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dimanche 15 octobre 2017
Oiseaux
Les Visiteurs

Avec la saison sèche revient le temps des migrateurs d’origine boréale. Sur les 730 espèces d’oiseaux recensées en Guyane, seulement 53 (7 %) sont des migrateurs réguliers venant d’Amérique du Nord.

Les Parulines jaunes sont de retour depuis le 11 septembre (premières signalées par Roland Jantot), mais les données restent peu nombreuses. Les autres parulines (striée, flamboyante, des ruisseaux, à gorge orangée…) se font désirer…

Le passage des limicoles battait son plein en septembre, mais il reste bien actif en octobre. C’est le moment de chercher le rare Bécasseau d’Alaska dans les bandes de Bécasseaux semipalmés… Bonne chance ! N’oubliez pas que beaucoup de limicoles sont bagués à l’aide de petits drapeaux colorés et numérotés ("flags"): ces informations (si possible accompagnées de photos) nous permettent de suivre les migrations de ces individus année après année.

Enfin, les Faucons pèlerins sont eux aussi de retour. Celui qui a ses habitudes avenue Voltaire à Cayenne est attendu vers la fin du mois, mais les premiers oiseaux cette année ont été vus à Cayenne par Valérie Ménoret dès le 6 octobre (une date record !). Plusieurs individus hivernent à Cayenne : à vous de découvrir leurs gîtes quotidiens !

Olivier Claessens

                                 

Tournepierre à collier Arenaria interpres bagué, Cayenne 05/02/2015 © P. Ingremeau

posté par Olivier Claessens/gepog
 
lundi 2 octobre 2017
Mammifères
La photo du mois

C’est une aventure pas banale et assez effrayante qu’ont vécue Mathias Fernandez et ses compagnons le 11 septembre dernier.

Si le jaguar ne craint pas l’homme, les attaques sur des personnes sont heureusement rarissimes et le plus souvent le fait de femelles croyant leur progéniture menacée.

Rencontrer un jaguar est le rêve de tout naturaliste qui vient en Guyane ou en Amazonie. Mais pas si près !

 

Jaguar (Panthera onca), Mapaou 11/09/2017 © M. Fernandez

posté par Olivier Claessens/gepog
 
mardi 12 septembre 2017
Mammifères
Enquête : les Murinae (rats, souris) invasifs en Guyane

Dans le cadre de l’écriture d’une synthèse sur le statut des trois espèces invasives de rongeurs (la Souris grise Mus musculus, le Rat noir Rattus rattus, le Rat d'égouts Rattus norvegicus) en Guyane, François Catzeflis recherche le maximum de données inédites concernant ces 3 espèces :

- des observations "fiables" (attention: la distinction des deux espèces de rats est délicate), avec photos si possible, sinon avec brève description mentionnant les caractères qui permettent de ne pas confondre avec une espèce indigène ;

- des données de reproduction (par exemple: nid de Rats noirs dans la maison des Pripris de Yiyi) ;

- des données de comportement (par exemple: des Rats d’égout effectuent de la prédation sur les poussins de telle ou telle espèce de sterne), etc.

Merci de signaler ces observations sur Faune-Guyane ; elles seront transmises à François Catzeflis. Vous pouvez aussi les lui envoyer personnellement, sans oublier toutefois Faune-Guyane…

Des données "négatives" sont également intéressantes, du genre : "les Souris grises n'ont jamais été vues ou capturées dans le carbet de la Reserve Trésor sauf une fois en juin 2010" ou encore "à Matoury mon chat me ramène régulièrement des petits rongeurs (Zygodontomys brevicauda, Hylaeamys megacephalus) mais jamais une Souris grise ".

La carte jointe montre l'état des connaissances à partir des bases de données de François Catzeflis (spécimens ; biopsies et typage moléculaire ; observations antérieures à 2017).

