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samedi 2 décembre 2017
Oiseaux
La photo du mois

La Réserve Naturelle de l’Ile du Grand Connétable se distingue une fois de plus cette année par l’accueil d’un migrateur rare !

On ne connaissait que 2 observations de Hibou des marais en Guyane, mentionnées dans l’ouvrage Oiseaux de Guyane (Tostain et al. 1992) : la première en juillet 1978 à Kourou, la seconde en juin 1984 sur l’aéroport de Rochambeau. L’observation d’un individu sur l’île du Grand Connétable le 10 novembre 2017 est donc exceptionnelle !

Le Hibou des marais Asio flammeus possède une vaste répartition dans les régions septentrionales d’Europe, d’Asie et d’Amérique, où il est migrateur, mais aussi en Amérique du Sud où il est réputé sédentaire de la Colombie au Guyana (sous-espèce pallidicaudus) et du sud du Brésil jusqu’en Patagonie. Habitant des milieux ouverts (toundra, marais, tourbières, savanes…), il évite donc le bloc amazonien. Il n’existe qu’une seule donnée confirmée au Suriname, en 2005.

Il est en revanche connu pour ses déplacements erratiques de grande ampleur en réponse aux fluctuations de ses proies, principalement des rongeurs. Qu’il vienne du Venezuela ou du sud du continent, la Guyane française est manifestement une destination marginale pour ce hibou.

Olivier Claessens

 

Hibou des marais Asio flammeus, RN du Grand Connétable 10/11/2017 © K. Pineau/RNC

posté par Olivier Claessens/gepog
 
vendredi 17 novembre 2017
Mammifères
Pourquoi les paresseux descendent-ils au sol ?

Arboricole par excellence, le paresseux passe la quasi-totalité de son temps dans les arbres, et ne descend qu’une fois par semaine pour faire ses besoins. Ce manège est intrigant, puisque lorsqu’il descend, il devient très vulnérable face aux prédateurs. Cette descente est de plus très coûteuse en énergie. Pourquoi alors ne pas déféquer depuis son arbre ?

Le paresseux ne vit en fait pas tout seul dans son arbre. Posés sur son pelage, se trouvent des papillons. Et lorsque le paresseux descend pour se soulager, ils en profitent : pour les spécimens qui s’apprêtent à pondre, la crotte du paresseux est idéale pour permettre aux papillons de se nourrir lorsque les larves auront éclos.

Cette association avec les papillons, compliquée par l'intervention d'algues colonisant la fourrure, permettrait à leur hôte par une symbiose complexe d'obtenir des bienfaits nutritionnels cachés. En effet, les poils du paresseux, qui contiennent de l'azote sont également conçus de façon à retenir l’eau de pluie. Avec ces deux éléments, le milieu est idéal pour permettre le développement de certaines algues. Ainsi, en se léchant pour se nettoyer, le paresseux mange ces algues particulièrement riches en glucides et en lipides digestes. Elles viennent naturellement compléter son alimentation en feuilles peu énergétiques.

Et plus les paresseux hébergent de papillons, plus les taux d'azote seraient importants, et plus les algues seraient nombreuses, offrant une source alimentaire plus importante. Les liens entre azote, algues et papillons sont encore peu clairs. L'azote pourrait provenir des crottes des papillons. Il pourrait aussi venir des crottes du paresseux et être ramené sur l'animal par les lépidoptères. Quant aux algues, elles ne serviraient pas forcément qu'à nourrir le paresseux. Elle pourrait aussi permettre de le défendre contre les prédateurs, en augmentant le camouflage.

Ce paresseux à trois doigts qui cherche à reprendre de la hauteur a été photographié dans la savane Césarée par Julien Bonnaud le 20/09/2017.

 

Benoit de Thoisy, pour Faune-Guyane

 

Paresseux à trois doigts Bradypus tridactylus, savane Césarée 20/09/2017 © Julien Bonnaud

posté par Olivier Claessens/gepog
 
lundi 13 novembre 2017
Oiseaux
La photo du mois d’octobre

La Sterne arctique est un oiseau rare en Guyane. Ses migrations de l’Arctique à l’Antarctique qui l’ont rendue célèbre la font passer annuellement au large de la Guyane, cependant elle reste essentiellement pélagique et elle est rarement vue près des côtes. Les premières observations en Guyane ont été réalisées seulement en 2011 depuis la plateforme d’exploration pétrolière de la société Tullow Oil au large de Cayenne (par Johan Chevalier) puis à l’occasion des missions d’inventaire pélagiques menées par le GEPOG (voir le rapport du CHG pour les années 2010-2011).

