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samedi 17 juin 2017
Amphibiens
L’identification des rainettes du genre Scinax

Scinax ! Un nom compliqué pour un groupe de rainettes un peu obscur. A première vue, l'identification des rainettes du genre Scinax est un vrai défi pour les naturalistes. Mais finalement, on en revient toujours au bon vieux jeu des 7 erreurs ! Cette nouvelle clé illustrée vous permettra d'explorer les différences parfois subtiles entre les espèces. Vous pourrez ainsi renseigner vos données en toute confiance sur Faune-Guyane. Si vous avez un doute, pas de problème : contactez-nous sur le forum Herpetoguyane.

Un détail d'importance cependant : en grec, Scinax signifie "rapide". Bonne chance !

Maël Dewynter

posté par Olivier Claessens/gepog
 
lundi 5 juin 2017
Oiseaux
Une première pour l'Amérique du Sud !

Le 25 mai 2017, l'équipe de la Réserve Naturelle de l'île du Grand Connétable s'est encore distinguée. Jonathan Simon, élève de BTS GPN au Lycée Agricole de Matiti, en stage à la Réserve, a eu un bon réflexe en capturant un océanite venu se poser à ses pieds après avoir heurté le toit du carbet, à la tombée de la nuit. A l'examen de l'oiseau en main, surprise : celui-ci ne présentait aucune trace de blanc sur le croupion.

Peu d'espèces parmi les océanites possèdent ce critère. D'autres particularités de plumage le distinguaient de l'Océanite culblanc (Oceanodroma leucorhoa), l'espèce la plus courante au large de la Guyane. La biométrie et les photos envoyées à des spécialistes français et américains de ces oiseaux pélagiques ont permis de confirmer les premiers soupçons : il s'agissait bel et bien d'un Océanite de Swinhoe (Oceanodroma monorhis), une espèce encore inconnue en Amérique du Sud !

L'Océanite de Swinhoe est relativement commun dans l'Océan Indien et le Pacifique ouest, ses rares colonies de reproduction connues à ce jour se trouvant sur des îles de la mer du Japon. Cependant, des observations répétées dans l'Atlantique nord depuis les années 1990 laissent penser à l'existence d'une population encore inconnue, notamment dans l'archipel des Îles Selvagens au large du Portugal (Bretagnolle et al. 1991, Silva et al. 2016).

 

Références :

Silva M.C., Matias R., Ferreira V., Paulo Catry P. & Granadeiro J.P. (2016). Searching for a breeding population of Swinhoe’s Storm-petrel at Selvagem Grande, NE Atlantic, with a molecular characterization of occurring birds and relationships within the Hydrobatinae. Journal of Ornithology 157: 117-123. DOI 10.1007/s10336-015-1257-7.

Bretagnolle V., Carruthers M., Cubitt M., Bioret F. & Cuillandre J.P. (1991). Six captures of a dark-rumped, fork-tailed storm-petrel in the northeastern Atlantic. Ibis 133(4): 351-356.

 

Océanite de Swinhoe (Oceanodroma monorhis), île du Grand Connétable 25/05/2017 © Jérémie Tribot/RNNC

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 31 mai 2017
Amphibiens
La photo du mois

Les Leptodactyles du groupe L. podicipinus sont un véritable casse-tête pour les batrachologues.

Grâce aux études génétiques du CNRS Guyane, on sait que 4 espèces sont présentes en Guyane. Trois d'entre elles sont relativement bien connues (critères morphologiques, coloration, chant), mais une espèce demeurait mystérieuse car elle n'avait jamais été observée dans la nature. L'unique preuve de sa présence en Guyane provenait de l'ADN de jeunes spécimens collectés des années auparavant et associés à une localité peu précise : "Kaw"...

Le 20 mai 2017, grâce à la vigilance de l'équipe de la RN de Kaw-Roura, nous avons eu la première mention guyanaise bien documentée (une localité précise, un auteur, une date et des photos) de cette espèce mystérieuse : son nom provisoire - barbare - est : Leptodactylus sp.4 gr. podicipinus E "litto. Est"... Un grand pas en avant, donc. Mais tout reste à faire : enregistrer son chant et apprendre à bien la reconnaître pour étudier sa répartition afin de connaître son statut de conservation... Au boulot !

Maël Dewynter, pour Faune-Guyane

 

Leptodactylus sp.4 gr. podicipinus E "litto. Est" © M. Dewynter

posté par Olivier Claessens/gepog
 
vendredi 19 mai 2017
Oiseaux
Comptage des Onorés agamis

Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de conservation du Héron agami (élaboré en 2015 par Anna Stier et James A. Kushlan pour le GEPOG et le groupe HeronConservation de l'UICN), les deux colonies connues en Guyane ont fait l'objet d'un recensement, le 26 avril et le 5 mai derniers. Sur la première, au sud de Maripasoula, une trentaine de nids ont été dénombrés. Sur la seconde, au cœur des marais de Kaw, 1663 nids ont pu être comptés, soit légèrement plus qu'en 2016.

