Visiteur Anonyme  [J'aimerais participer]
VisionatureLife+ Cap DomVisionature
Accueil
 
Les partenaires
Consulter
Actu, aide, stats
 - 
Actualités
 - 
Agenda
  Aide
  Statistiques d'utilisation
Synthèses avifaune
Observatoire Mortalité Routière
Mode d'emploi
Oiseaux
Chauves-souris
Mammifères terrestres
Mammifères marins
Reptiles
Amphibiens
Odonates
Règles à respecter
Le programme LIFE+ CAPDOM
 
Contacts
Les liens

Actualités
page :
 
 
1
2
3
4
5
6
7
8
9
>
>|
Nbre/page :
nbre : 328
 
vendredi 24 mai 2019
Fête de la Nature

Toute cette semaine et jusqu’à dimanche, nos associations se mobilisent pour la Fête de la Nature, l’occasion de sensibiliser le plus grand nombre à l’observation et à la conservation de la nature qui nous entoure.

Pour le GEPOG et Kwata, elle se déroule sous le signe des trames vertes et bleues, des méthodes d’inventaire de la faune sauvage et des sciences participatives, dans le cadre du projet TRAMES porté par les deux associations. Au menu : sorties naturalistes, animations diverses, conférence-débat.

Samedi 25 toute la journée, les visiteurs du Jardin Botanique de Cayenne pourront découvrir les oiseaux des jardins, avec un focus sur l’utilisation de Faune-Guyane et de NaturaList. Ils pourront ensuite en savoir plus sur les trames vertes et bleues et apporter leur vision sur ces espaces de nature au sein des villes, à l’occasion d’une conférence-débat animée par Kwata.

Découvrez tout le programme de la Fête de la Nature en Guyane sur le site du GRAINE.

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 19 mai 2019
Un nouveau programme LIFE pour la Guyane

Après le LIFE+ CapDOM (2010-2015), qui a vu – entre autres – la naissance de Faune-Guyane, un nouveau programme LIFE vient de débuter dans les départements d’Outre-mer : il rassemble Mayotte, la Réunion, la Martinique, Saint-Martin et la Guyane, sous l'égide de la LPO.

Découvrez en détails, territoire par territoire, les différents volets de ce LIFE Biodiv’OM sur le site internet dédié.

En Guyane, le GEPOG va poursuivre l’action de lutte contre les espèces exotiques envahissantes des savanes, entamée dans le LIFE+ CapDOM, en recherchant notamment des solutions alternatives à l’utilisation de l’Acacia mangium et du Niaouli. Côté mer, des concertations seront menées avec les pêcheurs en vue d’une gestion raisonnée du Mérou géant, espèce en danger critique d’extinction.

Parallèlement, le système VisioNature va s’étendre à l’ensemble de ces départements d’Outre-mer par le biais de Faune-France. Faune-Guyane bénéficiera de ce développement en se modernisant et en se rapprochant elle aussi de Faune-France, ce qui lui permettra d’être encore plus efficace dans la collecte et la valorisation des données naturalistes de notre exceptionnelle région.

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 11 mai 2019
Oiseaux
Les espèces les plus communes

En plus de pouvoir consulter les observations par lieu ou par date, Faune-Guyane vous propose (menu Actus, aide, stats) des statistiques sur les observations saisies dans la base.

Ainsi, sous la rubrique Statistiques des espèces > Informations globales, on découvre que les 10 espèces les plus fréquemment citées dans Faune-Guyane sont, dans l’ordre :

1) Tyran quiquivi                            9 467 observations

2) Tangara à bec d’argent               8 246 observations

3) Tyran mélancolique                    6 909 observations

4) Tangara évêque                         6 573 observations

5) Tangara des palmiers                 6 385 observations

6) Tyran de Cayenne                      5 849 observations

7) Merle leucomèle                        5 504 observations

8) Buse à gros bec                         5 231 observations

9) Troglodyte familier                     5 074 observations

10) Hirondelle chalybée                  5 012 observations

Le Piauhau hurleur, première espèce forestière, arrive juste derrière avec un peu moins de 5000 observations.

Il est aisé de constater que ces espèces sont aussi les plus communes dans les milieux anthropisés de la bande côtière, là où observent la plupart des contributeurs.

Qu’est-ce que cela nous apprend ?

D’abord, que Faune-Guyane n’est pas réservée aux espèces rares, ni à une élite. Chacun connait ces espèces-là qui nous entourent.