L’observation par Paul Lenrumé dans le Mahury est donc doublement exceptionnelle (sous réserve d’homologation par le CHG).

 

Sterne arctique (Sterna paradisaea), dégrad des Cannes 22/10/2017 © Paul Lenrumé

posté par Olivier Claessens/gepog
 
vendredi 20 octobre 2017
Mammifères marins
REMMOA : Recensement de la grande faune marine de Guyane

Les scientifiques du programme REMMOA (REcensement des Mammifères marins et autre Mégafaune pélagique par Observation Aérienne) étaient de retour en Guyane au mois d'octobre, après leur premier passage en 2008. Financé par l’Agence Française pour la Biodiversité (AFB) et mis en œuvre par l’observatoire PELAGIS de l’Université de La Rochelle, REMMOA est un programme national qui vise à améliorer nos connaissances sur les populations de mammifères et oiseaux marins, les raies, requins et tortues marines des espaces océaniques ultramarins. En effet, avec 11 millions de km², la France possède la deuxième plus grande ZEE (Zone Économique Exclusive) mondiale après les États-Unis.

Pendant deux semaines, deux avions et une dizaine d’observateurs ont survolé les eaux guyanaises à faible vitesse (180 km/h) et à faible altitude (200 m) afin de référencer et cartographier la grande faune marine présente sur notre territoire. Engagé depuis plusieurs années dans l’étude et la conservation de la faune marine guyanaise, le GEPOG est partenaire de ces inventaires à grande échelle.

Malgré les nombreuses idées reçues sur nos eaux guyanaises (turbides et pauvres), l’étude a une nouvelle fois démontré que notre territoire n’est pas uniquement tourné vers la forêt ! Lors des 90 heures de survol effectués, une quinzaine d’espèces de cétacés a été observée, telles que la Sotalie (Sotalia guianensis), le Grand Dauphin (Tursiops truncatus), le Dauphin tacheté pantropical (Stenella attenuata), le Dauphin à long bec (Stenella longirostris), le Grand Cachalot (Physeter macrocephalus), l’Orque (Orcinus orca) ou encore la Baleine à bosse (Megaptera novaeangliae).

Concernant les poissons, une très grande concentration de Raies manta (Manta birostris) a été constatée non loin des côtes. Quelques Poissons lunes (Mola mola) ont également été observés ainsi que plusieurs espèces de requins, comme le Requin tigre (Galeocerdo cuvier), les requins marteaux (Sphyrnidae spp.) ou encore le mythique Requin baleine (Rhincodon typus).

Les oiseaux sont aussi concernés par cet inventaire, mais l’identification jusqu'à l'espèce reste compliquée en avion. Notons néanmoins les classiques sternes (Sterne royale et Sterne de Cayenne) et la Mouette atricille. Quelques oiseaux plus rares ont aussi été aperçus au large comme des océanites, des labbes, des puffins ou encore le Fou masqué.

Ces premiers résultats ont été présentés lors d’une soirée GEPOG exceptionnelle le 11 octobre dernier.

Toutes ces observations viennent ainsi confirmer les conclusions du précédent passage de REMMOA en 2008 et les autres inventaires réalisés jusqu'à présent au large (inventaire pélagique du GEPOG en 2011-2012 par exemple) : les eaux guyanaises abritent une importante densité et diversité d'espèces marines !

 

Antoine Baglan, pour Faune-Guyane

 

Orque (Orcinus orca) au large de la Guyane, mission REMMOA, octobre 2017 © A. Baglan/AFB/PELAGIS/GEPOG

posté par Olivier Claessens/gepog
 
dimanche 15 octobre 2017
Oiseaux
Les Visiteurs

Avec la saison sèche revient le temps des migrateurs d’origine boréale. Sur les 730 espèces d’oiseaux recensées en Guyane, seulement 53 (7 %) sont des migrateurs réguliers venant d’Amérique du Nord.

Les Parulines jaunes sont de retour depuis le 11 septembre (premières signalées par Roland Jantot), mais les données restent peu nombreuses. Les autres parulines (striée, flamboyante, des ruisseaux, à gorge orangée…) se font désirer…

Le passage des limicoles battait son plein en septembre, mais il reste bien actif en octobre. C’est le moment de chercher le rare Bécasseau d’Alaska dans les bandes de Bécasseaux semipalmés… Bonne chance ! N’oubliez pas que beaucoup de limicoles sont bagués à l’aide de petits drapeaux colorés et numérotés ("flags"): ces informations (si possible accompagnées de photos) nous permettent de suivre les migrations de ces individus année après année.

