour le CoPil de Faune-Guyane

 

Neocyclotus pari © O. Gargominy

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 24 octobre 2020
Oiseaux
Le Faucon aplomado : un visiteur rare

Le Faucon aplomado est un visiteur rare en Guyane. Vu pour la première fois en 2008 à Kourou (A. Vinot) et dans les rizières de Mana (L. Gauthier, R. Wongsopawiro, A. Martin), il n'a été signalé qu'un an sur deux depuis 2012 (voir les rapports du Comité d'Homologation de Guyane).

Sa répartition s'étend de manière discontinue de l'extrême sud des Etats-Unis (où il a fait l'objet de programmes de réintroduction) et du Mexique jusqu'en Terre de Feu, mais évite le bloc amazonien. Il occupe des milieux très ouverts voire semi désertiques, tels que savanes, prairies et hauts plateaux.

Le Faucon aplomado n'est pas réellement migrateur, bien que son statut ait été controversé. Les mouvements détectés relèvent plutôt d'un nomadisme de la part d'immatures ou d'adultes une fois la nidification terminée, qui amène quelques individus à se montrer en dehors de l'aire de reproduction. L'origine des oiseaux observés en Guyane est encore inconnue. La plupart des observations étant concentrées à l'automne, on peut néanmoins supposer qu'ils proviennent des populations situées au nord de notre département, peut-être du Venezuela, qui suivraient les migrateurs nord-américains.

Se nourrissant surtout d'oiseaux et d'insectes, il n'est pas étonnant que la majorité des observations aient eu lieu dans les rizières de Mana qui, par leur physionomie et les importantes populations d'oiseaux nicheurs ou migrateurs qu'elles hébergent, constituent un site de choix pour ce faucon. Faute d'un suivi régulier, les observations y sont le plus souvent ponctuelles. Le record de durée de séjour en Guyane est détenu pour l'instant par un oiseau qui avait stationné au moins 3 semaines à Maripasoula en 2012. L'individu découvert le 7 octobre par Grégory Cantaloube et revu ensuite par d'autres observateurs chanceux fera-t-il mieux ?

Olivier Claessens

 

Faucon aplomado (Falco femoralis), rizières de Mana, 7/10/2020 © G. Cantaloube

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 10 octobre 2020
La réserve naturelle de l'Île du Grand Connétable, inscrite sur la Liste Verte de l'UICN

Depuis le 30 septembre 2020, la Réserve Naturelle de l'Ile du Grand Connétable est officiellement inscrite sur la Liste Verte de l'UICN.

La Liste Verte distingue des sites naturels protégés pour la qualité de leur gestion. Seulement 49 sites répartis dans 15 pays bénéficient de ce label. Sur les 9 sites protégés français candidats à la Liste Verte, seule la réserve du Grand Connétable y a été inscrite cette année : https://uicn.fr/1-nouveau-site-francais-inscrit-sur-la-liste-verte-des-aires-protegees/?fbclid=IwAR2NQtzI7rSIrugqU1NXPFytaEjhQzSjU1n_VnQpr2AyTYE61qnPxK85xAQ.

Débuté il y a plus d'un an sous l'impulsion de Kévin Pineau, alors conservateur de la réserve, cette démarche s'est terminée récemment avec une évaluation par un comité international de l'UICN.

Cette inscription est avant tout une belle reconnaissance de la gestion efficace du site et de l'atteinte des objectifs fixés. Les comités nationaux et internationaux ont aussi souligné la capacité des gestionnaires à fédérer les acteurs, à inscrire des partenariats et à mobiliser des fonds.

Cette distinction permettra à la réserve naturelle de l'Île du Grand Connétable d'être sur le devant de la scène lors du Congrès mondial de l'UICN en 2021 à Marseille. Ce label devrait aussi faciliter la recherche de financements pour les futures actions de la réserve en faveur de la préservation des espèces qu'elle abrite.

