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mercredi 19 septembre 2018
Oiseaux
Les parulines sont de retour !

Si d’un point de vue climatique la saison sèche semble longue et uniforme vue de Guyane, septembre marque toutefois un tournant d’un point de vue ornithologique : les espèces « hivernantes » d’origine australe nous quittent, remplacées par les migrateurs et hivernants boréaux. Parmi ces derniers, les parulines figurent en bonne place : insectivores, la plupart des espèces se reproduisant en Amérique du Nord migrent à l’automne pour passer l’hiver en Amérique du Sud ou aux Antilles. Quelques-unes seulement atteignent la Guyane.

La première Paruline jaune (Setophaga aestiva) de la saison a été repérée aujourd’hui à Cayenne par Quentin d’Orchymont.

Des 4 parulines nord-américaines migratrices régulières en Guyane, la Paruline jaune est la première à se montrer chez nous, c’est aussi la plus commune (ceci expliquant peut-être sa détection plus précoce, par le simple jeu des probabilités). Les autres espèces : Paruline rayée (Setophaga striata), Paruline flamboyante (Setophaga ruticilla) et Paruline des ruisseaux (Parkesia noveborancensis), sont notées habituellement à partir du mois d’octobre seulement. Elles repartiront en mars ou en avril vers leurs zones de reproduction septentrionales.

Dans une liste d’observations, cliquez sur le pictogramme à côté du nom d’espèce pour afficher le diagramme annuel des dates d’observation.

Olivier Claessens

Paruline jaune (Setophaga aestiva) © O. Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 16 septembre 2018
Oiseaux
Encore une nouvelle espèce d’oiseau en Guyane !

Après le Milan noir photographié par Quentin d’Orchymont début mai aux Îles du Salut, et le Héron pourpré découvert fin mai dans les marais de Kaw par l’équipe de la Réserve naturelle de Kaw-Roura, la liste des oiseaux observés en Guyane s’enrichit à nouveau d’une espèce originaire de l’Ancien Monde !

Le 8 Septembre dernier, deux Ibis falcinelles (Plegadis falcinellus) ont été photographiés dans les rizières de Mana, se nourrissant en compagnie d’Ardéidés. Le lendemain, un seul individu était observé au même endroit.

Cet ibis a une répartition cosmopolite puisqu’il peut désormais être observé sur tous les continents. On le trouve de façon sporadique en Europe méridionale et orientale, également dispersé en Asie centrale mais aussi en Australie, aux Philippines, en Afrique et sur le continent Américain.

L’Amérique du Nord a été ralliée par l’espèce dans les années 1880 par voie naturelle a priori et il s’est véritablement implanté sur la côte atlantique depuis les années 1940. Sa répartition littorale s’étend désormais de la Louisiane au Canada. Cette espèce est aussi présente dans les Caraïbes où elle semble en expansion. Enfin, le continent sud-américain est lui aussi doucement colonisé (probablement lié à l’expansion en Amérique du Nord), comme en témoignent des observations régulières en Colombie et un statut localement commun au Venezuela.

Ainsi, il semble vraisemblable que les Ibis falcinelles observés en Guyane soient eux aussi issus des populations d’Amérique du Nord ou des Caraïbes. Toutefois, comme leurs prédécesseurs des années 1800, il arrive encore que des oiseaux effectuent des trajets transatlantiques puisqu’en septembre 2013 un individu bagué au Parc national de Doñana en Espagne a été observé aux Bermudes. L’origine des deux oiseaux de Mana demeure donc incertaine.

C’est la quatrième espèce d’oiseau ajoutée à la liste depuis le début de l’année puisque, en plus des deux mentionnées au début de cette note, Vincent Rufray a photographié un Océanite à ventre noir (Fregetta tropica) au large en juin. Toutes ces données doivent être homologuées par le CHG, avant que ces espèces puissent intégrer la liste officielle des oiseaux de Guyane.

 

Référence :

Matheu, E., del Hoyo, J., Kirwan, G.M., Garcia, E.F.J. & Boesman, P. (2018). Glossy Ibis (Plegadis falcinellus). In: del Hoyo, J., Elliott, A., Sargatal, J., Christie, D.A. & de Juana, E. (eds.). Handbook of the Birds of the World Alive. Lynx Edicions, Barcelona. (https://www.hbw.com/node/52775, consulté 10 September 2018).

 

Paul Lenrumé, pour Faune-Guyane

 

Ibis falcinelle (Plegadis falcinellus), rizières de Mana le 8/09/2018 © P. Lenrumé

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mardi 11 septembre 2018
Jean-Pierre Policard nous a quittés

Jean-Pierre Policard est décédé soudainement le 2 août 2018, dans sa chambre d’hôtel en Louisiane.

Les naturalistes guyanais perdent un ami fidèle et singulier, un défenseur inconditionnel de la nature et de la langue française, qui n’hésitait pas à bousculer ses interlocuteurs en affirmant avec force ses convictions. Le monde enseignant de Kourou perd lui aussi une figure importante et engagée, estimée de ses collègues autant que des élèves et de leurs parents.