Merci par avance !

francois.catzeflis@univ-montp2.fr

Rat noir (Rattus rattus), Macouria 11/01/2015 © V. Tanqueray

 

posté par Olivier Claessens/gepog
 
vendredi 1 septembre 2017
Mammifères
La photo du mois

Le Saki à face pâle (Pithecia pithecia) est le plus discret des singes guyanais. Bien qu'il soit répandu à travers le bloc forestier et jusque sur ses marges secondarisées et morcelées, il est rarement observé. Jamais abondant, il vit en petits groupes familiaux qui évoluent dans les strates moyennes du sous-bois. Les rencontres avec ce singe sont presque toujours furtives : son agilité et sa méfiance sont aussi grandes que sa discrétion et il a tôt fait de disparaître en quelques bonds silencieux dans les frondaisons.

C'est donc une chance quand on peut l'observer à loisir, comme cette femelle photographiée par Audrey Canziani au Bagne des Annamites.

 

Saki à face pâle Pithecia pithecia, Bagne des Annamites 29/08/2017 © A. Canziani

posté par Olivier Claessens/gepog
 
vendredi 18 août 2017
Oiseaux
Coulicous d'Euler et de Vieillot : ouvrons l'œil…

Les coulicous migrateurs sont des oiseaux fantasques : il y a des années avec, et des années sans. Cela s'applique autant au Coulicou de Vieillot (Coccyzus melacorhyphus) et au Coulicou d'Euler (Coccyzus euleri), migrateurs austraux présents en Guyane entre juillet et septembre, qu'au Coulicou à bec jaune (Coccyzus americanus), migrateur boréal qui passe en Guyane de mars à mai et en octobre-novembre.

Cette forte variabilité d'abondance que l'on observe en Guyane n'a semble-t-il pas été constatée dans les autres pays, mais je serais surpris qu'elle n'ait pas lieu. Les coulicous ont une alimentation spécialisée, composée principalement de chenilles urticantes, et on peut facilement imaginer que des fluctuations d'abondance de ces dernières (dans leur aire de reproduction ou sur les routes de migration et zones d'hivernage, dont fait partie la Guyane) soient à l'origine de ces variations. Cette hypothèse reste cependant à étayer…

Toujours est-il que ces oiseaux ont été particulièrement rares en Guyane ces dernières années. Or, Brice de la Croix vient d'observer un probable Coulicou d'Euler sur la crique Kounana à Roura. Cette observation pourrait en appeler d'autres : 2017 sera-t-elle une année à Coulicous d'Euler ?

Pour rencontrer cette espèce rare et méconnue, il faut aller sur les pistes forestières et être attentif au chant ou aux cris caractéristiques du coulicou. Ces oiseaux réagissent très bien à la repasse. Les cris trahissent parfois la présence de plusieurs individus. Une nidification occasionnelle n'est pas à exclure, comme on l'a vu à Guatemala en 2013.

Le Coulicou de Vieillot quant à lui se rencontre plutôt dans les milieux semi-ouverts du littoral, plus particulièrement dans les zones humides.

Dans tous les cas, en cas d'observation d'un coulicou, n'oubliez pas que ces trois espèces sont difficiles à identifier (voir le document ci-dessous) et soumises à homologation : une photo, un enregistrement ou à défaut une bonne description seront nécessaires pour valider la donnée. Seul le Coulicou manioc (Coccyzus minor), sédentaire, est visible toute l'année en Guyane et non soumis à homologation.

Bonne chance !

Olivier Claessens

 

Bibliographie :

Claessens O., Brammer F.P., Deville T. & Renaudier A. 2011. First documented records of Pearly-breasted Cuckoo Coccyzus euleri for French Guiana, and an overlooked specimen from Ecuador. Bulletin of the British Ornithologists’ Club 131: 128-133.

Claessens O., Giraud-Audine M., Royer F. & Sénécaux L. 2017. What is the breeding range and breeding season of Pearly-breasted Cuckoo Coccyzus euleri? New records and breeding in French Guiana. Bulletin of the British Ornithologists’ Club 137: 3-11.

 

Coulicou d'Euler (Coccyzus euleri), route de Guatemala 01/09/2013 © M. Giraud-Audine

Document à télécharger :  Identification_des_coulicous-6710.pdf
posté par Olivier Claessens/gepog
 
mardi 15 août 2017
Oiseaux
Vient de paraître : Neotropical Owls – Diversity and Conservation

Deux ans après une première version numérique, l'ouvrage Neotropical Owls – Diversity and Conservation (en anglais) vient d'être édité. Il détaille la situation de tous les rapaces nocturnes d'Amérique du Sud, pays par pays.

