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samedi 23 juin 2018
Oiseaux
Les espèces exotiques sur Faune-Guyane

Un Grand Eclectus (Eclectus roratus) se montre depuis au moins une semaine près de la plage de Montabo. Très bruyant, il aurait été signalé auparavant depuis plus de deux mois dans un jardin de Rémire.

Ce perroquet originaire d’Australie et des îles indonésiennes est évidemment échappé de captivité. Peut-être a-t-il été relâché volontairement par ses propriétaires croyant ainsi bien faire. Pour l’instant en tout cas, il ne semble pas être accompagné de congénères.

Il est néanmoins important de signaler sur Faune-Guyane de tels oiseaux exotiques échappés de captivité, car si leur nombre augmente ils sont susceptibles un jour de se reproduire et de donner naissance à une population établie. Ces espèces feraient alors partie intégrante de l’avifaune guyanaise. Elles peuvent également devenir invasives et engendrer de graves déséquilibres dans la faune locale, comme c’est le cas de la Trachémyde écrite ou Tortue de Floride (Trachemys scripta) par exemple. Les données de Faune-Guyane seront alors des témoignages précieux permettant de retracer l’historique de la présence de ces espèces en Guyane.

Pour l’heure, seulement trois espèces d’oiseaux exotiques échappées ont été signalées en Guyane : la Perruche ondulée (Melopsittacus undulatus), l’Euplecte vorabé (Euplectes afer) et le Diamant mandarin (Taeniopygia guttata), auxquels s’ajoute donc désormais le Grand Eclectus (Eclectus roratus).

Si vous souhaitez signaler d’autres espèces échappées non disponibles à la saisie (à la seule condition que les individus observés soient parfaitement libres et intégrés à leur environnement), il vous suffit de me les signaler afin que je permette la saisie de ces espèces.

Olivier Claessens

 

Grand Eclectus (Eclectus roratus), Rémire le 8/06/2018, © J.-L. Sibille

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 16 juin 2018
Oiseaux
La migration des Courlis corlieux américains

Découvrez les périples accomplis par 4 Courlis corlieux américains (ou Courlis hudsoniens, Numenius phaeopus hudsonicus) équipés de balises GPS, et apprenez-en davantage sur les actions menées pour la conservation des limicoles sur l’ensemble des voies de migrations entre l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud par le « Réseau de réserves pour les oiseaux de rivage dans l'hémisphère occidental » (RRORHO, ou WHSRN, pour Western Hemisphere Shorebird Reserve Network),animé par le Manomet's Shorebird Recovery Program.

Une présentation interactive somptueuse à découvrir ici.

Le Courlis corlieu est l’un des 10 limicoles migrateurs menacés en Guyane, classé « vulnérable » (VU) en Guyane et « quasi menacé » (NT) mondialement.

Olivier Claessens, avec l’aide de Kévin Pineau

 

Courlis corlieu (Numenius phaeopus hudsonicus), Cayenne le 11/11/2016 © O. Tostain

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 9 juin 2018
Oiseaux
Le Petit-duc du Roraima est une vraie espèce !

Après des années d’hésitation, le SACC a enfin reconnu le Petit-duc du Roraima (Megascops roraimae) comme une espèce à part entière.

Il est vrai que la phylogénie (les liens de parenté) des petits-ducs sud-américains est un vrai casse-tête. En l’occurrence, le Petit-duc du Roraima était jusqu’à présent considéré par les uns comme une sous-espèce du Petit-duc guatémaltèque (M. guatemalae, c’était l’option retenue par le SACC et par conséquent dans notre liste 2018 des oiseaux de Guyane), par les autres comme une sous-espèce du Petit-duc vermiculé (M. vermiculatus, option retenue par le HBW Alive), et ces deux-là parfois considérés comme des sous-espèces l’un de l’autre ! Chacun présentant de multiples autres sous-espèces plus ou moins bien différenciées.

Considérant la répartition de ces deux espèces, le rattachement de notre Petit-duc du Roraima à l’une ou à l’autre semblait assez incohérent : le premier se rencontre dans la moitié nord de l’Amérique centrale, le second dans la moitié sud de l’Amérique centrale et dans les Andes, alors que notre Petit-duc du Roraima est confiné aux reliefs du plateau des Guyanes. Trop de zones d’ombres subsistaient toutefois dans la génétique des diverses populations, dans leur répartition précise et dans leurs vocalisations respectives.