Rappelons que les marais de Kaw hébergent la deuxième plus grosse colonie connue d'Onorés agamis, récemment détrônée par une colonie découverte au Pérou. Elle est suivie depuis 2008 par le GEPOG, avec le concours de la réserve naturelle de Kaw-Roura. La colonie de Maripasoula, redécouverte en 2015 seulement, est quant à elle suivie depuis l’année dernière par les agents du Parc Amazonien de Guyane.

Bravo à tous les acteurs pour ces suivis essentiels à la connaissance et à la conservation d'une espèce superbe et méconnue !

Olivier Claessens et Anna Stier

 

Pour en savoir plus :

http://www.gepog.org/Life-Cap-DOM/H%C3%A9ron-agami

http://www.heronconservation.org/working-groups/agami-heron-working-group/

 

Onorés agamis (Agamia agami), marais de Kaw, 5/05/2017 © O. Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
 
lundi 1 mai 2017
Oiseaux
La photo du mois

A l'exception du Coq-de-roche, la reproduction des Cotingidés est encore très mal connue. Le Cotinga ouette (Phoenicircus carnifex) est un oiseau endémique du plateau des Guyanes. Bien qu'il s'agisse d'une espèce assez commune, son nid a été décrit pour la première fois en Amapá en 2015 seulement (par Gomes et al., Wilson Journal of Ornithology vol. 127, 2015).

Le 9 avril 2017 au cours d'une étude d'impact au sud d'Apatou, Vincent Rufray et Julien Bonnaud (Biotope) découvraient une femelle de Cotinga ouette sur son nid, couvant deux poussins.

Le nid photographié à Apatou semble en tous points conforme à celui décrit au Brésil. Cette découverte n'en demeure pas moins remarquable et mériterait assurément une publication dans une revue ornithologique.

Olivier Claessens, pour Faune-Guyane

 

Cotinga ouette (Phoenicircus carnifex) sur son nid. Apatou, mine Espérance © Julien Bonnaud/Biotope

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 23 avril 2017
Mammifères
Les mammifères des savanes de Guyane

Dans un article récemment mis en ligne sur le site www.savanes.fr et disponible ci-dessous, François Catzéflis fait le point sur les mammifères vivant dans les savanes du Plateau des Guyanes, avec un focus sur les rongeurs et marsupiaux des savanes de Sinnamary.

Ces derniers ont été inventoriés à travers l'analyse des pelotes de réjection de Chouettes effraies nichant dans l'ancien château d'eau de Sinnamary : grâce à son régime éclectique et opportuniste, la Chouette effraie est un auxiliaire précieux pour le mammalogiste.

Si vous aussi, vous connaissez un gîte occupé par cette espèce (ou par tout autre rapace nocturne), signalez-le sur faune-guyane et n'hésitez pas à collecter et à nous transmettre les pelotes trouvées ! (L'option "donnée protégée" vous permet de le faire en toute confiance, si vous craignez pour la sécurité ou la tranquillité des oiseaux).

Olivier Claessens, pour Faune-Guyane

 

Le Rat des savanes d’Alston (Sigmodon alstoni), une espèce caractéristique des savanes du Plateau des Guyanes. © Keliane da Cruz Castro.

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 16 avril 2017
Oiseaux
Antriade turdoïde ou Antriade olivâtre ?

L'Antriade turdoïde (Schiffornis turdina), tel qu'on le connaissait jusqu'à l'année dernière, possédait une vaste répartition allant de l'Amérique centrale au Brésil et du Pérou à la Guyane.

Deux études (Nyari 2007, Donegan et al. 2011) basées sur des analyses morphologiques, bioacoustiques et génétiques, ont montré que "Schiffornis turdina" renfermait en fait au moins 5 espèces distinctes, et que les oiseaux du plateau des Guyane se différenciaient nettement des autres, notamment de ceux d'Amazonie.

Ainsi l'Antriade turdoïde au sens strict n'existe que dans le sud de l'Amazonie, tandis qu'une nouvelle espèce habite le plateau des Guyanes : l'Antriade olivâtre (Schiffornis olivacea).

Notons au passage que cette séparation n'épouse pas les anciennes sous-espèces, puisque la sous-espèce wallacii à laquelle les oiseaux guyanais appartenaient se trouve désormais rattachée à Schiffornis turdina sensu stricto, un taxon sud-amazonien.

En résumé : l'Antriade turdoïde, Schiffornis turdina, n'existe pas en Guyane. Nous devrons désormais parler de l'Antriade olivâtre, Schiffornis olivacea.

Ce changement a été acté récemment par le SACC qui a introduit Schiffornis olivacea et 3 autres nouvelles espèces, au côté de Schiffornis turdina dans la liste des oiseaux d'Amérique du Sud.

La liste 2017 des oiseaux de Guyane venant d'être diffusée, il faudra attendre 2018 pour que ce changement soit pris en compte en Guyane. Cela nous laisse le temps de nous y habituer…

Olivier Claessens, pour Faune-Guyane

 

Références:

Donegan, T.M., Quevedo, A., McMullan, M. & Salaman, P. 2011. Revision of the status of bird species occurring or reported in Colombia 2011. Conservación Colombiana 15: 4-21.