Ensuite, que Faune-Guyane est assez représentative de la fréquence d’observation réelle des espèces, en dépit de l’attrait naturel des observateurs chevronnés pour les espèces rares et du caractère volontaire et incident (hors de tout protocole) de la majorité des observations.

La remarque la plus fréquente de la part des personnes qui ne participent pas ou peu à Faune-Guyane est : « Mais je ne connais que les espèces très communes », ou « est-il vraiment intéressant de les noter ? ». La réponse est oui ! D’une part pour conserver à Faune-Guyane cette représentativité, qui est sa principale qualité. D’autre part, parce qu’avec les changements de toutes sortes que connait l’environnement, ces espèces très communes aujourd’hui ne le resteront peut-être pas toujours, ou seront peut-être dépassées dans le futur par d’autres espèces qui le sont moins aujourd’hui.

Alors, continuez comme ça ! Faites l’effort de noter chaque semaine, ou chaque mois, tous les oiseaux – même les plus ordinaires – que vous voyez autour de chez vous, dans votre jardin ou sur votre lieu de promenade préféré. Et saisissez-les dans Faune-Guyane ou avec l’application Naturalist sous la forme de listes complètes (voir l’actualité du 16/02/2019). C’est le meilleur moyen pour s’assurer que Faune-Guyane reflète au mieux la fréquence réelle des espèces, et pouvoir étudier ses variations.

Merci à tous pour vos contributions !

Olivier Claessens

 

Tyran quiquivi (Pitangus sulphuratus) © O. Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 1 mai 2019
Oiseaux
La photo du mois d'avril

La reproduction du Hocco est relativement bien connue (HBW Alive), mais a rarement été observée en Guyane. Jusqu’à cette année, seules quelques observations de couples accompagnés de jeunes nous donnaient une idée de la saison de reproduction en Guyane. Les deux à trois poussins quittent en effet le nid le jour de l’éclosion et suivent les parents pendant environ un an.

L’existence, dans la réserve naturelle des Nouragues, de Hoccos habitués à la présence des chercheurs a permis cette photo exceptionnelle d’un mâle et de son jeune à peine volant, par Elodie Courtois. On notera que le jeune prend soin de s’abriter sous la queue largement étalée de l’adulte, une façon de se protéger de prédateurs comme les harpies ou les spizaètes.

Un autre couple a niché en lisière du « camp Inselberg », offrant aux chercheurs présents sur place des observations remarquables.

Gibier particulièrement prisé, le Hocco est l’une des espèces les plus sensibles à la chasse, disparaissant rapidement des zones trop faciles d’accès. Une étude a montré que la pression de chasse actuelle en Guyane est incompatible avec la survie de l’espèce  (Niel et al. 2007).

Cette photo illustre par conséquent également les effets positifs de l’absence de chasse sur le comportement de la faune : la crainte de l’Homme que manifestent beaucoup d’animaux et les difficultés de les observer en Guyane ne sont pas des fatalités et peuvent être corrigées par une protection prolongée et respectée…

Olivier Claessens

Référence citée : Niel C., Richard-Hansen C. & Debeir L. (2007). L’incertitude dans l’estimation de durabilité de la chasse : le cas du hocco en Guyane. Office national de la Chasse et de la Faune sauvage (ONCFS) - Rapport scientifique 2007: 25-31.

 

Hocco alector (Crax alector), réserve naturelle des Nouragues, 2/04/2019 © E. Courtois

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 27 avril 2019
Oiseaux
Encore un nouveau héron pour la Guyane !

Après le Héron pourpré en mai 2018 (lire l’actualité du 26/05/2018), c’est un nouveau héron migrateur européen qui a été découvert en Guyane. Ce vendredi 26 avril 2019, Grégory Cantaloube a eu la chance d’observer un Crabier chevelu (Ardeola ralloides) dans les rizières de Mana. L’oiseau dérangé dans sa pêche aux crabes s’est perché quelques secondes, juste le temps pour Grégory d’immortaliser cette rencontre inattendue.

Le Crabier chevelu est un petit héron apparenté au Héron strié. Sa répartition est très morcelée de l’Europe méridionale jusqu’en Asie centrale. Une sous-espèce distincte habite l’Afrique au sud du Sahara. Les populations d’Eurasie sont migratrices et hivernent en Afrique subsaharienne.

Les grandes migrations du Crabier le prédisposent à des apparitions accidentelles hors de son aire normale de répartition. Plusieurs individus ont été observés depuis 1986 sur l’archipel brésilien de Fernando de Noronha, où l’on prédit une nidification prochaine (Davis 2010). Il a été trouvé pour la première fois sur le continent sud-américain, au Brésil, en mars 2018 et en Guadeloupe en novembre 2018. L’observation de Grégory Cantaloube représente donc la seconde donnée de Crabier chevelu pour l’Amérique du Sud continentale, et la première pour la Guyane ! C’est la 21ème espèce de héron observée en Guyane.

