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dimanche 21 février 2021
Papillons de jour
Attention, les papillons débarquent sur Faune-Guyane !

En attendant la nouvelle version de Faune-Guyane, le Comité de pilotage a le plaisir de vous offrir l’accès à un nouveau groupe taxonomique : les papillons diurnes ou Rhopalocères. Actuellement en phase de test, la saisie des papillons sera possible pour tous dans les prochains jours.

Les papillons font partie des animaux les plus populaires. L’extrême diversité des formes, motifs et couleurs des papillons guyanais leur confèrent un indéniable attrait. Autant d’atouts pour qu’ils rencontrent très vite le succès sur Faune-Guyane !

Un document d’aide à l’identification de ces papillons vous est proposé. Reprenant la structure d’un petit guide des papillons de Kourou réalisé par des élèves du lycée Gaston Monnerville dans le cadre du projet Erasmus+ « Back To Nature », il concerne les espèces identifiables à vue ou sur photo et s’adresse aux observateurs non spécialistes. Ce sont les mêmes espèces qui sont disponibles à la saisie sur Faune-Guyane.

https://cdnfiles1.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/Papillons/PapillonsdeGuyanecouv.jpg

Cliquez sur l’image pour télécharger le guide

Ce guide est en construction : vos découvertes permettront de l’enrichir et d’élargir par la même occasion la liste des espèces ouvertes à la saisie sur Faune-Guyane. Si vous possédez des photos d’espèces non illustrées dans ce guide - et identifiés -, n’hésitez pas à nous les envoyer !

Dans un premier temps, comme pour tous les autres invertébrés, toute donnée saisie sera obligatoirement accompagnée d’une photo permettant sa validation. Plus tard, cette règle sera progressivement assouplie pour les espèces communes les plus faciles à identifier.

N’attendez plus : partez vite à la découverte des papillons de Guyane ! Avec cette nouvelle étape dans l’élargissement de Faune-Guyane, vos sorties naturalistes prendront une autre dimension. Où que vous soyez et en toute saison, en savane, en forêt ou dans votre jardin, il y a toujours quelque chose à voir et à saisir sur Faune-Guyane !

Olivier Claessens et Alexandre Vinot

 

Nymphidium caricae, Kourou, 17/01/2021 © A. Vinot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 17 février 2021
Le GEPOG signe la Charte Faune-France

Faune-France, c’est d’abord une démarche née en juillet 2017 de la volonté d’un collectif d’associations régionales, sous l’impulsion de la LPO, d’œuvrer ensemble pour la connaissance et la protection de la biodiversité de métropole, en mettant en commun leurs bases de données naturalistes. Aujourd’hui, Faune-France rassemble plus de 50 associations autour de ce noble projet. Une démarche fédérative qui était loin d’être naturelle, pour des associations plus habituées à se diviser qu’à se regrouper. Et un pari gagnant !

Cela a donné naissance au premier portail associatif français de science participative dédié à la faune, riche de plus de 50 millions de données. Chaque année, près de 25 000 observateurs partagent ainsi plus d’1 million de nouvelles données, couvrant tous les compartiments de la faune métropolitaine !

Développée en 2011 dans le cadre du projet LIFE+ CAP DOM, Faune-Guyane fut l’une des nombreuses réalisations d’un ambitieux projet de connaissance et de protection de la biodiversité ultramarine, coordonné par la LPO et mis en œuvre localement par le GEPOG. Cette fructueuse collaboration se poursuit aujourd’hui à travers le projet LIFE BIODIV’OM, qui permet de faire évoluer Faune-Guyane en la faisant bénéficier des avancées techniques du portail Faune-France.

Dans ce contexte, il était dès lors logique que le GEPOG rejoigne la famille des associations signataires de la Charte Faune-France, intègre son Comité de pilotage et ouvre de nouvelles perspectives à une démarche jusqu’ici métropolitaine… ainsi qu’à notre plateforme régionale.