L'île du Grand Connétable est l'unique site de reproduction de colonies d'oiseaux marins (Frégates superbes, Sternes royales, fuligineuses et de Cayenne, Noddis bruns, Mouettes atricilles…) sur tout le plateau des Guyanes. C'est aussi une réserve marine qui héberge notamment Tortues vertes, Mérous géants et Sotalies. La réserve créée en 1992 est gérée depuis 2008 par le GEPOG, d'abord en partenariat avec l'ONCFS, puis seul depuis 2016. Amandine Bordin en est aujourd'hui la conservatrice.

Félicitations à toute l'équipe actuelle et ancienne de la Réserve : conservateurs(trice), gardes et techniciens pour les efforts fournis et le succès aujourd'hui récompensés !

Olivier Claessens

Île du Grand Connétable © K. Pineau/RNNC

posté par Olivier Claessens/gepog
 
vendredi 2 octobre 2020
Oiseaux
La photo du mois de septembre

Les photos d'identité sont rarement à notre avantage… même pour un Pluvier bronzé (Pluvialis dominica), cet "aristocrate parmi les oiseaux" comme le désignaient Gabrielson et Lincoln (1959 - The Birds of Alaska).

Le Pluvier bronzé est un migrateur régulier mais peu abondant en Guyane, au cours de la migration postnuptiale en septembre-octobre. Quelques centaines d'oiseaux (jusqu'à 2000 certaines années) s'arrêtent dans notre département, le plus souvent par petits groupes. Il fréquente alors les rizières, pelouses, prairies, savanes rases et plus marginalement les plages sableuses, laissant les vasières littorales à son cousin le Pluvier argenté (Pluvialis squatarola). Champion des longues migrations, il parcourt chaque année plus de 15 000 km entre l'Alaska et l'Arctique canadien où il se reproduit, et ses quartiers d'hiver argentins. Une bonne partie du voyage se déroule au-dessus de l'Atlantique, à une altitude moyenne comprise entre 1000 à 4000 m. Comme pour beaucoup d'autres limicoles, les jeunes de l'année migrent un à deux mois après les adultes.

La migration de retour utilise une voie plus occidentale, à travers l'ouest du continent et le long de la côte pacifique, raison pour laquelle on ne voit normalement aucun Pluvier bronzé au printemps en Guyane.

Olivier Claessens

Source: Johnson, O. W., P. G. Connors, and P. Pyle (2020). American Golden-Plover (Pluvialis dominica), version 1.0. In Birds of the World (P. G. Rodewald, Editor). Cornell Lab of Ornithology, Ithaca, NY, USA. https://doi.org/10.2173/bow.amgplo.01.

 

Pluvier bronzé (Pluvialis dominica), Saint-Laurent-du-Maroni, 26/09/2020 © G. Cantaloube

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 27 septembre 2020
Oiseaux
Une nouvelle espèce d’oiseau pour la Guyane

L’année 2020, comme les précédentes, est prolifique d’un point de vue ornithologique. Si l'observation de migrateurs rares tels que le Courlis corlieu eurasiatique (Numenius phaeopus phaeopus) ou le Goéland d’Amérique (Larus smithsonianus) est toujours possible, la découverte d'une nouvelle espèce potentiellement nicheuse en Guyane est plus exceptionnelle, comme l’Elénie verdâtre (Myiopagis viridicata) (voir l'actualité du 3 mai 2020). Cette fois-ci, c'est un pic qui vient s'ajouter à la liste des oiseaux de Guyane.

Le 16/09/2020, un Picumne de Cayenne (Picumnus minutissimus) de type femelle a été observé, photographié et enregistré le long de la piste Paul Isnard à environ 10 km au nord de Citron dans l’intérieur ouest guyanais. Il se distingue notamment par son poitrail et son ventre écailleux, par contre, son chant est extrêmement similaire à celui du Picumne frangé (Picumnus cirratus) que l’on rencontre sur quelques localités à Awala et Mana. Cette donnée doit encore être validée par le Comité d'Homologation de Guyane, mais cette homologation fait peu de doute grâce aux documents qui l'accompagnent.