Olivier Claessens

 

Référence

Davis, B.J.W. (2010). Squacco Heron Ardeola ralloides in the Fernando de Noronha Archipelago: the fourth Brazilian record with comments on the prospects for a colonisation event. Rev. Bras. Orn. 18(1): 61–63.

 

Crabier chevelu (Ardeola ralloides), rizières de Mana, 26/04/2019 © G. Cantaloube

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 24 avril 2019
Chauves-souris
Enfin, une nouvelle capture d’Uroderma magnirostrum !

Il y a quelques années une chauve-souris en apparence banale avait été capturée par Benoit de Thoisy lors d'une étude sur la montagne du Tigre à Rémire-Montjoly. L'animal n'avait pas été déterminé correctement, car un petit prélèvement de peau prélevé par l'Institut Pasteur révéla plus tard après analyse ADN la présence d'une nouvelle espèce de mammifère pour la Guyane. Il s'agissait de la première mention d’Uroderma magnirostrum en Guyane.

Une autre capture probable de l'espèce eut lieu quelques temps plus tard sur un site proche, sans certitude toutefois. Depuis, plusieurs séances de captures ont été organisées entre 2016 et 2018 pour tenter de confirmer physiquement la présence de cette chauve-souris en Guyane.

Il aura fallu une bonne dose de hasard et de chance pour que l’Uroderma en question réapparaisse lors d'une session de capture de limicoles sur le parking de Dégrad des Cannes, le 10 avril 2019. Cette fois, la manipulation d'une femelle adulte présentant tous les critères qui semblent caractériser ce taxon a permis d’obtenir des documents illustrant cette découverte. Tout laisse à croire que nous avons enfin des photographies de cette petite bête difficile à identifier ! Un prélèvement a toutefois été réalisé par l'Institut Pasteur : le résultat de l’analyse ADN devra confirmer ou non cette nouvelle donnée.

Sylvain Uriot

 

Uroderma magnirostrum, marina de Dégrad des Cannes, 10/04/2019 © S. Uriot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 17 avril 2019
Oiseaux
Une nouvelle photo de Tinamou rubigineux

Les tinamous sont réputés, à juste titre, pour être des oiseaux discrets, méfiants et difficiles à observer. Mis à part leur chant puissant et mélodieux, leur rencontre se résume le plus souvent à un envol bruyant. Le Tinamou rubigineux ne fait pas exception à la règle, et sa rareté ne fait qu’accentuer la difficulté : encore très mal connu, il n’a été redécouvert en Guyane qu’en 2005 par Vincent Pelletier puis en 2011 par Alexandre Renaudier après les deux spécimens collectés au début du 20ème siècle.

Jusqu’à aujourd’hui, il n’existait de lui qu’une série de photos exceptionnelles prises en mai 2013 dans la région de Maripasoula par Vincent Rufray, les premières pour cet oiseau. Elles ont été publiées dans la revue Neotropical Birding, et reprises sur les sites internet Wikiaves et The Internet Bird Collection (IBC), entre autres.

Tanguy Deville nous offre une nouvelle photo remarquable de ce tinamou rare et énigmatique, en provenance de la région de Saint-Georges. Attiré par l’imitation de son chant, l’oiseau a fait preuve d’une grande prudence avant de traverser le layon et de se laisser admirer. Une observation réalisée avec moi-même le 30/03/2019 à l’occasion d’une mission pour le programme EIEFAG du GEPOG.

Le Tinamou rubigineux, le plus rare des tinamous guyanais, est cependant probablement présent dans tout le bloc forestier non perturbé de l’intérieur. Les observations (toutes auditives, sauf les deux mentionnées précédemment) se répartissent de Saint-Laurent-du-Maroni à Saint-Georges, et au sud jusqu’à Saül (voir la carte des données Faune-Guyane). Sa présence dans la moitié sud du département reste à confirmer.

Olivier Claessens

 

Tinamou rubigineux (Crypturellus brevirostris), Saint-Georges, 30/03/2019 © T. Deville

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mardi 2 avril 2019
Mammifères
La photo du mois de mars

Présent sur l’ensemble du plateau des Guyanes, le Rat arboricole à front blanc (Echimys chrysurus) est un rongeur forestier répandu a priori dans tout le département mais connu seulement de quelques localités : il n’y a que deux données dans Faune-Guyane ! Son mode de vie nocturne et arboricole ne favorise pas les observations.