La Harpie, emblème du GEPOG, vient ainsi compléter le bestiaire déjà riche des logos des membres du réseau Faune-France.

Olivier Claessens & Philippe Jourde (LPO)

Avec le soutien de

https://cdnfiles1.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/news/logoLPOAgirpourlabioFranceb.png   https://cdnfiles1.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/news/logoLifeBiodivOM.jpg

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 13 février 2021
Sentinelles de la Nature

La fédération GUYANE NATURE ENVIRONNEMENT souhaite mettre à disposition des citoyens vivant en Guyane un outil permettant la remontée simple et rapide des atteintes à l'environnement dans le but de pouvoir mieux les identifier et les traiter.

Afin de mieux appréhender vos attentes vis-à-vis de ce nouveau dispositif, nous vous remercions de bien vouloir répondre à ce court questionnaire (5 minutes).

https://forms.gle/Wszvdd1QCXecdfDv7

 

« Seul, on va plus vite, ensemble, on va plus loin ».

Céline AMORAVAIN

Responsable de Projet - Sentinelles de la Nature

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 6 février 2021
Oiseaux
Vous avez dit « rapaces » ?

Rapaces : ce mot générique qui rassemble plusieurs familles d’oiseaux prédateurs ou nécrophages, tant diurnes (ordres des Accipitriformes et des Falconiformes) que nocturnes (ordre des Strigiformes) renvoie à l’image de férocité qu’on pouvait autrefois attribuer à ces oiseaux qui se nourrissent de la chair d’autres animaux.

Cependant, les rapaces sont loin d’être les seuls oiseaux à chasser pour se nourrir. Même si on laisse de côté les insectivores ou les piscivores, beaucoup d’autres comme les toucans, certains barbacous, et de nombreux passereaux (grands grimpars, certains bataras, tyrans) capturent et consomment volontiers des petits vertébrés (reptiles, amphibiens, petits oiseaux) quand l’occasion se présente. En Europe, les pies-grièches sont réputées pour leur habitude d’empaler leurs proies.

Inversement, les rapaces ne sont pas tous carnivores. Les caracaras consomment régulièrement des fruits. Et l’observation réalisée le mois dernier par Marine Perrier montre, après d’autres (par ex. Olivier Tostain, 5/05/2014), que les urubus ne sont pas seulement charognards, mais aussi frugivores à l’occasion !

Côté morphologie, la présence d’un bec crochu et de serres développées n’est pas systématique ni l’apanage des rapaces.

La phylogénie ne nous aide pas davantage, puisque la génétique nous apprend que les faucons (ordre des Falconiformes), rapaces « nobles » par excellence, sont plus apparentés aux perroquets et aux passereaux qu’aux autres rapaces !

Mais alors, qu’est-ce qu’un « rapace » ?

Un article publié dans la revue Journal of Raptor Research pose la question et tente d’y mettre un peu d’ordre. Ses auteurs proposent de considérer comme rapace « toute espèce appartenant à un ordre ayant évolué depuis un ancêtre lui-même rapace et où la majorité des espèces ont conservé un mode de vie rapace ». Ainsi, les urubus (Cathartidés) et les caracaras (Daptrionidés) sont bien des rapaces malgré leur régime alimentaire qui n’est pas exclusivement carnivore, de même que les faucons (Falconidés) malgré leur éloignement génétique avec les autres rapaces. Et l’ambiguïté provoquée par les pies-grièches et autres passereaux aux mœurs « rapaces » est levée, puisque leur ancêtre respectif n’en était pas un et qu’ils font figure d’exceptions dans leur ordre. En revanche, les cariamas (Cariamidés, ordre des Cariamiformes), ces grands oiseaux terrestres vivant dans les savanes arbustives du sud du Brésil et d’Argentine et apparentés aux outardes ou aux grues de l’ancien monde, doivent désormais selon cette définition être considérés comme de vrais rapaces.

Olivier Claessens

 

Référence : McClure, C. J. W. et al. (2019). Defining raptors and birds of prey. Journal of Raptor Research 53(4): 419-430.