La Guyane enregistre donc sa 18ème espèce de pic et la 3ème parmi les picumnes.

L’observation a été faite sur un flat très dégradé depuis longtemps par l’activité minière. Ce secteur en friche est caractérisé par une végétation arbustive et herbacée dense avec des zones à la fois humides par la présence d’anciennes barranques d'orpaillage et sèches avec de la latérite à nue. Cet habitat accueille un cortège avifaunistique plutôt caractéristique des milieux ouverts et semi-ouverts du littoral avec des espèces souvent peu exigeantes. Mais on y trouve également des espèces rares comme le Jacamar brun ou le Synallaxe de McConnell. 

Malgré son nom, le Picumne de Cayenne est considéré comme endémique du Suriname, les anciennes données au Guyana et en Guyane n'étant pas assez documentées pour être retenues. Au Suriname, l’espèce est commune, observée principalement autour de Paramaribo avec quelques données sporadiques dans les terres, autour du lac Brokopondo notamment. Elle fréquente des habitats variés et assez ordinaires : boisements secondaires, mangroves, ripisylves, zones cultivées et dégradés, etc. Ce pic est réputé sédentaire et est en mesure de nicher à toutes les périodes de l’année. Avec une répartition globale aussi restreinte, l’espèce est évaluée « quasi menacée » sur la liste rouge mondiale de l’IUCN.

Il est difficile d’interpréter cette donnée guyanaise isolée. Ce pic pourrait-il être un nicheur rare de l’Ouest guyanais ou était-il en erratisme depuis le Suriname ? La seconde option semble plus crédible à l’heure actuelle.

Une chose est sûre, il faut être très vigilant lorsque l’on entend un chant de type Picumne frangé, il pourrait s’agir d’un Picumne de Cayenne ou même d’un Picumne à ventre blanc (Picumnus spilogaster).

Paul Lenrumé

 

Picumne de Cayenne (Picumnus minutissimus), piste de Paul Isnard 16/09/2020 © P. Lenrumé/Biotope

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 19 septembre 2020
Oiseaux
Où passent donc les Petits Chevaliers ?

La première quinzaine de septembre constitue le pic de passage des Petits Chevaliers (Tringa flavipes) en Guyane. La Guyane accueille quelques milliers d'individus chaque année (entre 2000 et 10000 d'après les données rassemblées dans Faune-Guyane), mais la plupart n'y passent pas l'hiver.

http://files.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/Oiseaux/HistogrammeTringaflavipes190920.jpg

Ce chevalier accuse une baisse dramatique de ses populations, de 75 % en 10 ans d'après les comptages aériens menés au Suriname (principale zone d'hivernage de l'espèce) entre 2000 et 2008. Ce déclin, qui est constaté aussi sur l'ensemble de ses zones d'hivernage et de reproduction, vaut au Petit Chevalier d'être classé en catégorie CR ("en danger critique d'extinction") en Guyane, même s'il reste "non menacé" mondialement au regard des critères de l'UICN. Il fait l'objet d'une "préoccupation nationale" aux Etats-Unis.

Pour mieux comprendre les raisons de ce déclin, des Petits Chevaliers sont bagués chaque année aux Etats-Unis et au Canada, et certains sont équipés de bagues de couleur et de balises.

A ce jour, aucun Petit Chevalier bagué n'a été revu en Guyane, malgré l'appel déjà lancé l'année dernière (actualité du 16/03/2019). Qui sera le premier à en signaler ? Même si le gros du passage annuel est passé, il n'est pas trop tard pour contribuer à l'étude américaine, en portant une attention particulière aux Petits Chevaliers.

Olivier Claessens

 

Petit Chevalier (Tringa flavipes) bagué (© Zak Pohlen/USFWS)

posté par Olivier Claessens/gepog
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