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dimanche 7 juillet 2019
Oiseaux
Les toucans se mettent au parfum !

Les parfums attirent-ils les toucans ? Prudents, les auteurs de cet étonnant article préfèrent poser la question, sans tirer de conclusion. Pourtant les résultats de leur étude sont éloquents.

Depuis 2011, les chercheurs de la Wildlife Conservation Society ont utilisé deux parfums commerciaux (Chanel N°5 et Calvin Klein Obsession for Men) pour attirer les félins devant leurs pièges photographiques, dans le cadre d’un suivi individuel des animaux dans deux espaces protégés de Bolivie. La méthode s’est avérée particulièrement efficace, permettant d’obtenir un grand nombre de clichés, non seulement de mammifères, mais aussi d’oiseaux, dont plusieurs espèces de toucans et d’araçaris.

Alors qu’aucun toucan n’avait été photographié en 10 ans de piégeage photographique sans parfum, 550 photos de 4 espèces ont été obtenues en 45 occasions au cours des 6 années d’utilisation de parfum. Le Toucan à bec rouge (Ramphastos tucanus) a été l’espèce la plus fréquente, suivi du Toucan vitellin (R. vitellinus). Les oiseaux se sont approchés à moins de 3 m dans 29 % des cas, à moins de 30 cm dans 29 % des cas, et jusqu’au contact avec le parfum dans 42 % des cas. Des observations inattendues qui ouvrent une voie nouvelle pour l’étude de ces oiseaux particulièrement méfiants.

Le résumé de l’étude ne dit pas lequel des deux parfums les toucans ont préféré, ni si mâles et femelles ont manifesté la même attirance !

Pour en savoir plus, lire l’article complet (bientôt disponible sur demande).

Olivier Claessens                                               

Référence :

Viscarra, M.E., Ayala, G.M., and Wallace R.B. 2019. ¿Atraen los perfumes a los tucanes? [Do perfumes attract toucans?] Ornitología Neotropical 30: 45-50 (en espagnol, avec résumé anglais).

 

Toucan à bec rouge (Ramphastos tucanus) © M. Dechelle

posté par Olivier Claessens/gepog
 
jeudi 4 juillet 2019
Oiseaux
La photo du mois de juin

Le GEPOG vient d’effectuer le recensement annuel des hérons nicheurs de la fameuse colonie de la Savane Angélique, au cœur des marais de Kaw. Depuis 2015 en effet, le plan de conservation de l’Onoré agami (Agamia agami) prévoit un suivi régulier des effectifs nicheurs dans chaque pays occupé par cette espèce menacée. La colonie de la Savane Angélique est l’une des plus importantes au monde connues à ce jour.

Cette année au moins 3000 Onorés agamis ont été dénombrés, à tous les stades de nidification. Mais aussi au moins 80 Savacous huppés, 50 Grandes Aigrettes et autant d’Anhingas d'Amérique, au moins 50 Cormorans vigua, 30 Héron cocoi et bien d’autres…

Retrouvez tous les détails et les photos de la mission par Sylvain Uriot en suivant ce lien.

 

Savacou huppé (Cochlearius cochlearius), savane Angélique, 25/06/2019 © S. Uriot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
lundi 10 juin 2019
Oiseaux
Le vanneau de Kourou

On le sait, les oiseaux migrateurs montrent une fidélité remarquable à leurs sites de halte ou d’hivernage. Le baguage, puis les suivis télémétriques par balise GPS, l’ont prouvé maintes fois, sur toutes sortes d’espèces. Les observations d’oiseaux rares permettent également de le vérifier, quand les individus sont si peu nombreux que la probabilité qu’ils viennent exactement au même endroit indépendamment les uns des autres est quasiment nulle. A moins que le site présente des qualités inégalées pour l’espèce en question…

Pour un Vanneau de Cayenne, le choix d’un parking asphalté comme site d’hivernage peut paraître incongru… mais manifestement pas pour celui qui fréquente le port de Pariacabo depuis maintenant 9 ans. En tout cas, ce site est suffisamment original pour que l’on soit certain qu’il s’agit bien du même oiseau, même s’il n’est pas bagué.

Voici donc ce Vanneau de Cayenne de retour… à Kourou, pour la 9ème année. Sa première apparition date de 2010, puis après trois années d’absence ou plutôt de non-observation (2011-2013) il est revenu chaque année depuis 2014 sur ce même parking. La durée apparente de son séjour est variable. Son arrivée a été remarquée entre mars (2017) et mai (2016, 2019), tandis que son séjour n’a jamais dépassé le mois de juillet. Juin est le seul mois où il a été vu chaque année.