 

Urubu à tête jaune (Cathartes burrovianus) consommant des fruits de palmier, Guatemala, 27/01/2021 © M. Perrier

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 31 janvier 2021
Oiseaux
La photo du mois

De tous les oiseaux guyanais, les deux harpies sont parmi les plus emblématiques, ceux que tout naturaliste visitant la Guyane rêve de rencontrer. Si la Harpie féroce est assez commune et relativement facile à voir (surtout depuis qu’un certain nid est bien connu), la Harpie huppée reste le Graal inaccessible pour beaucoup d'orntithologues.

Par rapport à la Harpie féroce qui occupe largement toute l’Amazonie, la Harpie huppée Morphnus guianensis occupe une aire sensiblement plus restreinte, du plateau des Guyanes à l’Equateur et à la Bolivie en passant par le nord-ouest du Brésil. Les deux espèces ont des populations reliques en Amérique centrale et dans la forêt atlantique du sud-est du Brésil.

Les 70 observations de Harpie huppée dans Faune-Guyane se répartissent à travers tout le bloc forestier, malgré de grandes lacunes liées à la difficulté d’observer cette espèce. Contrairement à des estimations passées, malgré sa taille inférieure la Harpie huppée semble environ deux fois moins abondante en Guyane que la Harpie féroce, avec des effectifs estimés compris entre 800 et 1500 individus (environ 500 couples). Rapace strictement forestier, planant rarement au-dessus de la canopée, elle est très difficile à voir. En raison de leur faible niveau de population les deux espèces sont classées « quasi menacées » (NT) en Guyane.

C’est donc une observation exceptionnelle, accompagnée de photos non moins exceptionnelles, qu’ont eu la chance de réaliser Mickaël Baumann et ses compagnons de sortie, à l’aune de la nouvelle année. Une observation bienvenue dans le cadre de l’enquête pour l’atlas « Oiseaux de France » qui a débuté ce mois-ci. De quoi bien commencer l’année !

Olivier Claessens

Harpie huppée Morphnus guianensis, Risquetout, 3/01/2021 © M. Baumann

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 23 janvier 2021
Merci aux validateurs

Sur Faune-Guyane, 37 validateurs veillent au quotidien à la qualité et à la fiabilité des données saisies. Avec l’ouverture de nouveaux groupes taxonomiques et la croissance exponentielle du nombre de données, la validation est plus que jamais la pierre angulaire indispensable à la robustesse de l’ensemble de la base.

En 2020, 3649 actions de vérification (en moyenne 10 par jour !) ont été effectuées par 31 validateurs. Cela va d’une simple demande de précision, de l’ajout d’un code nidification ou de la mention du comportement approprié, à la vérification de l’identification elle-même, voire à la détection d’erreurs manifestes. 1113 actions ont été clôturées après correction de la donnée.

Lors des extractions de données dans le cadre d’études spécifiques ou portant sur un site particulier, toutes les données marquées d’un point d’interrogation bleu (doute sur l’identification) sont exclues des analyses, tout comme les données invalidées. Afin de faciliter la tâche de validateurs et de limiter le nombre de données en attente de validation, merci de répondre rapidement aux demandes des validateurs.

Le temps nécessaire à la validation d’une donnée a été calculé par la LPO : il est en moyenne de 10 minutes par validation, depuis la consultation des données jusqu’à la clôture de l’action (validation ou invalidation de la donnée) en passant par les discussions entre validateurs et les échanges avec les observateurs. Les vérifications effectuées en 2020 sur Faune-Guyane représentent donc un total de 608 heures, soit (presque) l’équivalent d’un poste à mi-temps.

Faut-il rappeler que tout ce travail est fait bénévolement. Merci à tous les validateurs pour leur engagement et leur travail essentiel !

Olivier Claessens

 

Oxyopsis sp. © T. Ferrieux

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 16 janvier 2021
Oiseaux
Oiseaux de France : c’est parti !