Ses contributions à Faune-Guyane étaient variées bien que plus particulièrement tournées vers les oiseaux et les libellules, ses deux groupes de prédilection. Il a ainsi apporté 165 observations d’Odonates, qui concernent 63 espèces. Discret et méfiant envers Internet, il préférait l’anonymat et signait ses observations et ses messages de ses initiales, J.-P.P.

Le GEPOG proposera vendredi 14 septembre une soirée spéciale consacrée à un thème qui lui tenait à cœur et sur lequel il avait mené de nombreuses recherches : l’origine des noms d’oiseaux.

Jean-Pierre sera inhumé dans une dizaine de jours dans son village familial de Neung-sur-Beuvron, dans le Loir-et-Cher. La cérémonie laïque sera ouverte aux amis, des messages pourront être lus à cette occasion : merci d’envoyer vos témoignages à olivier.claessens@gepog.org. Nous essayons aussi de rassembler les souvenirs de lui : si vous avez des photos, vous pouvez nous les envoyer.

Un Livre d’or est ouvert au GEPOG jusqu’à vendredi soir, pour recueillir vos témoignages et souvenirs. Il sera remis à sa famille lors des obsèques.

Olivier Claessens & Nyls de Pracontal

 

Diastatops obscura, photographié par Jean-Pierre Policard (Matiti, le 08/02/2018)

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 9 septembre 2018
Oiseaux
A la recherche de l’oiseau-cloche

L’Araponga blanc (Procnias albus) est un cotinga spectaculaire à double titre. Spectaculaire par son plumage immaculé, il l’est aussi pas son chant qui porte à plus d’un kilomètre et qui lui a valu son autre nom d’Oiseau-cloche.

L’Araponga se reproduit sur les contreforts des reliefs de plus de 500 m d’altitude. Là, les mâles se rassemblent en leks diffus pour chanter et parader, au début de la saison des pluies. Sa répartition en Guyane est donc très morcelée et limitée à quelques zones montagneuses difficiles d’accès. Bien qu’il aime chanter depuis un perchoir dégagé dépassant de la canopée, et malgré sa blancheur qui tranche avec le vert de la végétation, il reste difficile à voir.

Cependant, la saison sèche et la pénurie de fruits dans ces régions amènent les Araponga, comme d’autres oiseaux habitant les forêts d’altitude, à se disperser en plaine jusque sur la bande côtière. On peut alors avoir la chance d’entendre l’oiseau-cloche en des endroits où il est normalement absent, comme à Macouria où Anne Delobel a pu l’enregistrer hier.

Olivier Claessens

Araponga blanc (Procnias albus), Mont Itoupé © G. Feuillet/PAG

(photo extraite du site du GEPOG)

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 1 septembre 2018
Oiseaux
La photo du mois

Le Jacana noir (Jacana jacana) est un limicole atypique, dont les comportements liés à la reproduction recèlent bien des surprises. Polyandrie, rôles inversés, infanticides… : autant de singularités décrites dans Portraits d’Oiseaux Guyanais.

Le nid des jacanas est un frêle amas d’herbes et de feuilles, posé sur la végétation flottante. En cas de risque de submersion, les jacanas déplacent les oeufs vers un endroit plus sec, en les faisant rouler avec le bec. Les poussins nidifuges comme ceux de tous les limicoles éclosent de manière synchrone et s’alimentent seuls, mais sont encore couvés par le mâle matin et soir et en cas de pluie pendant plusieurs semaines.

La photo de Roland Jantot illustre une autre capacité étonnante des jacanas, celle de transporter leurs poussins sous leur aile. Ce comportement peu banal, connu cependant chez tous les jacanas, n’est pas sans rappeler celui du Grébifoulque d’Amérique (Heliornis fulica), un autre oiseau guyanais extraordinaire !

 

Jacana noir Jacana jacana, pripri de Yiyi le 8/08/2018 © R. Jantot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 25 août 2018
Oiseaux
2018, une année à coulicous !

Comme nous le disions il y a tout juste un an (actu du 18/08/2017), il y a des années à coulicous, et des années sans.

Pour les deux coulicous migrateurs d’origine australe, le Coulicou de Vieillot (Coccyzus melacoryphus) et le Coulicou d’Euler (Coccyzus euleri), l’année 2017 avait tenu ses promesses. Il semble que l’année 2018 soit encore une bonne année pour ces deux espèces : alors que la saison n’est pas achevée, Faune-Guyane renferme déjà 6 observations de Coulicou de Vieillot (au moins 8 individus), toutes le long de la route de Guatemala. Quant au Coulicou d’Euler, beaucoup plus rare, c’est des environs de Saint-Georges que vient la bonne surprise : 5 individus contactés du 12 au 14 août, et 2 autres les 23 et 24 août, au cours de missions en forêt sur deux sites distincts.

Ces oiseaux très furtifs, d’observation difficile, se détectent le plus souvent par leurs chants et cris : tendez l’oreille !

Un dernier rappel : les observations des trois espèces de coulicous migrateurs sont soumises à homologation par le CHG : une photo, un enregistrement audio ou une fiche descriptive sont nécessaires pour valider les données.

