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dimanche 23 avril 2017
Mammifères
Les mammifères des savanes de Guyane

Dans un article récemment mis en ligne sur le site www.savanes.fr et disponible ci-dessous, François Catzéflis fait le point sur les mammifères vivant dans les savanes du Plateau des Guyanes, avec un focus sur les rongeurs et marsupiaux des savanes de Sinnamary.

Ces derniers ont été inventoriés à travers l'analyse des pelotes de réjection de Chouettes effraies nichant dans l'ancien château d'eau de Sinnamary : grâce à son régime éclectique et opportuniste, la Chouette effraie est un auxiliaire précieux pour le mammalogiste.

Si vous aussi, vous connaissez un gîte occupé par cette espèce (ou par tout autre rapace nocturne), signalez-le sur faune-guyane et n'hésitez pas à collecter et à nous transmettre les pelotes trouvées ! (L'option "donnée protégée" vous permet de le faire en toute confiance, si vous craignez pour la sécurité ou la tranquillité des oiseaux).

Olivier Claessens, pour Faune-Guyane

 

Le Rat des savanes d’Alston (Sigmodon alstoni), une espèce caractéristique des savanes du Plateau des Guyanes. © Keliane da Cruz Castro.

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 16 avril 2017
Oiseaux
Antriade turdoïde ou Antriade olivâtre ?

L'Antriade turdoïde (Schiffornis turdina), tel qu'on le connaissait jusqu'à l'année dernière, possédait une vaste répartition allant de l'Amérique centrale au Brésil et du Pérou à la Guyane.

Deux études (Nyari 2007, Donegan et al. 2011) basées sur des analyses morphologiques, bioacoustiques et génétiques, ont montré que "Schiffornis turdina" renfermait en fait au moins 5 espèces distinctes, et que les oiseaux du plateau des Guyane se différenciaient nettement des autres, notamment de ceux d'Amazonie.

Ainsi l'Antriade turdoïde au sens strict n'existe que dans le sud de l'Amazonie, tandis qu'une nouvelle espèce habite le plateau des Guyanes : l'Antriade olivâtre (Schiffornis olivacea).

Notons au passage que cette séparation n'épouse pas les anciennes sous-espèces, puisque la sous-espèce wallacii à laquelle les oiseaux guyanais appartenaient se trouve désormais rattachée à Schiffornis turdina sensu stricto, un taxon sud-amazonien.

En résumé : l'Antriade turdoïde, Schiffornis turdina, n'existe pas en Guyane. Nous devrons désormais parler de l'Antriade olivâtre, Schiffornis olivacea.

Ce changement a été acté récemment par le SACC qui a introduit Schiffornis olivacea et 3 autres nouvelles espèces, au côté de Schiffornis turdina dans la liste des oiseaux d'Amérique du Sud.

La liste 2017 des oiseaux de Guyane venant d'être diffusée, il faudra attendre 2018 pour que ce changement soit pris en compte en Guyane. Cela nous laisse le temps de nous y habituer…

Olivier Claessens, pour Faune-Guyane

 

Références:

Donegan, T.M., Quevedo, A., McMullan, M. & Salaman, P. 2011. Revision of the status of bird species occurring or reported in Colombia 2011. Conservación Colombiana 15: 4-21.

Nyári, Á. S. 2007. Phylogeographic patterns, molecular and vocal differentiation, and species limits in Schiffornis turdina (Aves). Molecular Phylogenetics & Evolution 44: 154-164.

 

Antriade olivâtre (Schiffornis olivacea), réserve des Nouragues, 16/10/2013 © S. Uriot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 9 avril 2017
Oiseaux
Formulaires : oui, mais pas via l'application mobile !

Il y a quelques jours on vous expliquait l'utilité des formulaires pour l'exploitation statistique des données saisies.

Grâce à Vincent Tanqueray qui le premier a testé l'outil en Guyane, un bug s'est fait jour sur l'appli mobile NaturaList, concernant ces formulaires : les créneaux horaires s'enregistrent selon l'heure de métropole, soit avec un décalage de 4-5 heures par rapport à l'heure réelle d'observation !

Ce défaut sera corrigé dès que possible par l'équipe de Biolovision, mais cela nécessite de revoir entièrement l'application, ce qui risque de prendre du temps… d'autant plus qu'une nouvelle version de NaturaList vient d'être mise en service.