Enfin, les Faucons pèlerins sont eux aussi de retour. Celui qui a ses habitudes avenue Voltaire à Cayenne est attendu vers la fin du mois, mais les premiers oiseaux cette année ont été vus à Cayenne par Valérie Ménoret dès le 6 octobre (une date record !). Plusieurs individus hivernent à Cayenne : à vous de découvrir leurs gîtes quotidiens !

Olivier Claessens

                                 

Tournepierre à collier Arenaria interpres bagué, Cayenne 05/02/2015 © P. Ingremeau

posté par Olivier Claessens/gepog
 
lundi 2 octobre 2017
Mammifères
La photo du mois

C’est une aventure pas banale et assez effrayante qu’ont vécue Mathias Fernandez et ses compagnons le 11 septembre dernier.

Si le jaguar ne craint pas l’homme, les attaques sur des personnes sont heureusement rarissimes et le plus souvent le fait de femelles croyant leur progéniture menacée.

Rencontrer un jaguar est le rêve de tout naturaliste qui vient en Guyane ou en Amazonie. Mais pas si près !

 

Jaguar (Panthera onca), Mapaou 11/09/2017 © M. Fernandez

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mardi 12 septembre 2017
Mammifères
Enquête : les Murinae (rats, souris) invasifs en Guyane

Dans le cadre de l’écriture d’une synthèse sur le statut des trois espèces invasives de rongeurs (la Souris grise Mus musculus, le Rat noir Rattus rattus, le Rat d'égouts Rattus norvegicus) en Guyane, François Catzeflis recherche le maximum de données inédites concernant ces 3 espèces :

- des observations "fiables" (attention: la distinction des deux espèces de rats est délicate), avec photos si possible, sinon avec brève description mentionnant les caractères qui permettent de ne pas confondre avec une espèce indigène ;

- des données de reproduction (par exemple: nid de Rats noirs dans la maison des Pripris de Yiyi) ;

- des données de comportement (par exemple: des Rats d’égout effectuent de la prédation sur les poussins de telle ou telle espèce de sterne), etc.

Merci de signaler ces observations sur Faune-Guyane ; elles seront transmises à François Catzeflis. Vous pouvez aussi les lui envoyer personnellement, sans oublier toutefois Faune-Guyane…

Des données "négatives" sont également intéressantes, du genre : "les Souris grises n'ont jamais été vues ou capturées dans le carbet de la Reserve Trésor sauf une fois en juin 2010" ou encore "à Matoury mon chat me ramène régulièrement des petits rongeurs (Zygodontomys brevicauda, Hylaeamys megacephalus) mais jamais une Souris grise ".

La carte jointe montre l'état des connaissances à partir des bases de données de François Catzeflis (spécimens ; biopsies et typage moléculaire ; observations antérieures à 2017).

Merci par avance !

francois.catzeflis@univ-montp2.fr

Rat noir (Rattus rattus), Macouria 11/01/2015 © V. Tanqueray

 

posté par Olivier Claessens/gepog
 
vendredi 1 septembre 2017
Mammifères
La photo du mois

Le Saki à face pâle (Pithecia pithecia) est le plus discret des singes guyanais. Bien qu'il soit répandu à travers le bloc forestier et jusque sur ses marges secondarisées et morcelées, il est rarement observé. Jamais abondant, il vit en petits groupes familiaux qui évoluent dans les strates moyennes du sous-bois. Les rencontres avec ce singe sont presque toujours furtives : son agilité et sa méfiance sont aussi grandes que sa discrétion et il a tôt fait de disparaître en quelques bonds silencieux dans les frondaisons.

C'est donc une chance quand on peut l'observer à loisir, comme cette femelle photographiée par Audrey Canziani au Bagne des Annamites.

 

Saki à face pâle Pithecia pithecia, Bagne des Annamites 29/08/2017 © A. Canziani

posté par Olivier Claessens/gepog
 
vendredi 18 août 2017
Oiseaux
Coulicous d'Euler et de Vieillot : ouvrons l'œil…

Les coulicous migrateurs sont des oiseaux fantasques : il y a des années avec, et des années sans. Cela s'applique autant au Coulicou de Vieillot (Coccyzus melacorhyphus) et au Coulicou d'Euler (Coccyzus euleri), migrateurs austraux présents en Guyane entre juillet et septembre, qu'au Coulicou à bec jaune (Coccyzus americanus), migrateur boréal qui passe en Guyane de mars à mai et en octobre-novembre.

