Visiteur Anonyme  [J'aimerais participer]
VisionatureLife+ Cap DomVisionature
Accueil
 
Les partenaires
Consulter
Actu, aide, stats
 - 
Actualités
 - 
Agenda
  Aide
  Statistiques d'utilisation
Synthèses avifaune
Observatoire Mortalité Routière
Mode d'emploi
Oiseaux
Chauves-souris
Mammifères terrestres
Mammifères marins
Reptiles
Amphibiens
Odonates
Règles à respecter
Le programme LIFE+ CAPDOM
Les liens

Actualités
page :
 
 
1
2
3
4
5
6
7
8
9
>
>|
Nbre/page :
nbre : 239
 
mardi 15 août 2017
Oiseaux
Vient de paraître : Neotropical Owls – Diversity and Conservation

Deux ans après une première version numérique, l'ouvrage Neotropical Owls – Diversity and Conservation (en anglais) vient d'être édité. Il détaille la situation de tous les rapaces nocturnes d'Amérique du Sud, pays par pays.

A cette occasion, le chapitre Owls of French Guiana (par O. Claessens, N. de Pracontal et J. Ingels) a été entièrement révisé, mis à jour et complété de données inédites. Il dresse désormais un tableau quasi exhaustif de nos connaissances sur le statut, la répartition, l'écologie (habitats, alimentation) et la reproduction des 13 espèces de chouettes et hiboux de Guyane.

Pour ce travail, les données de Faune-Guyane ont été largement exploitées. C'est donc grâce aux contributions de tous les observateurs que ce chapitre a pu être écrit. Cet exemple illustre parfaitement l'intérêt et la valeur de toutes vos observations transmises sur Faune-Guyane. Merci à tous !

L'ouvrage relié est disponible auprès de l'éditeur Springer Verlag ou sur les sites de vente en ligne au modeste prix de 126 £ (146 $, ou 116 € selon les sites). Il existe aussi en version électronique. Le contrat passé avec l'éditeur nous interdit de mettre en ligne sur Faune-Guyane le chapitre Owls of French Guiana, mais nous pouvons l'envoyer individuellement (en pdf) à tous ceux qui en feront la demande.

Olivier Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
 
jeudi 3 août 2017
Oiseaux
La rareté des espèces

Le niveau de rareté des espèces d'oiseaux a été entièrement revu et mis à jour sur Faune-Guyane. Il est indiqué par un code couleur sur le nom de l'espèce : très rare, rare, peu fréquente, commune, très commune, échappée, ou encore jamais observée en Guyane.

Ces notions sont cependant toutes relatives : la rareté réelle (qui peut résulter d'une densité faible mais homogène, comme celle de la Harpie huppée, ou d'un habitat réduit ou dispersé, comme celui du Tyranneau barbu) et la rareté des observations (qui peut résulter du comportement de l'oiseau ou de la répartition des observateurs) sont deux choses différentes qui influent sur notre perception du statut d'une espèce.

Ces statuts doivent donc être pris avec précaution et non comme des valeurs fermes et définitives. Entre "rare" et "peu fréquente", ou entre "peu fréquente" et "commune", la frontière est floue et sujette à interprétation. Ces niveaux de rareté affichés, qui pourront être affinés par la suite, peuvent donc donner lieu à d'interminables débats. Ils n'ont pas d'autre prétention que de donner une idée, généralement juste, de la fréquence de chaque espèce et de la probabilité de l'observer.

Certaines espèces rares sont soumises à homologation : signalées par le pictogramme Donnée à soumettre au CHG, elles doivent faire l'objet d'une fiche descriptive envoyée au CHG (à moins que la donnée soit accompagnée d'une photo ou d'un enregistrement). Leur liste a aussi été mise à jour.

Bonnes observations ! Et n'oubliez pas que toutes les espèces, même les plus communes, sont intéressantes et doivent être notées sur Faune-Guyane

Olivier Claessens

 

Tyranneau barbu (Polystictus pectoralis), une espèce rare en Guyane © Gil Jacotot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
lundi 31 juillet 2017
Oiseaux
La photo du mois

Les éperviers sont parmi les oiseaux les plus difficiles à observer en Guyane. Observer et photographier une scène de prédation est encore plus exceptionnel, car ils ajoutent à leur rareté (réelle ou apparente) une extrême discrétion.