Une meilleure connaissance des chants, des analyses génétiques plus complètes au sein du genre et l’évidence de leur séparation géographique ont fini par emporter la décision du SACC, pour une fois en avance sur le HBW : il s’agit bien d’espèces distinctes ! Megascops roraimae englobant aussi la sous-espèce andine du Petit-duc vermiculé.

Ce changement taxonomique sera pris en compte dans la liste 2019 des oiseaux de Guyane. Ce qui ne change rien au nom français de cette (sous)-espèce.

Pour rappel, le Petit-duc du Roraima n’a été découvert en Guyane qu’en 2009 et il n’y est encore connu que dans une dizaine de localités, majoritairement dans le quart nord-est du département. Son chant ressemble à celui de la Chevêchette d’Amazonie (Glaucidium hardyi), avec une tonalité légèrement moins aigüe. Ses observations sont bien sûr soumises à homologation par le CHG.

Olivier Claessens

 

Petit-duc du Roraima (Megascops roraimae), RN Trésor, 12/07/2016 © S. Uriot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 3 juin 2018
Distance à un lieu-dit : problème résolu

Le 22 avril, nous évoquions le problème de la distance limite à un lieu-dit, si faible qu’elle vous empêchait parfois de saisir vos observations de manière précise.

Ce problème est désormais solvable : en attendant un traitement global du problème par Biolovision, il m’est possible de modifier cette distance limite, au cas par cas en fonction des besoins.

N’hésitez pas à me contacter par téléphone ou par mail si vous êtes confronté à ce problème, ou si vous devez corriger la localisation de données saisies dernièrement. Dans la plupart des cas je pourrai y remédier en direct, sinon je le ferai dans les plus brefs délais.

Et n’oubliez pas : une localisation précise de la donnée est toujours préférable à une saisie au lieu-dit !

En vous remerciant pour votre patience et votre compréhension,

Bonne saisie !

 

Olivier Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
 
jeudi 31 mai 2018
Oiseaux
La photo du mois

Le Paroare rougecap Paroaria gularis est un oiseau très rare en Guyane : celui photographié par François Jeanne sur la Crique Gabriel le 20 mai ne constitue que la troisième observation et la première photo de l’espèce en Guyane.

Ce magnifique cardinal fréquente les bords de rivières calmes et autres zones humides. Il se rencontre dans le bassin de l’Amazone jusqu’au Pérou, mais aussi localement au Venezuela, au Guyana et au Suriname. Le statut des oiseaux observés en Guyane est inconnu, mais il s’agit vraisemblablement d’individus en dispersion issus des pays voisins.

Paroare rougecap (Paroaria gularis), crique Gabriel, le 20/05/2018 © F. Jeanne

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 26 mai 2018
Oiseaux
Encore une nouvelle espèce en Guyane !

Deux semaines à peine après le Milan noir, un autre migrateur européen vient se montrer de ce côté-ci de l’Atlantique : un Héron pourpré a été observé dans le marais de Kaw par les agents du PNRG affectés à la Réserve naturelle de Kaw-Roura, le 23 mai 2018.

Le Héron pourpré (Ardea purpurea) se reproduit çà et là en Europe et dans le nord de l’Afrique, et passe l’hiver tout comme le Milan noir en Afrique subsaharienne. D’autres sous-espèces habitent les régions tropicales d’Afrique et d’Asie.

Des Hérons pourprés ont déjà été observés dans l’archipel brésilien de Fernando do Noronha, ainsi qu’à Trinidad. L’oiseau découvert à Kaw est donc, une fois de plus, le premier sur le continent sud-américain !

L’apparition simultanée de ces deux migrateurs transsahariens en Guyane laisse penser qu’ils ont pu être déroutés par les alizés ou par une tempête tropicale au cours de leur migration.

Olivier Claessens

 

Héron pourpré Ardea purpurea, marais de Kaw le 23/05/2018 © V. Bertus/RNKR

posté par Olivier Claessens/gepog
 
lundi 21 mai 2018
Oiseaux
Un Milan noir en Guyane !

La Guyane n’en finit pas d’attirer les migrateurs européens. Le dernier en date : un Milan noir (Milvus migrans) observé par Quentin d’Orchymont sur l’Île Royale le 10 mai dernier.