Nyári, Á. S. 2007. Phylogeographic patterns, molecular and vocal differentiation, and species limits in Schiffornis turdina (Aves). Molecular Phylogenetics & Evolution 44: 154-164.

 

Antriade olivâtre (Schiffornis olivacea), réserve des Nouragues, 16/10/2013 © S. Uriot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 9 avril 2017
Oiseaux
Formulaires : oui, mais pas via l'application mobile !

Il y a quelques jours on vous expliquait l'utilité des formulaires pour l'exploitation statistique des données saisies.

Grâce à Vincent Tanqueray qui le premier a testé l'outil en Guyane, un bug s'est fait jour sur l'appli mobile NaturaList, concernant ces formulaires : les créneaux horaires s'enregistrent selon l'heure de métropole, soit avec un décalage de 4-5 heures par rapport à l'heure réelle d'observation !

Ce défaut sera corrigé dès que possible par l'équipe de Biolovision, mais cela nécessite de revoir entièrement l'application, ce qui risque de prendre du temps… d'autant plus qu'une nouvelle version de NaturaList vient d'être mise en service.

En attendant, nous vous demandons de ne pas utiliser les formulaires sur votre mobile, jusqu'à nouvel ordre.

En revanche vous pouvez continuer à utiliser NaturaList pour vos observations courantes. Et les formulaires restent l'option recommandée si vous saisissez sur Faune-Guyane, depuis un ordinateur. Ces formulaires seront prochainement plus faciles d'utilisation, grâce au paramétrage des listes d'espèces.

Bonnes observations, et bonne saisie !

 

Olivier Claessens, pour Faune-Guyane

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 5 avril 2017
Oiseaux
Un article sur le Coulicou d'Euler

Des quatre espèces de coulicous visibles en Guyane, le Coulicou d'Euler (Coccyzus euleri) est le plus rare et le moins bien connu. Il semble être un migrateur austral, se reproduisant dans le sud du Brésil et le nord de l'Argentine et hivernant dans toute l'Amazonie jusqu'au nord du continent qu'il atteint exceptionnellement. Sa présence en Guyane n'a été confirmée qu'en 2009, et le Comité d'Homologation de Guyane n'a enregistré que 8 données depuis cette date.

En août 2013, découvert par Lydie Sénécaux et Frédéric Royer, un couple a cependant niché sur la route de Guatemala. La nidification a pu être suivie par plusieurs observateurs jusqu'à la disparition des oiseaux, suite à la prédation probable des œufs.

Cet évènement exceptionnel a donné lieu à une publication scientifique, qui pose la question de la répartition et du statut réel de l'espèce en Amérique du Sud à la lumière des rares cas de reproduction répertoriés.

Cet article qui vient d'être publié vous est proposé ci-dessous. L'ensemble de la revue peut également être téléchargé sur http://boc-online.org/bulletin/bulletin-index/bulletin-137.

Olivier Claessens

 

Coulicou d'Euler (Coccyzus euleri), Guatemala, 25/08/2013 © M. Giraud-Audine

posté par Olivier Claessens/gepog
 
vendredi 31 mars 2017
Mammifères marins
La photo du mois

Incroyable découverte le 24 mars au matin lors d'une sortie de l'équipe de la Réserve Naturelle de l'île du Grand Connétable : un Cachalot pygmée (Kogia breviceps) était échoué encore vivant sur la vasière bordant le chenal du Mahury. A l'approche du bateau, il a réussi à se dégager seul pour regagner l'embouchure… Quatre jours plus tard il était hélas retrouvé mort sur une plage du Mahury. Des prélèvements ont été effectués par le Réseau Echouages de Guyane.

Le "Kogia" est une espèce pélagique qui est extrêmement difficile à observer en mer. Les observations concernent la plupart du temps des animaux échoués. Il est connu au Brésil, au Guyana et au Suriname mais n'avait jamais été observé en Guyane. Cette découverte représente donc une première donnée pour le territoire.

Avec le Cachalot pygmée, la Guyane compte donc désormais 22 espèces de cétacés.

N'hésitez pas à contacter le Réseau Echouages de Guyane si vous observez un mammifère marin ou une tortue marine mort ou en détresse : https://www.facebook.com/R%C3%A9seau-Echouages-de-Guyane-637473336394345/?fref=ts.

 

Olivier Claessens et Amandine Bordin, pour Faune-Guyane

 

Cachalot pygmée (Kogia breviceps), embouchure du Mahury, 24/03/2017 © A. Bordin/RNNC

posté par Olivier Claessens/gepog
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GEPOG : 15, Av. Pasteur / 97300 Cayenne. 05.94.29.46.96. association@gepog.org «VisioNature est un outil développé avec la collaboration du réseau LPO. Grâce aux technologies Internet, débutants, amateurs et professionnels naturalistes, peuvent partager en temps réel leur découverte et ainsi améliorer la connaissance et la protection de la faune»
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