A cette occasion, le chapitre Owls of French Guiana (par O. Claessens, N. de Pracontal et J. Ingels) a été entièrement révisé, mis à jour et complété de données inédites. Il dresse désormais un tableau quasi exhaustif de nos connaissances sur le statut, la répartition, l'écologie (habitats, alimentation) et la reproduction des 13 espèces de chouettes et hiboux de Guyane.

Pour ce travail, les données de Faune-Guyane ont été largement exploitées. C'est donc grâce aux contributions de tous les observateurs que ce chapitre a pu être écrit. Cet exemple illustre parfaitement l'intérêt et la valeur de toutes vos observations transmises sur Faune-Guyane. Merci à tous !

L'ouvrage relié est disponible auprès de l'éditeur Springer Verlag ou sur les sites de vente en ligne au modeste prix de 126 £ (146 $, ou 116 € selon les sites). Il existe aussi en version électronique. Le contrat passé avec l'éditeur nous interdit de mettre en ligne sur Faune-Guyane le chapitre Owls of French Guiana, mais nous pouvons l'envoyer individuellement (en pdf) à tous ceux qui en feront la demande.

Olivier Claessens

posté par Olivier Claessens/gepog
 
jeudi 3 août 2017
Oiseaux
La rareté des espèces

Le niveau de rareté des espèces d'oiseaux a été entièrement revu et mis à jour sur Faune-Guyane. Il est indiqué par un code couleur sur le nom de l'espèce : très rare, rare, peu fréquente, commune, très commune, échappée, ou encore jamais observée en Guyane.

Ces notions sont cependant toutes relatives : la rareté réelle (qui peut résulter d'une densité faible mais homogène, comme celle de la Harpie huppée, ou d'un habitat réduit ou dispersé, comme celui du Tyranneau barbu) et la rareté des observations (qui peut résulter du comportement de l'oiseau ou de la répartition des observateurs) sont deux choses différentes qui influent sur notre perception du statut d'une espèce.

Ces statuts doivent donc être pris avec précaution et non comme des valeurs fermes et définitives. Entre "rare" et "peu fréquente", ou entre "peu fréquente" et "commune", la frontière est floue et sujette à interprétation. Ces niveaux de rareté affichés, qui pourront être affinés par la suite, peuvent donc donner lieu à d'interminables débats. Ils n'ont pas d'autre prétention que de donner une idée, généralement juste, de la fréquence de chaque espèce et de la probabilité de l'observer.

Certaines espèces rares sont soumises à homologation : signalées par le pictogramme Donnée à soumettre au CHG, elles doivent faire l'objet d'une fiche descriptive envoyée au CHG (à moins que la donnée soit accompagnée d'une photo ou d'un enregistrement). Leur liste a aussi été mise à jour.

Bonnes observations ! Et n'oubliez pas que toutes les espèces, même les plus communes, sont intéressantes et doivent être notées sur Faune-Guyane

Olivier Claessens

 

Tyranneau barbu (Polystictus pectoralis), une espèce rare en Guyane © Gil Jacotot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
lundi 31 juillet 2017
Oiseaux
La photo du mois

Les éperviers sont parmi les oiseaux les plus difficiles à observer en Guyane. Observer et photographier une scène de prédation est encore plus exceptionnel, car ils ajoutent à leur rareté (réelle ou apparente) une extrême discrétion.

L'Epervier nain n'échappe pas à la règle. Peu d'informations ont été publiées sur son régime alimentaire ; la photo de Roland Jantot d'un mâle (probable) d'Epervier nain venant de capturer un Manakin tijé revêt donc un intérêt particulier.

Faune-Guyane contient désormais 4 données avec proies identifiées pour cet épervier. Outre ce Manakin tijé, il s'agit d'un Merle leucomèle (Vincent Tanqueray), d'un Tangara à crête fauve (Laetitia Proux), d'un Cabézon tacheté (Philippe Gaucher), auxquels s'ajoutent quelques colibris indéterminés (Frédéric Royer, Alexandre Vinot) et une attaque sur un Tangara des palmiers (Alexandre Vinot).