En attendant, nous vous demandons de ne pas utiliser les formulaires sur votre mobile, jusqu'à nouvel ordre.

En revanche vous pouvez continuer à utiliser NaturaList pour vos observations courantes. Et les formulaires restent l'option recommandée si vous saisissez sur Faune-Guyane, depuis un ordinateur. Ces formulaires seront prochainement plus faciles d'utilisation, grâce au paramétrage des listes d'espèces.

Bonnes observations, et bonne saisie !

 

Olivier Claessens, pour Faune-Guyane

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 5 avril 2017
Oiseaux
Un article sur le Coulicou d'Euler

Des quatre espèces de coulicous visibles en Guyane, le Coulicou d'Euler (Coccyzus euleri) est le plus rare et le moins bien connu. Il semble être un migrateur austral, se reproduisant dans le sud du Brésil et le nord de l'Argentine et hivernant dans toute l'Amazonie jusqu'au nord du continent qu'il atteint exceptionnellement. Sa présence en Guyane n'a été confirmée qu'en 2009, et le Comité d'Homologation de Guyane n'a enregistré que 8 données depuis cette date.

En août 2013, découvert par Lydie Sénécaux et Frédéric Royer, un couple a cependant niché sur la route de Guatemala. La nidification a pu être suivie par plusieurs observateurs jusqu'à la disparition des oiseaux, suite à la prédation probable des œufs.

Cet évènement exceptionnel a donné lieu à une publication scientifique, qui pose la question de la répartition et du statut réel de l'espèce en Amérique du Sud à la lumière des rares cas de reproduction répertoriés.

Cet article qui vient d'être publié vous est proposé ci-dessous. L'ensemble de la revue peut également être téléchargé sur http://boc-online.org/bulletin/bulletin-index/bulletin-137.

Olivier Claessens

 

Coulicou d'Euler (Coccyzus euleri), Guatemala, 25/08/2013 © M. Giraud-Audine

posté par Olivier Claessens/gepog
 
vendredi 31 mars 2017
Mammifères marins
La photo du mois

Incroyable découverte le 24 mars au matin lors d'une sortie de l'équipe de la Réserve Naturelle de l'île du Grand Connétable : un Cachalot pygmée (Kogia breviceps) était échoué encore vivant sur la vasière bordant le chenal du Mahury. A l'approche du bateau, il a réussi à se dégager seul pour regagner l'embouchure… Quatre jours plus tard il était hélas retrouvé mort sur une plage du Mahury. Des prélèvements ont été effectués par le Réseau Echouages de Guyane.

Le "Kogia" est une espèce pélagique qui est extrêmement difficile à observer en mer. Les observations concernent la plupart du temps des animaux échoués. Il est connu au Brésil, au Guyana et au Suriname mais n'avait jamais été observé en Guyane. Cette découverte représente donc une première donnée pour le territoire.

Avec le Cachalot pygmée, la Guyane compte donc désormais 22 espèces de cétacés.

N'hésitez pas à contacter le Réseau Echouages de Guyane si vous observez un mammifère marin ou une tortue marine mort ou en détresse : https://www.facebook.com/R%C3%A9seau-Echouages-de-Guyane-637473336394345/?fref=ts.

 

Olivier Claessens et Amandine Bordin, pour Faune-Guyane

 

Cachalot pygmée (Kogia breviceps), embouchure du Mahury, 24/03/2017 © A. Bordin/RNNC

posté par Olivier Claessens/gepog
 
vendredi 31 mars 2017
Oiseaux
Oiseaux : vers une meilleure collecte des données !

Faune-Guyane permet la saisie de vos observations selon plusieurs modes.

Quel est le mode le plus pertinent ? Les scientifiques et statisticiens de 17 pays, dont les Etats-Unis, réunis à Namur il y a deux semaines, sont unanimes. Toutes les données sont intéressantes, quel que soit leur mode de collecte, mais les plus valorisables sont les données collectées par "listes complètes" au cours d'un pas de temps connu : celles qui émanent de formulaires journaliers.

Pourquoi ? Les "listes d'espèces complètes" donnent des informations sur TOUTES LES ESPECES PRESENTES (ou du moins toutes celles détectées) mais aussi sur TOUTES LES ESPECES ABSENTES (ou non détectées).