Il se montre sur ce parking principalement matin et soir, et on ignore où il séjourne le reste du temps. De même, rien ne dit que durant les années ou les mois d’absence il n’était pas tout simplement sur un autre terrain du port de Pariacabo, mais hors de vue pour les observateurs.

Quoi qu’il en soit, merci à Jean-Claude Varlez et à Alexandre Vinot qui suivent ce site avec assiduité pour guetter le retour du Vanneau de Cayenne !

Olivier Claessens

 

Vanneau de Cayenne (Vanellus cayanus), port de Pariacabo, 20/06/2017 © O. Tostain

posté par Olivier Claessens/gepog
 
vendredi 31 mai 2019
Oiseaux
La photo du mois

Qu’est-ce qui peut bien pousser un araçari à venir titiller du bec un paresseux suspendu à sa branche ?

Il lui piquerait le pelage, on pourrait penser qu’il trouve des larves d’insectes dans cet écosystème ambulant (voir l’actualité du 17/11/2017). Aurait-il pris l’ongle du paresseux pour un ver ou une autre proie comestible ? Avait-il son nid à proximité, qu’il aurait ainsi cherché à protéger en délogeant l’intrus ?

Le 3 juillet 2016, j’ai observé de la même manière un Toucan ariel venir tirer les plumes de la queue d’un Milan de Cayenne perché au-dessus de lui. Si cette fois-là le toucan cherchait peut-être à faire déguerpir un prédateur potentiel (ce qui n’a pas manqué d’arriver), ce n’est certainement pas le cas d’un paresseux.

Un acte gratuit, donc ? Dans les deux cas, on est bien tenté d’y voir l’expression du caractère joueur des toucans, qui est avéré mais qui se manifeste habituellement entre eux (source HBW). Joueur et taquin, pourrait-on dire pour qualifier cet Araçari vert en poussant un peu loin l’anthropomorphisme.

Quoi qu’il en soit, bravo à Anne Delobel pour avoir su capturer cette scène insolite !

Olivier Claessens

 

Araçari vert (Pteroglossus viridis) et Paresseux à trois doigts, Guatemala, 24/05/2019 © A. Delobel

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 26 mai 2019
Oiseaux
L’Elanion perle niche-t-il déjà en Guyane ?

L’Elanion perle (Gampsonyx swainsoni) est encore très rare en Guyane, mais on peut s’attendre à ce que les observations deviennent plus régulières dans le futur, comme c’est le cas dans d’autres pays d’Amérique centrale ou du Sud. En effet ce petit rapace est associé aux espaces ouverts pourvus de grands arbres espacés, tels que les pâturages et autres zones déboisées. Les premières données (par Olivier Tostain) remontent à 1993 au Centre Spatial Guyanais, mais il a fallu ensuite attendre 2013 pour que l’espèce soit observée à nouveau en Guyane, et obtenir les premières photos par Michel Giraud-Audine.

La découverte récente de 2 Elanions perles par Anne Delobel constitue la 14ème observation en Guyane, mais seulement la 6ème donnée si l’on regroupe les observations multiples du même individu. C’est la première fois que 2 individus sont vus ensemble, cependant la répétition d’observations de mai 2013 à janvier 2014, et à nouveau en 2018 dans le secteur agricole de Wayabo au sud de Kourou est troublante. L’espèce pourrait bien y être établie, mais ces vastes pâturages sont hélas sous-prospectés par les ornithologues, car en grande partie inaccessibles.

Avec l’extension des pâturages et des défrichements agricoles, notamment dans la région de Kourou, toutes les conditions sont réunies pour que ce joli petit rapace devienne nicheur en Guyane, mais aussi pour que cet évènement passe inaperçu !

Olivier Claessens

 

Elanion perle (Gampsonyx swainsoni), Guatemala, 24/05/2019 © A. Delobel

posté par Olivier Claessens/gepog
 
vendredi 24 mai 2019
Fête de la Nature

Toute cette semaine et jusqu’à dimanche, nos associations se mobilisent pour la Fête de la Nature, l’occasion de sensibiliser le plus grand nombre à l’observation et à la conservation de la nature qui nous entoure.