« Oiseaux de France », c’est le futur Atlas des oiseaux de France métropolitaine et d’Outre-mer, porté par la LPO. Le GEPOG et Faune-Guyane sont pleinement impliqués dans ce projet qui s’étalera sur 4 années, jusqu’en 2024.

Si en métropole l’enquête démarrera officiellement au printemps, avec la saison de reproduction, en Guyane elle débute maintenant :

Dès à présent, vous pouvez contribuer au projet ODF. Comment faire ?

Toutes les observations sont utiles ! Quel que soit l’endroit et quelle que soit la méthode déployée, elles permettront au minimum de compléter les cartes de présence des espèces. Cependant vous pouvez facilement faire plus encore pour répondre aux objectifs de l’atlas.

  1. Diversifiez vos lieux d’observation. C’est certain : à l’issue des quatre années d’enquête, et quels que soient nos efforts, il restera des trous dans la couverture du territoire. Mais même sur la bande côtière, le long des routes et près de chez nous, il y a des endroits où personne ne s’est encore jamais arrêté pour voir quels oiseaux s’y trouvent. Ces lacunes peuvent facilement et doivent être comblées, pour préciser la répartition des espèces à toutes les échelles et (qui sait ?) pour peut-être y faire des découvertes inattendues.
  2. Localisez précisément chaque observation. A quelques mètres près, une donnée pourra se situer dans une maille, ou dans la maille voisine. Plus important encore, la localisation précise permettra de préciser l’habitat de l’oiseau, et évitera les incohérences entre l’espèce observée et le lieu où elle est signalée. Enfin, la localisation précise permettra dans certains cas de mesurer les distances entre les couples ou nids de la même espèce, et donc de calculer sa densité locale.
  3. N’oubliez pas le code nidification. C’est lui qui permettra de dire, à la lecture de l’atlas, si l’espèce est nicheuse certaine, probable ou possible sur une maille donnée. L’objectif est d’obtenir le plus grand nombre d’indices de nidification certaine, sur le plus grand nombre de mailles. D’autre part, nos connaissances de la biologie des oiseaux souffrent encore de très nombreuses lacunes. Toute observation relative à la nidification est précieuse, en Guyane plus qu’ailleurs !
  4. Faites des listes. La saisie par « liste complète » est la seule qui garantisse que tous les oiseaux vus et identifiés ont bien été notés. Elle permet donc des analyses quantitatives (abondances, phénologie) que les observations isolées ne permettent pas. La saisie par liste est grandement facilitée par l’utilisation de l’application mobile NaturaList.
  5. Saisissez toutes vos observations sur Faune-Guyane. Qu’elles soient sous forme de listes ou isolées, que vous soyez capable d’identifier toutes les espèces ou une seule, chaque donnée compte !

En résumé :

  • Sortez des sentiers battus, en privilégiant de nouveaux sites d’observation (même près de chez vous).
  • Privilégiez la localisation précise pour chaque observation. Evitez la saisie d’observations au lieu-dit, choisissez toujours la saisie d’observations précises en pointant sur la carte.
  • N’oubliez pas le code nidification.
  • Signalez toutes vos observations sur Faune-Guyane, en privilégiant autant que possible la saisie par « liste complète », même si vous ne reconnaissez que quelques espèces.

Le défi est grand, ses difficultés sont connues et bien mesurées, mais nous avons les moyens de le relever avec la participation de tous. N’hésitez plus à apporter votre pierre à cet atlas des oiseaux de Guyane !

Olivier Claessens

Coordinateur de Faune-Guyane et du projet ODF pour la Guyane

 

Répartition connue du Moqueur des savanes (Mimus gilvus) en Guyane. Données Faune-Guyane 1980-2019.

https://cdnfiles1.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/Oiseaux/Mimusgilvusnidif1980-2019.jpg

 

Moqueur des savanes (Mimus gilvus) © M. Giraud-Audine.
Transport de nourriture = code 16, indice de nidification certaine.