L'Epervier nain n'échappe pas à la règle. Peu d'informations ont été publiées sur son régime alimentaire ; la photo de Roland Jantot d'un mâle (probable) d'Epervier nain venant de capturer un Manakin tijé revêt donc un intérêt particulier.

Faune-Guyane contient désormais 4 données avec proies identifiées pour cet épervier. Outre ce Manakin tijé, il s'agit d'un Merle leucomèle (Vincent Tanqueray), d'un Tangara à crête fauve (Laetitia Proux), d'un Cabézon tacheté (Philippe Gaucher), auxquels s'ajoutent quelques colibris indéterminés (Frédéric Royer, Alexandre Vinot) et une attaque sur un Tangara des palmiers (Alexandre Vinot).

Olivier Claessens

 

Epervier nain (Accipiter superciliosus), Macouria, 27/07/2017 © R. Jantot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 22 juillet 2017
Oiseaux
MOTUS livre ses premiers résultats en Guyane

A l'automne 2016, Yves AUBRY, de l'Environnement Canada, est venu en Guyane pour installer des antennes réceptrices dans le cadre du projet MOTUS. Il s'agit d'un système de suivi de la petite faune par un réseau de stations de télémétrie automatisées et coordonnées, mis en place par Etudes d'Oiseaux Canada. Les animaux (oiseaux, chiroptères et même gros papillons migrateurs) sont équipés d'émetteurs miniaturisés dont les signaux peuvent être captés par des antennes réceptrices dispersées sur tout le continent américain.

Quatre antennes ont ainsi été déployées le long de la côte guyanaise, en partenariat avec le GEPOG, afin de suivre les déplacements des limicoles équipés en Amérique du Nord : à Cayenne, à Kourou, dans les rizières de Mana et dans la réserve naturelle de l'Amana à Awala-Yalimapo. Les premières données enregistrées par le site de Cayenne viennent d'être analysées.

On apprend ainsi que 9 oiseaux équipés au Canada ont été détectés à Cayenne entre les 29 septembre 2016 et 29 juin 2017 :

- 3 Bécasseaux maubèches juvéniles bagués à Mingan (Québec) par l'équipe d'Yves Aubry les 1, 4 et 29 septembre respectivement et signaux captés ensemble le 4 ou 5 novembre ;

- 2 Courlis corlieux marqués par Diana Hamilton (Nouveau Brunswick, Canada) et contactés, l'un par deux fois début octobre 2016, l'autre début janvier 2017 ;

- 2 Bécasseaux semipalmés contactés le 11 octobre et le 7 janvier respectivement ;

- les deux derniers oiseaux n'ont pas encore été identifiés.

Nous attendons les résultats des antennes de Kourou, Mana et Awala-Yalimapo. A suivre !

 

Olivier Claessens

 

Courlis corlieu (Numenius phaeopus hudsonicus) © O. Tostain

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 1 juillet 2017
Mammifères marins
La photo du mois

Actuellement, Faune-Guyane ne permet pas de saisir des observations en mer loin au large, une situation qui sera, nous l'espérons, corrigée un jour. C'est pourquoi cette donnée, comme d'autres, n'y figure pas encore. Cette Photo du mois constitue donc une exception à la règle qui veut que seules des photos et observations entrées dans la base peuvent être sélectionnées.

Le 10 juin 2017, lors d’une sortie en mer menée par l’équipe de la Réserve Naturelle de l’Ile du Grand-Connétable accompagnée de bénévoles du GEPOG, un groupe de Dauphins communs a été rencontré !

Le groupe, composé de moins de dix individus, a été observé à environ 25 km au large des Ilets de Cayenne sur des profondeurs d’une trentaine de mètres. Une observation plutôt rare dans cette zone où les eaux sont encore turbides et sous l’influence des fleuves. Jusque-là, seulement 6 observations de Delphinus delphis avaient été effectuées en Guyane et localisées dans des eaux plus claires au large des Iles du Salut et sur le plateau continental (E. Hansen, 2003 ; Inventaires pélagiques du GEPOG, 2011-2012).

Ce dauphin a une forme hydrodynamique et les individus se reconnaissent en mer au motif en sablier présent sur les flancs de couleurs ocre et gris pâle. Les animaux mesurent entre 1,9 et 2,5 mètres pour un poids variant entre 80 et 230 kg.

Une nouvelle observation qui vient donc enrichir la base de données sur les mammifères marins présents en Guyane et qui encourage les experts à en savoir plus sur ces espèces !