Cette forte variabilité d'abondance que l'on observe en Guyane n'a semble-t-il pas été constatée dans les autres pays, mais je serais surpris qu'elle n'ait pas lieu. Les coulicous ont une alimentation spécialisée, composée principalement de chenilles urticantes, et on peut facilement imaginer que des fluctuations d'abondance de ces dernières (dans leur aire de reproduction ou sur les routes de migration et zones d'hivernage, dont fait partie la Guyane) soient à l'origine de ces variations. Cette hypothèse reste cependant à étayer…

Toujours est-il que ces oiseaux ont été particulièrement rares en Guyane ces dernières années. Or, Brice de la Croix vient d'observer un probable Coulicou d'Euler sur la crique Kounana à Roura. Cette observation pourrait en appeler d'autres : 2017 sera-t-elle une année à Coulicous d'Euler ?

Pour rencontrer cette espèce rare et méconnue, il faut aller sur les pistes forestières et être attentif au chant ou aux cris caractéristiques du coulicou. Ces oiseaux réagissent très bien à la repasse. Les cris trahissent parfois la présence de plusieurs individus. Une nidification occasionnelle n'est pas à exclure, comme on l'a vu à Guatemala en 2013.

Le Coulicou de Vieillot quant à lui se rencontre plutôt dans les milieux semi-ouverts du littoral, plus particulièrement dans les zones humides.

Dans tous les cas, en cas d'observation d'un coulicou, n'oubliez pas que ces trois espèces sont difficiles à identifier (voir le document ci-dessous) et soumises à homologation : une photo, un enregistrement ou à défaut une bonne description seront nécessaires pour valider la donnée. Seul le Coulicou manioc (Coccyzus minor), sédentaire, est visible toute l'année en Guyane et non soumis à homologation.

Bonne chance !

Olivier Claessens

 

Bibliographie :

Claessens O., Brammer F.P., Deville T. & Renaudier A. 2011. First documented records of Pearly-breasted Cuckoo Coccyzus euleri for French Guiana, and an overlooked specimen from Ecuador. Bulletin of the British Ornithologists’ Club 131: 128-133.

Claessens O., Giraud-Audine M., Royer F. & Sénécaux L. 2017. What is the breeding range and breeding season of Pearly-breasted Cuckoo Coccyzus euleri? New records and breeding in French Guiana. Bulletin of the British Ornithologists’ Club 137: 3-11.

 

Coulicou d'Euler (Coccyzus euleri), route de Guatemala 01/09/2013 © M. Giraud-Audine

Document à télécharger :  Identification_des_coulicous-6710.pdf
posté par Olivier Claessens/gepog
 
mardi 15 août 2017
Oiseaux
Vient de paraître : Neotropical Owls – Diversity and Conservation

Deux ans après une première version numérique, l'ouvrage Neotropical Owls – Diversity and Conservation (en anglais) vient d'être édité. Il détaille la situation de tous les rapaces nocturnes d'Amérique du Sud, pays par pays.

A cette occasion, le chapitre Owls of French Guiana (par O. Claessens, N. de Pracontal et J. Ingels) a été entièrement révisé, mis à jour et complété de données inédites. Il dresse désormais un tableau quasi exhaustif de nos connaissances sur le statut, la répartition, l'écologie (habitats, alimentation) et la reproduction des 13 espèces de chouettes et hiboux de Guyane.

Pour ce travail, les données de Faune-Guyane ont été largement exploitées. C'est donc grâce aux contributions de tous les observateurs que ce chapitre a pu être écrit. Cet exemple illustre parfaitement l'intérêt et la valeur de toutes vos observations transmises sur Faune-Guyane. Merci à tous !

L'ouvrage relié est disponible auprès de l'éditeur Springer Verlag ou sur les sites de vente en ligne au modeste prix de 126 £ (146 $, ou 116 € selon les sites). Il existe aussi en version électronique. Le contrat passé avec l'éditeur nous interdit de mettre en ligne sur Faune-Guyane le chapitre Owls of French Guiana, mais nous pouvons l'envoyer individuellement (en pdf) à tous ceux qui en feront la demande.

Olivier Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
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GEPOG : 15, Av. Pasteur / 97300 Cayenne. 05.94.29.46.96. association@gepog.org «VisioNature est un outil développé avec la collaboration du réseau LPO. Grâce aux technologies Internet, débutants, amateurs et professionnels naturalistes, peuvent partager en temps réel leur découverte et ainsi améliorer la connaissance et la protection de la faune»
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