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 9 janvier 2021
2020, un grand cru pour Faune-Guyane

L’année 2020 aura été une année faste pour Faune-Guyane. Les circonstances si particulières qui ont pendant plusieurs mois perturbé nos vies et nos activités naturalistes n’ont pas été un frein pour Faune-Guyane. Au contraire ! Retour sur les chiffres clés et les évènements de 2020.

En mars, le confinement mettait un brutal coup d’arrêt aux sorties sur le terrain, excepté dans un rayon restreint autour de nos habitations. Loin de s’en trouver ralentie, l’observation de la nature a au contraire été stimulée par cette situation inédite (voir l’actualité du 16/05/2020) ! L’opération ACasa (« Confinés mais aux aguets ») n’a peut-être pas trouvé ici l’écho qu’elle a eu en métropole, mais elle a tout de même permis de collecter près de 6000 données ornithologiques, dont les deux tiers sous forme de listes complètes. De nouveaux observateurs et contributeurs actifs se sont révélés à cette occasion.

A la fin de l’année, on dénombrait 1267 comptes d’utilisateurs, dont 177 nouveaux inscrits en 2020.

2020 a vu l’arrivée de trois nouveaux groupes taxonomiques sur Faune-Guyane : les mantes, les escargots et les scorpions (voir l’actualité du 31 octobre), portant à 12 le nombre de groupes disponibles à la saisie.

Le bilan des observations saisies sur Faune-Guyane est exceptionnel : pour la première fois, on dépasse le cap symbolique des 100 000 données par an : 578 contributeurs actifs ont fourni en tout 114 734 données, soit un bond de 36 % par rapport à l’année passée ! C’est même mieux qu’en 2015, année d’importation des archives du GEPOG. Après une baisse « accidentelle » en 2019, les oiseaux affichent une progression spectaculaire avec plus de 100 000 données. Les odonates s'illustrent également avec plus de 3000 données saisies, soit 1000 de plus qu’en 2019.

Nombre de données saisies par groupe :

https://cdnfiles1.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/news/BilanFaune-Guyane2020proportionstaxonsb.jpg

 

https://cdnfiles1.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/news/BilanFaune-Guyane2020toustaxons_1.jpg

 

D’autres statistiques et représentations peuvent être consultées à partir du menu de gauche, rubrique Actu, aide, stats / Statistiques d’utilisation.

Enfin, 65 actualités, plus d’une par semaine, vous ont été proposées sur ce site.

En ce début d’année, le Comité de pilotage et tous les validateurs de Faune-Guyane vous remercient pour vos précieuses contributions et vous souhaitent une année 2021 tout aussi intense et riche en observations naturalistes !

Olivier Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 2 janvier 2021
Chauves-souris
La photo du mois de décembre

Avec un tel pelage, on pourrait penser que les Diclidurus sont parfaitement adaptés pour vivre dans des contrées enneigées… Il n’en est rien. Ces chauves-souris sont présentes uniquement dans les régions tropicales d’Amérique du Sud. Elles sont strictement insectivores et chassent la plupart du temps à grande hauteur. Elles ont comme particularités morphologiques d’être entièrement blanches et d’avoir des ailes translucides avec les avant-bras roses.

Il existe en Guyane au moins deux espèces, différenciées par leur taille. La plus grande est Diclidurus ingens (13 gr) et la plus petite Diclidurus scutatus (10 gr). On peut voir cette dernière voler autour des grands lampadaires des villes ou villages, parfois même autour des projecteurs des terrains de sport ou elles chassent les insectes attirés par la lumière. Il est exceptionnel de les voir posées, car leurs gîtes sont probablement haut en canopée.

Nous savons peu de choses concernant leur biologie en raison de la difficulté d’étudier les chiroptères de canopée. Cette photo d’Elodie Courtois est l’un des très rares documents provenant de Guyane nous permettant d’apprécier son physique particulier et sa somptueuse blancheur.