Documents utiles :

A lire aussi :

  • Claessens O., Brammer F.P., Deville T. & Renaudier A. 2011. First documented records of Pearly-breasted Cuckoo Coccyzus euleri for French Guiana, and an overlooked specimen from Ecuador. Bulletin of the British Ornithologists’ Club 131: 128-133.
  • Claessens O., Giraud-Audine M., Royer F. & Sénécaux L. 2017. What is the breeding range and breeding season of Pearly-breasted Cuckoo Coccyzus euleri? New records and breeding in French Guiana. Bulletin of the British Ornithologists’ Club 137: 3-11.

Bonnes observations !

Olivier Claessens

 

Coulicou de Vieillot Coccyzus melacoryphus, Guatemala le 12/08/2018 © J.-C. Varlez

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 11 août 2018
Faune-France : 1 an et 10 millions de données naturalistes !

Avec seulement 6 ans ½ d’existence, votre plateforme naturaliste préférée, Faune-Guyane, est encore toute jeune dans la grande famille des sites VisioNature. Nous pouvons nous enorgueillir de rassembler, grâce à vous tous, plus de 500 000 données produites par plusieurs centaines de contributeurs plus ou moins réguliers (voir notre actualité du 1er mai 2018).

Mais que dire de Faune-France ? En juillet 2017, plusieurs dizaines d'associations naturalistes de métropole ont choisi de réunir leurs bases de données régionales pour créer, sous l'égide de la LPO, un portail participatif national, offrant ainsi une vision instantanée globale de la répartition des espèces, de leurs mouvements et de leur biologie. Un an après, Faune-France rassemble 10 millions de données naturalistes produites par plus de 20 000 observateurs !

Le savez-vous ? Votre identifiant sur Faune-Guyane vous permet de vous connecter aussi à tous les sites VisioNature, dont Faune-France. Je vous invite ainsi à lire l’actualité du 13/07/2018 sur Faune-France consacrée à cet anniversaire. Chiffres mis à part, et toutes proportions gardées, les commentaires pourraient s’appliquer tout aussi bien à Faune-Guyane

Bonne continuation !

Olivier Claessens        

 

Echasse blanche (Himantopus himantopus) dans l’Aude, la 10 millionième donnée de Faune-France (© B. Sauphanor / www.faune-france.org).

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 4 août 2018
Comment citer Faune-Guyane ?

C’est une question que se posent tous ceux, chercheurs, étudiants, journalistes, blogueurs ou webmasters qui, dans un article ou un rapport, font référence à Faune-Guyane ou utilisent les données qu’elle contient.

Il y a plusieurs façons de citer Faune-Guyane, selon que l’on fait référence au projet dans son ensemble ou à une observation particulière issue de la plateforme.

Les formules recommandées sont dans le Mode d’emploi, rubrique Citer Faune-Guyane.

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 1 août 2018
Reptiles
La photo du mois

La Peltocéphale d’Amazonie (Peltocephalus dumerilianus) est une tortue fluviatile très discrète qui fréquente également les marais côtiers. Sa répartition connue en Guyane s’étend de l’île de Cayenne à l’ouest (de rares individus ont été observés dans la crique Fouillée et le lac Maran à Matoury) à la rivière de Kaw à l’est. En juin 2015, un cadavre avait été découvert, échoué sur une plage de Rémire. Cette espèce est considérée En Danger dans les listes rouges nationales pour la Guyane depuis 2017.

Fin juillet 2018, Timothé Le Pape nous a offert une précieuse observation de cette grande tortue aquatique... sur la route des plages. Inutile d'aller bien loin pour observer des espèces menacées !

Maël Dewynter

pour Faune-Guyane

 

Peltocéphale d’Amazonie (Peltocephalus dumerilianus), Rémire-Montjoly le 30/07/2018 © T. Le Pape

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 15 juillet 2018
Oiseaux
Les Oiseaux de Guyane, par Tanguy Deville

L’ouvrage Les OISEAUX de GUYANE, de Tanguy Deville, est paru aux éditions Biotope.

Pendant près de dix ans, Tanguy a observé et surtout photographié les oiseaux en grimpant au plus près d’eux, dans la canopée de la forêt guyanaise. Il nous offre ici le fruit de son travail et de ses connaissances, à travers des textes aussi précis et documentés que clairs et agréables à lire, richement illustrés de photographies somptueuses et inédites. Les uns et les autres ne sont pas dénués de poésie, ponctués d’extraits imagés de ses carnets de terrain, sans sacrifier à la rigueur scientifique.

A partir d’exemples précis, l’auteur nous dévoile toute la diversité des formes, des couleurs, des comportements, de l’écologie des oiseaux de Guyane. Son propos dépasse l’horizon vert de la canopée pour aborder tous les aspects essentiels de la vie de l’oiseau : reproduction, alimentation, parades, migrations, relations interspécifiques…

Un seul reproche, à l’adresse de l’éditeur : la banalité du titre passe-partout qu’il a imposé reflète bien mal le sujet réel et l’originalité de cet ouvrage hors du commun, qui bénéficie par ailleurs d’une édition de grande qualité.

Un magnifique cadeau à faire et à se faire !

Olivier Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
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