 

Amandine Bordin

référente "Mammifères marins" pour Faune-Guyane

 

Dauphin commun, Delphinus delphis, 10/06/2017 (© A. Bordin/RNNC)

posté par Olivier Claessens/gepog
 
jeudi 29 juin 2017
La Liste rouge des espèces menacées en Guyane

L'UICN-France et le Muséum National d'Histoire Naturelle viennent de publier (le 21 juin dernier) la Liste rouge régionale des vertébrés menacés en Guyane. Cette Liste rouge concerne les poissons d'eau douce, les amphibiens et reptiles, les oiseaux, les chiroptères, les mammifères terrestres non volants et les mammifères marins, soit 1520 espèces au total. L'évaluation de la situation de chacune d'entre elles a nécessité deux ans de travail et s'est appuyée en grande partie sur les données de Faune-Guyane.

166 espèces se révèlent menacées (catégories CR "en danger critique", EN "en danger" ou VU "vulnérable"), soit 11% du total. Cette proportion varie selon les groupes, de 3% chez les poissons à 16% chez les mammifères marins.

Les principales menaces pesant sur les vertébrés de Guyane sont la destruction ou l'altération de leur habitat, en particulier celle des savanes et des forêts littorales, les projets miniers ou de barrages hydroélectriques, ainsi que les chantiers d'orpaillage clandestins avec la pollution des cours d'eau qui les accompagne, la chasse ou la pêche côtière. Par ailleurs la situation reste mal connue pour de nombreuses espèces forestières qui ont été classées en catégorie DD ("données insuffisantes") et qui méritent notre vigilance en même temps qu'un effort particulier d'étude.

Nous ne manquerons pas de revenir plus en détails sur ces résultats.

Ceux-ci constituent désormais une base scientifique pour orienter les stratégies de conservation. Ils permettent d’établir des priorités d’actions pour les espèces menacées et les milieux naturels les plus sensibles, et contribuent à orienter les efforts de connaissance pour les espèces les plus méconnues.

Ce travail impulsé et soutenu par la DEAL Guyane a été mis en œuvre grâce aux associations et structures de référence sur le territoire (GEPOG, Kwata, Biotope, Hydreco et OSL). Il s’inscrit dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, portée par le Comité français de l’UICN et le MNHN.

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 17 juin 2017
Amphibiens
L’identification des rainettes du genre Scinax

Scinax ! Un nom compliqué pour un groupe de rainettes un peu obscur. A première vue, l'identification des rainettes du genre Scinax est un vrai défi pour les naturalistes. Mais finalement, on en revient toujours au bon vieux jeu des 7 erreurs ! Cette nouvelle clé illustrée vous permettra d'explorer les différences parfois subtiles entre les espèces. Vous pourrez ainsi renseigner vos données en toute confiance sur Faune-Guyane. Si vous avez un doute, pas de problème : contactez-nous sur le forum Herpetoguyane.

Un détail d'importance cependant : en grec, Scinax signifie "rapide". Bonne chance !

Maël Dewynter

posté par Olivier Claessens/gepog
 
lundi 5 juin 2017
Oiseaux
Une première pour l'Amérique du Sud !

Le 25 mai 2017, l'équipe de la Réserve Naturelle de l'île du Grand Connétable s'est encore distinguée. Jonathan Simon, élève de BTS GPN au Lycée Agricole de Matiti, en stage à la Réserve, a eu un bon réflexe en capturant un océanite venu se poser à ses pieds après avoir heurté le toit du carbet, à la tombée de la nuit. A l'examen de l'oiseau en main, surprise : celui-ci ne présentait aucune trace de blanc sur le croupion.

Peu d'espèces parmi les océanites possèdent ce critère. D'autres particularités de plumage le distinguaient de l'Océanite culblanc (Oceanodroma leucorhoa), l'espèce la plus courante au large de la Guyane. La biométrie et les photos envoyées à des spécialistes français et américains de ces oiseaux pélagiques ont permis de confirmer les premiers soupçons : il s'agissait bel et bien d'un Océanite de Swinhoe (Oceanodroma monorhis), une espèce encore inconnue en Amérique du Sud !