Sylvain Uriot

 

« Dame blanche » indéterminée (Diclidurus sp.), Papaïchton, 16/12/2020 © E. Courtois

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 30 décembre 2020
Oiseaux
Du nouveau au CHG

https://cdnfiles1.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/Oiseaux/logoCHGpetit_1.jpg

 

 

Le Comité d’Homologation de Guyane (CHG) s’est réuni le 12 décembre comme il le fait chaque année. Nous partageons ici les principales décisions qui sont intervenues à cette occasion.

 

  • Rappel du rôle du CHG

Ce comité fondé en 2005 assure trois fonctions fondamentales pour l’ornithologie guyanaise :

  • Réviser, puis tenir à jour la liste des oiseaux de Guyane. Cette mise à jour se fait à partir des données homologuées pour l'inclusion de nouvelles espèces dans la liste, et par une veille taxonomique permanente pour ce qui est de la nomenclature et de la systématique. Pour rappel, le CHG suit la classification et la nomenclature scientifique et anglaise adoptées par le South American Classification Committee (SACC).
  • Contrôler et garantir la fiabilité des données d'espèces rares, occasionnelles ou nouvelles dans le département.
  • Définir la liste des espèces soumises à homologation. Cette liste est régulièrement discutée et actualisée en fonction de l’évolution des connaissances.

Ces actions permettent d’assurer une crédibilité dans le paysage ornithologique mondial.Rappelons que le CHG effectue ce travail bénévolement.

  • Composition du comité

Le comité est actuellement composé de 7 membres : Olivier TOSTAIN, Sylvain URIOT, Quentin URIOT, Vincent RUFRAY, Paul LENRUME, Olivier CLAESSENS et Hugo FOXONET qui vient de nous rejoindre. Serge SANTOJA, membre depuis 2013, a souhaité depuis un an s’écarter temporairement du CHG pour raisons personnelles ; selon ses possibilités il continue toutefois de participer aux discussions.

Olivier CLAESSENS, secrétaire depuis 2009, a décidé de céder cette fonction à Hugo FOXONET et Paul LENRUME à partir de 2021.

Nous tenons ici à le remercier infiniment pour le travail absolument considérable qu’il a effectué avec une grande qualité et un investissement total durant toutes ces années. Il reste membre de l’équipe et il continuera de gérer la Liste des Oiseaux de Guyane actualisée chaque année.

Vos questions relatives au CHG, vos photos ou enregistrements d’espèces soumises à homologation, doivent donc désormais être adressés à lenrumepaul@yahoo.fr ou à comité.homologation.guyane@gmail.com.

L’équipe n’est pas figée, elle évolue, ainsi des observateurs peuvent faire part de leur souhait d’intégrer le comité. Ces candidatures seront évaluées par le CHG.

  • Liste des espèces soumises à homologation

Trois espèces ne sont plus soumises à homologation : Bécassine géante (Gallinago undulata), Bécassine de Magellan (Gallinago paraguaiae) et Râle concolore (Amaurolimnas concolor). En effet, ces espèces sont signalées de plus en plus fréquemment, notamment grâce à la maîtrise des vocalisations par un nombre croissant d’observateurs. Cependant, toutes les données de ces espèces continueront à être contrôlées avec vigilance par le réseau de validateurs de Faune-Guyane qui pourra, le cas échéant, vous demander de préciser votre observation. Tout document (photo ou enregistrement) permettant d’étayer la donnée reste bienvenu pour faciliter sa validation.

Une espèce sera désormais soumise à homologation : Synallaxe ponctué (Cranioleuca gutturata). Ce passereau très rare selon nos connaissances actuelles et d’observation difficile peut aisément être confondu.

Ces changements s’appliquent dès le 1er janvier 2021.