Dans le mode de saisie "espèce après espèce", il est impossible de savoir si une absence de donnée traduit une absence effective de l'oiseau ou une absence de saisie. En outre, il y a un biais important avec ce mode de collecte de données : les espèces les plus communes et les plus répandues sont moins fréquemment notées que les espèces rares ou peu fréquentes.

Dès lors, il devient difficile, voire impossible, de faire des études fiables sur la phénologie, la répartition, la détectabilité par unité de temps ou selon les habitats, de constituer des modèles prédictifs d'évolution, d'évaluer les fréquences, les densités et les effectifs. 

Que faire ? Si vous avez un mode de saisie qui vous convient et répond à vos attentes, continuez à l'utiliser. Si vous souhaitez que vos observations soient plus valorisables au plan local, régional, national et européen, alors il convient de se tourner, au moins partiellement, vers la saisie par formulaires journaliers sur un pas de temps de 5 minutes au moins. Dans ce contexte, la saisie sur le terrain via NaturaList devient l'outil le plus efficace car il permet 1) un pointage précis de chaque oiseau ou groupe d'oiseaux ; 2) la réalisation d'un inventaire complet sur un site (en cochant : j'ai noté toutes les espèces). La saisie sur ordinateur demeure possible mais implique que les observations soient toutes notées sur le vif, dans un carnet, lors de votre inventaire.

Bonnes observations,

"News reprise de faune-charente-maritime.org"

posté par Nyls de Pracontal
 
mercredi 22 mars 2017
Oiseaux
Attention : un urubu à tête jaune n'en est pas forcément un !

Deux espèces d'urubus présents en Guyane ont la tête jaune, et le nom porté par l'Urubu à tête jaune au sens spécifique du terme (qui s'écrit avec une majuscule) (Cathartes burrovianus) est trompeur. En effet, la couleur de sa tête est plutôt orangée, mêlé de gris bleuté. Tandis que le Grand Urubu (Cathartes melambrotus) a la tête jaune vif !

C'est ce que vient de confirmer un article récent, basé sur des observations au Guyana :

Graves, Gary R. (2016) : Head color and caruncles of sympatric Cathartes vultures (Aves: Cathartidae) in Guyana and their possible function in intra- and interspecific signaling. Proceedings of the Biological Society of Washington 129(1): 66-75 (téléchargeable ici).

Ce critère (valable uniquement chez les adultes) demeure subtil et nécessite une bonne lumière. Il sera donc utilement et facilement confirmé par l'observation du dessous de l'aile : chez l'Urubu à tête jaune comme chez l'Urubu à tête rouge Cathartes aura, toutes les rémiges sont de la même teinte grise argentée, tandis que chez le Grand Urubu une zone plus sombre est visible au milieu de l'aile (au niveau des rémiges primaires internes). Mais attention ! Ces rémiges ne sont pas vraiment noires, et de tout près et si l'aile est vue parfaitement par-dessous (comme sur la photo ci-dessous) le contraste s'estompe… Paradoxalement, ce critère des ailes est plus sûr de loin et sous un angle fermé.

Finalement, le Grand Urubu est bien plus fréquent en Guyane que l'Urubu à tête jaune. De nombreuses observations "d'Urubus à tête jaune" se sont avérées fausses, et beaucoup d'autres sont douteuses sans pouvoir être démenties avec certitude. De ce fait, la répartition fine de l'Urubu à tête jaune en Guyane est difficile à établir, mais il est indéniablement plus rare et plus localisé que l'autre.

Une attention particulière est donc demandée pour tout Urubu à tête jaune supposé, surtout s'il se trouve au sein du bloc forestier (même proche de la côte).

Bonne observations !

Olivier Claessens, pour Faune-Guyane

 

Grand Urubu (Cathartes melambrotus), RN1, 01/03/2017 © Jean-Claude Varlez

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 15 mars 2017
Oiseaux
Liste des oiseaux de Guyane

Le Comité d'Homologation de Guyane communique sa Liste 2017 des Oiseaux de Guyane.

Elle comporte 729 espèces d'oiseaux dont l'observation a été validée au moins une fois par le CHG grâce aux photos, enregistrements audio ou descriptions détaillées fournies par les observateurs.

Elle intègre aussi les derniers changements taxonomiques ou de systématique reconnus par le South American Classification Committee (SACC).