L'Océanite de Swinhoe est relativement commun dans l'Océan Indien et le Pacifique ouest, ses rares colonies de reproduction connues à ce jour se trouvant sur des îles de la mer du Japon. Cependant, des observations répétées dans l'Atlantique nord depuis les années 1990 laissent penser à l'existence d'une population encore inconnue, notamment dans l'archipel des Îles Selvagens au large du Portugal (Bretagnolle et al. 1991, Silva et al. 2016).

 

Références :

Silva M.C., Matias R., Ferreira V., Paulo Catry P. & Granadeiro J.P. (2016). Searching for a breeding population of Swinhoe’s Storm-petrel at Selvagem Grande, NE Atlantic, with a molecular characterization of occurring birds and relationships within the Hydrobatinae. Journal of Ornithology 157: 117-123. DOI 10.1007/s10336-015-1257-7.

Bretagnolle V., Carruthers M., Cubitt M., Bioret F. & Cuillandre J.P. (1991). Six captures of a dark-rumped, fork-tailed storm-petrel in the northeastern Atlantic. Ibis 133(4): 351-356.

 

Océanite de Swinhoe (Oceanodroma monorhis), île du Grand Connétable 25/05/2017 © Jérémie Tribot/RNNC

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mercredi 31 mai 2017
Amphibiens
La photo du mois

Les Leptodactyles du groupe L. podicipinus sont un véritable casse-tête pour les batrachologues.

Grâce aux études génétiques du CNRS Guyane, on sait que 4 espèces sont présentes en Guyane. Trois d'entre elles sont relativement bien connues (critères morphologiques, coloration, chant), mais une espèce demeurait mystérieuse car elle n'avait jamais été observée dans la nature. L'unique preuve de sa présence en Guyane provenait de l'ADN de jeunes spécimens collectés des années auparavant et associés à une localité peu précise : "Kaw"...

Le 20 mai 2017, grâce à la vigilance de l'équipe de la RN de Kaw-Roura, nous avons eu la première mention guyanaise bien documentée (une localité précise, un auteur, une date et des photos) de cette espèce mystérieuse : son nom provisoire - barbare - est : Leptodactylus sp.4 gr. podicipinus E "litto. Est"... Un grand pas en avant, donc. Mais tout reste à faire : enregistrer son chant et apprendre à bien la reconnaître pour étudier sa répartition afin de connaître son statut de conservation... Au boulot !

Maël Dewynter, pour Faune-Guyane

 

Leptodactylus sp.4 gr. podicipinus E "litto. Est" © M. Dewynter

posté par Olivier Claessens/gepog
 
vendredi 19 mai 2017
Oiseaux
Comptage des Onorés agamis

Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de conservation du Héron agami (élaboré en 2015 par Anna Stier et James A. Kushlan pour le GEPOG et le groupe HeronConservation de l'UICN), les deux colonies connues en Guyane ont fait l'objet d'un recensement, le 26 avril et le 5 mai derniers. Sur la première, au sud de Maripasoula, une trentaine de nids ont été dénombrés. Sur la seconde, au cœur des marais de Kaw, 1663 nids ont pu être comptés, soit légèrement plus qu'en 2016.

Rappelons que les marais de Kaw hébergent la deuxième plus grosse colonie connue d'Onorés agamis, récemment détrônée par une colonie découverte au Pérou. Elle est suivie depuis 2008 par le GEPOG, avec le concours de la réserve naturelle de Kaw-Roura. La colonie de Maripasoula, redécouverte en 2015 seulement, est quant à elle suivie depuis l’année dernière par les agents du Parc Amazonien de Guyane.

Bravo à tous les acteurs pour ces suivis essentiels à la connaissance et à la conservation d'une espèce superbe et méconnue !

Olivier Claessens et Anna Stier

 

Pour en savoir plus :

http://www.gepog.org/Life-Cap-DOM/H%C3%A9ron-agami

http://www.heronconservation.org/working-groups/agami-heron-working-group/

 

Onorés agamis (Agamia agami), marais de Kaw, 5/05/2017 © O. Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
page :
 
 
1
2
3
4
5
6
7
8
9
>
>|
Nbre/page :
nbre : 239

GEPOG : 15, Av. Pasteur / 97300 Cayenne. 05.94.29.46.96. association@gepog.org «VisioNature est un outil développé avec la collaboration du réseau LPO. Grâce aux technologies Internet, débutants, amateurs et professionnels naturalistes, peuvent partager en temps réel leur découverte et ainsi améliorer la connaissance et la protection de la faune»
Biolovision Sàrl (Switzerland), 2003-2017