Olivier Claessens

 

Epervier nain (Accipiter superciliosus), Macouria, 27/07/2017 © R. Jantot

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 22 juillet 2017
Oiseaux
MOTUS livre ses premiers résultats en Guyane

A l'automne 2016, Yves AUBRY, de l'Environnement Canada, est venu en Guyane pour installer des antennes réceptrices dans le cadre du projet MOTUS. Il s'agit d'un système de suivi de la petite faune par un réseau de stations de télémétrie automatisées et coordonnées, mis en place par Etudes d'Oiseaux Canada. Les animaux (oiseaux, chiroptères et même gros papillons migrateurs) sont équipés d'émetteurs miniaturisés dont les signaux peuvent être captés par des antennes réceptrices dispersées sur tout le continent américain.

Quatre antennes ont ainsi été déployées le long de la côte guyanaise, en partenariat avec le GEPOG, afin de suivre les déplacements des limicoles équipés en Amérique du Nord : à Cayenne, à Kourou, dans les rizières de Mana et dans la réserve naturelle de l'Amana à Awala-Yalimapo. Les premières données enregistrées par le site de Cayenne viennent d'être analysées.

On apprend ainsi que 9 oiseaux équipés au Canada ont été détectés à Cayenne entre les 29 septembre 2016 et 29 juin 2017 :

- 3 Bécasseaux maubèches juvéniles bagués à Mingan (Québec) par l'équipe d'Yves Aubry les 1, 4 et 29 septembre respectivement et signaux captés ensemble le 4 ou 5 novembre ;

- 2 Courlis corlieux marqués par Diana Hamilton (Nouveau Brunswick, Canada) et contactés, l'un par deux fois début octobre 2016, l'autre début janvier 2017 ;

- 2 Bécasseaux semipalmés contactés le 11 octobre et le 7 janvier respectivement ;

- les deux derniers oiseaux n'ont pas encore été identifiés.

Nous attendons les résultats des antennes de Kourou, Mana et Awala-Yalimapo. A suivre !

 

Olivier Claessens

 

Courlis corlieu (Numenius phaeopus hudsonicus) © O. Tostain

posté par Olivier Claessens/gepog
 
samedi 1 juillet 2017
Mammifères marins
La photo du mois

Actuellement, Faune-Guyane ne permet pas de saisir des observations en mer loin au large, une situation qui sera, nous l'espérons, corrigée un jour. C'est pourquoi cette donnée, comme d'autres, n'y figure pas encore. Cette Photo du mois constitue donc une exception à la règle qui veut que seules des photos et observations entrées dans la base peuvent être sélectionnées.

Le 10 juin 2017, lors d’une sortie en mer menée par l’équipe de la Réserve Naturelle de l’Ile du Grand-Connétable accompagnée de bénévoles du GEPOG, un groupe de Dauphins communs a été rencontré !

Le groupe, composé de moins de dix individus, a été observé à environ 25 km au large des Ilets de Cayenne sur des profondeurs d’une trentaine de mètres. Une observation plutôt rare dans cette zone où les eaux sont encore turbides et sous l’influence des fleuves. Jusque-là, seulement 6 observations de Delphinus delphis avaient été effectuées en Guyane et localisées dans des eaux plus claires au large des Iles du Salut et sur le plateau continental (E. Hansen, 2003 ; Inventaires pélagiques du GEPOG, 2011-2012).

Ce dauphin a une forme hydrodynamique et les individus se reconnaissent en mer au motif en sablier présent sur les flancs de couleurs ocre et gris pâle. Les animaux mesurent entre 1,9 et 2,5 mètres pour un poids variant entre 80 et 230 kg.

Une nouvelle observation qui vient donc enrichir la base de données sur les mammifères marins présents en Guyane et qui encourage les experts à en savoir plus sur ces espèces !

 

Amandine Bordin

référente "Mammifères marins" pour Faune-Guyane

 

Dauphin commun, Delphinus delphis, 10/06/2017 (© A. Bordin/RNNC)

posté par Olivier Claessens/gepog
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