Le Milan noir n’est pas une nouveauté pour l’Amérique du Sud : un individu avait été photographié sur les rochers de Saint-Pierre et Saint-Paul (un archipel brésilien au milieu de l’Atlantique) en mars-avril 2014, et un autre à Trinidad en novembre de la même année. Mais l’oiseau guyanais est le premier sur le continent sud-américain (sous réserve d’homologation par le CHG). L’espèce a aussi été observée en Guadeloupe et sur plusieurs autres îles antillaises.

Strictement migratrices, les populations européennes hivernent au sud du Sahara et regagnent les zones de reproduction entre mars et mai.

Cet oiseau est peut-être encore sur les îles du Salut, à moins qu’il ait déjà rejoint la côte : ouvrez l’œil !

Olivier Claessens

 

Milan noir (Milvus migrans), Île Royale, 10/05/2018 © Q. d’Orchymont

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 5 mai 2018
Oiseaux
Les Onorés agamis de la Savane Angélique

Le 24 avril a eu lieu le recensement annuel de la colonie d’ardéidés de la Savane Angélique, dans la réserve naturelle de Kaw-Roura. A cette occasion, au moins 4000 adultes et au moins 1800 nids d’Onorés agamis ont été dénombrés, ainsi qu’une vingtaine de couples d’Anhingas d’Amérique, de Hérons cocois, de Grandes Aigrettes, des Cormorans viguas et quelques Savacous huppés (ces derniers s’installant plus tard). Au total 63 espèces d’oiseaux ont été inventoriées par Sylvain Uriot et ses collègues, de même que 16 espèces d’Odonates et quelques Caïmans noirs.

La mare de la Savane Angélique est un site d’importance majeure pour toutes ces espèces. Un film de Luc Rillon (2006) retrace la découverte fortuite de cette colonie d’ardéidés et surtout l’écologie complexe de la mare.

La coordination du suivi et celle du Groupe de travail international sur le Héron agami sont assurées par Anna Stier pour le GEPOG. Contact : anna.stier@gepog.org.

 

Onoré agami (Agamia agami), Savane Angélique 24/04/2018 © Sylvain Uriot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
jeudi 3 mai 2018
Oiseaux
La photo du mois d’avril

Le Faucon émerillon est un hivernant boréal peu commun en Guyane, qui représente la limite sud de sa répartition hivernale. Les individus hivernant en Guyane appartiennent à la sous-espèce columbarius, qui se reproduit au Canada et dans le nord des USA. Les observations se concentrent sur la bande côtière, le Faucon émerillon aimant les espaces ouverts où il chasse les petits oiseaux (passereaux, bécasseaux…).

Hormis une donnée précoce le 10 septembre 2010 (par Sylvain Uriot) dans les rizières de Mana, les 132 observations rapportées dans Faune-Guyane se répartissent essentiellement entre fin octobre et début avril.

L’individu magnifiquement photographié par Michel Giraud-Audine le 15 avril et revu jusqu’au 18 avril, est à ce jour le plus tardif observé en Guyane.

 

Faucon émerillon (Falco columbarius), Guatemala, 15/04/2018 © M. Giraud-Audine

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mardi 1 mai 2018
500 000 !

500 000 : c'est le nombre d’observations rassemblées dans Faune-Guyane. La 500 000ème donnée est une observation d’Ani à bec lisse par Vincent Tanqueray, ce 1er mai. Elle a été saisie aujourd’hui à 11h37, via l’appli mobile NaturaList.

La photo en revanche est de Jean-Claude Varlez, le 22 avril dernier.

Faut-il le rappeler, Faune-Guyane existe depuis novembre 2011 grâce au programme Life+ CapDOM, en partenariat avec la LPO. Portée par le GEPOG, Faune-Guyane est partagée avec Kwata, le Groupe Chiroptères de Guyane, la Société Herpétologique de France, l’association ASPER.

Mais surtout, Faune-Guyane existe grâce à vous tous, observateurs, et aux comités de validation qui veillent au quotidien à la qualité et à la fiabilité des données.

Bravo à tous !

Olivier Claessens

 

Ani à bec lisse (Crotophaga ani) © Jean-Claude Varlez

posté par Olivier Claessens/gepog
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