Pour le GEPOG et Kwata, elle se déroule sous le signe des trames vertes et bleues, des méthodes d’inventaire de la faune sauvage et des sciences participatives, dans le cadre du projet TRAMES porté par les deux associations. Au menu : sorties naturalistes, animations diverses, conférence-débat.

Samedi 25 toute la journée, les visiteurs du Jardin Botanique de Cayenne pourront découvrir les oiseaux des jardins, avec un focus sur l’utilisation de Faune-Guyane et de NaturaList. Ils pourront ensuite en savoir plus sur les trames vertes et bleues et apporter leur vision sur ces espaces de nature au sein des villes, à l’occasion d’une conférence-débat animée par Kwata.

Découvrez tout le programme de la Fête de la Nature en Guyane sur le site du GRAINE.

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 19 mai 2019
Un nouveau programme LIFE pour la Guyane

Après le LIFE+ CapDOM (2010-2015), qui a vu – entre autres – la naissance de Faune-Guyane, un nouveau programme LIFE vient de débuter dans les départements d’Outre-mer : il rassemble Mayotte, la Réunion, la Martinique, Saint-Martin et la Guyane, sous l'égide de la LPO.

Découvrez en détails, territoire par territoire, les différents volets de ce LIFE Biodiv’OM sur le site internet dédié.

En Guyane, le GEPOG va poursuivre l’action de lutte contre les espèces exotiques envahissantes des savanes, entamée dans le LIFE+ CapDOM, en recherchant notamment des solutions alternatives à l’utilisation de l’Acacia mangium et du Niaouli. Côté mer, des concertations seront menées avec les pêcheurs en vue d’une gestion raisonnée du Mérou géant, espèce en danger critique d’extinction.

Parallèlement, le système VisioNature va s’étendre à l’ensemble de ces départements d’Outre-mer par le biais de Faune-France. Faune-Guyane bénéficiera de ce développement en se modernisant et en se rapprochant elle aussi de Faune-France, ce qui lui permettra d’être encore plus efficace dans la collecte et la valorisation des données naturalistes de notre exceptionnelle région.

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 11 mai 2019
Oiseaux
Les espèces les plus communes

En plus de pouvoir consulter les observations par lieu ou par date, Faune-Guyane vous propose (menu Actus, aide, stats) des statistiques sur les observations saisies dans la base.

Ainsi, sous la rubrique Statistiques des espèces > Informations globales, on découvre que les 10 espèces les plus fréquemment citées dans Faune-Guyane sont, dans l’ordre :

1) Tyran quiquivi                            9 467 observations

2) Tangara à bec d’argent               8 246 observations

3) Tyran mélancolique                    6 909 observations

4) Tangara évêque                         6 573 observations

5) Tangara des palmiers                 6 385 observations

6) Tyran de Cayenne                      5 849 observations

7) Merle leucomèle                        5 504 observations

8) Buse à gros bec                         5 231 observations

9) Troglodyte familier                     5 074 observations

10) Hirondelle chalybée                  5 012 observations

Le Piauhau hurleur, première espèce forestière, arrive juste derrière avec un peu moins de 5000 observations.

Il est aisé de constater que ces espèces sont aussi les plus communes dans les milieux anthropisés de la bande côtière, là où observent la plupart des contributeurs.

Qu’est-ce que cela nous apprend ?

D’abord, que Faune-Guyane n’est pas réservée aux espèces rares, ni à une élite. Chacun connait ces espèces-là qui nous entourent.

Ensuite, que Faune-Guyane est assez représentative de la fréquence d’observation réelle des espèces, en dépit de l’attrait naturel des observateurs chevronnés pour les espèces rares et du caractère volontaire et incident (hors de tout protocole) de la majorité des observations.

La remarque la plus fréquente de la part des personnes qui ne participent pas ou peu à Faune-Guyane est : « Mais je ne connais que les espèces très communes », ou « est-il vraiment intéressant de les noter ? ». La réponse est oui ! D’une part pour conserver à Faune-Guyane cette représentativité, qui est sa principale qualité. D’autre part, parce qu’avec les changements de toutes sortes que connait l’environnement, ces espèces très communes aujourd’hui ne le resteront peut-être pas toujours, ou seront peut-être dépassées dans le futur par d’autres espèces qui le sont moins aujourd’hui.