  • Modification du fonctionnement du CHG et du processus d’homologation

Face à la masse de travail accrue ces dernières années, le CHG a pris du retard dans le processus d’homologation et tient ici à s’en excuser auprès des observateurs. Sachez cependant que toutes les données qui nous sont transmises sont précieusement conservées et seront examinées avec soin le moment venu. Les changements décidés dans le processus d’homologation qui sont détaillés ci-dessous visent à faciliter le travail du CHG, notamment du secrétaire, et doivent nous permettre de résorber le retard pris.

Pour les observateurs, la nouveauté est liée à la suppression de la fiche descriptive à envoyer au CHG pour les espèces soumises à homologation. La fiche descriptive s’appliquait aux données non documentées sur Faune-Guyane, c’est-à-dire sans photos présentant les critères diagnostics et/ou enregistrements sonores de qualité suffisante pour certifier l’identification.

Cette fiche sera désormais remplacée par l'ensemble des informations contenues dans la donnée sur Faune-Guyane. Ainsi, nous vous proposons de compléter au maximum la description directement dans le volet « Remarque » (ou « Remarque protégée ») de votre donnée sur Faune-Guyane. Ce fonctionnement simplifié ne dispense pas d’une certaine rigueur, ainsi certains détails de description demeurent essentiels en vue de l’évaluation de la donnée par le CHG.

Les éléments à indiquer en remarque sur FG :

  • Mentionner votre connaissance antérieure de l’espèce ou non.
  • Durée et distance de l’observation.
  • Mentionner le milieu naturel dans lequel évolue l’oiseau observé.
  • Description la plus complète possible en fonction de votre observation (taille, comportement, plumage, vocalisations…).
  • Expliquer pourquoi vous excluez avec certitude les espèces proches.

Cette observation d’un Ibis falcinelle par Julien Piolain fournit un exemple d’une telle description.

Si le CHG juge la description insuffisante, il vous demandera via Faune-Guyane de compléter votre remarque avant que celle-ci ne soit évaluée par le comité. Il est évidemment dans votre intérêt d’être le plus précis possible. Si vous n’apportez pas les compléments attendus, votre donnée risque de se voir invalidée faute d’élément permettant son évaluation. Suite au vote du CHG, si votre donnée est invalidée, vous recevrez un mail via Faune-Guyane et la donnée sera marquée d’un point rouge et d’une clé indiquant qu’elle n’est plus visible du public https://cdnfiles1.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/modedemploi/FGpictodonneinvalide.jpg. Si elle est validée, vous verrez apparaître le pictogramme https://cdnfiles1.biolovision.net/www.faune-guyane.fr/userfiles/Documentsdivers/modedemploi/chgaccepted.gif sur votre donnée.

Régulièrement, le comité se voit ainsi contraint de rejeter des données (alors que l’espèce proposée est probablement la bonne) car la description est insuffisante et ne permet pas d’exclure une espèce proche morphologiquement. Une donnée refusée n’a pas valeur de jugement envers l’observateur, mais c’est hélas une donnée perdue.

Dans certains cas, le CHG peut faire preuve de flexibilité. Par exemple, si l’oiseau (le même individu) a déjà été observé au même endroit au cours de la saison et a déjà fait l’objet d’une description ou de photos permettant son homologation ; ou si votre expérience de cette espèce est avérée par des données antérieures documentées et sur la même localité et que le doute sur l’identification peut être raisonnablement écarté : dans de tels cas, le CHG pourra se satisfaire d’une description plus sommaire.

Il s’agit de faire preuve de bon sens, d’adaptabilité et de pragmatisme. Cependant, ces cas doivent rester des exceptions. Afin d’éviter les dérives, il convient d’essayer de documenter au maximum les observations d’espèces soumises à homologation.

Merci d’avance pour votre coopération.

Nous sommes disponibles pour répondre à vos interrogations.

Paul Lenrumé

lenrumepaul@yahoo.fr
comité.homologation.guyane@gmail.com
.

 

Les observations de Synallaxe ponctué (Cranioleuca gutturata), une espèce rare en Guyane, sont désormais soumises à homologation. Camp Arataï, 25/02/2020 © S. Uriot.

posté par Olivier Claessens/gepog
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