L’observation de Vincent Prémel est d’autant plus remarquable qu’elle se double d’une photo originale. Les vibrisses, longs poils sensoriels répartis sur le museau et autour des yeux, sont particulièrement développées chez les rongeurs arboricoles.

 

Source : Catzeflis, F., Barrioz, S., Szpigel, J.F. & de Thoisy, B. (2014). Marsupiaux et rongeurs de Guyane. Institut Pasteur de la Guyane, Cayenne. 128 p.

 

Echimys chrysurus, Paracou, 26/03/2019 © V. Premel

posté par Olivier Claessens/gepog
 
lundi 25 mars 2019
Mammifères
Un nouveau marsupial en Guyane

Au cours d’une mission d’inventaire naturaliste organisée par le Parc Amazonien de Guyane sur le Mont Itoupé en mars 2017, Sébastien Sant a photographié un marsupial arboricole qui, après consultation des ouvrages de référence, s’est avéré être un Opossum à queue touffue, Glironia venusta.

L’opossum à queue touffue est un mammifère rare et mal connu, dont l’aire de répartition couvre l’Amazonie centrale et occidentale. Cette espèce n’était pas encore répertoriée en Guyane. Cette découverte a été publiée dans les Cahiers Scientifiques du Parc Amazonien de Guyane, par S. Sant et F. Catzeflis (2018).

L’identification a été confirmée par les spécialistes Rob Vos et Louise Emmons, qui ont relevé toutefois des différences de coloration du pelage avec les spécimens connus, qui laissent penser qu’il pourrait s’agir d’une espèce nouvelle. De nouvelles observations et des prélèvements pour analyse génétique seront nécessaires pour le confirmer.

Ces missions d’inventaire au cœur de la Guyane démontrent une fois de plus leur intérêt. Il reste encore des animaux à découvrir en Guyane !

Olivier Claessens

 

Opossum à queue touffue (Glironia venusta), Mont Itoupé, 11/03/2017 © S. Sant

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 16 mars 2019
Oiseaux
Ouvrez l’œil : Petits Chevaliers bagués

Le Petit Chevalier (Tringa flavipes) est un migrateur commun sur le littoral guyanais, dont les effectifs sont estimés à quelques milliers chaque année. Il hiverne en plus petit nombre. Le maximum du passage de retour, pour les individus ayant hiverné plus au sud, se produit en février et mars.

Cependant, l’espèce accuse un déclin généralisé sur les zones de reproduction et sur l’ensemble de ses zones d'hivernage. La diminution a été estimée de 75% au Suriname, qui constitue une zone d’hivernage importante, entre 2002 et 2008. Ceci vaut au Petit Chevalier d’être classé en catégorie CR, « en danger critique d’extinction », en Guyane.

Dans le cadre d’un projet international visant à étudier les migrations, la survie annuelle et la fidélité aux sites de reproduction, des Petits Chevaliers ont été marqués à l’aide de bagues de couleurs ou de drapeaux (« flags ») numérotés, et certains d’entre eux équipés d’enregistreurs de géolocalisation ou de balises GPS. Le document ci-dessous détaille les différents types de marques utilisées.

Peut-être apercevrez-vous dans les semaines à venir l’un de ces Petits Chevaliers marqués, à l’occasion d’une de ses haltes migratoires en Guyane. Les observations, avec le détail des bagues et si possible une photo, sont à signaler sur Faune-Guyane. Elles seront alors transmises aux responsables du programme.

Rappel : d'autres limicoles, comme ce Tournepierre à collier ou ce Pluvier d'Azara, sont également porteurs de bagues et de drapeaux colorés.

Ouvrez l’œil !

 

Petit Chevalier (Tringa flavipes) bagué (© Zak Pohlen/USFWS)

Document à télécharger :  Have_You_Seen_Me-2703.pdf
posté par Olivier Claessens/gepog
page :
 
 
1
2
3
4
5
6
7
8
9
>
>|
Nbre/page :
nbre : 328

GEPOG : 431 route d'Attila Cabassou, 97354 Rémire-Montjoly / 05.94.29.46.96 / association@gepog.org «VisioNature est un outil développé avec la collaboration du réseau LPO. Grâce aux technologies Internet, débutants, amateurs et professionnels naturalistes peuvent partager en temps réel leur découverte et ainsi améliorer la connaissance et la protection de la faune»
Biolovision Sàrl (Switzerland), 2003-2019