Pour toute information complémentaire :

Comité d'Homologation de Guyane

Secrétaire : Olivier Claessens

comite.homologation.guyane@gmail.com

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mardi 14 mars 2017
Oiseaux
La grande migration

Voici l’histoire d’un Bécasseau maubèche, équipé d’un GLS (https://www.sfecologie.org/regard/r55-geolocation-david-gremillet/) sur ses quartiers d’hivernage dans la baie de Sao Luis, au Brésil le 1er mars 2014.

77 jours après le déploiement du matériel, il quitte Panaquatira et vole non-stop pendant 99 heures pour parcourir 5400km et atteindre la Caroline du Nord aux Etats-Unis. Le 31 mai, il quitte cet Etat et stationne 9 jours dans la Baie du Delaware, haut lieu de rassemblement des Bécasseaux maubèches avant leurs remontées dans le grand nord sur leurs sites de reproduction. Il quitte enfin et très tardivement la Baie du Delaware le 9 juin et rejoint son site de nidification dans la toundra arctique au Nord de la Baie de Hudson au Canada. Après 10 jours comprenant la recherche d’un territoire et d’un partenaire, l’incubation débute mais échoue au bout de 9 jours. L’oiseau quitte alors son nid et stationne en Nouvel Ecosse, en face de St Pierre et Miquelon, et reconstitue ses réserves de graisse avant de rejoindre la Guyane le 13 août, non sans s’aventurer assez largement au milieu de l’océan, en parcourant 4500km. Après 10 jours passés sur les côtes de Guyane, il rejoindra, à quelques kilomètres près, son quartier d’hivernage au Brésil. Le 7 janvier 2015, le géolocateur émet son dernier signal (mémoire pleine ou fin de batterie)

Cette épopée, inlassablement répétée tous les ans, nous rappelle notre responsabilité à offrir à ces grands migrateurs des sites de repos et d'hivernage de bonne qualité (les réserves de Kaw-Roura, de l'Amana ou encore les rizières de Mana) pour que perdure une des plus belles aventures du monde animal.

Nyls de Pracontal, pour faune-guyane

posté par Nyls de Pracontal
 
jeudi 9 mars 2017
Oiseaux
Attention à la Colombe pygmée

La Colombe pygmée (Columbina minuta) est probablement un oiseau moins commun qu'il n'y parait. Elle affectionne les cordons littoraux sablonneux : pistes, villages, digues des rizières et abattis, et se rencontre rarement en ville ou dans les zones défrichées en lisière du bloc forestier. En raison de la ressemblance et de la très petite taille de la Colombe à queue noire (Columbina passerina), de nombreuses confusions viennent probablement brouiller la situation.

Le seul critère fiable n'est pas la taille, mais l'absence d'écaillures sur la tête et la poitrine de la Colombe pygmée.

Nous vous invitons par conséquent à y regarder à deux fois, chaque fois que vous pensez avoir affaire à une Colombe pygmée. Et des photos sont bienvenues dès lors que l'on se trouve en dehors des sites bien connus pour héberger l'espèce : Guatemala, Kourou (lac Bois Diable et littoral), Trou Poissons, Mana, Awala-Yalimapo… sites où la Colombe à queue noire reste cependant bien plus abondante.

A Cayenne, il n'y a que 3 observations enregistrées dans Faune-Guyane. Très récemment, Vincent Rufray a observé 2 individus se nourrissant de brisure de riz sur la pelouse de la Pointe des Amandiers, avec les pigeons et les tournepierres ! Si vous passez par là, soyez attentifs aux colombes et n'oubliez pas de les signaler à nouveau, photos à l'appui si possible !

Olivier Claessens, pour Faune-Guyane

 

Colombe pygmée (Columbina minuta), savane de Trou Poissons, déc. 2008 (© David Tauleigne)

posté par Olivier Claessens/gepog
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GEPOG : 15, Av. Pasteur / 97300 Cayenne. 05.94.29.46.96. association@gepog.org «VisioNature est un outil développé avec la collaboration du réseau LPO. Grâce aux technologies Internet, débutants, amateurs et professionnels naturalistes, peuvent partager en temps réel leur découverte et ainsi améliorer la connaissance et la protection de la faune»
Biolovision Sàrl (Switzerland), 2003-2017