Alors, continuez comme ça ! Faites l’effort de noter chaque semaine, ou chaque mois, tous les oiseaux – même les plus ordinaires – que vous voyez autour de chez vous, dans votre jardin ou sur votre lieu de promenade préféré. Et saisissez-les dans Faune-Guyane ou avec l’application Naturalist sous la forme de listes complètes (voir l’actualité du 16/02/2019). C’est le meilleur moyen pour s’assurer que Faune-Guyane reflète au mieux la fréquence réelle des espèces, et pouvoir étudier ses variations.

Merci à tous pour vos contributions !

Olivier Claessens

 

Tyran quiquivi (Pitangus sulphuratus) © O. Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 1 mai 2019
Oiseaux
La photo du mois d'avril

La reproduction du Hocco est relativement bien connue (HBW Alive), mais a rarement été observée en Guyane. Jusqu’à cette année, seules quelques observations de couples accompagnés de jeunes nous donnaient une idée de la saison de reproduction en Guyane. Les deux à trois poussins quittent en effet le nid le jour de l’éclosion et suivent les parents pendant environ un an.

L’existence, dans la réserve naturelle des Nouragues, de Hoccos habitués à la présence des chercheurs a permis cette photo exceptionnelle d’un mâle et de son jeune à peine volant, par Elodie Courtois. On notera que le jeune prend soin de s’abriter sous la queue largement étalée de l’adulte, une façon de se protéger de prédateurs comme les harpies ou les spizaètes.

Un autre couple a niché en lisière du « camp Inselberg », offrant aux chercheurs présents sur place des observations remarquables.

Gibier particulièrement prisé, le Hocco est l’une des espèces les plus sensibles à la chasse, disparaissant rapidement des zones trop faciles d’accès. Une étude a montré que la pression de chasse actuelle en Guyane est incompatible avec la survie de l’espèce  (Niel et al. 2007).

Cette photo illustre par conséquent également les effets positifs de l’absence de chasse sur le comportement de la faune : la crainte de l’Homme que manifestent beaucoup d’animaux et les difficultés de les observer en Guyane ne sont pas des fatalités et peuvent être corrigées par une protection prolongée et respectée…

Olivier Claessens

Référence citée : Niel C., Richard-Hansen C. & Debeir L. (2007). L’incertitude dans l’estimation de durabilité de la chasse : le cas du hocco en Guyane. Office national de la Chasse et de la Faune sauvage (ONCFS) - Rapport scientifique 2007: 25-31.

 

Hocco alector (Crax alector), réserve naturelle des Nouragues, 2/04/2019 © E. Courtois

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 27 avril 2019
Oiseaux
Encore un nouveau héron pour la Guyane !

Après le Héron pourpré en mai 2018 (lire l’actualité du 26/05/2018), c’est un nouveau héron migrateur européen qui a été découvert en Guyane. Ce vendredi 26 avril 2019, Grégory Cantaloube a eu la chance d’observer un Crabier chevelu (Ardeola ralloides) dans les rizières de Mana. L’oiseau dérangé dans sa pêche aux crabes s’est perché quelques secondes, juste le temps pour Grégory d’immortaliser cette rencontre inattendue.

Le Crabier chevelu est un petit héron apparenté au Héron strié. Sa répartition est très morcelée de l’Europe méridionale jusqu’en Asie centrale. Une sous-espèce distincte habite l’Afrique au sud du Sahara. Les populations d’Eurasie sont migratrices et hivernent en Afrique subsaharienne.

Les grandes migrations du Crabier le prédisposent à des apparitions accidentelles hors de son aire normale de répartition. Plusieurs individus ont été observés depuis 1986 sur l’archipel brésilien de Fernando de Noronha, où l’on prédit une nidification prochaine (Davis 2010). Il a été trouvé pour la première fois sur le continent sud-américain, au Brésil, en mars 2018 et en Guadeloupe en novembre 2018. L’observation de Grégory Cantaloube représente donc la seconde donnée de Crabier chevelu pour l’Amérique du Sud continentale, et la première pour la Guyane ! C’est la 21ème espèce de héron observée en Guyane.

Olivier Claessens

 

Référence

Davis, B.J.W. (2010). Squacco Heron Ardeola ralloides in the Fernando de Noronha Archipelago: the fourth Brazilian record with comments on the prospects for a colonisation event. Rev. Bras. Orn. 18(1): 61–63.

 

Crabier chevelu (Ardeola ralloides), rizières de Mana, 26/04/2019 © G. Cantaloube

posté par Olivier Claessens/gepog
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